Bulletin de reinformation du lundi 3 novembre 2014





télécharger 26.79 Kb.
titreBulletin de reinformation du lundi 3 novembre 2014
date de publication06.03.2020
taille26.79 Kb.
typeBulletin
d.20-bal.com > loi > Bulletin
BULLETIN DE REINFORMATION DU LUNDI 3 NOVEMBRE 2014

(Extraits)

Grands sujets



Nombreuses manifestations et violences suite à la mort de Rémi Fraisse



Vous vous souvenez que le dimanche 27 octobre, Rémi Fraisse décédait des suites d’une « explosion », selon le rapport d’autopsie, lors de la manifestation contre l’installation du barrage de Sivens dans le Tarn. Les manifestants, se disant pacifistes, auraient voulu faire partir les CRS aux alentours de minuit. La police aurait alors répliqué violemment pour parer les lancées de projectiles et de cocktails Molotov et protéger le chantier du barrage.
Quelles ont été les réactions des manifestants face à la mort de cet étudiant ?
Emus, les manifestants ont organisé plusieurs autres manifestations cette semaine en hommage à la mort de Rémi Fraisse, étudiant toulousain de 21 ans. Lundi soir, un rassemblement était organisé sur le site du barrage de Sivens. Mercredi soir, une manifestation illégale s’était tenue devant l’hôtel de ville parisien, évacué par mesure de sécurité. Samedi, de violents heurts ont eu lieu à Nantes. Il y a eu plusieurs blessés parmi les policiers et les manifestants. Tandis que des grenades de désencerclement ont été lancées par la police, certains manifestants ont arraché des pavés du tramway nantais pour les jeter sur les CRS. A Toulouse, les vitrines des magasins ont été cassées. Dimanche se tenaient d’autres manifestations à Sivens et à Paris, où l’on dénombrait à la fin 78 interpellations. Benoît Hartman, porte‑parole de l’ONG France Nature Environnement, a appelé au rassemblement devant le mur de la paix sur le champ de Mars où un livre de condoléances serait tenu et transmis ultérieurement à la famille de Rémi Fraisse. Dans le même temps, sur la zone du Testet, près du barrage de Sivens, était organisée une marche blanche suivie d’une plantation d’arbres.
Une occasion pour les politiques de faire entendre leurs voix ?
Plusieurs réactions se sont fait entendre de la part des politiciens, suite au décès du jeune étudiant toulousain. Jean‑Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, a posté samedi sur son compte Twitter qu’il « condamne avec la plus grande fermeté les violences délibérées des groupes radicaux qui n'ont qu'un adversaire, la démocratie ». Pour Jean‑Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, « la violence n'a jamais réglé aucun problème. Bien au contraire elle a éloigné les solutions. Le Parti socialiste s'oppose à la violence d'où qu'elle vienne ». Les Verts, opposés au barrage, se sont également opposés aux violences de ces manifestations. Cependant, la présidente du Front National, Marine Le Pen a interpellé samedi Bernard Cazeneuve en demandant au ministre de l'Intérieur quand « cessera l'impunité des groupes de casseurs d'extrême gauche ».

Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, avait affirmé que la mort de Rémi Fraisse n’était pas « une bavure » et avait salué « le professionnalisme et le sang‑froid des forces de l'ordre ». Manuel Valls a estimé, quant à lui, que la violence des manifestations bafouait la mémoire du jeune étudiant.

Ces réactions interviennent alors que la construction du barrage a été suspendue par le Conseil général du Tarn, voire serait abandonnée. En effet, le ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal a déclaré dimanche matin que « La durée de la réalisation, d'obtention d'autorisations, des délais, est beaucoup trop longue sur ce type d'équipement, ce qui fait qu'au moment où les travaux commencent, souvent les ouvrages sont périmés ». D’autant plus qu’« aujourd'hui, une décision de construction d'un ouvrage tel que celui‑ci ne serait plus possible ».


