Chapitre 1 : drogues et toxicomanie I – La drogue phénomène universel





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CHAPITRE 1 : DROGUES ET TOXICOMANIE




I – La drogue phénomène universel



A partir du 19ème siècle, le monde occidental découvre l’usage des drogues, et une certaine élite intellectuelle s’y adonne volontiers. L’usage de la drogue est associé au culte du romantisme, et l’on y voit un facteur aidant à la production artistique.

Ces substances, naturelles ou synthétiques, changent la prise de conscience du réel et déforment les perceptions sensorielles.

A - Les produits




Le cannabis



Généralités :

Le cannabis (produit actif THC – tetra hydrocannabinol, découvert en 1964)

Formes : herbe (faible teneur en THC), Résine (haschich – 25 % de THC), huile (70 % de THC).

Cultivé dans 120 pays et plus particulièrement au Maroc, en Colombie, en Afghanistan et au Liban.

C’est la drogue la plus répandue et la moins chère.
Histoire :

Les Croisés ont découvert ce produit et l’ont ramené en Europe, toutefois c’est seulement au 18ème siècle que les botanistes et naturalistes vont s’y intéresser.

Au 19ème siècle, en France, l’écrivain Théophile Gautier se passionne pour la drogue et fonde le Club des Hachichins qui vers 1850 compte parmi ses membres des personnages célèbres (Alexandre Dumas, Charles Baudelaire, Eugène Delacroix).

Si la première réglementation visant à interdire ou limiter l’usage de cette substance n’interviendra qu’en 1916 (prohibition de l’usage en des lieux publics), notons toutefois que Bonaparte interdit à ses troupes d’en consommer sous peine d’emprisonnement, mais que paradoxalement la France organise dans ses colonies et protectorats du Maghreb un véritable monopole quant à la production et la distribution de cannabis (Régie des kifs et tabacs).
Les effets :

Dans 2/3 des cas la dépendance reste modérée voire faible. Toutefois, on remarque des effets d’ordre psychiques et somatiques.

Certaines études cherchent à mettre en évidence un lien possible entre cannabis et schizophrénie.

La cocaïne



Entre 900 et 1 000 tonnes de cocaïne sont produites annuellement.

En 1855, un chimiste allemand (Gaedcke) obtient des cristaux en distillant des feuilles de coca.

En 1860, un chimiste autrichien (Albert Niemann) isole le principe actif des feuilles de coca (la cocaïne) et en décrit le pouvoir anesthésique.

Freud expérimente ses effets et la conseille pour différents usages : aphrodisiaque, troubles gastriques, mal de mer, neurasthénie ou comme substitut aux addictions à l’opium ou à l’alcool.

Aux Etats-Unis, le Coca-Cola voit le jour en 1886 pour satisfaire la demande du marché américain.
Les effets à long terme : consommée de façon régulière, la cocaïne peut provoquer une contraction des vaisseaux sanguins (ex : nécrose des cloisons nasales), troubles du rythme cardiaque, troubles de l’humeur (irritabilité, attaques de panique), troubles du système nerveux, insomnies, tics nerveux etc…Elle entraîne une dépendance psychique rapide et forte.

Important : chez la femme enceinte la cocaïne traverse la barrière placentaire et expose le fœtus à des risques de retard de croissance, accidents vasculaires et malformations.

Les opiacées



Généralités sur l’opium :
L’opium est une préparation obtenue à partir du latex du pavot somnifère, qui une fois extrait, sèche et se modifie en une résine brune.

L’opium possède des propriétés sédatives et analgésiques, la morphine est le principal alcaloïde de l’opium.
Histoire :

Le pavot est introduit en Inde dès le 9ème siècle suite aux invasions arabes et perses.

Pendant des siècles, l’opium fut un objet de commerce pour ses effets sédatifs.
L’héroïne :
La prise d’héroïne entraine des effets à court, moyen et long terme. L’injection présente des risques de surdoses ou d’infections graves. Elle fut vecteur de transmission du SIDA, des hépatites B et C lors d’échanges de seringues. es substituts sont des opiacés synthétiques.

