Mission de monsieur bauer





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MISSION DE MONSIEUR BAUER

20 FEVRIER2008

La globalisation, basée sur une logique de flux sans limites et non plus de frontières fermées, procure une occasion historique de réconcilier la société française, représentée par l’Etat, et l’entreprise.

Cette réconciliation se fera au point de rencontre de la montée en puissance de la responsabilité des entreprises internationales (les plus petites entités étant également concernées sous l’effet de l’externalisation des services), et de la perte de pouvoirs des états, limités par nature par leur localisation géographique.

Comment organiser cette transition qui ne doit pas voir l’Etat se démunir de ses prérogatives locales, ni l’entreprise vouloir tout contrôler sous couvert de son extension ?

C’est en lâchant prise d’un côté, celui de l’Etat, et en se responsabilisant de l’autre, celui des entreprises, que se trouvent sans doute les pistes à suivre.
Lâcher prise pour l’Etat.
Traditionnellement l’Etat a tendance à plus s’occuper de lui et de ses fonctionnaires que de la société civile, « assujettie ». Logique de frontière qui doit s’inverser vers la notion de flux. Mettre l’Etat réellement au service de tous ceux qui contribuent à la richesse nationale, à commencer par les entreprises comme cela se pratique ailleurs. Faire des entreprises des acteurs à part entière de la société, pourquoi ? Parce qu’elles ont gagné en crédibilité sous le poids de la globalisation qui les a forcées à devenir transparentes, exemplaires et efficaces. Les entreprises aujourd’hui sont porteuses d’une sorte de binding rule universelle, exprimées par diverses lois locales (sox entre autres) qui leur permettent de s’adapter partout en respectant les lois locales. La conjonction du global avec le local, le « glocal », est devenue le savoir faire du 21e siècle à acquérir. C’est dans la maîtrise de celui-ci que réside la force des nations de demain, leur résilience pour utiliser le terme.( Ex inversés du UK, gagnant, et de la Chine, perdante à long terme) Tant l’Etat que les entreprises doivent y concourir dans une approche de la société qui assouplit les différences entre Pouvoir et administrés en y diluant une partie de ses prérogatives pour mieux les recomposer.
Lâcher prise, c’est pour l’Etat reconnaître des valeurs à l’ensemble du milieu de l’entreprise internationale qui concourt à la richesse nationale et organiser la défense de ces valeurs sans idées partisanes. A ce titre l’Etat doit abandonner l’idée que seule l’entreprise « nationale », c’est à dire susceptible d’être nationalisée, est défendable et mérite ses attentions.
Au CDSE par exemple, et précisément pour accroître nos capacités de réflexion, nous avons opté de passer d’un club franco-français à un club où nous acceptons comme membre toute entreprise ayant un siège social sur le territoire national, générant un emploi significatif et dont le responsable sûreté est d’une nationalité européenne (Suisse comprise…). Car il est devenu quasiment impossible de déterminer la nationalité d’une entreprise multinationale. Surtout en France où l’absence de fonds de pension nationaux nous a livrés à la main mise de fonds étrangers. Et nous verrons plus bas que cette option que nous avons prise n’est en rien préjudiciable à l’échange éventuel d’informations confidentielles entre nationaux au sens strict.

Se responsabiliser pour les entreprises
Traditionnellement les entreprises fonctionnent selon la seule loi du profit. D’où en partie leur rejet par le corps social. C’est en élargissant leur rôle sans perdre leur compétitivité, sous l’impulsion de l’Etat représentant les intérêts de la société civile, que les entreprises regagneront leur place légitime. Elargir vers la responsabilité sociale et environnementale, vers la défense organisée contre les malveillances internes et externes, voilà l’enjeu de la sûreté d’entreprise qui est d’aider celle-ci à garder ses parts de marché pour sauver les emplois sur le territoire. Etat et entreprises doivent concourir ensemble au développement durable de l’emploi et de la richesse. Cela se fera en collaborant, non en s’opposant. En échangeant des informations, non en se les cachant. En facilitant la vie des entreprises, non en la compliquant En comprenant les impératifs et les différences des uns et des autres pour mieux les surmonter, non pour les exacerber à des fins de propagande.
Les entreprises peuvent se préparer à contribuer à cet effort en identifiant et en reconnaissant cette nouvelle fonction et son représentant en leur sein : la direction élargie du développement durable dont on voit bien se dessiner les contours. Pour cela, elles doivent certainement recevoir des incitations de l’extérieur, mais elles doivent aussi se mobiliser et agir dans ce sens. Au lieu de lire dans la presse qu’en 2007 les grands patrons se sont accordés 40% d’augmentation, on aimerait mieux voir qu’ils ont donné une partie de cet argent disponible à une fondation visant à la défense des entreprises, chargée, sur un modèle existant au Japon, d’apporter l’intelligence utile à celles-ci et de favoriser le dialogue avec l’Etat. Et cela, c’est à l’Etat de le dire et de le provoquer.
Le CDSE prétend agir en conséquence. C'est-à-dire qu’il vise à fournir à ses adhérents toute l’information voulue pour emporter les décisions internes utiles à l’entreprise et à son succès, sans l’empêcher en rien de fonctionner, au contraire. Mais le CDSE vise aussi à rapprocher les acteurs privés et publics conscients de ces enjeux pour faciliter le dialogue, apporter des idées puisées au meilleur des pratiques internationales et les appliquer pour faire de la France le pays d’exception qu’il a toujours été mais peine à faire valoir aujourd’hui sous le poids de contraintes qui doivent être repensées et allégées pour regagner dynamisme et succès.
Comment progresser dans ce sens ? Les étapes à venir
Le pragmatisme devant l’emporter, le CDSE, dont la particularité est d’être ancré dans la pratique et de venir du privé et non de la fonction publique, aimerait énumérer quelques pistes non exhaustives parfaitement alignées avec les constats faits précédemment.

