La conquête de l’education nationale





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HISTOIRE DE L’EDUCATION PHYSIQUE

SOUS LA Vème REPUBLIQUE

LA CONQUÊTE DE L’EDUCATION NATIONALE,

1969 – 1981
MARTIN, 2002



  1. La donne nouvelle des années 70

  • 28 avril 1969 : NON au référendum.

  • 15 juin 1969 : élection de POMPIDOU : victoire des gaullistes (POMPIDOU = 1er ministre de DE GAULLE), mais obligés de faire des changements.

  • DAVISSE, Bulletins du SNEP, 1969 : « Ce pouvoir néglige l’EPS […], il vise à couper davantage l’EPS de l’Education Nationale, à en faire une activité de peu de valeur ».




    1. La disparition des ENSEP

  • Décret du 5 juin 1969 : suppression des deux ENSEP, due à l’intégration universitaire de la formation des professeurs d’EPS.




    1. L’abandon d’une pratique syndicale réformiste

  • 1969 : le SNEP devient majoritairement coté " Unité et Action", d’influence communiste.




    1. La bipolarisation de la vie politique




    1. La stratégie de l’affrontement politique

  • Début 70 : COMITI et le SNEP s’affrontent.

  • 1970 : 4 grèves des enseignants d’EPS pour rentrer à l’EN.




    1. La nécessaire recherche d’un soutien populaire

  • Arrêté du 7 août 1969 : 6 heures d’EPS dans le primaire qui ne sont « ni une simple détente, ni un luxe, ni seulement une hygiène ».

  • 27 août 1969 : COMITI met en place le tiers temps pédagogique.


 Les discours politiques annoncent beaucoup mais les moyens mis en œuvre sont insuffisants (gymnases, piscines).



    1. La contrainte budgétaire

  • 3ème loi programme d’équipement sportif 1971 – 75 ; « mais l’engagement de l’Etat reste bien inférieur aux besoins chiffrés ».

  • COMITI, à propos des 5 heures d’EPS : « ce n’était pas possible. Nous avions les professeurs pour faire 2 heures, pas 5 ».

  • PROST, Education, société et politique, 1992 : entre 1965 et 1975, 2345 collèges sont construits, « soit un par jour ouvrable pendant 10 ans ».

  • Entre 1968 et 1971, le déficit en enseignants d’EPS a presque été multiplié par 3 (de 7 000 à 19 000).




  1. A la recherche d’une autre politique

  • COMITI, 1968 : « Le sport à l’école est un échec total ».

  • Afin de réduire les déficits en EPS tout en aidant le sport extra-scolaire, COMITI va mettre en commun les moyens matériels et humains du sport et de l’EPS  favoriser le sport hors de l’école.

  • « Entré à l’école dans les années 60 sous l’impulsion d’HERZOG, le sport tente d’en ressortir partiellement dans les années 70 par la volonté de COMITI ».




    1. « La nouvelle orientation de l’enseignement sportif »

  • Circulaire du 9 septembre 1971 : passage à 3 heures dans le premier cycle, 2 dans le second ; décision prise pour gérer la pénurie d’enseignants. Les heures de sport pratiquées par les élèves en dehors de l’école sont comptées comme heures d’EPS (circ. Du 9/9/71 : « différenciation entre l’horaire enseignant et l’horaire élève »).




 « L’EPS paie le prix de sa mutation sportive mal maîtrisée. Faute d’avoir pu clairement préciser son objet, l’EPS n’est guère différente des APS pratiquées hors de l’école ».




  • Circulaire du 1 juillet 1972 : création des Centres d’Animation Sportive. Des enseignants dirigent le centre et coordonnent l’action de divers intervenants.




    1. Une réforme mal engagée

  • Le SNEP appelle à refuser la participation aux CAS.

  • Bulletin du SNEP n° 35, 1972 : « l’orientation actuelle conduira rapidement à sortir l’EP de l’école ».




    1. L’ASSU menacée

  • COMITI prévoit ensuite de réformer l’ASSU, que les heures consacrées par les enseignants soient des heures supplémentaires, toujours pour pallier au déficit d’enseignants pour les heures d’ EPS.




 Après les élections législatives du 11 mars 1973, COMITI démissionne, reconnaissant l’échec dans la réforme du sport français.