Les hallucinogènes



Un hallucinogène est une substance chimique psychotrope qui induit des hallucinations, des altérations des perceptions, altérations de la cohérence de la pensée. La plupart des hallucinogènes sont capables d’agir sur des emplacements spécifiques du cerveau de manière semblable à beaucoup de produits prescrits légalement.

De très petites doses suffisent à entraîner des troubles de la perception, de l’humeur et de la pensée.

Le LSD synthétisé en 1938 pour les laboratoires pharmaceutiques Sandoz, il est mis à la disposition des chercheurs, et semble être un traitement prometteur pour certaines pathologies mentales.

Dans les années 60, il est associé à la contre-culture nord américaine au travers du mouvement hippie et des communautés psychédéliques. Son influence culturelle marquera les années 60 à 70 et plus particulièrement les milieux pop, rock et cinématographiques.

Les filières :


L’essentiel des revenus du narcotrafic profite au crime organisé qui dispose de filières de blanchiment d’argent. La nature illégale du marché pousse les trafiquants vers une efficacité accrue et l’innovation.

Elles sont différentes en fonction des produits, des régions et des pays. Ces sols sont cultivés de manière intensive, et le recours aux herbicides, pesticides et engrais épuisent les éléments nutritifs de ces derniers.

La lutte contre le narcotrafic :


Interpol permet une coopération internationale notamment pour des services de police comme l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (OCTRIS) dont dépend la brigade des stupéfiants en France.

Lors de l’Assemblée Générale exceptionnelle consacrée aux drogues (UNGASS) en 1998, l’ONU avait annoncé l’éradication des cultures de pavot et de coca et une réduction considérable de celles de cannabis pour 2008. En 2003, la commission des stupéfiants évaluait le programme comme étant à mi-parcours, et de nombreux experts s’accordaient à dire que ces objectifs ne seraient pas atteints.

D’après l’OMS, le trafic de stupéfiants est, en dollars, le troisième commerce en importance dans le monde (après le pétrole et l’alimentation), et il faut insister sur le fait qu’il génère une criminalité spécifique.

Le chiffre d’affaires annuel du narcotrafic (entre 500 et 700 milliards de dollars) est le double de celui de l’industrie pharmaceutique, et six fois celui de l’aide officielle au développement des pays pauvres.

L’observatoire géopolitique des drogues estime que la répartition des revenus des stupéfiants dans le monde est la suivante :
Producteurs : 2 à 5 %

Transformateurs et intermédiaires nationaux : 15 %

Transporteurs et trafiquants internationaux : 26 %

Distributeurs dans les pays consommateurs : 54 %

II – Drogues et Santé Publique



Les estimations portent à environ 7 millions le nombre de personnes qui ont, en France, consommé au moins une fois une drogue dans leur vie. La prise de drogue au moins une fois, chez les adultes de 18 à 75 ans, est passée de 12 % en 1992 à plus de 18 % en 2000. Cette augmentation s’explique par la banalisation du cannabis et une meilleure déclaration de l’usage de cette drogue.

Le tabagisme, l’alcoolisme, le malaise psychologique, l’absentéisme scolaire et la violence subie ou exprimée sont des indicateurs importants.

Le nombre de toxicomanes ayant recours au système sanitaire et social s’accroît d’année en année.

90 % des toxicomanes de sexe masculin sont concernés par le système répressif et 75 % d’entre eux par le système sanitaire et social.

Les réflexions autour de la dépénalisation des drogues prouvent l’échec des sociétés occidentales dans leur lutte contre la toxicomanie et ne reposent trop souvent que sur la volonté de reconnaissance d’un phénomène de société.
Enfin, les exigences de performances et l’importance des problèmes rencontrés dans notre société moderne, incitent au développement des conduites dopantes que ce soit dans la vie quotidienne (viagra en matière de performances sexuelles, cocaïne en matière de performances professionnelles par exemple), ou dans le sport (scandale de l’EPO dans le cyclisme).


CHAPITRE 2 : LES ADDICTIONS AUX SUBSTANCES LICITES




I – Tabac et dépendance




Repères historiques :



La culture du tabac trouve son origine en Amérique. En 1492, lors de son expédition pour trouver le Nouveau Monde, Christophe Colomb découvre le tabac et le rapporte en Europe, où il est pendant longtemps utilisé comme simple plante d’ornement puis pour ses vertus thérapeutiques.

