La solution «Eye Gaze Wheelchair» fondée sur l’utilisation d’une tablette pour communiquer et se déplacer d’un regard 19





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Regards sur l’accessibilité numérique

Entretien / Dominique Burger, BrailleNet


« Nous sommes très en deçà de ce qui pourrait être réalisé pour les personnes handicapées »

L’accessibilité numérique devient un enjeu crucial pour les personnes handicapées. Mais où en sommes-nous véritablement ? Les évolutions récentes, tant législatives que technologiques, changent-elles la donne ? Quid du rôle de l’État et des services publics ? Rencontre avec Dominique Burger, administrateur de l’association BrailleNet.

De plus en plus de projets technologiques relatifs à l’accessibilité émergent. Qu’est-ce que cela change dans le quotidien des personnes handicapées ?

Beaucoup de choses ont progressé depuis une vingtaine d’années, en particulier en ce qui concerne les usages. Pour prendre un exemple que je connais bien, Alex Bernier, le directeur de BrailleNet, est aveugle et il est aujourd’hui totalement autonome au sein de nos bureaux. Pour ces personnes, le numérique a ouvert des possibilités immenses, notamment en termes de communication et d’accès à l’information.

Le numérique crée également de nouvelles pratiques. Une personne dyslexique peut par exemple, avec le format EPUB, cumuler une lecture audio grâce à une synthèse vocale avec des fonctionnalités de surlignage à l’écran permettant de visualiser le texte lu. Les dyslexiques bénéficient ainsi de technologies qui leur permettent de lire quasiment normalement. Cependant, nous ne pouvons pas nier que nous sommes très en deçà de ce qui pourrait être réalisé et du potentiel que représente le numérique pour les personnes handicapées. 

Quid du rôle de l’Etat et, plus largement, du politique dans la prise en compte des besoins en termes d’accessibilité numérique ?

L’intérêt politique s’est accru et il faut poursuivre le travail de pédagogie. N’oublions pas qu’Internet a émergé en 1997/1998 pour le grand public et qu’il a ensuite fallu plus de dix ans pour que l’intérêt politique émerge et qu’une loi mentionne l’obligation d’accessibilité numérique des services publics… Et quatre ans supplémentaires se sont écoulés avant que ne sorte son décret d’application.

Aujourd’hui, la loi pour une République numérique comporte une obligation d’afficher le niveau d’accessibilité pour les services publics en ligne. Elle introduit notamment des amendes pour l’ensemble des services publics qui ne l’afficheraient pas. Mais nous pensons que cela ne fonctionnera pas, parce que l’on ne sanctionne pas la non-conformité aux normes d’accessibilité, mais seulement la non-déclaration. De plus, le montant des amendes est très peu dissuasif… Ces mesures ne sont pas à la hauteur de ce qu’il faudrait aujourd’hui dans une République numérique moderne.

Quelles mesures appelez-vous de vos vœux ?

Ce que peuvent les industriels et les fabricants de logiciels, et d’autant plus ceux qui sont à l’origine des standards, c’est prendre en compte l’accessibilité très en amont et l’intégrer dès la conception. Cela peut passer par l’introduction des caractéristiques de personnalisation au sein de logiciels, qui permettent de modifier le comportement des ordinateurs et l’affichage en fonction des utilisateurs. 

Au-delà de l’engagement des industriels, le maître-mot reste selon moi l’incitation. Et inciter, c’est d’abord outiller les gens comme il faut, transmettre les connaissances essentielles. Aujourd’hui, dans la plupart des formations à l’informatique et au Web, les étudiants n’entendent jamais parler d’accessibilité numérique. La formation à l’accessibilité numérique devrait être obligatoire.

#EDUCATION

Entretien / Pierre Deniziot, Île-de-France


« Grâce au numérique, des élèves qui n’auraient jamais pu être scolarisés peuvent aller à l’école »

Neuropsychologue, maire-adjoint de Boulogne-Billancourt et conseiller régional chargé du handicap, Pierre Deniziot fait partie de ces rares élus handicapés qui mettent l’accessibilité à l’agenda.

Selon vous, quel intérêt portent les politiques à la question de l’accessibilité et comment parvenez-vous à sensibiliser à cet enjeu, à l'échelle de votre commune ou de la région Ile-de-France ?

