Atelier 1 : recherche medicale et nouvelles technologies neuroplasticité cérébrale : de la théorie aux applications cliniques Pr Michel lacour, directeur de l’unité «Neurobiologie Intégrative et Adaptative»





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Forum Handicap – De la reconnaissance à l’insertion

Documentation de présentation. Colloque de Chalon sur Saône des 25-26 Octobre 2001
INTRODUCTIONS


Le colloque avait pour objet d’illustrer le « virage culturel » qui s’opère à différents échelons : le handicap devient aujourd’hui un vrai sujet de société, et les réponses traditionnelles sont de plus en plus remises en cause. Les pouvoirs publics, les associations et les entreprises sont interpellées, notamment face à la promotion des droits de la personne handicapée.

Ce colloque est un lieu d’échange d’expériences concrètes et de recherches pratiques menées dans divers pays. 6 ateliers permettront d’aborder ces évolutions dans une approche transversale autour de thèmes comme la recherche médicale, les nouvelles technologies, la recherche sociale et ses outils conceptuels, la vie quotidienne et l’autonomie, l’intégration scolaire et professionnelle.

Cette manifestation est organisée par l’association « Forum Handicap », créée pour l’occasion à l’initiative du Lions Club, de l’AFM, du CITEVA et de l’Office de la Culture. Elle est soutenue par les ministères concernés, les collectivités locales et l’Agefiph.
ATELIER 1 : RECHERCHE MEDICALE ET NOUVELLES TECHNOLOGIES

Neuroplasticité cérébrale : de la théorie aux applications cliniques

Pr Michel LACOUR, directeur de l’unité « Neurobiologie Intégrative et Adaptative », Université de Provence, Marseille.
L’auteur fait état des recherches fondamentales en neurosciences, et notamment des processus de restauration après lésion des systèmes neuronaux, ce qui pourra avoir des conséquences pratiques et des applications possibles. S’appuyer sur des informations sensorielles jusque là négligées par le patient peut constituer une véritable stratégie thérapeutique dans le cadre de rééducations fonctionnelles.

Aide technique à la compensation de certains troubles de la mémoire et du langage

Pr Jean-Claude GABUS, directeur de la Fondation Suisse des Téléthèses, Neuchâtel, Suisse



Le rôle de l’interaction verbale est essentiel dans nombre d’activités (par exemple, la relation entre un enseignant et un enfant passe régulièrement par un échange verbal). Dans ces interactions, il existe un lien entre un concept et sa forme verbale. Ne pas connaître ce lien, c’est ne pas trouver les mots (trous de mémoire, lapsus…).

Ces troubles du langage sont fréquents pour certaines personnes handicapées (trisomie, autisme, certains handicaps mentaux) qui expriment des difficultés à s’exprimer oralement. Le projet B.A.Bar (appareil portable muni d’une voix digitale) consiste à stimuler le sujet afin qu’il expérimente l’existence de ce lien (par exemple en associant régulièrement un mot ou une phrase avec une situation ou un concept donné), ce qui fait naître ou renaître une aptitude à « trouver ses mots ». Ce projet permet également de corriger ses propres erreurs, de manière autonome avec l’appui d’une tierce personne.

La qualité des résultats obtenus est liée à la possibilité de prolonger de manière autonome le travail pédagogique ou thérapeutique du professionnel.

Utilisation des nouvelles technologies dans la conception des structures de travail inclusives

Pr Christian BERARD, Cellule Phase, Institut Universitaire de Technologie, Université de Bordeaux
Ce laboratoire a testé l’utilisation des nouvelles technologies pour accompagner des personnes handicapées ou socialement défavorisées à accéder aux connaissances qu’elles n’ont pu acquérir du fait de leur exclusion sociale. Après des années de recherche appliquée, il apparaît que la problématique des capacités d’un individu en société pouvait être traitée de manière systématique et générale : le handicap repose sur la relations entre l’individu et la société (« si on rétablit ces relations, le handicap disparaît ». Il s’agit donc de trouver des outils de formation et de travail en milieu ordinaire.