Plus que le monopole, se sera la stratégie du prix de vente et d’achat qui modifiera la production mondiale de tabac.

En 1809, Vauquelin, chimiste, isole l’alcaloïde du tabac : la nicotine.


Tabac et Santé :



En 2006, la France comptait environ 13,5 millions de fumeurs.

Depuis 1992, on constate une diminution du nombre de fumeurs, cela s’explique d’une part en raison des hausses répétées du prix du tabac et d’autre part parce que la santé est une préoccupation importante des français. La mortalité des cancers dus au tabac est en augmentation, alors que celle des cancers dus à d’autre causes est en diminution.
Les jeunes français sont les plus gros consommateurs d’Europe, la consommation quotidienne des garçons âgés de 12 à 17 ans et de 8,5 cigarettes et pour les filles elle est de 5,6.
La fumée de cigarette qui est un aérosol affecte différents éléments de l’organisme :

  • L’appareil respiratoire : toux, bronchite chronique, essoufflement, cancers du larynx, des poumons et des bronches

  • L’appareil circulatoire : accélération du rythme cardiaque, hypertension, infarctus du myocarde.


Sur 150 000 décès par an, 1 sur 4 serait du au tabac.
Le non fumeur exposé à la fumée d’autrui, tabagisme passif, peut lui aussi développer des pathologies et affections liées au tabac. Les principaux dispositifs actuellement en vigueur en France s’organisent autour de l’interdiction et la prévention.

La loi Veil (09.07.1976) : elle instaure un droit d’information au bénéfice des consommateurs, en rendant obligatoire l’inscription de la teneur en nicotine, goudrons, et autres composants sur les paquets de cigarettes, et tend à une limitation des espaces publicitaires.
La loi Evin (10.01.1991) : elle porte interdiction de fumer dans la plupart des lieux publics, dans les établissements de soins et d’éducation, dans les transports en commun, impose des zones non-fumeurs dans les bars et les restaurants, enfin elle interdit toute forme de publicité directe ou indirecte pour le tabac. L’interdiction totale de fumer dans tout lieu public est imposée par un décret en date du 15.11.2006. L’interdiction devient effective au 1er janvier 2008.

La dangerosité du tabac n’est plus à démontrer. Enfin, nous ne pouvons que constater qu’il existe une réelle ambiguïté face aux tabac dont les méfaits et le coût social sont promptement dénoncés alors que la vente de tabac se fait en toute légalité …

II – Alcool et dépendance



Le terme alcoolisme recouvre la conduite d’alcoolisation qui se décompose en deux phases : l’alcoolose ou alcoolisme aigu – l’individu boit pour avoir du courage, calmer une souffrance, l’alcoolique connaît des périodes alternées d’abstinence et de consommation, et l’alcoolisme chronique qui décrit l’état du buveur après plusieurs années, le taux d’alcoolisme reste élevé en permanence même en l’absence d’ivresse.

Au Royaume-Uni et en Irlande, le binge drinking est considéré comme un problème majeur de santé publique. L’alcool est en France responsable de 45 000 décès annuels dont 23 000 décès directs

La désintoxication



Elle s’opère au sein d’une structure médicalisée (ex CHAA – centre d’hygiène alimentaire et d’alcoologie) et se déroule en deux temps : la cure de sevrage avec arrêt total de la consommation et la post-cure qui consiste en un suivi psychologique du patient afin d’éviter les risques de rechutes.

Enfin des associations de type AA (Alcooliques Anonymes) jouent un rôle déterminant dans la prévention des rechutes.

La législation :



Une loi du 30.07.1987 prohibe la publicité télévisée pour l’alcool ; et cette interdiction sera étendue à d’autres supports par la Loi Evin (10.01.1991).

Un effort particulier a été fait par le législateur en matière de sécurité routière puisque « boire ou conduire, il faut choisir » (on ne peut prendre le volant avec un taux d’alcoolémie dans le sang supérieur à 0.5 gr/litre). De plus, des initiatives de type « capitaines de soirée » sont aidées par les pouvoirs publics et les discothèques.

Enfin, la vente d’alcool est interdite aux mineurs depuis le 27 mai 2010
On estime, en France, qu’environ 10 % de la population vit plus ou moins directement du commerce de l’alcool.

