Cycle 1 : la troisieme force (die dritte macht)





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Chapitre 5

Ils avaient dû attendre 24 heures, jusqu'à ce que la radioactivité du sol, sous l’influence des absorbants, des produits chimiques et la poussière ait diminué. Comme les compteurs, après quelques passages donnaient une valeur d'à peine 35 milli rad, Perry Rhodan fut le premier homme à quitter le vaisseau. Il était calme et était arrivé sans jubiler. Ils s'étaient, sans dire un mot, donner les mains l'un à l'autre. Ils étaient tout à fait certains qu’ils les premières personnes de la Terre à avoir posé le pied sur la Lune. Le pied d’atterrissage quatre était durement endommagé. Autrement l’Astrée n’avait aucun dégât sérieux. Le moteur n’a pu être contrôlé à la suite de forts rayonnements. Mais un court essai avait donné un résultat irréprochable. Les points d’ancrage ne semblaient donc pas s’être rompus. La grande centrale électrique travaillait également impeccablement. Le réacteur était en bon état, et le système de renouvellement de l'air combiné au climatiseur paraissait aussi impeccable qu'il pouvait l’être. Les dégâts aux armatures peuvent être éliminés. La déformation à l'inférieur du tube télescopique du support quatre était plus amère. Il devait être travaillé avec des appareils spéciaux. Reginald Bull estimait la durée des travaux à au moins Six jours. L’acier Molvedin était extrêmement difficile à travailler. «Nous venons!» avait-il dit. «Il devient dur de travailler en sueur, mais nous venons». Environ 36 heures après l'atterrissage forcé, ils avaient sorti de la cale le lourd ballot de fibre artificielle d’une grande tante pneumatique. Le contenu d'une petite bouteille d'air comprimé avait suffi, pour gonfler la tente spéciale dure comme l’acier. Le manque de pression extérieure avait aussi ses avantages. Maintenant, la longue et grande salle se levait proprement ancrée au sol rocheux. Son poli reflétait la lumière du Soleil à l'extérieur. Avec cela ils avaient le climatiseur à installer ainsi que l'écluse à air. Pour l'instant seulement les cloisons de la tente contenaient l'air. Cette construction était aux même conditions naturelles que sur la terre sous mais limitées. Seuls les météores pouvaient être dangereux.

Le calcul de leur position était simple, puisque à la suite des nombreux survols de la Lune, les excellentes cartes spéciales à leur disposition, ils pouvaient se localiser avec précision. L’Astrée s’était posé à peine à 82 Kilomètres au-delà du pôle sud lunaire. Le soleil avait la forme d’une faucille. Ils guettaient justement l’horizon proche de la Lune. Les cratères dans les alentours étaient Connus et enregistrés. Egalement le petit plateau empilé entre deux anneaux ondulés. C'était un hasard improbable que la fusée est pue venir alunir ici en aveugle. De même elle aurait bien le faire entre les arêtes abruptes, en haut des anneaux montagneux peuvent s’éboulées. Alors, ça aurait probablement été fini. La terre n'était plus visible. Elle pendait loin de l'autre côté de l'horizon, après quoi la radiocommunication n'était pas possible. Rhodan avait des difficultés avec ce pardon puéril des lèvres. Personne à bord du vaisseau ne s'était résigné. Le Capitaine Flipper était devenu plus calme. Rhodan avait ce sentiment douteux en lui. Flipper pensait trop souvent à sa maison, à sa femme et au bébé attendu. C'était au fond une raison d'inquiétude et non de craintes grossières. Rhodan avait entrepris d’avoir une attention particulière sur le géant joufflu. Perry Rhodan se retournait. Il le faisait lentement et prudemment, malgré le lourd équipement qui pesait moins que sur Terre. Ici avait chaque corps avait seulement le sixième de son poids terrestre; une conséquence due à la pesanteur lunaire, Rhodan se trouvait sur l'un des nombreux sommets d’anneaux empilés. A l'intérieur, les murs en flèche et abrupt tombaient au fond du cratère plat, à sa surface on retrouvait de nouveau de deux entonnoirs plus petits. C'étaient les signes typiques des points d'impact de météore, ces corps célestes étaient abandonnés, sans air et non protégé. Et depuis des millions d'année! A environ 400 mètres plus loin s'élevait le nez pointu de l’Astrée. La faucille sur l'horizon était éblouissant et Sans pitié. Sur la face complètement illuminée, les roches prenaient encore de la chaleur. Ici, près de la zone de demi-jour, c'était encore dans une certaine mesure supportable.