Une « structure de travail inclusive » a alors été créée dans la région de Bordeaux, associant un réseau d’entreprises partenaires organisé autour de 3 pôles (production, formation, recherche) et employant aujourd’hui une trentaine de personnes. Cette organisation (Inter@ctifs.Services) vise la création d’emplois pérennes pour des personnes en situation d’exclusion.
ATELIER 2 : RECHERCHE SOCIALE ET OUTILS CONCEPTUELS

La classification québecoise

Patrick FOUGEYROLLAS, Directeur de Recherche, Réseau de Recherche pour la participation sociale, Québec
Les confusions conceptuelles actuelles résultent et orientent l’histoire des perceptions, des représentations sociales et des modalités d’interventions. Celles-ci sont aujourd’hui particulièrement cloisonnées, issues d’une logique de contrôle social et caractérisées par l’approche diagnostique du modèle biomédical.

Pourtant, elles constituent un enjeu central (les incapacités ne sont plus l’affaire d’une minorité sociale) qui nécessite un langage commun et donc un cadre conceptuel cohérent qui considère les perspectives contemporaines d’exercice des droits de la personne, d’universalisme, d’égalisation des chances. Ce qui interroge l’ensemble de l’organisation sociale et demande notamment une compréhension nouvelle du rôle des facteurs environnementaux.

Ainsi, l’élaboration d’une classification, avec la segmentation conceptuelle qu’elle suppose, n’est jamais neutre. Celle du Québec, conçue par P. Fougeyrollas et son équipe depuis les années 1980, tente de concrétiser la promotion des droits à la participation sociale des personnes handicapées et opère une rupture par rapport à la perspective biomédicale (déterministe, causale). Ce nouveau modèle associe les facteurs environnementaux comme composante intégrante du processus de production du handicap ou PPH (même si l’OMS se montre encore réticente) et clarifie ainsi la segmentation entre les facteurs personnels et situationnels (alors même que la CIH2 considère toujours l’environnement comme extérieur au handicap). Le PPH permet de façon équilibrée, pédagogique et pratique d’identifier les variables personnelles, systèmes organiques, aptitudes, identité socioculturelle, les variables environnementales sociales et physiques et les variables situationnelles selon les dimensions de la participation sociale. C’est la rencontre entre la « personne différente » et son « environnement de vie spécifique » qui détermine la qualité de sa participation sociale. Ainsi, l’inaptitude au travail par exemple n’est plus une caractéristique personnelle indépendante du contexte de l’emploi.

Le PPH constitue ainsi un outil sociopolitique précieux pour la planification du changement social (on peut modifier l’environnement : vaincre les préjugés, assurer l’exercice des droits et de la citoyenneté, adapter les services ou les techniques).

La question de la non-discrimination

Marc MAUDINET, Directeur du CTNERHI, Paris



Plutôt que le principe de « non-discrimination », le droit français s’appuie sur le « traitement préférentiel » visant une dynamique positive entre égalité des droits et égalité de fait, donc à lutter contre les discriminations.

Si la notion de « discrimination » renvoie à l’établissement d’une différenciation entre des personnes en fonction de critères distinctifs, ce qui peut convenir aux domaines de la statistique ou de la sociologie, elle apparaît connotée d’une hiérarchisation ou d’une stigmatisation dans le langage commun.

Or toute différence de traitement n’est pas discriminatoire. En fait, cela renvoie à la légitimité de la différenciation et du traitement différencié qui en découle. On devrait donc réserver le terme « discrimination » aux distinctions « illégitimes », de manière à éviter les confusions terminologiques et idéologiques. Mais à quoi reconnaître cette « légitimité » ?!

Aujourd’hui, elle se traduit par l’égalisation des chances et le « droit à la compensation ».
Le modèle social du handicap et la redéfinition de la place des usagers dans la recherche, les politiques et les pratiques

Jean-François RAVAUD, Directeur de recherche, INSERM, CERMES (Centre d’Etudes et de Recherche sur les maladies), Paris
Cette intervention porte sur les modèles conceptuels du handicap, et notamment sur le développement récent d’un modèle social porté par le mouvement handicapé international (les disability studies aux Etats-Unis) qui donne une nouvelle place aux usagers dans les pratiques sociales, dans la recherche et dans la sphère politique.

