Examen des commentaires du Dr Roy Spencer sur son " Top 10 des arguments sceptiques stupides" (texte complet en annexe)





télécharger 67.04 Kb.
titreExamen des commentaires du Dr Roy Spencer sur son " Top 10 des arguments sceptiques stupides" (texte complet en annexe)
page1/2
date de publication12.02.2017
taille67.04 Kb.
typeExam
d.20-bal.com > loi > Exam
  1   2




Motivation :

Exemple de mauvais emploi du texte de Dr Roy Spencer ... par un ingénieur du corps des Mines fort réchauffiste

Le Thu, 4 Sep 2014 11:29:33 +0200 xxx écrivit:

Dans ce cas, à strictement parler le corps plus froid ne "réchauffe" pas le corps plus chaud il ne lui fournit pas de la chaleur ; mais il fait en sorte que le corps plus chaud se réchauffe encore. As-tu consulté la référence indiquée, au point 2 ?

et le même ensuite de comparer le CO2 à un tricot qui vous tient chaud (même argument dans Pierrehumbert (Physics today Janvier 2011) : "le CO2 est une isolation planétaire comme la laine de verre pour les parois d'une maison")

Climat : 10 arguments sceptiques qui ne tiennent pas la route

Publié Par Contrepoints, le 30 avril 2014 dans Environnement

La prolifération des mauvais arguments climato-sceptiques devient presque vertigineuse. par Roy W. Spencer, Ph. D., traduit par Skyfall.fr



Il y a quelques très bons arguments pour être sceptique des prévisions de réchauffement climatique. Mais la prolifération des mauvais arguments devient presque vertigineuse.

Je comprends que beaucoup des choses que nous pensons savoir de la science finissent par être fausses. Je saisis ça. Mais quelques-unes des explications que je vois sont à la limite du ridicule. Donc, voici mon Top 10 des arguments sceptiques stupides. Je suis sûr qu’il y en a plus, et peut-être en ai-je raté certains d’importance. Bien.

Mon but évident ici n’est pas de faire changer d’idée des gens qui se sont déjà fait leur opinion, mais d’atteindre plus de 100 commentaires (le plus souvent désagréables) en réponse à ce billet. Alors aidez-moi ! Dr Roy Spencer

examen des commentaires du Dr Roy Spencer sur son " Top 10 des arguments sceptiques stupides" (texte complet en annexe)

arguments dénoncé par Dr Roy Spencer en bleu

ses commentaires en rouge et italiques

mes remarques en noir

1) Il n’y a pas d’effet de serre

En réalité il n'y a pas de définition de l'effet de serre qui soit acceptable et sensée; toutes celles publiées y compris par les sociétés météorologiques américaine (AMS) ou allemande (DMG), pour ne pas parler de wikipédia, de l'OMM/WMO (Organisation Météorologique Mondiale) et des manuels universitaires sont différentes, contradictoires entre elles et toutes sont sur quelque point absurdes car contraires à la physique élémentaire et aux observations: voir les gros articles (115 pages) des Pfrs Gerlich & Tscheuschner ou des Pfrs Kramm & Dlugi.

La loi d'Ohm, l'induction magnétique d'une bobine ou la loi de la réfraction ont des définitions simples, claires cohérentes d'un manuel à l'autre et des applications qui les valident.

L'effet de serre est un mythe, un leurre.

Dr Roy Spencer nous dit " rayonnement infra-rouge descendant du ciel puisse-être mesuré, et s’élève à un niveau (~ 300 W/m2) qui peut à peine être ignoré ..." Il a là entièrement raison: le rayonnement (ici de l'air) est un reflet des températures (ici de la vapeur d'eau et très accessoirement du CO2) et on pratique ça en télédétection depuis ... plus de cent ans: diverses formules ont depuis Angström (1916) été proposées pour paramétrer ce rayonnement de l'air vers la surface en fonction de la teneur de l'air en vapeur d'eau et de la couverture nuageuse.

