Evaluation des ressources en eau atmosphérique au Nord-Cameroun à l’aide des méthodes conventionnelles et satellitales





titreEvaluation des ressources en eau atmosphérique au Nord-Cameroun à l’aide des méthodes conventionnelles et satellitales
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date de publication11.02.2017
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Cette présentation des différentes méthodes de calcul de l’évapotranspiration nous permet de dire que les valeurs de l’E.T.P. sont influencées par le paramètre de base ayant permis son évaluation ; ainsi, pour Thornthwaite, on se rend compte que la température influence beaucoup plus les stations chaudes (Garoua et Maroua) alors qu’à Ngaoundéré et Mokolo qui sont des stations à température moins élevée, la méthode de Turc donne des valeurs plus grandes ; on peut donc considérer sur la base de ces analyses qu’il est plus avantageux de procéder au bilan par la méthode de Turc à Ngaoundéré et Mokolo, en ce sens qu’elle intègre plusieurs paramètres climatiques qui améliorent ses résultats par rapport à Thornthwaite. Cependant pour garder une certaine uniformité dans l’analyse, nous allons intégrer la méthode Turc pour les stations de Garoua et Maroua dans la détermination du bilan. Il est à présent question d’analyser l’évolution de l’évapotranspiration potentielle le long de la saison.
L’ETP évolue selon les stations et suivant la méthode adoptée ; la méthode de Thornthwaite qui est partout supérieure à celle de Turc (sauf à la station de Ngaoundéré) atteint son maximum au mois d’avril. A partir de ce mois, elle amorce une descente pour atteindre son niveau inférieur vers août-septembre. Ce niveau inférieur coïncide avec celui de janvier et fait en sorte que ces mois soient les plus frais de l’année. Cette évolution est calquée sur celle de la température qui est la base de l’estimation de l’évapotranspiration potentielle selon Thornthwaite.

On remarque cependant que les stations de Garoua, Maroua et Mokolo présentent deux pics, même si le deuxième n’est pas très prononcé. De toutes les façons, une rupture est observée dans la baisse amorcée vers juin (pour Maroua), et juillet (pour Garoua et Mokolo) ; à partir de cette rupture qui intervient en septembre, la valeur de l’E.T.P. remonte pour le deuxième pic qui intervient en novembre pour Garoua et Mokolo, et octobre pour Maroua.

La station de Ngaoundéré illustre une évolution qui diffère des autres sur le plan de l’intensité des maximums et minimums. En effet, la variation des valeurs de l’ETP est atténuée ici et la différence se limite entre 81mm pour le minimum et 108mm pour la valeur maximale. Le comportement de la courbe illustre une constance dans l’évolution de l’E.T.P. En effet, la valeur maximale de 108mm qui intervient en mars ne constitue véritablement pas un pic et les ruptures sont très peu prononcées.






En ce qui concerne la méthode de Turc, elle offre un comportement différent à la station de Ngaoundéré où les valeurs de l’E.T.P. sont plus élevées qu’ailleurs. On note donc qu’ici, le facteur déterminant l’évapotranspiration à savoir l’insolation est plus marquée à Ngaoundéré ; ceci est contraire sur les autres stations où l’insolation est inférieure à l’influence de la température ; cela se manifeste par des valeurs inférieures de l’E.T.P.-Turc. Cependant, on note quelques nuances dans cette constatation ; en effet, à Garoua et à Maroua, entre les mois d’octobre et de novembre, on constate un même comportement entre l’influence de la température et de l’insolation ; ce qui est d’ailleurs aussi le cas à Ngaoundéré aux mois de juillet et d’août. Ceci signifie qu’à ces périodes, les influences de température et d’insolation sont pareilles. A Mokolo, on constate une évolution synchronisée entre les deux méthodes ; cette évolution est scindée en deux : entre fin février et juillet où la méthode Turc est inférieure à celle de Thornthwaite, et entre août et février où la méthode de Turc donne des résultats élevés. Comme évoqué ci-dessus, cette différenciation entre les deux méthodes est sous l’influence de la température et de l’insolation.