L’évolution des modèles conceptuels du handicap : une double transition (épidémiologique et démographique) provoque l’essor du modèle « réadaptatif » après la 2ème guerre mondiale, et la mise en question du modèle biomédical « curatif ». Cela se traduit par l’introduction de la notion de handicap social par l’OMS, suite aux travaux de Wood, dans les classifications internationales à partir de 1975. Mais les facteurs environnementaux sont absents, la terminologie est négative, les relations entre déficiences et désavantages restent linéaires : l’OMS se base toujours sur une conception médicale et individuelle du handicap. C’est alors que se développe un modèle « social » à l’initiative du mouvement de personnes handicapées.

Le modèle social du handicap : ce ne sont plus les attributs personnels qui caractérisent le handicap, mais l’ensemble des barrières physiques et culturelles qui font obstacle à la participation sociale et la pleine citoyenneté des personnes concernées. Cette approche vise donc à intégrer l’expérience personnelle du handicap dans les concepts et théories du handicap, ce qui constitue un changement de paradigme majeur. Le handicap y est considéré comme une conséquence du traitement de la société des personnes qui fonctionnent différemment de la norme : on passe de la théorie de la « tragédie personnelle » à celle de « l’oppression sociale », de la rééducation individuelle à l’amélioration du contexte social. Au plan conceptuel, ce sont les travaux québécois qui sont les plus aboutis. Mais le processus de révision de la CIH ne constitue aujourd’hui qu’une tentative de compromis entre ces deux approches.

Le mouvement handicapé, un nouveau mouvement social : ces évolutions conceptuelles ont été portées par des organisations internationales sous la pression des mouvements d’usagers (Independent Living Movement, Self-Help, mouvements consuméristes, lutte pour les droits civiques…), à travers une triple revendication : épistémologique (considérer l’expérience vécue), politique (respect d’un droit à la différence) et identitaire (rompre la barrière entre professionnels et usagers).

La redéfinition de la place des usagers : les mouvements d’usagers se font de plus en plus forts, et les sciences sociales passent aussi du rôle de « malade » à celui « d’acteur de sa propre santé ». Depuis les années 1980, ces mouvements se sont progressivement imposés comme des partenaires incontournables. Derrière la question de la place des usagers, c’est un conflit d’expertise qui s’exprime (entre savoir scientifique des professionnels et savoir empirique des handicapés), et une extension du modèle social (trop dépendant aujourd’hui des experts, ne prenant pas suffisamment en compte l’expérience de l’usager).

L’émergence d’un nouveau domaine d’enseignement et de recherche : les disability studies : ce courant académique se développe dans les pays anglo-saxons (presque une nouvelle discipline universitaire : formations, programmes, productions scientifiques) centré sur l’analyse du handicap en tant que situation socialement construite et principalement orienté par les handicapés eux-mêmes : nothing about us without us.
ATELIER 3 : VIE QUOTIDIENNE ET AUTONOMIE

Le développement de l’autonomie comme gage d’une pleine citoyenneté

M. BAS-TREFFERS, Représentant du Forum Européen des Personnes Handicapées
Les réflexions du Forum européen, des Pays-Bas et de la France, ont abouti à neuf conditions (ou « commandements ») qui visent à l’indépendance ou l’autonomie :

  • limiter le pouvoir des institutions

  • faire avancer l’éducation intégrée

  • faire attention au paternalisme, à la surprotection

  • promouvoir les capacités personnelles, le conseil par des pairs

  • créer des sociétés ouvertes, accessibles

  • fournir les aides techniques (pour la compensation du handicap)