Mais si l'effet de serre est "ce rayonnement de l'air vers le sol " (cette définition au moins serait claire) il n'a aucun effet "réchauffant" parce que en transfert de chaleur ici entre l'air et la surface ce qui compte est rayonnement de la surface absorbé par l'air moins rayonnement de l'air absorbé par la surface et cette quantité est quasiment NULLE parce que l'air est très opaque en infrarouge thermique (épaisseur optique de dizaines et de centaines sauf une "fenêtre") et que le rayonnement de l'air vers la surface vient essentiellement de la couche limite atmosphérique des premières centaines de mètres qui est à des températures voisines de celles du sol (ne pas oublier que la nuit fait la moitié de la journée et qu'il y a une inversion nocturne des températures !); le bilan NET est, hors zones polaires où les nuages chauffent la surface, très légèrement positif pour l'air et négatif pour la surface: la surface "chauffe" radiativement l'air pour environ un pourcent (1%) du rayonnement émis par la surface et absorbé par l'air; disons en arrondissant quelques chiffres, en réalité fort variables selon la zone géographique et la saison: de 300 à 400 W/m² émis par la surface dont 20 W/m² "en moyenne" échappent à l'absorption par la vapeur d'eau et par les nuages qui absorbent tout le reste.




Ajoutons que c'est la gravitation, et non pas des fariboles radiatives même baptisées "effet de serre", qui fait que la surface est à une température supérieure à celle de la tropopause; le gradient de température de la troposphère est en gros en g/(Cp+ Ch) avec g accélération de la pesanteur 9,81 m/s² Cp chaleur spécifique de l'air à pression constante 1005 J/kg (on a affaire à un système ouvert et il faut raisonner en enthalpie), Ch chauffage de l'air en altitude dû à l'absorption de l'infrarouge solaire par la vapeur d'eau et à la condensation de la vapeur d'eau (les nuages sont en altitude, dans le ciel !). Ce gradient de -6,5°C/km est à cause de ce chauffage du haut de l'air moindre que le gradient g/Cp = -9,8°C/km dit de l'adiabatique sèche qui donnerait une tropopause de trente ou quarante degrés plus froide.

Le gradient dT/dz =- g/(Cp+ Ch) est rigoureusement équivalent à la relation température pression (presque complètement ignorée des manuels récents de météorologie):

T/Tréférence = (P/Préférence)R/(Cp+ Ch)

notons une formule identique sur Vénus avec un exposant 0,17 au lieu de 0,19 sur Terre.

rappel:

- Ch dT = Cp dT –R T dp/p ; R = Cp – Cv = 8,31451 / (masse molaire moyenne); dT/T= (dp/p) (R/( Cp+ Ch))

dp= - ρ g dz ou dp/p = - g/(R Tv) dz donc dT/dz= (dp/dz) (dT/dp) = (- g p/RT) (RT/p) /(Cp+ Ch) = -g / (Cp+ Ch)

Des relations analogues expliquent pourquoi la température du manteau et du noyau de la Terre atteignent des milliers de degrés: voir cours de géologie.

Soulignons que ce n'est pas parce qu'il y a un chauffage que le bas de l'air est à une certaine température (idem pour le bas du manteau) mais parce que l'air qui monte se dilate (moindre pression en altitude) et donc se refroidit; et il se refroidit d'ailleurs moins que l'adiabatique s'il contient de la vapeur d'eau chauffée par le soleil (le jour !) ou de la vapeur d'eau qui se condense.

La température de surface est, comme le montre la formule précédente, déterminée par la température de référence (255 K en gros) et la pression de référence (400 mbar en tropical, 530 mbar en moyenne, 800 mbar au pôle en hiver), qui sont "en moyenne" celles de la couche la plus haute de la vapeur d'eau, d'épaisseur optique unité, qui produit (à 80%) le rayonnement vers le cosmos et le refroidissement du globe

2) L’effet de serre viole la seconde loi de la thermodynamique

En l'absence de définition sensée de "l'effet de serre" on peut seulement constater que si on appelle "effet de serre" (au n°1 ci-dessus selon la "définition" de Dr R. Spencer) le rayonnement de l'air vers la surface, alors le bilan radiatif net est en faveur de l'air et est de l'ordre d'au plus 1% du flux de la surface absorbé par l'air; le bilan radiatif NET refroidit la surface et ne la "réchauffe" pas par un apport net de chaleur.

