Centre rhone –alpes d’ingenerie sociale solidaire & territoriale





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Gerard CLEMENT Page du 13 AU 19 JUIN 2016 409.doc22/10/2016


CENTRE RHONE –ALPES D’INGENERIE SOCIALE SOLIDAIRE & TERRITORIALE



REVUE DE PRESSE

Du 13 AU 19 JUIN 2016



  • Grèves : c’est nous les champions ?

  • L’emploi, affaire de tous… ou de personne ?

  • À l’OIT, les travailleurs appellent les gouvernements à se ressaisir

  • Développer la culture du dialogue social : diagnostic et propositions du Conseil économique, social et environnemental.

  • Les travailleurs détachés : ce que change la loi travail

  • Les syndicats au révélateur de la loi travail

  • Trois légendes qui hantent l'économie

  • Et le travail dans tout ça ?

  • « Faut-il attendre la croissance ? » et « Einstein avait raison. Il faut réduire le temps de travail »

  • Le coût public du chômage : plus de 100 milliards d’euros par an ?

  • Industrie du futur : les ambitions et le plan (incomplet) de Laurent Wauquiez

  • ERAI : le verdict accablant de la chambre régionale des comptes

  • Romans-sur-Isère : deux projets pour l'ex usine Jourdan

Grèves : c’est nous les champions ?

SANDRINE FOULON 10/06/2016

Grève des éboueurs à Paris contre la loi travail, le 10 juin, jour de l'ouverture de l'Euro 2016.©DENIS ALLARD/REA

Des poubelles qui jonchent les rues de la capitale, des trains supprimés et des usagers désemparés sur les quais, des pilotes qui menacent de perturber le trafic aérien, des coupures sauvages d’électricité… Le tout filmé et diffusé sur toutes les chaînes du monde à quelques heures de l’ouverture de l’Euro 2016. Pas sûr que l’Hexagone perde cette année son titre de championne du monde de la grève. Mais cette image de nation contestataire est-elle entièrement justifiée ?

Difficultés de méthodologie

Avec 79 journées individuelles non travaillées (JINT) pour 1 000 salariés en 2013, selon le dernier recensement du bilan de la négociation collective du ministère du Travail, la France reste, sans aucun doute, dans le peloton de tête des pays qui ont le plus recours à cette forme de contestation. Selon les calculs d’ETUI, l’Institut syndical européen, la moyenne européenne tourne, pour cette même année, autour de 32 journées de grève pour 1 000 salariés. Des comparaisons qui restent néanmoins aléatoires.

D’abord, parce que les données nationales sont hétérogènes. « Le service statistique du ministère du Travail (la Dares) qui recense ces journées ne tient pas compte des grèves dans la fonction publique d’Etat [qui sont répertoriées par la DGAFP, NDLR], détaille Arnaud Parienty, professeur de sciences économiques et sociales. Par ailleurs, il y a eu des ruptures de série. Un premier changement est intervenu après le grand conflit social de 1995, isolant les transports des autres secteurs. Ensuite, le chiffre fondé sur les remontées des inspecteurs du travail et les directions locales du travail n’étant pas très fiable, le ministère utilise depuis 2005 une enquête spécifique, ce qui fait que nous n’avons pas véritablement de série longue. Enfin, seules les journées complètes de grèves sont comptabilisées. Tous les débrayages de quelques heures ne le sont pas, alors que ce sont une forme de contestation utilisée dans les entreprises à flux tendu pour gêner la production. »

« Comme ces conflits sont médiatisés, cela donne le sentiment que toute la France est paralysée »

Cette sous-déclaration militerait donc dans le sens d’un pays fidèle à sa réputation de « gréviculture ». Le constat n’est pas aussi simple. Et les situations sont très disparates selon les secteurs. Si la construction enregistre 8 journées individuelles non travaillées pour 1 000 salariés en 2013, le secteur du transport, lui, en affiche 407 ! Cet « effet loupe » du transport est confirmé au ministère du Travail. « Comme ces conflits sont médiatisés, cela donne le sentiment que toute la France est paralysée. Mais cela n’est pas le reflet du niveau de conflictualité », explique-t-on à la Dares.

Les transports, champions de la grève

Palmarès européen

Quant aux palmarès internationaux, ils sont aussi sujets à caution. Les comparaisons européennes qui nous situent, selon les périodes et les instituts (Eurofound ou Statista qui se fonde sur l’étude de WSI de la Fondation Hans Böckler), en 1re ou en 2e position par rapport au Danemark, loin devant le Royaume-Uni ou l’Allemagne, sont hasardeuses, sachant que des données font défaut en fonction des pays. Elles manquent pour l’Italie (2009-2013), la Grèce (2011 et 2013) ou le Portugal (2008-2009), si l’on se réfère aux calculs d’ETUI. Or, ces pays ont connu de nombreux conflits sociaux, provoqués notamment par les politiques d’austérité mises en œuvre après la crise économique de 2008.