CHAPITRE 3 : LES NOUVELLES ADDICTIONS



Dans le cadre des conduites à risque de dépendance, on distingue souvent le «consommateur occasionnel» et «non problématique», de deux types de comportements considérés comme pathologiques : l’abus et la dépendance.

1. La dépendance au jeu :



Le jeu pathologique est fréquemment associé aux troubles de l’humeur, de l’impulsivité, la dépressivité, la recherche de sensations, mais également aux comportements antisociaux et à la consommation de drogues, en particulier d’alcool.

Le jeu pathologique a été pour la première fois reconnu officiellement en 1977 lors de son introduction dans la Classification Internationale des Maladies (CIM). Selon le DSM-IV (American psychiatric Association, 1994), le jeu pathologique se définit comme suit : c’est une pratique inadaptée, persistante et répétée du jeu.

2. Les addictions alimentaires



Le champ addictif des troubles des conduites alimentaires (TCA) comprend, l’anorexie, la boulimie, et, identifiées plus récemment, ses formes atténuées appelées compulsions alimentaires isolées (ou Binge). Le binge eating disorder est fréquemment associé au surpoids et à l’obésité.

3. Les addictions aux sports :



L’addiction au sport s’installe progressivement lorsque l’individu n’est plus dans l’envie, mais lorsqu’il ressent un besoin compulsif irrépressible de pratiquer son sport, malgré les blessures et les souffrances du corps et malgré les avis limitant des médecins. A travers l’hyperactivité physique, les sportifs recherchent des sensations de plaisir, des émotions fortes, et un sentiment de bien-être

4. Les achats compulsifs



Les achats compulsifs désignent «un comportement d’achat incontrôlé et une tendance répétitive aux dépenses provoquant des conséquences négatives au niveau personnel, familial et social». La prévalence de ce trouble varie entre 1 et 8 % (travaux américains et anglais publiés en 1992 et 2005). La moyenne d’âge varie entre 30 et 40 ans et le trouble commence vers 18 ans.

Cette pathologie a été rapprochée des troubles obsessionnels-compulsifs (TOC)

La reconnaissance en tant qu’entité nosographique du trouble fait aujourd’hui consensus. Toutefois, il demeure encore insuffisamment dépisté et diagnostiqué.

5. Les dépendances affectives



Les dépendances affectives correspondent à une forme de dépendance à «l’autre». Nous y retrouvons la dépendance à la relation passionnelle, la drague compulsive avec partenaires multiples, ou encore les fixations compulsives sur un partenaire inaccessible. Quelles que soient ses caractéristiques, la sexualité ne sera pas au premier plan : elle peut participer au maintien du lien de dépendance, mais toujours comme un moyen périphérique.

6. Les dépendances sexuelles



Les addictions sexuelles ont pris une place particulière liée aux différents paramètres qui s’y rattachent tant sur le plan sociologique (la morale, les effets de mode…), sur le plan clinique et thérapeutique. Pour J.P. Schneider, lorsqu’un comportement sexuel compulsif se produit en dépit des conséquences négatives, nous sommes en présence d’une addiction sexuelle. Dans les dépendances sexuelles, le sexe est le remède à tout : il sert à calmer une angoisse, à se punir, à se valoriser, à fuir, à rechercher des sensations fortes, à remplir un vide, à régler ses comptes avec l’autre…

7. Les dépendances sectaires



En France environ 500 000 personnes sont concernées, dont 160 000 adeptes et 60 000 à 80 000 enfants. Même si elle ne peut être mesurée avec exactitude, la dynamique sectaire est importante et en augmentation mondiale.

Derrière son apparente variété, des lignes de force communes se révèlent dans la mécanique de l’adhésion des sujets, du maintien d’une forme de dépendance, qualifiée de sujétion par le législateur. Cette relation de dépendance pourra se poursuivre durablement, et les témoignages d’ex-adeptes abondent pour souligner leur position de victime de processus de l’ordre de l’emprise et de l’escroquerie débordant le cadre financier, atteignant l’intégrité physique et psychique. Du niveau neurobiologique au psychosocial, l’amélioration des connaissances sur leurs spécificités ouvre des voies de prévention et de soins adaptés.

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