La nuit la surface se refroidit par le rayonnement (non absorbé par l'air) qu'elle envoie au cosmos à travers la fenêtre de la vapeur d'eau et est légèrement réchauffée par l'air: c'est l'inversion de températures où l'air est, en altitude, de minuit au début de la matinée, a une température supérieure à celle de la surface (de 10°C en zone tempérée à 40°C dans certains déserts).

Et comme déjà dit AUCUN apport de chaleur (ou "chauffage" ou "réchauffement") n'est nécessaire pour que la température de surface soit ce qu'elle est : elle est déterminée par la gravitation et par la position et la température de la couche qui en haut de l'air rayonne vers le cosmos !

Les affirmations répétées (AMS, DMG, ...) que l'air chauffe le sol et lui apporte de la chaleur radiative sont des absurdités effectivement contraires au principe de Clausius qui dit que la chaleur va du chaud vers le froid: ceci se voit sur les analyses de textes faites par les Pfrs Gerlich et Tscheuschner (et ici en annexe)

commentaire Dr Roy Spencer: "le débit dépend de la température de ces deux corps, et changer la température du corps plus froid va changer la vitesse de refroidissement (et donc la température) du corps plus chaud"

Evidemment ! Tout corps rayonne à sa température ; le transfert de chaleur NET va du chaud vers le froid en rayonnement thermique infrarouge aussi; s'il s'agit de corps solides en contact, on a la loi de Fourier de la conductivité thermique, ce que supposait Fourier dans son mémoire de 1824 qui supposait peut-être un éther solide.

Augmenter la température de l'air et surtout la quantité de vapeur d'eau augmente l'altitude zréférence , diminue la pression Preférence donc augmente Tsurface puisque Psurface est en gros constant vers 1013 mbar.

Voir aussi sur Vénus: en surface Psurface =92 atmosphères, Préférence =0,1 et Tréférence =230 K; ça donne 735 K en surface. Même si le solaire qui arrive en surface y est, dit-on, de 30 W/m², le rayonnement infrarouge thermique de corps noir de la surface de Vénus, 17 kW/m², est certainement contrebalancé par un presque égal rayonnement de l'air vers la surface sinon la surface perdrait des kW/m² et serait très très froide pas à 460°C!

"changer la vitesse de refroidissement (et donc la température) du corps plus chaud"

là l'argumentation de Dr Roy Spencer est très inexacte et incorrecte

l'idée d'un refroidissement radiatif de la SURFACE est incorrecte et trompeuse; le refroidissement se fait par évaporation (72% de la surface du globe en océans et mers et lacs) et 15% en surfaces végétales avec une bonne évapotranspiration et, accessoirement, par convection turbulente de la couche limite (les premières centaines de mètres)

3. Le CO2 ne peut être responsable du réchauffement parce que le CO2 émet des IR aussi vite qu’il en absorbe

Non. Quand une molécule de CO2 absorbe un photon infrarouge, le parcours moyen dans l’atmosphère est si court que la molécule transmet de l’énergie aux molécules environnantes avant qu’elle ne puisse (en moyenne) émettre un photon infrarouge dans son état temporairement excité. Il est également important de préciser que la vitesse à laquelle une molécule de CO2 absorbe des IR est pratiquement indépendante de la température, mais la vitesse à laquelle il émet des IR augmente fortement avec la température. Il n’est pas nécessaire qu’une couche d’air émette autant d’IR qu’elle en absorbe… en fait, en général, les taux d’émission et d’absorption IR sont très loin d’être égaux.

Dr Roy Spencer a raison

Les collisions entre molécules assurent la thermalisation complète jusque vers 50 km ou 60 km d'altitude. L'excitation des molécules d'un gaz-trace dépend des collisions qui sont plus fréquentes et plus énergiques quand le gaz est plus chaud (voir la loi de Maxwell de la distribution des vitesses en fonction de la température). Pratiquement aucune molécule en dessous de 60 km ne ré-emet après avoir absorbé un photon; elle émet après des millions de collisions.
Nota : On trouve souvent une formulation trompeuse "une molécule de CO2 absorbe un photon et en émet un moitié du temps vers la surface moitié du temps vers le haut" pour justifier la "vitre de la serre" qui émet moitié vers le haut moitié vers le bas. La vitre de la serre est une ânerie car le flux infrarouge thermique de l'air vers la surface est égal au flux de la surface absorbé par l'air et n'en est pas la moitié! Sur Vénus on aurait 16 kW/m² et 8 kW/m² ... la surface de Vénus serait très très froide car perdant 8 kW/m²....