Rhodan ne se faisait aucun soucis particuliers de ce côté. On connaissait les dangers et donc on avait aplani les difficultés. Le perfectionnement des techniques et de la science terrestres permettait de plus en plus des choses, il y a encore 20 ans tout ça aurait été impensable. Le scaphandre de Rhodan était une merveille de micromécanique. Seul un millier de personnes avaient travaillé dessus. C’était l'un des rouages, une discipline Sans couture dans les matériaux. C'était sûrement un travail de titan pour toute l'humanité. Son costume était en état. D'un air satisfait en dodelinant de la tête, il jetait un regard vers ce paysage infiniment triste. Cette région n'était pas aussi crevassée et sauvage que d'autres régions de la lune. Pourtant, il n'y avait aucune vie ici. La différence entre la lumière solaire la plus vive et l'obscurité la plus profonde dessinait le paysage avec des contours féériques. Il n'y avait aucune ombre aux sens propre; aucune bienfaisance supérieure entre la lumière solaire et un doux crépuscule. Lorsque le rayonnement ne venait plus, ça devenait la nuit. Il manquait aussi ici une enveloppe atmosphérique intermédiaire. Les températures étaient out à fait extrêmes, c’était démoralisant. Très loin, par l'horizon proche ainsi on ne pouvait, depuis longtemps, plus voire, les contours connus de la région du pôle. Cela avait du bon, c’est pourquoi Perry Rhodan allait gravir le rempart d'anneau empilé, non pas pour le paysage, il n’y a rien à regarder. L’Astrée est comme un miroir scintillant. La tente pressurisée était, certes, de fabrication étrangère, mais il avait confiance en ce matériel. Maintenant, elle lui appartenait. Un sourire imperceptible joua sur ses lèvres. Sceptiquement, dans son autocontrôle tout à fait typique, il se demandait, de quel droit il pouvait se dire cela. Il en venait au résultat que, peut-être, seulement autour d'une certaine présomption, il s’agissait de sa conception humaine de la chose. Ce que l’homme avec peine et nécessité avait conquis, il avait l'habitude de le tenir ferme et de le considérer comme son bien propre. Donc l’Astrée appartenait à ce paysage! Rhodan éclatait de rire silencieusement, comme il s’attrapait au fils de ses idées. Le petit haut-parleur de son casque se mit à grésiller. Une voix un peu inquiète sonnait. «Qui se passe t’il ?» tonnait la voix dans l'appareil. «Eh, Perry qu’est-ce qu'il y a ? As-tu des difficultés ?» Rhodan ricanait doucement. Il plissait ses yeux en réfléchissant. «Perry, répond! Qui se passe t’il ?» Criait plus fort Bully. Naturellement il avait entendu les éclats de rires l’interphone allumé de Rhodan. « Je me suis permis de rire», disait Rhodan dans le minuscule microphone. «Si au contraire tu n'as rien ... ?» suivait une malédiction rugueuse, ensuite, une toux criarde. «Il se trouve dans un cratère, isolé, seul, et il rit», crachait Bully. «As-tu entendu çà, Flipp ? Il se trouve là haut et rit». «Un peu, tout de même», venait une voix grognonne au-dessus de l'installation. «Je m'efforce, depuis une demi-heure, de me gratter le dos désespérément sans y parvenir. Rien à faire, mon cher! Exactement là où je voudrait me gratter, et trois fois je me suis accroché aux bouteilles d'oxygène». Bully hurlait. Rhodan ajustait le volume, un peu plus bas. L'organe du roux aurait pu réveiller les morts. «Eh, Perry, comment est l'air là haut?» bramait-il dans le haut-parleur. «Il y a un orage», répondu sèchement Rhodan.