Handicap et accessibilité sont des thèmes traités de manière très inégale en politique, notamment parce que leur aspect transversal n’est pas assez développé. L’accessibilité est le plus souvent rattachée aux affaires sociales ou à la santé, alors qu’elle touche également l’éducation ou l’emploi.

La question du manque de représentativité des handicapés joue aussi beaucoup, avec seulement 0,001% d’élus handicapés en France pour 12% de citoyens concernés. Mais ce qu’il manque le plus, il me semble, c’est la prise de conscience globale de l’opinion de cet enjeu majeur, afin que les politiques s’y intéressent davantage. Pour que l’enjeu d’accessibilité entraîne à plus grande échelle, nous avons besoin qu’un cortège politique porte cet engagement aux plus hauts niveaux.

Emploi et handicap font justement partie des grandes causes du conseil régional d’Ile-de-France en 2016 : quel rôle joue le numérique dans ce contexte ? 

Côté emploi, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, porte une attention toute particulière aux questions du numérique et de l’emploi des personnes handicapées. Dans tous les domaines, le numérique réduit certaines problématiques liées au handicap. Côté éducation, il a permis la scolarisation d’élèves qui n’auraient jamais pu aller à l’école il y a encore quelques années. L’aide à la prise de notes avec des logiciels correctifs se montre ainsi indispensable pour des élèves qui ont des problèmes cognitifs (comme la dyslexie) ou sensoriels (aveugles ou sourds). La région Ile-de-France aide à l’acquisition de ces dispositifs.

Derrière la question du numérique à l’école, l’enjeu est réel, car l’exclusion des personnes handicapées repose principalement sur leur manque de qualification. C’est pourquoi Valérie Pécresse a engagé la région dans le développement de partenariats avec différents acteurs pour l’élévation du niveau de qualification des jeunes handicapés. Des aides ont également été votées pour soutenir les start-up qui innovent dans ce sens afin de pousser cette dynamique plus loin.

En tant que neuropsychologue, vous portez un double regard sur ces sujets. Qu’apportent les progrès du numérique aux neurosciences et à l’enjeu d’accessibilité ?

En neurosciences, le numérique nourrit la recherche fondamentale, et réciproquement. En étudiant le son par exemple, on arrive aujourd’hui à découper un processus, à le comprendre et à le dupliquer numériquement. Cela ouvre de nombreuses perspectives dans le champ de l’intelligence artificielle.

Au niveau du handicap, les progrès en neurosciences ont permis la reconnaissance des troubles de dyslexie ou de dyscalculie et amélioré les pistes de prise en charge, notamment par des dispositifs numériques. Mon sentiment, c’est que nous sommes au début seulement du développement du numérique dans tous ces domaines, mais que les progrès sont déjà très rapides et représentent un véritable enjeu d’avenir.

ENCADE / Zoom Sur … L’éducation et le numérique


Depuis la loi handicap de 2005, le nombre d’élèves handicapés scolarisés en milieu scolaire ordinaire a doublé.

Si les ressources pour leur permettre de suivre leur scolarité sont surtout humaines, le numérique joue un rôle croissant pour rendre l’école encore plus accessible, en particulier grâce à du matériel léger, connecté et intelligent comme les ordinateurs, les tablettes ou les objets connectés. Des solutions logicielles variées existent pour différents types de handicap : capteurs reliés aux ordinateurs pour le pilotage d’une interface à distance, logiciels vocaliseurs ou de corrections automatiques, claviers spécialisés…

La majorité des ressources numériques utilisées à l’école n’est toutefois pas toujours pensée en accord avec les usages et les besoins de chaque élève handicapé. Les handicaps sensoriels ou cognitifs, tels que les troubles du langage et des apprentissages (aussi appelés les « DYS »), ou les troubles envahissants du développement appellent en effet des réponses spécifiques aux besoins de chacun.

D’où l’importance de l’accessibility by design, ou le fait de développer des outils numériques qui intègrent la problématique du handicap dès leur conception. Voire, lorsque cela est possible, de façon participative avec les usagers.

La prise en compte de cette question doit en outre s’insérer dans une réflexion plus large autour de l’usage du numérique à l’école. L’enseignement supérieur, lui-même face au tournant numérique avec le développement des MOOC (cours en ligne massifs et gratuits), aurait tout à gagner de la mise en place d’une accessibilité native des contenus, accessibles à tous.