4. Le CO2 refroidit / ne réchauffe pas l’atmosphère

Il y a une confusion permanente dans le vocabulaire entre

* faire varier la température (qui ici est un effet de la pression et de la gravitation)

** apporter de la chaleur en bilan NET

La fraude et les âneries prospèrent grâce à ces ambigüités trompeuses.

Le CO2 absorbe seulement 1% ou 2% du rayonnement de la surface car il est en proportion uniforme dans l'air alors que la vapeur d'eau est "collée" à la surface; mais comme déjà rabâché le bilan NET est nul entre l'air et la surface.

Le CO2 rayonne vers le cosmos à 220 K depuis le bas de la stratosphère entre 600 cm-1 et 720 cm-1 (de l'ordre de 17 W/m²) alors que la vapeur d'eau, vers 255 K rayonne sur tout le spectre de 10 cm-1 à 2000 cm-1 et donc rayonne vers le cosmos au moins dix fois plus que le CO2. On a là un refroidissement radiatif de l'atmosphère en haut de l'air




Le CO2 stratosphérique assure disons 20/240 = (1/12)ème du refroidissement de la couche de référence, la surface (1/10) ème (via la fenêtre de la vapeur d'eau) et la vapeur les (10/12) ème.

Dans la stratosphère le CO2 fait les (2/3) du rayonnement vers le cosmos et l'ozone (1/3); le CO2 y est donc "refroidissant" alors que l'ozone assure le gros du "chauffage" en absorbant les UV solaires; le CO2 "au dessus de la vapeur d'eau" absorbe l'infrarouge solaire fortement vers 4,3 µm et très peu à 2,7 µm pour quelques W/m².




La référence à une planète sans atmosphère (la Lune) sert souvent de leurre: la température du sol de la Lune va de +115°C sous le soleil à -200°C sur la face non éclairée.

5. L’ajout de CO2 dans l’atmosphère n’a aucun effet car l’atmosphère est déjà 100% opaque dans les bandes d’absorption du CO2

commentaire Dr Roy Spencer: Tout d’abord, non, elle ne l’est pas, et c’est en raison de l’élargissement des bandes d’absorption dû à la pression.

Sur le bord de la fenêtre de la vapeur d'eau il peut y avoir des fréquences optiques vers 750 cm-1 où l'épaisseur optique de la vapeur d'eau et des nuages est moindre que 1 ou 2 et où l'épaisseur optique du CO2 est entre 0,2 et 1: là, et là seulement, le supplément d'absorption du rayonnement de la surface par l'air par doublement de la teneur du CO2 est non nul et est de l'ordre de 0,8 W/m² (exemple du profil de référence "moyennes latitudes été" MLS).

Il n'y a donc pas de saturation de l'absorption par l'air du rayonnement de la surface, mais le supplément d'absorption rapporté au rayonnement de la surface est de l'ordre de deux millièmes: 0,8 W/m²/ 375 W/m²= 0,2% (deux pour mille)

5. (suite) Deuxièmement, même si l’atmosphère était 100 % opaque, cela n’aurait pas d’importance.

Comme au supplément d'absorption de l'air correspond un supplément de rayonnement vers la surface, on a 0,8 W/m² qui ne partent plus vers le cosmos et 0,8W/m² de plus rayonnés par l'air vers la surface; mais la surface se refroidit essentiellement par évaporation à en gros +6 W/m²/°C là où l'évaporation est de 100 W/m² (1200 mm d'eau); le flux infrarouge de l'air reçu par la surface autour de 15 µm est absorbé par un micron d'eau liquide; au prix d'un réchauffement de la surface de 0,1°C ou 0,2°C le minime supplément d'évaporation alimente la condensation à quelques dizaines ou milliers de kilomètres et, par là, le rayonnement du globe vers le cosmos. Ce qui n'est plus rayonné en un point l'est un peu plus loin.