  • éviter la bureaucratie

  • mettre en place les droits humains et des législations anti-discrimination

  • travailler sur la sensibilisation, tant interne que sociétale


L’expérience française du développement de la vie autonome au plan national

Jean-Claude CUNIN, Conseiller Technique chargé de la compensation, AFM
Histoire récente : en 1989, un rapport du secrétariat d’Etat aux personnes handicapées (rapport TEULADE) sur la question du maintien à domicile conduit à des expérimentations. En 1995, un groupe d’expert (rapport ROUCH) propose un rapport au ministère de la santé sur les aides techniques qui suscite également de nouvelles expériences. En 1999, une synthèse de ces différentes approches est demandée par les ministères (rapport LYAZID), de laquelle émerge un plan d’action pour la développement de l’autonomie des personnes handicapées dans leur milieu de vie ordinaire : organisation départementale, refonte des systèmes de prise en charge, analyse et appui des aides humaines dans le cadre de mesures d’égalisation des chances. En 2000, JOSPIN présente au CNCPH un plan d’action sur 3 ans : couverture progressive du territoire national par un dispositif départemental pour la vie autonome, création de postes d’auxiliaires de vie, élargissement des soins infirmiers à domicile, création d’une sous-direction aux personnes handicapées au ministère, financement de matériel pédagogique… En 2001, GILLOT renouvelle ces engagements et annonce le processus de révision de la loi de 1975.

Les progrès sont importants, ce qui n’empêche pas les associations (APF, AFM) de « maintenir la pression » car les responsables politiques changent régulièrement, et l’application des réformes est systématiquement retardée.
Une expérience française : vécu et attente d’un usager des services d’accompagnement à la vie autonome

Pascale ROPPENNECK, Docteur, Structure GUIDE
Guide est un service géré par la CRAM depuis 12 ans pour le maintien à domicile, constitué d’une équipe de 8 personnes, qui accompagne la personne handicapée et sa famille dans la réalisation du projet (accessibilité, aide technique ou humaine…).
Développement de la vie autonome pour les personnes handicapées par maladie mentale

Approche du réseau européen et de la Belgique

M. DEUTSCH, Mental Health Europe, Bruxelles



Comme le mot l’indique, les malades mentaux sont souvent considérés comme malades et non comme des personnes handicapées. L’évolution en Europe montre partout un processus de désinstitutionalisation qui va dans le sens d’une plus grande autonomie. Mais pour ce public, il reste beaucoup d’obstacles à franchir (les asiles sont encore nombreux, les droits de la personne ne sont pas toujours appliqués). Des moyens sont néanmoins mobilisable pour y parvenir, mais des problèmes subsistent :

  • le partenariat : paternalisme des professionnels, stéréotypes au sujet des malades mentaux, divisions institutionnelles, manques de collaboration, réglementations obscures

  • l’inclusion sociale : cercle vicieux entre problèmes psychiques et exclusion sociale

  • l’emploi : obstacles à l’embauche (il faut s’appuyer sur les CAT, AP et CR)

  • le logement : accès difficile (il faut s’appuyer sur les Foyers, les services sociaux)

  • le budget : faible pour favoriser l’insertion des handicapés mentaux

Le tabou est l’ennemi majeur de la personne handicapée mentale. Les campagne d’anti-stigmatisation n’ont pas abouti aux résultats espérés. Il reste encore beaucoup de chemin. Certains Etats (Finlande, Portugal) ont décidé d’accorder une réelle priorité à ce problème.
Développement de la vie autonome pour les personnes handicapées par maladie mentale.
Approche française

Jean CHEVALIER, Union Nationale des Amis et Familles des Malades Mentaux (UNAFAM)



L’UNAFAM a édité un « livre blanc » précisant 3 objectifs :

  • faire exister les personnes dans la cité

Faire vivre ces personnes dans la cité est une lourde tâche. Supprimer les lits de psychiatrie ne supprime ni les malades, ni leurs besoins. De plus, les dépenses (secteur santé) de l’Etat ne sont pas transférées vers les départements (secteur social). Or, pour ces personnes (qui vivent déjà à 80% dans la cité), le problème majeur demeure l’isolement : si le trouble psychique n’a pas nécessairement de manifestation visible, il affecte particulièrement les capacités relationnelles et la solitude qui en résulte peut aller jusqu’à l’absence de soins les plus élémentaires avec toutes les conséquences que cela entraîne.