  1. La continuité derrière le changement

  • MAZEAUD est nommé. Ancien sportif (grimpeur), comparé à HERZOG, il va plus que les autres favoriser le sport de haut niveau par rapport au sport de masse et surtout par rapport à l’EPS.

  • « La grande idée de MAZEAUD, c’était qu’il fallait redonner ses lettres de noblesse au sport ».

  • Décret du 7 septembre 1973 modifie les dispositions datant de 1950 : les enseignants d’EPS peuvent garder leur forfait 3 heures d’AS, ou effectuer leur service entier en EPS, et même effectuer des heures d’AS en heures sup.




    1. La relance des CAS

  • Une série de circulaires entre 73 et 75 relance la mise en place des CAS.

  • Circulaire du 15 novembre 1973 : les enseignants peuvent être déplacés pour équilibrer les effectifs au niveau national.




    1. La dégradation de la conjoncture

  • 1974 : crise économique, moins de moyens à Jeunesse et Sports, donc encore moins d’enseignants.




    1. L’intangible stratégie du SNEP

  • Elections présidentielles de 1974 : le SNEP majoritaire "Unité et Action" appelle à voter à gauche.

  • Le changement de président n’a « guère d’incidences sur l’histoire de l’EP ».

  • Le nombre de postes au CAPEPS diminue entre 1973 et 76.

  • Les enseignants sont en accord avec leur syndicat : les CAS sont boudés, ce qui pénalise leur développement, très peu ne participent à l’AS.

  • Dans les années 70, le nombre d’élèves augmente fortement, pas le nombre des enseignants.




    1. Une loi pour le sport

  • Loi du 29 octobre 1975, « relative au développement de l’EP et du sport » : « l’initiation sportive est assurée, dans l’enseignement du premier et du second cycle, soit par des enseignants, soit sous la responsabilité de ces derniers par des éducateurs sportifs ». L’ASSU devient UNSS et FNSU. L’INS et l’ENSEP deviennent l’INSEP.

  • Un mouvement d’opposition s’organise autour de cette loi : fédérations, CNOSF, PC, enseignants des différentes disciplines.

  • PINEAU est nommé directeur de l’INSEP.

  • MAZEAUD quitte ses fonctions le 25 août 1976.

  • Arrêté du 11 avril 1976 : création du DEUG STAPS.




    1. Un bilan décevant

  • La 3ème des lois programme n’est exécutée qu’à 60%, faute de budget.

  • La 4ème loi programme, prévue en 1960, ne voit même pas le jour.

  • « A l’école élémentaire, les 6 heures d’EPS inscrites dans le 1/3 temps pédagogique ne sont, pour 80% des élèves, qu’une chimère lointaine. Dans le secondaire, la moyenne hebdomadaire est de 2 heures ».

  • Les CAS aussi subissent la baisse budgétaire.




 « En 1976, l’échec de la nouvelle orientation de l’enseignement sportif ne se discute plus ».




  1. Veillée d’armes

  • 1976 : BARRE, bon économiste devient 1er ministre.

  • GISCARD : « BARRE est le meilleur économiste français ».

  • SOISSON secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports.




    1. L’éducation physique dans le débat politique

  • Parti communiste, revue EPS 148, 1977 : « Les APSPN doivent être considérées comme une composante essentielle de la culture ».

  • Le parti socialiste, revue EPS 148, 1977, est: « pour l’allongement des heures consacrées à l’EPS ».

  • 12 octobre 1976 : abandon de la politique des CAS.




    1. Du CAS au SAS

  • Les circulaires du 20 mars 1977 et du 10 mai 1977 mettent en place les SAS.

  • Mais ces SAS sont un nouvel échec.




    1. La rupture de l’Union de la Gauche

  • La gauche, alors majoritaire dans les sondages pré-législatif, se sépare entre socialistes et communistes, ce qui provoquera certainement la défaite aux législatives de 78.




    1. L’intermède Paul DIJOUD

  • 30 mars 1977 : SOISSON quitte son poste à la faveur de DIJOUD.

  • Arrêté du 7 juillet 1977 : création de la licence STAPS.




  1. L’affrontement

  • 12 mars 1978 : suite à la rupture de la gauche, victoire de la droite aux législatives.