Et de plus les +0,8W/m² sont en fait +0,4 W/m² (toujours en moyenne sur 24 h) parce que le doublement des ppm de CO2 augmente l'absorption de l'infrarouge solaire à 2,7 µm et à 4,3 µm d'environ 0,8 W/m² (soleil à 53° de distance zénithale ou 37° d'élévation.au dessus de l'horizon) ; l'infrarouge reçu par la surface est donc augmenté de seulement 0,8-0,4 = 0,4 W/m²

La localisation du rayonnement de ces 0,4 W/m² vers le cosmos est modifiée par le doublement des teneurs en CO2 mais pour un millième de sa valeur car 0,4 W/.m² (changement) /240 W//m² (valeur moyenne)= 0,001 7)

mais le rayonnement total du globe reste inchangé. Et ce millième échappent à toute mesure.

6. La température dans la basse atmosphère est due au gradient de température adiabatique

Non, le gradient adiabatique décrit comment la température d’une parcelle d’air change par la compression/expansion adiabatique lorsqu’elle baisse/augmente d’altitude. Ainsi, cela peut expliquer comment les températures changent au cours de renversements convectifs, mais pas ce qu’est la température absolue. Expliquer la température absolue de l’air est une question de budget énergétique

Le gradient dT/dz =- g/(Cp+ Ch) n'est certainement pas adiabatique parce qu'il contient un terme Ch qui traduit le chauffage par le haut en altitude

Par contre le gradient "diabatique" décrit parfaitement l'effet de la gravitation que Dr Roy Spencer ne mentionne pas explicitement non plus que le chauffage par le haut

La relation T/Tréférence = (P/Préférence)R/(Cp+ Ch) contient Tréférence qui résume le rayonnement du globe vers le cosmos qui varie un peu entre l'équateur et les pôles mais bien moins que Préférence (voir cartographie du rayonnement du globe vu du satellite)


Vous ne pouvez pas écrire une équation basée sur la physique pour obtenir la température moyenne à n’importe quelle altitude sans utiliser de budget énergétique Expliquer la température absolue de l’air est une question de budget énergétique

Pour chaque couche de quelques km de l'air de la troposphère on a un bilan

solaire absorbé + condensation = rayonnement vers le cosmos par venant au cosmos (non absorbé par une couche au dessus)

en dessous de 400 mbar on a en gros 2 K/ (24 heures) et en réalité

solaire 3K/jour (rien la nuit!) + condensation 1 K/24 heures = rayonnement 2 K/ 24 heures

la convection ajuste le profil autour des -6,5 K/km et s'il fait trop froid la vapeur d'eau condense ...

Si la compression adiabatique explique la température, alors pourquoi la température de l’atmosphère à 100 mb est presque la même que la température à 1 mb, malgré 100x plus de pression atmosphérique ?

Là on est passé dans la stratosphère où le chauffage "par le haut" (UV solaire et ozone) et l'absence de convection amènent la température des couches supérieures vers 1 mbar à 260 K en été, contre 200 K à la tropopause (voir courbes en annexe)

Chaque couche de la stratosphère rayonne autant que ce qu'elle absorbe à cause de l'absence de convection


7. Le réchauffement fait augmenter le taux de CO2, pas l’inverse

Le taux d’augmentation du CO2 atmosphérique est actuellement de 2 ppm/an, un taux qui est 100 fois plus rapide qu’à n’importe quel moment dans l’enregistrement des carottes de glace de Vostok sur 300.000 ans

L'argument 7 est exact et l'argumentation de Dr Roy Spencer est de façon surprenante très incorrecte : il a pourtant lui-même présenté presque toutes les preuves même celles relatives au rapport isotopique delta13C:

http://www.drroyspencer.com/2009/01/increasing-atmospheric-co2-manmade%E2%80%A6or-natural/ (21/1/2009)

http://www.drroyspencer.com/2009/05/global-warming-causing-carbon-dioxide-increases-a-simple-model/

http://www.drroyspencer.com/global-warming-background-articles/carbon-dioxide-growth-rate-at-mauna-loa/

http://www.drroyspencer.com/2014/08/how-much-of-atmospheric-co2-increase-is-natural/

Il lui a visiblement manqué la notion de durée de vie (v, avec une probabilité de survie d'une molécule de CO2 en exp(-t/v)) pour calculer correctement la partie effectivement anthropique du CO2 de l'air et il s'est laissé distraire par des considérations absurdes sur les teneurs de gaz traces tirées des glaces de Vostok.