  • informer sur la vraie nature du handicap psychique

Car il faut le faire accepter non pas comme une stigmatisation, mais comme créateur de droits reconnus. Ce qui implique d’insister sur la différence entre « handicap mental » (déficience intellectuelle toujours présente, qui peut amener à des solutions durables) et « handicap psychique » (déficience intellectuelle partielle dont les manifestations sont variables et incertaines, ce qui nécessite des ajustements incessants et… épuisants).

  • aider les professionnels à assurer les droits

Ils existent, mais les incapacités comportementales et affectives des personnes souffrant de troubles psychiques peuvent les empêcher de faire valoir ces droits, même les plus élémentaires. Des textes spécifiques codifient les situations et les responsabilités, mais la variété des situations appelle des réponses individualisées (difficiles car on ne peut déterminer des « droits à la compensation » durables, car cela n’entre pas dans les normes habituelles des services publics). C’est notamment le cas en ce qui concerne le logement. Les droits devraient faire valoir la garantie d’un suivi médical et psychologique à long terme, mais aussi favoriser les liens sociaux. L’UNAFAM se propose de développer les « clubs » (lieux de référence permanents entre hôpitaux, psychiatres, familles, sites d’hébergement, insertion professionnel) sur la base de liens contractuels avec les personnes isolées et visant plus le maintien d’un lien social sur l’activité par le travail (activités culturelles et sportives).

La séparation entre le médical et le social est grandement préjudiciable aux patients. C’est donc à l’administration de s’adapter. Les « Conseils de secteurs » ne remplissent pas aujourd’hui ce rôle de concertation et d’évaluation des dispositifs dans leur ensemble (ils demeurent sous contrôle sanitaire).
ATELIER 4 : INTEGRATION SCOLAIRE ET ACCES A LA VIE PROFESSIONNELLE

Accompagnement de la formation et de l’insertion professionnel pour les jeunes présentant un handicap mental. Approche comparée des pratiques en France et en Espagne.


Gérard DUMONT, Directeur du Groupe d’Etude pour l’Insertion Sociale des personnes porteuses de Trisomie 21 des Pyrénées Atlantiques (G.E.I.S.T. 21)
L’objectif du GEIST21 est de promouvoir l’insertion sociale de ces personnes (et par extension à toutes personnes déficientes intellectuelles) par l’intégration scolaire puis professionnelle et de faire reconnaître leur place dans la société, en mobilisant l’ensemble des moyens (thérapeutiques, pédagogiques, éducatifs).

L’article décrit l’ensemble des actions mises en place (intégration scolaire et accompagnement, travail préalable à la formation professionnelle, développement des compétences, stages en entreprise, développement de l’autonomie sociale) et les modalités de mise en cohérence de l’accompagnement (réseau de communication, bilans trimestriels).

Cathy TRIAS, Fundacio Catalana Sindrome de Down, Barcelone


Née en 1984 grâce à des parents et des professionnels, l’objectif de la FCSD est similaire, même si le contexte est spécifique : la vie des trisomiques a toujours été dirigée, contrôlée et cachée, jusqu’en 1982 où l’Espagne reconnaît le droit à exprimer ses aspirations, à construire son projet de vie. La FCSD s’est spécialisée en trisomie 21, mais la portée de ses avancées a permis d’intégrer d’autres situations de handicap mental. Elle constitue « un pont entre la personne et la société ».