De ce point de vue, l’exception handicap au droit d’auteur, qui autorise la reproduction gratuite des œuvres en format accessible, a permis des avancées notables. Des actions de partenariats et de soutien aux éditeurs et aux chaînes de production ont été menées, comme c’est par exemple le cas avec la plateforme « lire-ensemble.com ». Offrir un choix de lectures et la possibilité de créer des œuvres en langue des signes est une première étape, mais, grâce aux progrès en intelligence artificielle, on peut espérer aboutir à une traduction de la langue des signes en temps réel à moyen terme.

Dans un futur plus proche, le texte – qui peut être lu sur papier, sur écran, en braille, vocalisé avec des logiciels – et la langue des signes françaises (LSF) qui ne correspond pas à la traduction littérale du français mais constitue bien une langue à part entière – restent sûrement les supports prioritaires.

#EMPLOI

ENTRETIEN/ Farid Marouani, APF Entreprises


« C’est peu de dire qu’il faudra favoriser les synergies entre Etat, entreprises et associations »

Comment mettre en œuvre des solutions concrètes pour défendre les intérêts des personnes handicapées sur un marché du travail en pleine transformation ? Entretien avec Farid Marouani, Directeur des opérations d’APF Entreprises, le réseau des entreprises du secteur adapté et protégé de l’Association des Paralysés de France (APF), qui emploie plus de 80% des personnes en situation de handicap.

En tant qu'observateur et acteur du secteur de l'insertion professionnelle pour les personnes en situation de handicap, comment décririez-vous la situation française actuelle ?

Malheureusement, nous faisons face à des chiffres très importants en termes de chômage, avec près de 21% d’handicapés sans emploi, soit le double du taux de chômage national, et de réelles difficultés d’insertion (âge élevé, faible niveau de formation, chômage longue durée, etc.) Pour réussir le challenge de la réinsertion professionnelle de ces personnes éloignées du marché de l’emploi, l’aspect formation est indispensable : il s’agit de donner aux candidats handicapés, les moyens de s’insérer durablement sur le marché de l’emploi.

La chance que nous avons aujourd’hui avec le numérique, c’est que des métiers se développent, vers lesquels on va pouvoir réinsérer ces personnes, d’autant que le secteur est en demande forte et continue de ressources et qu’il embauche énormément.

Comment l’initiative que vous avez lancée, EA Numérique, y contribue-t-elle ?

Nous avons d’abord mis en place un job dating pour cerner les profils intéressés par les métiers du numérique. En partenariat avec Pôle Emploi, nous les avons ensuite orientés vers une formation diplômante reconnue. Nous nous sommes enfin rapprochés de grandes entreprises du secteur pour travailler ensemble sur la meilleure manière de proposer des emplois qualifiés à ces profils.

Comment le numérique contribue-t-il à encourager l'accessibilité dans le monde professionnel ? Et l'accessibilité tout court ?

Le numérique change déjà tout dans notre vie ! En termes professionnels, on voit bien comment il facilite l’accès à l’information, aux offres d’emploi, la mise en relation avec des employeurs potentiels ou de simples contacts. L’offre de formation disponible en ligne est également très diversifiée et conséquente.

Pour les personnes en situation de handicap, de nombreuses plateformes et services numériques existent, y compris dans le domaine professionnel. C’est un outil citoyen aussi bien qu’une formidable opportunité de créer de l’emploi, pour les candidats en situation de handicap bien sûr, mais plus globalement pour tout le monde !

Comment le numérique changera-t-il la situation pour les demandeurs d’emplois handicapés dans les années à venir ?

Nous sommes très optimistes vis-à-vis des métiers du numérique qui ont des besoins de recrutement forts, et quant au fait que des entreprises vont s’adapter aux travailleurs handicapés. Nous redoublons d’efforts pour mettre en relation entreprises du numérique et demandeurs d'emplois en situation de handicap. Et le pari est en train d’être gagné. Par exemple le portail « Handi-numérique », premier portail du secteur dédié aux personnes en situation de handicap a été lancé par des grandes entreprises du numérique. En 10 ans ce sont près de 700 000 postes qui ont été créés.