Coup d’Etat au Burkina Faso



Au Burkina Faso, l’armée a pris le pouvoir
Petit rappel des faits : jeudi soir, l’armée a pris le pouvoir et a annoncé la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée après une journée d'émeute, qui a fait une trentaine de morts, contre le régime de Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans. Elle a instauré un couvre‑feu de 19 h à 6 h pour protéger les habitants. Le président Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir, en 1987, par un coup d’Etat, devait s’exprimer jeudi soir.
Quelles ont été les motivations de cette émeute ?
Le Burkina Faso a basculé dans la crise avec l'annonce, le 21 octobre, d'un projet de révision constitutionnelle portant de deux à trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels. Arrivé aux affaires, il y a 27 ans à l'issue d'un putsch, le président Compaoré devait achever l'an prochain son dernier mandat, après deux septennats (1992‑2005) et deux quinquennats (2005‑2015). Lui qui a déjà modifié deux fois l'article 37 de la Loi fondamentale, en 1997 puis, en 2000, pour se maintenir au pouvoir, défend la stricte légalité de sa démarche pour cette troisième retouche. Les opposants souhaitaient un renversement du régime, longtemps considéré comme l'un des plus stables de la région. Un "printemps noir au Burkina Faso, à l'image du printemps arabe", lançait mercredi l'opposant Emile Pargui Paré. Mardi, des centaines de milliers de personnes — un million, selon l'opposition — étaient descendues dans la rue à Ouagadougou pour dénoncer un "coup d'Etat constitutionnel". "L'armée est soudée avec le peuple", avait affirmé Bénéwendé Sankara, l'un des chefs de l'opposition, demandant "la démission pure et simple du président Blaise Compaoré".
Quelles ont été les réactions face à cette crise que connaît le Burkina Faso ?
Face à ce que le gouvernement sénégalais a qualifié de "soulèvement populaire", l'Union africaine a fait part de sa "profonde préoccupation" et appelé "toutes les parties concernées à faire preuve de la plus grande retenue". L'Union européenne a lancé un appel à "engager rapidement un dialogue" et à mettre fin aux violences. La France a plaidé pour un "retour au calme" et les Etats‑Unis ont exprimé leur "vive inquiétude". L'ONU, comme l'UA, a décidé d'envoyer sur place un émissaire.

La médiation internationale au Burkina Faso, un pays en crise après la chute du président Blaise Compaoré, a appelé dimanche à la mise en place d'un régime de transition "conduit par un civil" et "conforme à l'ordre constitutionnel", menaçant sinon de "sanctions".

"Nous voulons éviter pour le Burkina Faso la mise en place de sanctions", a déclaré l'émissaire de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas. Il s'exprimait lors d'une conférence de presse au nom de la mission de concertation tripartite ONU‑Union africaine — Cédéao, l'organisation régionale de l'Afrique de l'Ouest.
Quelles sont les conséquences pour ce pays ?
Le président Compaoré a annoncé, vendredi 31 octobre 2014, qu'il quittait le pouvoir après 27 ans de règne à la tête du Burkina Faso. La présidence française « salue » sa démission, « qui permet de trouver une issue à la crise » et appelle à « la tenue rapide d'élections démocratiques ». L'Union européenne considère qu'il revient « au peuple burkinabè de décider de son avenir ». Par communiqué, le président de la République française a exprimé vendredi sa « solidarité avec les victimes des violences de ces derniers jours ». Alors que la confusion règne sur les contours de la transition qui s'ouvre, « la France rappelle son attachement à la Constitution et donc à la tenue rapide d'élections démocratiques » au Burkina Faso. Le président Hollande a renouvelé son appel « au calme et à la retenue » de « l'ensemble des acteurs ».

Brèves françaises



A propos de l’écotaxe, l’Etat tente

un baroud d’honneur ?