Tout en essayant d’influencer le gouvernement, la FCSD a développé différents programmes : un service d’éducation précoce (jusqu’à 5 ans), un centre médical Down (15 années d’expériences capitalisées), un programme d’insertion scolaire (et accompagnement extrascolaire), un programme de loisirs et habiletés sociales (sorties et activités en milieu ordinaire), un programme d’insertion professionnelle (en partant de la médiation – cf : Pr Montobbio) et un programme d’hébergement indépendant (en facilitant les relations avec l’environnement).
Usages multiples d’un logiciel « PICTOP » pour les élèves présentant des besoins éducatifs particuliers liés à une déficience motrice ou à un retard mental

Jacques SAGOT, Centre National d’Etudes et de Formation pour l’Enfance Inadaptée


Dr Tatiana SIMONOVA, Neuro-psychiatre, Directeur adjoint de l’Institut Médico-Pédagogique, Astrakan, Russie
Les études en France sur les troubles d’apprentissage des enfants handicapés (et la recherche appliquée à leur réduction) avaient fait apparaître il y a déjà 20 ans l’existence d’enfants intelligents non scolarisés car présentant des troubles neurologiques conduisant à une privation des gestes et de la parole. La construction d’outils d’aide spécifique a été rendue possible récemment grâce aux progrès technologiques, et notamment la synthèse vocale, ce qui a débouché sur le projet Pictop.

En russie, les médecins ont pris conscience récemment de la nécessité de relier les problèmes éducatifs dans les soutiens à l’autonomisation des enfants souffrant de troubles cérébraux. En s’inspirant de ce qui se fait en France, ils ont ainsi créé des institutions sur une approche transdisciplinaire. Afin de former les spécialistes russes, un partenariat de formation s’est alors mis en place entre la France, la Russie et le Portugal.

Le projet Européen Pictop a également été adapté au contexte scolaire russe, et il est désormais utilisé par certains pédagogues et orthophonistes, ce qui permet d’optimiser le processus scolaire, de favoriser l’accès à la lecture et à l’écriture pour des enfants qui en étaient privés, et ainsi de prouver que ces enfants sont éducables grâce à cette médiation technique.

Cette coopération (analyse des besoins, conception de nouveaux produits pédagogiques, expérimentations…) permet de soutenir une dynamique de projet commun, d’articuler et d’enrichir des pratiques de terrain dans ces trois pays, d’étendre la mise en application auprès d’autres publics (trisomiques par exemple) et d’autres pays (Brésil, pays européens…).
Accompagnement de parcours universitaires d’étudiants handicapés dans des universités françaises et allemandes
Joachim KLAUS, Geschaftsführer, Universität Karlsruhe, Studienzentrum für Sehgeschädigte, Karlsruhe, RFA
Les enquêtes du DSW montrent une grande proportion d’étudiants handicapés dans les universités allemandes (13%), ce qui justifie un engagement fort pour améliorer leur condition spécifique. M. Klaus présente les dispositifs d’information et d’orientation qui sont mis en place dans les universités allemandes et décrit la fonction des chargés universitaires des affaires des handicapés. L’intervention met également en avant la constitution d’un réseau de recherche et d’échanges (le Centre Scientifique d’intégration des Etudiants aveugles et mal voyants) destiné à faciliter l’intégration de ces publics.
Serge PORTALIER, Professeur des Universités, Chargé de mission « étudiants handicapés », Université de Lyon II Lumière, Lyon
Le constat est identique en France (l’accueil des étudiants handicapés est devenu une priorité), ce qui s’est aussi traduit en 1990 la mise en place d’un réseau de chargés de mission afin de coordonner les actions. Mais les modalités sont spécifiques : l’idée repose sur la mutualisation régionale de différents pôles de compétences (émergeants suite à des initiatives localisées) selon les types de handicap. Un Centre de Ressources a ainsi été créé afin de rassembler et analyser les expériences, sensibiliser la communauté universitaire, favoriser les recherches sur le handicap.
ATELIER 5 : VIE AUTONOME EN STRUCTURE D’ACCUEIL

