Réunion du 7 mars 2014 (salle communale de Sanilhac)





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date de publication23.10.2016
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Réunion du 7 mars 2014 (salle communale de Sanilhac)

Le porte-parole du collectif remercie de leur présence l’auditoire et explique la naissance du collectif . La réunion débute à 18h20 :

Constats :

  • Plusieurs coupes non respectueuses de l’environnement (coupes à blanc, branchages laissés au sol, routes, chemins et faysses endommagés, le tout ayant des répercussions sur la faune et la flore) ont eu lieu ces dernières années sur les communes de Lablachère, Laurac, Montréal, Rocles, Rosières, Sanilhac…Ce qui entraîne une dégradation notoire du cadre de vie, du paysage en général.

Actualités :

  • Rappel des grandes lignes de la réunion de Rosières, du rôle du CRPF, du PNR.



  • Mme BUIS, lors d’un entretien avec deux membres du collectif, est catastrophée par la complexité de l’exploitation des forêts en Ardèche due à la multitude de petits propriétaires. Elle désire une meilleure gestion, respectueuse de l’environnement. Elle en rendra compte au Préfet de l’Ardèche. Le département de l’Ardèche n’a pas d’histoire en matière de forêts, comme c’est le cas dans la plupart des départements français .



  • Données chiffrées des consommations de la chaufferie d’Aubenas (13 000t de plaquettes/an),

De la centrale de Pierrelatte (150 000t de plaquettes/an et dans un futur proche 220 000 t de plaquettes/an), de Gardanne (850 000 t de plaquettes/an).

Allusion à l’article du Midi Libre du 9 janvier 2014 où le PNC (Parc Naturel des Cévennes) et E.on France se sont entendus pour fixer les grandes orientations du projet de Gardanne (coupes effectuées dans un rayon de 400 km autour de Gardanne, entre autres…)

  • M. Manifacier (rencontré à Rosières) a permis l’attribution d’une subvention à la commune des Vans pour faire l’acquisition de bois privés et de les inscrire au patrimoine communal.



  • Un point sur Sanilhac a été fait. Il en ressort un sentiment d’impuissance de la part de tous (propriétaires et autres habitants de la commune). Les pouvoirs publics doivent prendre conscience que cette situation peut mettre l’activité touristique en péril, le cadre de vie , les emplois locaux de la filière bois .

Une lecture du courrier de la FRAPNA Drôme du 20/10/2011, alertant les maires de la Drôme et de l’Ardèche, est faite.

Que peut-on faire ?

Au niveau local : limiter le tonnage sur les routes communales comme à Rosières. Le Conseil Général et la Préfecture peuvent agir sur les routes départementales.

S’appuyer sur les ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique) ?

Ces documents ne sont pas opposables. La protection du paysage n’est pas réglementée.

Souhait de la députée Mme Buis : renforcer les règles de bonnes pratiques sylvicoles. Un travail est à faire pour que le cadre de vie soit protégé.

Mme Rivasi, rencontrée le 06/03/2014 à Joyeuse, lors d’un débat sur l’Europe, signale que la rivalité entre AREVA ( Mme Lauvergeon) et EDF (M. Proglio) pour la transformation d’EURODIF a débouché sur la naissance d’un projet surdimensionné en biomasse à Pierrelatte. Ce qui devait être, au départ une utilisation d’un second réseau de la centrale EDF de Tricastin, dans le but de chauffer des logements, une piscine, la ferme aux crocodiles, des serres, aboutit à une centrale biomasse qui n’a rien de durable, dans la mesure où la quantité de bois nécessaire ne permettra pas la régénération naturelle des forêts ardéchoises et drômoises. L’avertissement avait été donné à M.Pascal Terrasse du non- sens écologique de ce projet.

Elle fera remonter notre pétition au sein de la commission civique européenne. Des coordonnées sont échangés.

Notre collectif adhère à SOS Forêt France qui a mis en place, sur son site, une pétition nationale à l’adresse des Ministres Montebourg, Martin, Le Foll et au sénateur de Moselle rapporteur de la loi d’avenir sur l’agriculture et la forêt (LAAF). . A partir du 8 avril 2014, les sénateurs examineront ce projet de loi.

Un membre du collectif intervient pour positionner le collectif : Il se dessine un plan de grande envergure, la constitution de ce collectif n’est pas une réaction contre les petits propriétaires.

Questionnement et interventions du public :

La forêt : Quels sont les devoirs du propriétaire ?

Ils doivent demander une autorisation de coupe à la DDT pour une surface >4ha. A partir de 2ha, il y a obligation de replanter dans les 5 ans mais, comme le pin repousse de lui-même, personne ne replante. Il repousse alors que pour diverses raisons les propriétaires veulent s’en débarrasser. Pour bon nombre d’habitants, le pin n’étant pas une espèce endémique, il devrait disparaître du paysage et laisser place à des essences locales. Il y a donc contradiction avec les coupes actuelles.