Bully se taisait ébahi. Rhodan avait beaucoup d’humour. «Parce que sur la lune l'air est si chargé, Bull», ajoutait-il doucement. «Haha, accepte, Commandant. Comme tu n’as rien à dire». «C’est mon avis. En principe, je m’efforce d’utiliser un moyen d’expression correct, même sur la Lune, je ne vais pas dire >à vol d’oiseau<, mais > en ligne directe <, OK ? Donc, mon ami – à quelle distance, selon les estimations en ligne directe, suis-je de vous»? «852 mètres», venait de répondre le Dr. Manoli amusé. «Je m'assois même devant le capteur du radar, avec lequel je peux te mesurer au le centimètre près. Honnête, non» ? «Plus que cela», riait Rhodan. «OK, Bully, ici il y a une tâche pour toi. Je te demande de me l’accomplir proprement. Prends tes tiens MPi, agrandissement du viseur réflexe sur 10 X, la distance 850 et tire un demi-chargeur sur le grand rocher brisé, celui-ci qui ressemble à la tête d'un géant. A environ 50 mètres à gauche de moi. Reconnu» ? C'était une instruction courte et substantielle. Rhodan s'arrêtait-peu d’explications superflues. «Reconnu», confirait déjà Bully. «Si on peut demander ce que doivent signifier ces badinages »? «Je plaisante rarement avec les affaires sérieuses. Je veux savoir, comment les balles agissent. Je m’intéresse à la l'augmentation de la pesanteur et à la force explosive. Commence et fais attention, le contrecoup peut avoir de lourdes répercutions». «Donc aucun contrecoup», affirmait froidement Bully. «Chaque balle possède sa propre charge propulsive d’après le principe de Rak. Il n'y a pas de douilles. La balle et l’amorce sifflaient ensemble. La vitesse à la sortie du canon de 2480 m /seconde ne peut donner aucun recul. Le tir est sûr. Je me suis informé en détail sur ce sujet». «Beaucoup», Rhodan se moquait. «Commence et - ne me confonds pas - avec le bloc de roche». Bully éclatait d’un coup de rire. Flipper l'observait silencieusement, quand la lourde arme agissant avec la très courte hampe et les pieds surdimensionnés prenaient immensément de place au sol. L’ordre de Rhodan était clair en ce sens que l’Astrée a quitté la Terre avec seulement avec une arme à bord.

Reginald Bull se trouvait devant la tente à moitié terminé et de l'autre côté, éloigné d’à peine 30 mètres, la fusée pointant vers le ciel de la lune. Avec beaucoup de soin, il réglait le viseur réflexe. Augmentation, 10X, distance 850 mètres. La lampe rouge de l'allumage électrique de propergol s'allumait. Le premier projectile glissait dans la chambre. Les nouvelles balles avaient un calibre relativement petit de six millimètres. Elles avaient la longueur d’un doigt, la force explosive devait être énorme. Bully hésitait un instant. La cible était très loin bien que dans le viseur lumineux elle paraissait plus proche. «Hé bien !», disait Rhodan exigeant. «Sur quoi attends-Tu ? Place-toi devant, ce bloc de pierre aurait-il dérangé nôtre télécommande. Non» ? Bully jurait fort. Enfin, il savait, sur quoi Rhodan voulait tirer. L'expérience avait un sens plus profond, la pensée d’un jeu superflu s’évaporait. «Je commute en coup par coup les premiers dix coups de feu, avec ta permission»! expliquait-il cassant. «Regarde une fois, comment je passe avec la seringue». «OK. Commence». Bully tirait, la hampe de l'arme à l'épaule. Dans le viseur à fort grossissement apparaissait le bloc de pierre. Bully comptait surmonter cette distance pour que les tirs rapides soient inquiétants. La surélévation de l'embouchure était à peine nécessaire. Particulièrement avec la petite pesanteur du satellite de la Terre et la résistance de l'air manquante, la trajectoire du vol devait être approximativement une ligne droite. Le viseur a été construit pour ces conditions. Bully aurait même pu tirer à quelques kilomètres de plus. La vraisemblance du coup réussi était énorme. Le Capitaine Flipper arrêta de respirer, quand Bully toucha la détente. Il en résultait donc un lourd silence. La terre était éclairée, l’indescriptible sifflet aigu et la détonation fouettant l'embouchure étaient perceptibles. Ici le coup de feu avait lieu dans le silence de mort. Des ouvertures ovales de gaz d'échappement du court canon, des flammes claires tressaillaient en avant. Elles s'éteignaient immédiatement. Il semblait que rien ne s'était passé. Bully était un peu ébahi. «Qu’as-tu remarqué ?» demandait-il essoufflé, «diable, on doit s’habituer à cet échange de coups de feu étrange. Je n'ai rien senti ». «Cependant, je», arrivait sèchement. « Les éclats de pierre ont volés jusqu'ici. La balle était déjà là, avant même que tu ais plié correctement le doigt. Inconcevablement vite. Le bloc de roche a un trou de 30 centimètre de profondeur et aussi étendu. Pas mal ! C'est du granit. Essaie avec une longue gerbe. L'arme tire ». Bully faisait passer. Les flammes des gaz d'échappement claires des balles de Rak lui piquaient les yeux. Le point de vue de Rhodan était extrêmement clair, voir la trace blanchâtre de la balle traçante. C'était le combustible de propergols solide qui flambait dans les balles. Quand elles pénétraient dans l'obscurité profonde sous la pente, apparaissait une ligne de flammes avec une gerbe d’étincelles. Le chargeur de Bully était vide avant même qu'il n’ait saisi correctement l'état de choses. Du bloc de roche ne subsistaient seulement que de lamentables restes. Les éclats de pierre arrachés tombaient lentement au sol.