Grève : la France, en haut du podium

Nombre de journées non travaillées pour 1000 salariés, moyenne 2005-2013

WSI

D’une année sur l’autre, les variations peuvent s’expliquer par l’annonce de grandes réformes (celle des retraites de 2010 en France, par exemple) ou de fortes revendications salariales. En 2013, l’Hexagone a connu près de 1,3 million de journées individuelles non travaillées (pour 16 millions de salariés du privé). En 2015, l’Allemagne a enregistré 2 millions de journées non travaillées, estime l’institut WSI. Un record pour les salariés du privé (qui sont près de 35 millions outre-Rhin), les fonctionnaires allemands n’ayant pas le droit de faire grève. Avec les conflits à la Lufthansa, la Deutsche Bahn, Deutsche Post, chez Amazon ou dans les crèches publiques, le nombre de débrayages a en effet été multiplié par cinq par rapport à 2014, relève WSI. Rapporté à 1 000 salariés, cela fait 17,5 journées non travaillées, contre 11,2 en 2014. Malgré ce pic de conflictualité exceptionnel, cela reste nettement en dessous des ratios français.

Hétérogénéité des situations

En dépit de cette première place difficilement contestable, les observateurs notent tout de même une baisse de la conflictualité dans l’Hexagone. « Jusqu’en 1983-1984, nous ne disposions pas de statistiques très fiables, mais il est clair que le nombre de journées de grève avait baissé par rapport aux années 1970. Ensuite, malgré les ruptures de série et la sous-déclaration, la conflictualité dans les entreprises privées a diminué. Aujourd’hui, les mouvements se concentrent essentiellement dans le secteur public, les transports, le raffinage… », relève Arnaud Parienty. Globalement, selon la Dares, seul 1,2 % des entreprises de plus de 10 salariés a déclaré au moins un jour de grève en 2013, contre 1,3 % en 2012 et 1,8 % en 2011.

Les grèves sont en baisse

« Malgré les ruptures de série et la sous-déclaration, la conflictualité dans les entreprises privées a diminué »

En période de crise, la conflictualité a tendance à baisser. L’évolution des formes de travail (CDD, atomisation du salariat) ne favorise pas non plus les conflits sociaux. D’autres formes de contestation, moins pénalisantes pour ces populations, ont tendance à émerger. La contestation contre la loi Travail a ainsi vu naître, outre les traditionnels appels à manifester, une pétition citoyenne sur les réseaux sociaux ou le mouvement Nuit debout. Ces nouvelles formes de revendication viennent compléter la grève. Sans toutefois parvenir à rivaliser dans le rapport de force.

SANDRINE FOULON
L’emploi, affaire de tous… ou de personne ?

DENIS CLERC 14/06/2016

Dans une actualité sociale agitée, le chiffre est quasiment passé inaperçu. L’emploi salarié dans les secteurs marchands a progressé de 160 000 entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016. Il faut remonter à 2008 – avant la crise – pour trouver une évolution aussi forte1. Certes, cette embellie récente est loin de suffire à effacer la perte des 600 000 emplois salariés marchands provoquée par la crise : le manque actuel est toujours de 400 000 et, notamment dans l’industrie, les entreprises qui ont disparu ne reviendront pas.

Même si l’on peut, à bon droit, dénoncer les promesses imprudentes et électoralistes de François Hollande dans sa capacité à « inverser la courbe du chômage », il importe aussi de souligner que ces emplois perdus du fait des entreprises disparues résultent surtout de la politique de son prédécesseur et de son gouvernement, qui avaient alors refusé de financer massivement du chômage partiel2. En prenant en charge les heures non travaillées du fait de l’insuffisance des débouchés dans des proportions quatre fois plus importantes en Allemagne qu’en France, le gouvernement et les Länder allemands avaient, entre 2009 et 2011, évité de nombreux licenciements et fermetures d’entreprises (surtout industrielles) et maintenu ainsi l’emploi3 et le tissu productif, contribuant ainsi à la reprise de 2011-2012.

Reprise insuffisante

Il semble donc que l’emploi – et l’activité – reparte. C’est une bonne nouvelle, mais elle ne suffit pas. Tout se passe dans notre pays comme si les acteurs sociaux – les syndicats, le patronat – se désintéressaient de cette question de l’emploi. La (petite) amélioration de la situation économique engendre bien plus de revendications salariales que de mobilisations autour des créations d’emplois nouveaux. Il est vrai que, depuis 2008, le pouvoir d’achat des salariés n’a pas été à la fête, et que beaucoup, confrontés à des difficultés quotidiennes, aspirent à un bol d’air. Mais le problème majeur concerne les 3 à 5 millions de personnes qui émargent à Pole emploi et dont beaucoup finissent par perdre espoir de renouer un jour avec l’emploi.