  1. La reconnaissance de la fonction : profil, carrière, passerelles, notation

    • Le directeur de sûreté d’entreprise est un nouveau métier qui demande reconnaissance après formation, certification,. Le CDSE a commencé à s’allier avec l’IERSE pour ce faire, mais il reste à faire rentrer la matière dans les écoles de commerce, à faire reconnaître des formations diplomantes par l’EN, seul moyen de valider des recrutements ciblés.

    • Ce nouveau profil doit venir d’horizons divers. Ce qui suppose non seulement des recrutements initiaux parfaitement ciblés selon le profil, mais la création de passerelles effectives avec la fonction publique dans les deux sens. Alors qu’actuellement le mouvement se fait de la fonction publique vers le privé, il faut créer les conditions de provoquer l’inverse.

    • L’Etat par ailleurs ne peut continuer à ignorer les problèmes de sécurité des entreprises en les réduisant à la notion simpliste de gardes privés dont on attend toujours au passage les décrets d’application. Il y a aujourd’hui toute une hiérarchie de la sécurité/sûreté dans le privé qui a besoin d’être identifiée, reconnue et validée par les pouvoirs publics, du donneur d’ordre au simple gardien de propriété privée.

    • Enfin le CDSE plaide pour que les agences de notation prennent en compte la capacité des entreprises à se défendre et à assurer leur développement durable plus profondément qu’aujourd’hui. Derrière les facteurs financiers à court terme qui priment trop souvent existent des enjeux d’intelligence prospective, d’enquêtes de visibilité stratégique qui font presque partout défaut.




  1. Le partage de l’information : le problème de l’habilitation

    • Un premier travail s’impose: la refonte de la notion d’habilitation. Il faut élargir et diffuser celle-ci aux entreprises qui font l’effort de se doter d’un responsable sûreté. Quitte à recréer deux niveaux d’habilitation différenciés. L’enjeu est simple. Au-delà de l’habilitation de premier degré requise pour les infrastructures critiques, il faut pouvoir se faire reconnaître aux guichets de dialogue avec l’Etat avec une habilitation simple permettant de reconnaître en son titulaire un interlocuteur valable des pouvoirs publics ayant accès à l’aide de l’Etat ou au moins à son écoute immédiate.

    • L’information entre autorité publique et privée peut alors mieux s’exercer dans les deux sens. N’est pas possible en effet de penser que l’on pourrait accorder un statut de travail particulier aux responsables habilités, sans aller jusqu’à celui de salarié protégé ? ils pourraient être un point de passage libre pour faire passer des messages essentiels comme de ne pas toujours choisir le moins cher en matière de sûreté (exemple de l’implantation de serveurs dans des pays à risques). Ce modèle de correspondant existe déjà pour la cnil, il est répandu en Allemagne avec succès, ne peut-on pas explorer cette piste ?




  1. La création d’un partenariat public/parapublic/privé




    • La réforme des institutions envisagée ne peut s’imaginer sans que les entreprises soient consultées dans la phase de réflexion : comment faire dialoguer, au niveau central des ministères et décentralisé des préfectures autorité publique et entreprises ? Quelles portes créer sans formalisme excessif ? Autant de questions auxquelles le CDSE aimerait être associé, étant actuellement quasiment le seul porteur de ces thématiques et venant authentiquement du privé. A cet égard le CDSE souhaite obtenir un siège dans les instances qui viendraient à se réunir sur ces thèmes. Et ici nous visons ce qui se passe au MAE, au MI,mais aussi aux Finances, à la Santé Publique etc. Chaque fois que la durabilité de l’entreprise est concernée, et non seulement par des malveillances mais aussi par des catastrophes comme pour la grippe aviaire, elle doit être consultée et le CDSE et ses membres ont vocation à représenter ces intérêts, ce qui a été initié mais doit être étendu.

    • Partenariat avec le Medef, les confédérations et les autres groupements. L’effort d’organisation face aux conséquences de la globalisation demande un échange approfondi avec tous ses acteurs. Or il est apparu au CDSE que les enjeux sur lesquels il s’engageait n’étaient pas représentés au large dans la société actuelle. Il compte donc proposer des postes de membres associés au Club à des représentants de plusieurs secteurs pour parfaire sa vision des problématiques et devenir ainsi un interlocuteur indiscutable sur le sujet.



  1. L’identification des besoins de l’entreprise et la facilitation de son activité




    • Les responsables sûreté d’entreprise souhaitent voir arriver une réelle prise en compte de la spécificité de leur problème. Est-il normal que le siège social d’une grande multinationale soit occupé par trois Coréens sans papier pendant trois mois sans que la police/justice ne puissent agir ? Qu’un grand dirigeant d’entreprise attende son passeport dans la file comme M. Dupont qui va se faire masser en Thaïlande ? Que la police judicaire n’ait pas un bureau dédié aux plaintes des entreprises où elles seraient traitées en priorité comme cela se passe au UK sur appel d’un numéro réservé ? Il faut passer de la notion illusoire de l’égalité de traitement des personnes morales et physiques à la reconnaissance de la spécificité des besoins des entreprises dans leur exercice.

    • On en arrive ainsi à souhaiter l’instauration, sur le modèle anglo-saxon, d’une rencontre annuelle avec les ministères, chacun des plus grands étant chargé de monter une cellule chargée des problèmes d’entreprises. Est-ce ainsi que l’on verrait se monter par exemple des organismes comme l’OSAC américain qui apporte aide et soutien constant à ses businessmen dans le monde entier, sans renier le droit local ?

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