Rhodan avait pu suivre distinctement les explosions innombrables. Ils étaient silencieux et il n’y avait aucune onde de choc. Seulement l’averse de roches et les éclairs lumineux avaient donné quelques renseignements. «Ça suffit», expliquait-il pressé. «Le services nous a donné le plus joli jeu d'équipement, ça on doit le dire. Combien de temps avais tu tiré, Bully» ? «Peut-être, pendant deux secondes», répondait Bully étonné. «Le magasin était vide ! Hé man, 90 coups de feu». «Il calcule. La vitesse de tir est de 50 coups par seconde. OK, la tentative est finie. Je descends. Eric, ou en es-tu avec le repas» ? «Vous pouvez venir. Je me suis donné de la peine». Perry Rhodan regardait en arrière encore une fois. Alors, il glissait en bas. Les progrès accomplis l'amenaient facilement au loin sur des déchirures du sol et d'autres inégalités. Pour un homme, l’apesanteur de l'espace cosmique était une habitude, la petite gravitation de la Lune ne surprenait plus personne. Vingt minutes plus tard, il plongeait dans la tente. Le montage du sas à air était fini, le climatiseur était connecté au grand agrégat du vaisseau spatial. «Le remplissage coûte quelques litres d’oxygène liquide », expliquait Flippers.  «Est-ce que ça vaut la peine de gaspiller autant de ce gaz précieux ? Je me demande, un jour on en aura peut-être besoin dans la centrale de l’Astrée. Nos réserves sont limitées». Rhodan s'arrêtait droit devant celui-ci. Flipper dépassait encore le grand homme de quelques centimètres. «Flipp, tu te fais du soucis pour rien. La réparation du train d’atterrissage demande de l'habilité et une certaine liberté d'action. Je ne voudrais pas être enveloppé dans un scaphandre gênant, pour travailler l’acier Molverdin. Je ne voudrais pas non plus me trouver dans ce vide bâillant».

Flipper clignait de l'œil, improbablement au sombre ciel étoilé. «Je pensais seulement», murmurait-il, et un sourire désespéré apparaissait sur ses lèvres. «Tu as pensé à ton retour sur Terre, non»? Demandait calmement Rhodan. « Ou au bébé»? Le flipper se taisait, sa bouche se pinçait ensemble. «OK, nous comprenons. Cependant tu ne devrais pas y penser trop souvent. Notre planification est établie. Nous l'avons assez longtemps travaillée. Nous devrions plutôt faire un voyage de reconnaissance, le temps que l’Astrée soit en parfait état pour le retour. Un court décollage avec un atterrissage de l'autre côté du pôle, nous ne pouvons pas le risquer, puisque le train télescopique endommagé ne supporterait pas une autre charge. Naturellement nous pourrions décoller de quelques kilomètres en hauteur avec une manœuvre d’alignement direct avec la Terre. Cependant, nous devrions - comme dit! - de nouveau atterrir, et avec ça, l’Astrée pourrait ainsi sérieusement être endommagée de telle façon que nous ne pourrions pas la réparer avec les moyens du bord. Néanmoins, dans cette situation, je me demande moi aussi, si l'oxygène pour le remplissage de la tente devait être gaspillé. Le pouvons-nous, Clairement» ? Rhodan souriait inexpressivement. Flipper épiait encore le local, en haut. «Clair, parfaitement clair», ça se répercutait dans le vide. «Là, une autre question m’est apparue! N’est-il pas mieux, de partir immédiatement pour le vol de retour ? Nous avons fait un atterrissage forcé, OK! Pourquoi devons nous nous fatiguer avec la réparation du support? L'atterrissage se fait à l'aide des voilures. Nous n’avons pas besoin du train d'atterrissage. Ainsi, il ne joue aucun rôle, que le pied soit réparé ou non. Nous nous relèverions Tous sains et sauf en bas». Son regard s'abaissait, et ses yeux vacillaient. Rhodan ne perdait ni sa patience ni sa claire réflexion. Seulement son ton devenait à peine plus nuancé. «Flipp, ta proposition est réalisable naturellement, mais ça ressemblerait à une désertion. Je voudrais dire une fois ceci : Nous sommes ici pour remplir la mission, et la tête fendue du train ne me séduira pas pour un décollage. En outre ... », son visage devenait inexpressif, «En outre, j'ai un sentiment défavorable, comme si l'espace n’était pas aussi paisible qu’il y paraît. Il y a quelque chose ici, et nous devons d’abord éclaircir ceci». Le Capitaine Flipper se reprenait immédiatement. Ses yeux bleus mendiaient sans dire un mot d'excuse. Bully commençait à ricaner. Le cas semblait être réglé. «OK, oublie mes mots», toussait un homme lourd. «C'était seulement une idée. Après le repas, nous irons à la recherche de l'émetteur de brouillage. J'ai découvert les données de base. Je les taperai plus tard sur l’ordinateur». «Je suis très curieux», dodelinais de la tête à Rhodan. «Bien, Si nous allions voir ce que notre médecin nous a concocté». Dans les casques s’entendait un souffle indigné. D. Manoli expliquait prolixe, pourquoi et comment un grand maître de la culture gastronomique serait maitriser une simple opération de chimie. Ca sonnait bien, mais quelque chose ne semblait pas aller. Devant le rayonnement radioactif encore faible de la zone d'atterrissage, au-dessous des moteurs de l’Astrée se trouvait Rhodan. Devant lui pendait le panier de transport à larges mailles du monte-charge, il le mit en route. Le long bras de la grue s'élevait vers le grand sas ouvert de la cale avant. Il se trouvait directement Sous la cabine de séjour. Rhodan avait renoncé à utiliser l’échelle pliante le long du fuselage du vaisseau. En dessous de lui se trouvaient les trains d’atterrissages, très écartées et tout près du moteur post rayonnant sur lequel ils doivent appuyer.