Toutefois, même si les entreprises jouent un rôle crucial dans cette transformation, la place de l’Etat reste bien entendu primordiale. Et bien sûr, c’est peu de dire qu’il faudra favoriser les synergies entre Etat, entreprises et associations pour arriver à ce bien commun. Une réflexion sur le financement de l’accompagnement des parcours des demandeurs d’emploi est à envisager.

Zoom sur … l’emploi et le handicap


Depuis 1987, les entreprises d’au moins 20 salariés ont pour obligation de recruter dans leurs effectifs au moins 6% de personnes ayant un handicap.

Un manquement à cette obligation conduit à devoir payer une « amende », convertie en contribution à l’Association nationale pour la gestion du fonds d'insertion professionnelle des handicapés (Agefiph).

Les pouvoirs publics ayant constaté que certaines structures préféraient payer l’amende plutôt que d’embaucher des employés handicapés, la loi de 2005 a renforcé la sévérité des pénalités. Un dispositif dont on peut mesurer l’effet positif : le pourcentage d’handicapés ayant un emploi augmente. Par ailleurs, il faut également noter que 81% des personnes employées occupaient un emploi ordinaire en 2011.

Ce qui n’exclut en aucun cas la nécessité de tout l’écosystème de faciliter l’accès à l’emploi. Le chemin est encore long à parcourir et la promotion d’outils adaptés, en particulier numériques, ainsi que d’un environnement adapté, peut ici aussi jouer un rôle décisif. En effet, l’utilisation des outils informatiques (PC, téléconférences…) permet de faire face si besoin à des problématiques de déplacements ou de communications qui, en fonction du handicap, peuvent s’avérer majeures.

Par ailleurs, l'accessibilité des logiciels de bureautique, et plus largement du web et de ses contenus, est primordiale pour permettre à une personne en situation de handicap d'avoir le même niveau d'accès à l'information que ses collègues.

#SERVICES PUBLICS

ENTRETIEN/ Antoine Darodes, Agence du Numérique


« Il faut massifier le mouvement pour assurer un service public accessible à tous »

Dans un contexte de dématérialisation des services publics, quelle place accorder à la question de l’accessibilité ? Entretien avec Antoine Darodes, à la tête, depuis sa création en 2015, de l’Agence du Numérique, le levier de l'action du gouvernement en faveur de la diffusion du numérique dans les territoires.

Quel regard portez-vous sur l’accessibilité numérique aujourd’hui ?

On a du chemin à faire : aujourd’hui, 10% des sites Internet affichent leur niveau d’accessibilité. L’exigence d’une République numérique pour tous les citoyens, portée par la Loi numérique d’Axelle Lemaire, a permis la prise de conscience forte de l’enjeu de l’accessibilité, en le plaçant au cœur des articles 43 et 44. Mais il s’agit d’un point de départ et non d’un aboutissement : il faut maintenant massifier le mouvement de bascule pour assurer un service public accessible à tous. De beaux exemples, comme servicepublic.fr ou pole-emploi.fr, tirent la dynamique d’accessibilité vers le haut, et nous devons, du côté de l’Agence du Numérique, être irréprochables en la matière afin d’encourager de plus en plus d’acteurs à s’engager dans cette démarche.

Quels sont les « chantiers » prioritaires de l’Agence du Numérique en la matière ?

Notre rôle est d’orchestrer le changement en animant et en soutenant financièrement les initiatives numériques développées par les collectivités territoriales, entreprises ou associations qui innovent autour de cet enjeu. Nous nous mobilisons ensuite avec tout un réseau d’acteurs pour valoriser les meilleures pratiques.

Notre ambition est de réussir cette révolution numérique : elle doit être innovante, mais ne doit pas oublier les valeurs fondamentales et républicaines auxquelles nous tenons. Inclure l’ensemble des citoyens, quelle que soit leur catégorie socio-professionnelle, leur localisation sur le territoire et leur handicap est essentiel.

Envisagez-vous de nouveaux outils législatifs pour renforcer la démarche d’accessibilité ?