L'ancien directeur scientifique des missiles de Hughes Aircraft avait pourtant donné le corrigé (14/3/2010): http://www.rocketscientistsjournal.com/2007/06/on_why_co2_is_known_not_to_hav.html#more

Le leurre des glaces de Vostok semble avoir "marché" ! Leurre parce que les glaces font un lissage ou moyenne mobile sur des millénaires, le temps de fermeture des interstices entre les cristaux de neige du névé entre le point où sera fait le dosage et la surface. Le conduit entre la surface et le point où se fera la mesure agit (équation de la diffusion) comme un passe-bas temporel qui fait disparaître les fluctuations plus rapides que la durée d'obturation du dernier chemin entre cristaux entre la surface et le point d'échantillonnage.

On y voit cependant que la teneur en CO2 varie des centaines d'années après la température isotopique de la glace.

Il est absurde de comparer des indices lissés temporellement sur des millénaires (100 m de névé = 100 000 millimètres alors que les précipitations à Vostok sont, en équivalent eau, de quelques millimètres d'eau par an, et moins encore en période glaciaire plus froide) et des mesures faites dans l'air par prélèvement continu ou jour par jour ou mois par mois.

Ce lissage par la physique du névé s'ajoute à un échantillonnage assez lâche (exemple 363 échantillons sur 415 000 ans http://cdiac.ornl.gov/ftp/trends/co2/vostok.icecore.co2).

Ce lissage temporel ne concerne pas les cristaux de glace eux-mêmes où la proportion de deutérium ou de 18O donne des idées sur les températures au moment de l'évaporation ou de la précipitation de l'échantillon sans effet fort de la diffusion dans le névé.

Le taux d’augmentation du CO2 atmosphérique est actuellement de 2 ppm/an, un taux qui est 100 fois plus rapide

Non, cet argument ne vaut rien, l'argumentation de Dr Roy Spencer semble incorrecte

Le dégazage inter tropical et l'absorption par l'océan austral n'ont pas en période glaciaire de raison d'être très différents des 90 Gt-C actuels, certainement pas d'un facteur 200 !

La relation d[CO2]naturel= a (AT(t)intertropical – (-0,8°C)) où AT est l'anomalie des températures de la basse troposphère par rapport à sa valeur moyenne sur 1980-2010 est vérifiée depuis que l'on a des mesures fiables de de AT (fin 1978), grâce au travail du Dr Roy Spencer.

La loi de Henry a été mis en évidence sur les enregistrements de Vostok: la solubilité diminue de façon non linéaire en exp(2400/T) quand les températures de l'eau augmentent

Les fortes fluctuations de température pendant les périodes glaciaires (évènements dit de Heinrich, de Daansgard-Oeschger, antarctiques) ne se voient sur le CO2 de Vostok qu'à travers ce moyennage temporel qui en limite l'amplitude

Mais ne vous inquiétez pas… le CO2 est l’élixir de vie !

exact : le CO2 est la nourriture des végétaux et par là la source de toute vie sur Terre

9. La température moyenne mondiale, ça n’existe pas

Vraiment ? ! Y a-t-il une température moyenne de l’eau de votre baignoire ? Ou d’une pièce de votre maison ? Maintenant, nous pouvons discuter sur la façon de faire la moyenne (Spatiale ? Pondérée par la masse ?), mais vous pouvez calculer une moyenne, et vous pouvez la suivre au fil du temps, et voir si elle change. L’exercice n’est futile que si votre échantillonnage n’est pas assez bon pour surveiller de manière réaliste les changements au fil du temps. Simplement parce que nous ne connaissons pas la température moyenne à la surface de la Terre avec une précision meilleure que, disons 1°C, ne signifie pas que nous ne pouvons pas surveiller les changements dans la moyenne au cours du temps. Nous n’avons jamais su exactement combien de personnes étaient localisées aux États-Unis, mais nous avons des estimations utiles de la manière dont le nombre a augmenté au cours des dernières 50 à 100 années. Pourquoi la « température » est-elle si importante ? Parce que l’émission infrarouge thermique en fonction de la température est ce qui stabilise le système climatique… plus les choses sont chaudes, plus l’énergie est perdue dans l’espace.