«Quelqu'un va devoir renoncer à ce délice», expliquait Rhodan avec un ricanement modéré. Ses yeux cherchaient le visage des deux hommes. « Ah, Bully, tu serais bien aimable si entre-temps tu reprenais la garde extérieure. Je t’ai tiré au sort il y a une bonne demi-heure. Là-haut la propension est une bonne place. Regarde bien. Nous Restons en liaison radio». Reginald Bull ne disait rien. La voix sombre de Rhodan l’avait trahi. Si calme, le Commandant était aussi à l’extérieur - il rageait de l’intérieur. Avant que Bully parte avec l'arme prête à tirer, il pensait encore: «Une question : si tu penses encore aux renseignements, d’après lesquels une fusée habitée de la fédération asiatique ait décollé peu avant nous »? «Tu as saisi», confirma Rhodan. Ses sourcils glissaient vers le haut. «Quelqu’un pourrait être personnellement responsable de notre blocage. A mon avis il doit avoir des émetteurs de brouillage près de la région ou se trouve le pôle. Regarde bien tout autour! Notre recherche automatique de fréquences suit en permanence toutes les longueurs d'onde courantes. Si nous devions entendre des sons étrangers, il se pourrait qu’ici, quelque chose changent ».

Il regardait en arrière ostensiblement ennuyé. Plus haut, dans la cabine de la fusée, le Dr. Manoli commençait à frissonner. Il se sentait soudain très mal à l'aise. Il appartenait à ces hommes, pour qui les peines et le danger prennent de l'intérêt, pour une recherche sur lui-même. C’était autre chose, quand allaient venir les complications. Pour Manoli ce n'était pas l'homme. De lourdes pensées tourmenté, il écoutait le bruit du moteur de grue. Rhodan et Flipper montaient dans le panier.

Bully était, sur les écrans allumés, plus petit de forme et de figure. Enfin il disparaissait dans l'obscurité d'un surplomb protégée du soleil. Après quelques instants, ça sifflait dans le sas à air. C’était la compensation de la pression. Quand ils entraient, Manoli indiquait un sourire un peu crispé. «Salut! » dit-il faiblement. «Dans le goniomètre, je n'ai rien entendu mis à part votre bavardage». Rhodan éteignait son scaphandre. Le visage de Flipper était inondé par la sueur. Avec volupté, il se frottait, son dos le démangeant, à l'une des parois grillagées. «Oh-oh ...», soupirait-il. «C'est comme le paradis sur Terre». «Sur Terre, ils nous tiennent pour disparus», émettait Manoli silencieusement. Flipper de son côté, se taisait. «Oui», confirmait Rhodan tranquillement, «ils le pensent. Mais plus pour longtemps. Nous commenceront après le repas par l'élargissement du train d’atterrissage». Manoli pensait à sa femme, Flipper au bébé. Personne n'en parlait, mais chacun le savait. C'était une situation, ou l'autorité d’une main et d’une volonté de fer étaient nécessaires. Rhodan possédait les deux qualités.
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