Aujourd’hui, nous disposons de l’arsenal législatif pour réussir à lancer le mouvement, notamment grâce aux mesures envisagées par la Loi numérique. On se donne les outils pour atteindre nos objectifs, notamment grâce à des schémas pluri-annuels de mise en accessibilité des sites. La mise en œuvre de chartes à un niveau plus local, comme celui des collectivités ou des écoles, nous permettra également de remplir nos objectifs de sensibilisation. La mutation des sites publics doit en effet être la plus rapide et exemplaire : nous attendons des résultats concrets d’ici fin 2017.

Selon Dominique Burger, président de l'association BrailleNet, on sanctionne aujourd’hui seulement la non-déclaration du niveau d’accessibilité, et le montant des amendes en cas de manquement serait « très peu dissuasif ». Qu'en pensez-vous ?

Il faut procéder à ce sujet de manière graduée, notamment quand il s’agit d’une exigence citoyenne, républicaine, comme celle d’offrir un service accessible à tous. Notre objectif est d’informer en procédant à une sensibilisation très forte afin d’enclencher un mouvement, d’accompagner l’ensemble des acteurs publics, notamment les collectivités territoriales de petite taille, en leur fournissant des ressources utilisables et des outils concrets et enfin de responsabiliser les acteurs concernés grâce à deux nouvelles obligations qui renforcent la législation de 2005 (obligation d’affichage du niveau d’accessibilité et élaboration d’un schéma pluriannuel d’accessibilité). L’accessibilité ne doit pas apparaître comme une nouvelle contrainte lourde mais comme une sensibilité citoyenne.

Zoom sur… Les services publics et l’accessibilité numérique


Alors que de plus en plus de services administratifs sont dématérialisés pour faciliter la vie des citoyens, cette généralisation du numérique ne doit pas devenir un facteur d’exclusion pour les personnes en situation de handicap.

Le référentiel d’accessibilité numérique pour les sites Internet de l’administration, ou RGAA, a été établi en 2007. Cette version 1.0 du RGAA reposait alors sur les premières règles pour l’accessibilité des contenus Web ou WCAG (Web Content Accessibility Guidelines). Avec la publication des WCAG 2.0 en 2008 et suite aux dispositions européennes qui obligent les pouvoirs publics à adopter les WCAG, le RGAA a évolué vers une version 2.2.1 en cohérence avec les dernières guidelines. Or, d’après une étude menée par BrailleNet en 2014, seuls 4% des sites Internet publics étaient en conformité avec ces standards.

Initialement, l’Etat disposait d’un délai de deux ans (jusqu’en 2011) et l’administration territoriale d’une année supplémentaire pour se mettre en conformité avec ce référentiel. Du fait de la complexité du RGAA 2.2.1, celui-ci a été mis à jour pour être plus opérationnel. Un plan d’accessibilité numérique a été élaboré par les services d’information de l’Etat conjointement avec le Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP).

La 3e version du RGAA a été approuvée en 2015 à la suite de ce travail collaboratif, en lien avec les experts d’AccessiWeb. Ainsi, basé sur le référentiel AccessiWeb HTML5/ARIA, il s’agit pour le RGAA 3.0 non seulement d’une refonte méthodologique, mais également d’une mise à jour technique pour embrasser la réalité du web d’aujourd’hui. Les administrations sont depuis tenues de se conformer aux deux premiers niveaux de conformité exprimés, c’est-à-dire de respecter l’ensemble des critères A (niveau minimal) et AA (niveau normal) du RGAA. Dans la pratique, il s’agit par exemple de rendre toutes les fonctionnalités accessibles au clavier, de proposer des contenus qui soient structurés, en grands caractères ou bien qui puissent être lus par un outil de synthèse vocale.

Pour réussir le déploiement des sites e-accessibles, il convient toutefois d’accompagner les parties prenantes avec des solutions adéquates. La direction interministérielle du numérique et du système d'information et de communication de l'État (DINSIC) a proposé des ressources spécifiques pour les développeurs et les chefs de projet. Elle décerne par ailleurs le label « e-accessible » aux organismes qui se sont engagés dans une démarché d’accessibilité.

Enfin, la formation est un enjeu considérable : l’e-accessibilité est absente des formations (initiales ou continues) dispensées par l’administration à ses agents ainsi que de la très grande majorité des cursus scolaires et universitaires. Un effort conséquent est indispensable à ce niveau pour que l’exigence citoyenne d’accessibilité numérique pour tous soit tenue.
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