Vraiment ? ! Y a-t-il une température moyenne de l’eau de votre baignoire ? Ou d’une pièce de votre maison ?

Cet argument ne vaut rien; l'argumentation de Dr Roy Spencer semble incorrecte

Les températures sont en physique des grandeurs intensives qu'il n'est pas possible d'additionner.

La notion de température moyenne est donc un artefact comptable qui prendra des valeurs fort différentes selon que l'on fait la moyenne arithmétique, la moyenne géométrique, l'inverse de la moyenne des inverses ou la racine quatrième de la moyenne arithmétique des puissances quatrièmes.

Faire la moyenne entre l'équateur et le pôle n'a guère de sens ; c'est le contraste des températures qui détermine le mouvement de l'air (et des océans).

Les climats, les vrais, les trente climats de Köppen et Geiger décrivent la végétation à partir de conditions assez grossières sur les températures (on n'est pas à 1°C près quand la différence entre jour et nuit est de 10°C voire bien plus) mais précises sur les précipitations et leur saisonnalité: la Bretagne et la côte d'Azur n'ont pas le même climat ni la même végétation. Les plantes répondent au nombre de degrés-jours. La limite nord de l'arbre est dite être un mois au moins à +10°C en moyenne etc..

Ce qui importe est la limite entre deux climats qui peut varier de quelques centaines de kilomètres en quelques dizaines d'années.

Pourquoi la « température » est-elle si importante ? Parce que l’émission infrarouge thermique en fonction de la température est ce qui stabilise le système climatique… plus les choses sont chaudes, plus l’énergie est perdue dans l’espace.

Le "rayonnement vers le cosmos" est résumé par Tref qui dépend un peu de la latitude et traduit la somme de quatre rayonnements (1) du haut de la vapeur d'eau troposphérique, nuages compris (2) du CO2, de l'ozone et de la vapeur d'eau de la stratosphère, (3) de la surface (partie non interceptée par les nuages et par la vapeur d'eau) et (4) du CO2 troposphérique vers 580 cm-1 et vers 720 cm-1

La stabilisation du "système climatique" se fait essentiellement par la vapeur d'eau dont l'évaporation refroidit la surface et apporte de la chaleur (condensation) à la couche rayonnante en haut de l'air.

Les nuages et le mouvement de l'air découplent la température de surface et la température de rayonnement vers le cosmos et il est absurde de se représenter le rayonnement du globe comme lié fixement à la température de la surface, sans entrer dans le détail des quatre composantes énumérées plus haut.

10. La terre n’est pas un corps noir

Eh bien, personne n’a dit qu’elle l’était.
Dans la bande IR, cependant, elle est proche d’un corps noir, avec une émissivité moyenne de l’ordre de 0,95. Mais si un modèle climatique utilise 0,95 ou 1,0 pour l’émissivité de la surface cela ne va pas modifier les conclusions que nous faisons sur la sensibilité du système climatique à l’augmentation du dioxyde de carbone

la Terre (le globe) n'est pas un corps noir mais feuilleter les manuels universitaires ne permet pas de croire à "Eh bien, personne n’a dit qu’elle l’était."" Voir aussi l'article de St. Schneider (discuté annexe 15A page 37 des 22 Vérités de J.P. Bardinet) qui écrit ε σ Tsurface 4 pour représenter le rayonnement vers le cosmos en corps noir avec un coefficient de noirceur du genre 0,64 = 240/375
Il y a encore une confusion dans le vocabulaire:

(1) le sol et la surface (à 71% océanique) ont des coefficients d'absorption (et d'émissivité) en infrarouge thermique de 95% à 99% (parfois moins si le sable st très sec); la formule des corps noir s'applique à quelques pour-cent près, avec un "coefficient de noirceur"

(2) le globe vu du cosmos n'a rien d'un corps noir et Tréférence reflète la composition des quatre composantes mentionnées ci-dessus

On retrouve là encore la confusion savamment entretenue entre le terre (et l'océan) et la Terre (le globe) ou entre la surface et la pellicule.