  • Retour de SOISSON.




    1. Une conjoncture politique favorable à l’action

  • « En 1977 – 78, 155 000 élèves sont totalement privés d’EP ».

  • La conjoncture est favorable à l’action pour SOISSON : pression de l’opinion, connaissance précise des dossiers, opposition affaiblie et divisée, absence d’échéances électorales proches.




    1. Le plan de relance de l’EPS

  • Décret du 31 août 1978 : forfait obligatoire ramené à 2 heures d’AS.

  • Circulaire du 1 septembre 1978 : transfert des enseignants dans les établissement déficitaires.


    1. 1978 : l’affrontement

  • Pour le budget 1979, aucune création de poste n’est prévue, en revanche, 460 nouveaux emplois de professeurs adjoints.

  • 13 octobre 1978 : grandes manifestations.

  • Finalement, la plupart des enseignants acceptent à contre cœur, de faire deux heures d’AS. De plus, le SNEP parvient à obtenir 300 postes pour le CAPEPS.

  • ROUYER remplace BERGE à la tête du SNEP.




    1. La guérilla de 1979 et 1980




    1. Bilan d’une politique

  • 1980 : Nouveau Brevet des Collèges : une commission présidée par PINEAU débouche sur la circulaire du 9 octobre 1980 : « Il convient de noter l’égale importance accordée aux différentes matières d’enseignement et l’exigence d’une formation équilibrée et sans faille. […] L’évaluation englobera la notion de progrès et la participation de l’élève ».




    1. Les élections présidentielles de 1981

  • Engagement politique de la gauche : intégration des enseignants d’EPS au ministère de l’Education Nationale (seuls les communistes mentionnent cette promesse, pourtant, le SNEP appelle à voter socialiste).

  • 10 mai 1981 : élection de MITTERRAND.

  • SAVARY ministre de l’EN.

  • AVICE à Jeunesse et Sports.

  • Décret du 28 mai 1981 : l’EPS est officiellement à l’EN.




  1. La décennie 70 en perspective ou le poids des urnes




    1. CAS, SAS : péril écarté ou opportunité manquée ?

  • Finalement, les CAS et les expériences de Calais par exemple, se ressemblaient quelque peu, même si pour BERGE, « cette organisation n’avait rien à voir avec les CAS » (in À nos marques, 1982).

  • COMITI : « mon raisonnement était qu’il fallait en partie sortir la pratique physique de l’école ».

  • Selon l’auteur, les CAS n’étaient pas forcément une mauvaise chose pour l’EPS. DELAUBERT, GOIRAND ou MERAND, n’étaient pas particulièrement contre. Ils constituaient un moyen d’élargir la palette des activités proposées aux élèves.

  • Si les CAS et les SAS ont été refusé, c’est surtout à cause d’une opposition Gauche – Droite (= thèse de l’auteur). Le SNEP était de toute façon contre les réformes des ministres de Droite, surtout dans ce contexte politique où la Gauche se rapprochait de la Droite en terme de votes.




    1. Le choix du conformisme scolaire ?

  • « L’échec de la pratique optionnelle conduit à restreindre le champ d’intervention de l’EPS à la seule enceinte scolaire ».

  • Refuser l’ouverture de l’EPS hors de l’école, c’était refuser l’augmentation du nombre d’heures d’EPS. 1000 nouveaux profs et 300 nouveaux maîtres d’EPS en 71 et 72 n’ont pas permis de faire face à l’explosion scolaire.




    1. Une discipline sacrifiée ?

  • Dans les années 70, le taux de réussite au CAPEPS était similaire, voire supérieur, aux autres CAPES. C’est surtout l’augmentation du nombre d’étudiants qui a provoqué la baisse du taux de réussite ; en 1966, 608 admis pour 700 candidats, en 1972, 1050 admis pour 2290candidats.




    1. Une matière d’enseignement ?

  • « Dans les années 70, les débats politiques prennent bien souvent le pas sur le débat pédagogique ». Les IO de 1967 restent peu connues des enseignants. A l’école, les APS sont encore souvent confondues avec l’EPS.

  • « Le choix des APS utilisées pendant les cours d’EPS dépend plus souvent des conditions matérielles et de spécialités des enseignants que des options pédagogiques ».







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