Les éta pes vers une vie autonome à l’extérieur

M.et Mme BESSON, Etablissement d’hébergement pour personnes polyhandicapées, Suisse
Les institutions d’accueil présentées ici étaient, jusqu’aux années 1960, destinées à offrir des conditions de vie communautaire sur un modèle hospitalier. Pendant 30 ans, elles s’organisaient ainsi comme des groupes de vie à caractère familial, et les intervenants résidaient aussi à l’intérieur des murs. Aujourd’hui, elles disposent d’un réseau d’appartements rattachés aux équipes éducatives ou aux groupes de vie des foyers, et s’orientent de plus en plus vers une autonomisation en milieu ouvert : l’institution n’est plus un lieu sans ouverture mais devient un moyen pour aller vers autre chose. Il faut donc créer du mouvement entre le dedans et le dehors. Une des premières barrières à franchir repose sur l’apprentissage du maniement de l’argent. L’autonomie financière repose également sur d’autres pré-requis : la capacité à se déplacer et s’orienter dans le temps et l’espace et détermine les autres formes d’autonomie : dans le logement, face au travail et aux loisirs..

Les indices d’une vie participative au sein d’un foyer logement

René ROBERT, Président du Foyer Logement « Gite et Amitié », Bourges
L’autonomie est ici considérée à travers la maîtrise personnelle de la volonté et des contraintes de la vie quotidienne : indépendance locomotrice, juridique. Le Gîte (54 logements) est conçu comme un outil de l’autonomie : pleine capacité juridique, autonomie dans l’organisation de la vie quotidienne. Les locataires sont membres de l’association et peuvent participer à ses instances.

Développement d’un Centre Ressource de quartier ouvert à tous

Paula CAMPOS-PINTO, Directrice, Liga Portuguera dos Deficientes Motores, Lisboa, Portugal
Cette ligue place le handicap dans sa situation globale (les barrières liées aux déficiences et/ou aux situations socio-économiques vécues) et se centre sur les obstacles du « milieu ». L’intervention montre l’évolution de l’organisation depuis 1956 qui s’est progressivement professionnalisée (sur le modèle clinique de la réadaptation d’abord, puis sur le modèle social).
ATELIER 6 : INTEGRATION PROFESSIONNELLE

Le placement professionnel des handicapés mentaux en Grande-Bretagne

John S. LAWTON, National Policy Officer, Mencap, Royal Society for Mentally Handicapped Children and Adults
Pour favoriser l’intégration sociale et professionnelle, deux types d’emplois sont proposés en Europe aux personnes handicapées : les « emplois assistés » (en milieu ordinaire, avec le soutien d’un organisme extérieur) et les « ateliers protégés » (statut juridique particulier, entre assistance et travail). En Grande-Bretagne, le pathway (service d’accession à l’emploi de Mencap) dispose de 36 antennes pour accompagner tout le processus des personnes handicapées vers l’intégration professionnelle. Mais seulement 7% des personnes souffrant d’handicap mental ont un emploi (faible engouement des employeurs et des familles, formations insuffisantes…). Les problématiques sont communes à l’ensemble des pays européens. Le droit et les outils devrait donc être homogènes à cette échelle. Le programme EQUAL est « un pas dans la bonne direction ».

Le Centre d’Aide par le Travail, Foyer de l’ESSOR à Mézin

Alain PERROU, directeur du CAT Mézin, Lot et Garonne
Ce CAT accueille aujourd’hui 50 malades mentaux stabilisés et leur offre une structure de travail (multiservices) adapté à leurs potentialités, une structure médico-sociale (soutien thérapeutique, accompagnement) et une structure d’hébergement (foyer et appartements). Mais l’originalité de ce CAT repose sur l’ouverture au monde environnant et l’inclusion dans le tissu économique local.
La préparation de l’inclusion en milieu ordinaire de travail. Le programme Comète, l’expérience du Portugal

Luis-André RODRIGUEZ, Associaçio Hospitais da Universita de Coïmbra, Portugal
Dans le but de contribuer à la réadaptation et à la réinsertion socio-professionnelle de la personne handicapée en cours de soins hospitaliers, cette association a développé le programme Comète dans le cadre d’un projet européen. L’objectif est de « programmer » dès la phase de soins médicaux la réinsertion de personnes handicapées suite à une maladie ou un accident.



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