Dr Roy Spencer a raison: l'émissivité de la surface n'est effectivement pour pas grand-chose dans le rayonnement vers le cosmos car seulement "en moyenne" 20 W/m² du rayonnement de la surface échappent à l'absorption par la vapeur d'eau et les nuages..100%-97% = 3% de 20W/m² font 0,6 W/m².

Sur le bilan radiatif entre l'air et la surface: le rayonnement de la surface est réduit par le "coefficient de noirceur" de disons 97%, ce qui est absorbé par l'air est donc amoindri d'autant mais le rayonnement de l'air absorbé par la surface est aussi amoindri d'autant; donc pas de changement en bilan net parce que le même coefficient vaut pour l'absorption et l'émission.

Dr Roy Spencer me semble ne pas avoir raison: la sensibilité du système climatique à l’augmentation du dioxyde de carbone ou le rayonnement vers le cosmos et l'effet des nuages ne peuvent se discuter avec seulement "epsilonn sigma Tsurface 4 " ou avec les fables des forçages radiatifs

  1   2

similaire:

Examen des commentaires du Dr Roy Spencer sur son \" Top 10 des arguments sceptiques stupides\" (texte complet en annexe) iconCours de français langue- parcours 1 : Arguments chic, arguments choc
«dissertation» qui respectera les règles logiques d’argumentation sur un thème donné

Examen des commentaires du Dr Roy Spencer sur son \" Top 10 des arguments sceptiques stupides\" (texte complet en annexe) iconL’Utopie, nom du pays de nulle part et de la contrée qui n’existe pas
«Badebec fille du roy des Amaurotes en Utopie», pays qui est le royaume même de Gargantua son père

Examen des commentaires du Dr Roy Spencer sur son \" Top 10 des arguments sceptiques stupides\" (texte complet en annexe) iconRapport et proposition de loi créant de nouveaux droits en faveur...
«consultation citoyenne» doit s’achever lundi 16 février, la veille de l’examen du texte en commission des affaires sociales

Examen des commentaires du Dr Roy Spencer sur son \" Top 10 des arguments sceptiques stupides\" (texte complet en annexe) iconListe des Experts inscrits à la 26ème édition de Top drh des 27 et...

Examen des commentaires du Dr Roy Spencer sur son \" Top 10 des arguments sceptiques stupides\" (texte complet en annexe) iconCr collectif culture 31 janvier 2013 matin
«faisant fonction» en catégorie C, recrutés sur des niveaux de qualification inférieure, des agents à temps non complet, parfois...

Examen des commentaires du Dr Roy Spencer sur son \" Top 10 des arguments sceptiques stupides\" (texte complet en annexe) iconExamen du texte

Examen des commentaires du Dr Roy Spencer sur son \" Top 10 des arguments sceptiques stupides\" (texte complet en annexe) iconAnnexe 1 : Feuille de match Annexe 2 : Feuille de marque Annexe 3...

Examen des commentaires du Dr Roy Spencer sur son \" Top 10 des arguments sceptiques stupides\" (texte complet en annexe) iconLes conclusions de la commission des affaires sociales
«baluchonnage» québécois (article 37) tout en demandant, dans le rapport annexé, le lancement d'une concertation avec les partenaires...

Examen des commentaires du Dr Roy Spencer sur son \" Top 10 des arguments sceptiques stupides\" (texte complet en annexe) iconAnnexe 1 : Présentation de la loi du 11 février 2005 7 Annexe 2 :...
«vacances durables» a été conçu en 2011 pour renforcer la contribution du groupe sur trois grands domaines

Examen des commentaires du Dr Roy Spencer sur son \" Top 10 des arguments sceptiques stupides\" (texte complet en annexe) iconBulletin de liaison N° 35
«Le barbu de Sumatra» que Fabienne Roy, créatrice d’émaux sur cuivre à Sallertaines, en Vendée, a réalisé avec incrustations de paillons...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
d.20-bal.com