On compte sur les doigts d’une seule main les conflits sociaux dans lesquels les salariés revendiquent des formes diverses de partage de l’emploi

Autant, les conflits sociaux se durcissent autour des questions de protection de l’emploi (cf. la loi El Khomri) et d’augmentation des salaires, autant on compte sur les doigts d’une seule main ceux dans lesquels les salariés revendiquent des formes diverses de partage de l’emploi4 en vue de faire de la place, aujourd’hui, à ceux qui sont à la porte des entreprises. L’idée que, dans tel ou tel secteur, dans telle ou telle entreprise, il puisse y avoir place, dans la négociation, à l’abandon (éventuellement provisoire) de tel ou tel avantage en contrepartie de création d’emplois, ou que la marge dégagée par l’amélioration de l’activité serve en priorité à créer des emplois plutôt qu’à l’augmentation des salaires, est exclue.

Dans la démarche syndicale, la création d’emplois doit résulter d’une décision patronale, pas d’un arbitrage. Dans l’esprit du patronat, la création d’emplois doit résulter d’un besoin lié à des débouchés plus importants, pas d’une négociation. Dans les deux cas la création d’emplois, responsabilité conjointe des deux acteurs, passe à la trappe. Ce qui continue de dominer, c’est, du côté syndical, la conviction que ce qui n’est pas arraché au patronat sous forme d’améliorations des conditions de travail ou de hausses de salaire horaire servira à gonfler les profits des ultra-riches. Tandis que, du côté patronal, l’objectif premier, prioritaire, est d’améliorer la productivité pour pouvoir faire face aux revendications salariales ou aux offensives de la concurrence.

Les Insiders se désintéressent des outsiders

Il n’est pas imaginé une seule minute – ou seulement dans des situations exceptionnelles, comme lorsque se profilent des risques de licenciement – que l’emploi puisse résulter aussid’une négociation où la vision d’un bien collectif doit l’emporter sur celle d’un avantage privé. En témoigne notamment le fait que, à la demande de Louis Gallois, le Président de la République avait accepté de promouvoir la lutte contre le chômage de longue durée comme cause nationale en 2014. Il ne s’est strictement rien passé : aucune branche n’a ouvert sur ce sujet la moindre négociation. Les Insiders se désintéressent des outsiders, remettant leur sort entre les mains d’on ne sait qui, mais en tout cas, pas de celles des salariés en emploi.

La croissance à venir ne permettra pas de créer les millions d’emplois dont la France a besoin

Pourtant, ce changement de perspective est nécessaire ; et même indispensable. D’abord parce que nous savons que l’ère de la croissance est terminée et que l’avenir de l’humanité est déterminé par notre capacité collective à réduire les prélèvements que nous opérons chaque jour sur les ressources non renouvelables et les rejets que nous effectuons, surtout si nous souhaitons laisser aux pays « émergents » la capacité d’assurer à leurs populations des conditions de vie décentes. Ensuite parce que nous savons, de façon non moins certaine, que, quelle que soit la croissance à venir, elle ne permettra pas de créer les millions d’emplois dont un pays comme la France a besoin, ne serait-ce que parce que les employeurs, face à cette éventualité de croissance, écrémeront le marché du travail ne retenant que les candidats dont le niveau de qualification, l’âge ou le diplôme leur paraît source de gains de productivité et/ou d’innovation. Même au plus fort de la croissance économique (les années 1998-2001), il subsistait deux millions de chômeurs, sans compter le « halo du chômage » fait de chômeurs découragés ayant cessé de chercher un Graal introuvable.

  • 1.Entre le 1er trimestre 2007 et le 1er trimestre 2008, l’emploi salarié marchand avait progressé de 183 000 postes.

  • 2.La Région Franche-Comté, très industrielle, s’était substituée à l’Etat défaillant et avait financé du chômage partiel, sous condition que les salariés suivent des formations. C’est ainsi que PSA et ses sous-traitants régionaux ont pu rebondir après avoir frôlé la faillite.

  • 3.Pour une évolution similaire du PIB entre 2008 et 2010 dans les deux pays, le taux d’emploi (nombre de personnes de 15 à 64 ans en emploi/nombre total de personnes dans cette même tranche d’âge) a augmenté d’un point en Allemagne alors qu’il diminuait d’un point en France.

  • 4.Réduction de la durée hebdomadaire, mais aussi temps partiel, congés de paternité, de formation, sabbatiques.

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