Après avoir suspendu sine die l'écotaxe le 9 octobre, l'Etat l'a définitivement enterrée jeudi après‑midi. L’affaire est loin de s’arrêter là pour autant puisque le gouvernement va maintenant essayer de ne pas payer à Ecomouv' les pénalités prévues en cas de résiliation du contrat. Elles s'élèvent à 800 millions d'euros. Auxquels il faut ajouter 250 millions de loyers pour l'année 2014. Sans compter le manque à gagner de 450 millions par an qu'aurait rapporté cet impôt et la dizaine de millions nécessaires pour démonter et stocker les portiques. Un sacré gâchis en période de disette économique. La lettre de résiliation fait état de doutes sur la validité et la constitutionnalité du contrat conclu, car celui‑ci confie la perception d’une taxe à un opérateur privé.

Reste que la probabilité que ce contrat soit déclaré inconstitutionnel est faible. Car ce PPP (partenariat public‑privé) a déjà été examiné sous toutes les coutures. Et qu'il s'agisse du Conseil d'Etat, en 2011 ou de la commission d'enquête sénatoriale formée sur le sujet au premier trimestre 2014, toutes ces instances ont affirmé que ce contrat était parfaitement légal. Sans beaucoup d’alternative, le gouvernement s’accroche donc à cette piste pour minorer ou annuler sa facture.


Le survol des centrales nucléaires françaises par des drones continue



Dimanche, le gouvernement n’avait toujours aucune piste pour déterminer l’origine des drones qui survolent les centrales nucléaires françaises. Le ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal a déclaré : « Nous avons eu dès hier des réunions de concertation avec le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Défense (...) nous avons mis en place des moyens d'alerte pour identifier la source de ces survols ». En tout, ce sont treize centrales sur vingt qui ont été survolées depuis octobre. Cependant, Ségolène Royal a assuré que la sécurité des sites était respectée. Le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale a indiqué dans un communiqué que « L'ensemble des services de l'Etat en charge de la sécurité et de la sûreté des points d'importance vitale (Intérieur, Energie et environnement, Défense) sont mobilisés depuis le début des survols pour identifier les responsables de ces actes et y mettre un terme ». EDF a porté plainte pour ses survols.


Marine Le Pen serait la première opposante à François Hollande pour 60 % des Français



La question était : « parmi les personnalités suivantes de droite, laquelle s'oppose le plus selon vous dans ses propos et ses actions à François Hollande ». 60 % des Français ont choisi Marine Le Pen selon un sondage Ifop pour "Le Journal du Dimanche". La présidente du FN est donc devant Nicolas Sarkozy (21 %), ou Alain Juppé (8 %). A la même question mais concernant des personnalités de gauche seulement, les personnes interrogées placent Jean‑Luc Mélenchon comme meilleur opposant, à 41 % devant Martine Auby (22 %) ou Arnaud Montebourg (14 %).

Brèves internationales



Une manifestation a eu lieu à l'aéroport de Tunis contre l'arrivée de Bernard‑Henri Lévy



Des dizaines de Tunisiens ont manifesté dans la nuit de vendredi à samedi à l'aéroport de Tunis‑Carthage contre l'arrivée de Bernard‑Henri Lévy, aux cris de "BHL dégage" et "Non aux intérêts sionistes en Tunisie", ont rapporté des médias.

Les protestataires ont exigé le départ de M. Lévy, accusé d'être animé d'une "haine contre les Arabes et les musulmans". Celui‑ci a dû être exfiltré par les agents de sécurité.


Les scientifiques du GIEC mettent à nouveau en garde les gouvernements



C'est avec des mots inhabituellement forts que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a rendu public hier, dimanche 2 novembre à Copenhague (Danemark), la synthèse de son cinquième rapport, en présence de Ban Ki‑moon.