Il s’avère que tout au long du XXème siècle les paysages étaient tout autre car cultivés. Suite à la déprise agricole, le pin a été planté, dans un premier temps pour les mines. Cette espèce a colonisé de nombreux espaces : faysses et espaces agricoles délaissés.

Lorsqu’on éclaircit une forêt, les feuillus repoussent. S’il y a coupe rase, alors le pin repousse prioritairement. Les coupes rases du secteur atteignent jusqu’à 130ha.

Il a été constaté que pour certaines coupes à blanc, et notamment celle du Blajoux, les forestiers tracent des pistes dans la pente pour laisser passer leurs engins, ils arrachent tout, entraînant une grosse érosion: plus rien ne repousse sur des pans entiers de collines.

Un ancien menuisier intervient pour défendre le pin. C’est une belle essence. Il faut laisser quelques beaux arbres. Ailleurs, en France, il a meilleure presse (Landes-> bois d’œuvre)

Intervention du porte-parole du collectif

Le collectif a rédigé un sondage destiné aux deux listes qui se présentent sur Sanilhac. Une lecture de ce document est faite à la salle.

Le patrimoine vernaculaire, les ZNIEFF :

Allusion aux risques de destruction du patrimoine vernaculaire sur la commune de Sanilhac, notamment celui en cours de recensement. Quant aux ZNIEFF il faut souhaiter qu’elles soient respectées, et que les investigations de la direction régionale de l’environnement se poursuivent.

La chaufferie d’Aubenas :

Dans la mesure où les prélèvements pour la chaufferie d’Aubenas s’effectuent dans un rayon de 40 à 50 km autour de la ville, il y a quelques inquiétudes à avoir si les coupes s’intensifient dans notre région.



Les propriétaires face aux coupes:

Un propriétaire forestier signale que les sociétés demandent un montant supplémentaire pour le nettoyage des parcelles (sans parler de plantation). C’est pourquoi les parcelles sont laissées telles quelles. Il faudrait trouver des solutions pour replanter, qu’il y ait des aides financières, sinon cela coûte trop cher. Pour l’entretien de la forêt, on pourrait songer à un troupeau de brebis avec son berger géré par la commune.

Un autre propriétaire intervient. Il entretient lui-même ses parcelles. Il coupe mais laisse sur place le bois afin qu’il ne pourrisse pas sur le sol. Le moment venu, il vient couper ce dont il a besoin.

Un membre du collectif précise que l’Association des Gestions Forestières de la Région d’Aubenas (ASLGF) conseille les propriétaires forestiers. Le siège de cette association se trouve à Ailhon.

Une personne du collectif intervient pour dire que nous sommes à un moment clé et qu’il faut trouver la solution ensemble pour gérer durablement la forêt. Les AMAP bois conviendraient tout à fait à notre région. Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard, les coupes s’intensifient.

Une personne s’interroge sur le pic noir qui est protégé dans d’autres départements français et ne l’est pas en Ardèche. N’y a-t-il pas quelque chose à faire ?

La réunion se termine par un moment convivial et d’échanges autour du verre de l’amitié.

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Précisions quant à l’ AMAP bois :

Développer de nouveaux modèles d'organisation pour tendre vers l'autonomie énergétique locale, la valorisation des forêts locales, la solidarité et le lien dans la filière forêt-bois.

* L’AMAP, Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne, réunit producteurs et consommateurs de produits agricoles, et propose une solidarité économique, sociale et écologique. L’« AMAP » bois bûche transpose le concept au « paysan-forestier » et intègre un troisième protagoniste, le propriétaire forestier.

Le propriétaire forestier

Il met à disposition sa forêt, il lisse ses revenus et retire à moyen et long terme une augmentation de son capital forestier.

Le forestier

ll travaille dans le respect de l’écosystème (prélèvements parcimonieux du bois, sélection des arbres d’avenir et recherche de diversité des essences et des âges). Il est soutenu par le collectif et dispose de facilités financières grâce à l’engagement des consommateurs et à la valorisation de son travail de soin à la forêt.

Le consommateur de bois bûche

Solidaire, il s’engage à l’avance et paie une partie de son bois au moment de l’exécution des travaux forestiers. Il participe autant que possible au projet via, par exemple, des chantiers collectifs en forêt pour acquérir des savoir-faire et renforcer le lien avec le forestier. Il peut bénéficier de tarifs plus avantageux s'il réalise une partie du travail par lui-même.
(voir le lien : http://www.dryade26.org/2.html )

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