Après l’analyse de cette organisation saisonnière régie par ces deux paramètres, l’intérêt s’est porté sur les conditions des fluctuations de l’évapotranspiration potentielle. Ces conditions sont essentiellement basées sur l’influence du rayonnement sur la distribution de l’évapotranspiration. A vrai dire, cette analyse prolonge la précédente en ce sens que l’on cherche à dégager l’apport d’un paramètre dans la distribution du pouvoir évaporant de l’atmosphère. Le rayonnement global est à la fois source d’apport calorifique et de d’insolation. Cependant, l’observation des graphiques illustrant les rapports entre les différentes méthodes de l’E.T.P. et le rayonnement global indique une évolution fidèle et synchronisée entre le rayonnement global et l’évapotranspiration-Turc sur toutes les stations concernées ; il faut préciser dans ce constat que les valeurs du rayonnement et de l’E.T.P-Turc sont très proches à la station de Ngaoundéré. On peut donc en conclure que le rayonnement global agit le plus dans la méthode de Turc. Les valeurs minimales du rayonnement correspondent à la saison fraîche caractérisée par une pluviosité abondante. Cette diminution du rayonnement global est due à la nébulosité et à une plus grande absorption atmosphérique.

Les différentiations spatiales (figure 21) de la distribution de l’E.T.P. se limitent aux valeurs du rayonnement qui sont plus basses en saison pluvieuse à Ngaoundéré qu’ailleurs. Pour l’ensemble des stations, le maximum est sensiblement le même. La distribution de l’E.T.P-Turc suit cette logique. Celle de Thornthwaite affiche une allure presque identique à Garoua, Maroua et Mokolo. A Ngaoundéré, l’allure est toute autre ; elle a tendance à être constante sauf pour mars et avril.



II – Evolution mensuelle moyenne de l’évapotranspiration réelle

L’Evapotranspiration Réelle (ETR) offre un comportement variable suivant les stations. A Ngaoundéré, elle présente des valeurs nulles de décembre à février. A partir de ce mois, elle s’élève pour atteindre son maximum au mois d’avril ; dès ce mois, l’E.T.R. forme une courbe progressive caractérisée par une baisse jusqu’en juillet-août suivie d’une remontée jusqu’au deuxième pic en octobre. A partir du mois d’août, un décrochement s’observe et on atteint les valeurs minimales de décembre. Cette évolution est expliquée par les disponibilités des réserves en eau dont les besoins sont plus pratiquement ressentis entre novembre et mars. La baisse en pleine saison des pluies s’explique ici par une saturation des réserves en eau. Cette évolution n’est pas la même à Garoua et à Mokolo où les besoins en eau sont différents. On peut ainsi remarquer qu’à Garoua, la valeur nulle est enregistrée entre novembre et février, mais la période de déficit en réserve s’étend ici jusqu’au mois d’avril. Le pic de la saison est atteint aux mois de juin et de septembre. La période de saturation en réserve se limite aux mois de juillet et d’août. La même tendance est observée à Mokolo ; cependant, on remarque une augmentation du nombre de mois à valeur d’E.T.R. nulle (novembre à mars) ; de même, le seul pic observé intervient en septembre. Cette organisation générale suit le rythme des réserves en eau du sol, et peut être aussi influencée par le rayonnement global. A cet effet, les courbes issues des combinaisons rayonnement/évapotranspiration réelle nous permettent d’avoir deux types de situations sur les trois stations testées : d’une part Ngaoundéré et Mokolo et de l’autre Garoua. A Ngaoundéré, le rayonnement suit fidèlement le rythme d’évolution de l’évapotranspiration réelle durant la saison des pluies. La reprise du niveau de rayonnement assèche les réserves en eau à partir du mois d’octobre avec l’arrêt des pluies. Cette situation évolue jusqu’à avril avec la reprise des pluies et la reconstitution des réserves. C’est la même tendance à Mokolo avec cependant une variation au niveau de la longueur de la période de recrudescence des pluies et de la reconstitution des réserves, qui s’étale ici de septembre à avril-mai. A Garoua, la saison sèche coïncide aussi avec l’élévation des valeurs du rayonnement et la disparition des pluies. Mais en saison sèche et contrairement à Ngaoundéré et Mokolo où l’évolution est similaire entre l’E.T.R. et le rayonnement globale, on constate plutôt une nette différence entre les deux paramètres caractérisée par une baisse du rayonnement global (avec l’augmentation des pluies) et une élévation de l’E.T.R. Pour comprendre davantage ce rapport illustrant l’influence du dessèchement sur l’évapotranspiration réelle, nous analyserons les données issues de ce rapport. Nous obtenons ainsi les données du tableau suivant :

Tableau 20. Rapport évapotranspiration/rayonnement global

ETR/G


J

F

M

A

M

J

Jt

A

S

O

N

D

Ngdéré

0.001

0.002

0.08

0.27

0.27

0.27

0.27

0.27

0.27

0.27

0.02

0

Garoua

0

0

0.003

0.09

0.22

0.29

0.29

0.29

0.28

0.21

0.005

0

Mokol

0

0

0.005

0.07

0.20

0.29

0.29

0.27

0.27

0.12

0.001

0
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