Le document n'apporte pas d'éléments nouveaux par rapport aux trois volets publiés depuis septembre 2013, mais confirmerait la gravité de la situation. Selon le secrétaire général des Nations‑Unies, « La science a parlé ». Le travail du GIEC établit le socle scientifique des négociations internationales sur le climat, qui doivent reprendre au début de décembre à Lima, la capitale du Pérou, et devraient aboutir en fin d'année prochaine à Paris à la signature d'un accord mondial engageant pour la première fois tous les grands pays pollueurs.

Notre contradiction du jour




Alors que le port du masque de clown a été interdit après quelques incidents aux sorties de certaines écoles, et au motif qu’il est interdit de se trouver dans un espace public en cachant son visage (loi du port du voile intégral). Le ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud‑Belkacem, dans son communiqué adressé à l’Observatoire de la laïcité le 21 octobre, vient d’autoriser les mères accompagnatrices de sorties scolaires à porter le voile. Vincent Peillon, son prédécesseur avait pourtant affirmé que, je cite : « Le milieu scolaire est un cadre qui doit être particulièrement préservé. Ainsi, s’agissant des parents d'élèves qui participent à des déplacements ou des activités scolaires, ils doivent faire preuve de neutralité dans l'expression de leurs convictions, notamment religieuses ». Najat Vallaud‑Belkacem déclare, quant à elle : « Je veux réaffirmer un principe et une orientation. Le principe, c'est que dès lors que les mamans (les parents) ne sont pas soumises à la neutralité religieuse, comme l'indique le Conseil d'Etat, l'acceptation de leur présence aux sorties scolaires doit être la règle et le refus, l'exception ».

La bonne nouvelle du jour



est maritime



Le départ de la route du rhum a été donné dimanche à 14 h à Saint‑Malo. Cette année, 91 concurrents ont pris le départ de cette course longue de 3 542 milles (6 375 km) en direction de Point‑à‑Pitre en Guadeloupe.

similaire:

Bulletin de reinformation du lundi 3 novembre 2014 iconBulletin de reinformation du vendredi 12 decembre 2014

Bulletin de reinformation du lundi 3 novembre 2014 iconBulletin de reinformation du lundi 3 avril 2017
«projet d'évolution statutaire ou institutionnelle» du territoire. Le ministre s'est engagé à soumettre toutes ces propositions en...

Bulletin de reinformation du lundi 3 novembre 2014 iconObservations sur la rédaction du Procès-verbal de la séance du 29 octobre 2014
«Cette proposition sera délibérée le 27 novembre 2014» et non le 07 novembre 2014

Bulletin de reinformation du lundi 3 novembre 2014 iconBulletin re reinformation du lundi 7 janvier 2013
«D'importer dans l'école le débat sur le mariage pour tous». Et d’ajouter : «Je considère même qu'en adressant une lettre aux chefs...

Bulletin de reinformation du lundi 3 novembre 2014 iconBulletin de reinformation du lundi 8 fevrier 2016
«ça empire chaque jour et ce n'est pas près de s'arrêter. Vu la colère du peuple, le ras le bol général des gens, tôt ou tard ça...

Bulletin de reinformation du lundi 3 novembre 2014 iconBulletin de reinformation du jeudi 10 novembre 2016
«swing states». Ensuite, les Républicains conservent les deux chambres législatives. Donald Trump aura donc toute l’assise institutionnelle...

Bulletin de reinformation du lundi 3 novembre 2014 iconBulletin de reinformation du lundi 27 mai 2013
«La Manif pour tous avait fait son temps». La porte parole avait laissé Xavier Bongibault, homosexuel opposé au mariage pour tous,...

Bulletin de reinformation du lundi 3 novembre 2014 iconBulletin de reinformation du jeudi 5 novembre 2015
«Les Etats européens doivent se préparer à l'idée qu'une situation très difficile nous attend dans les prochains mois». Malheureusement,...

Bulletin de reinformation du lundi 3 novembre 2014 iconBulletin de reinformation du mercredi 12 avril 2017

Bulletin de reinformation du lundi 3 novembre 2014 iconBulletin de reinformation du mercredi 15 mai 2013






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
d.20-bal.com