Rapport annuel relatif au prix et à la qualité du service de l’assainissement Exercice 2012 18





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Revalorisation des tarifs des concessions dans le cimetière communal à compter du 1er juillet 2013


M. Aoummis : En remplacement de Josyane Chartier, je transmets les informations qu’elle m’a chargées de vous communiquer.

Lors de la séance en date du 24 juin 2009, le Conseil Municipal a décidé de revaloriser annuellement les tarifs des concessions funéraires.

Cette année, nous proposons une revalorisation de l’ordre de 2 %.

M. le Maire : Y a-t-il des observations particulières ? Je n’en vois pas.

La délibération est adoptée à l’unanimité.
    • Approbation de l’avenant à la convention de partenariat et de valorisation de la billetterie scolaire pour les actions menées au cinéma Paul Eluard


M. Chambon : En 2011, nous avons approuvé la convention passée avec la régie théâtre-cinéma Paul-Eluard, pour la mise en place d’un programme pluriannuel donnant accès aux spectacles vivants à l’ensemble des élèves de la Ville, au tarif unique de 3,80 euros payé par la Ville, qu’il était important de matérialiser de façon comptable.

Nous vous demandons d’approuver un avenant dans la mesure où un nouveau plan éducatif a été mis en place par le théâtre-cinéma pour toutes les écoles de Choisy-le-Roi.

Il s’agit de donner accès au cinéma, aux élèves de la Ville, de la même façon que pour les spectacles vivants. Compte tenu de la hausse des effectifs – 35 classes supplémentaires en l’espace de 6 ans sur la ville de Choisy-le-Roi – il est proposé d’alterner les accès ; une année la moitié des effectifs auront accès à la découverte des spectacles vivants, et l’année suivante (cela se déroule sur deux années), ils auront accès à la découverte de la cinématographie et du cinéma en général. Cette nouvelle organisation permettra d’avoir des effectifs beaucoup plus restreints.

Nous devons faire pour le cinéma ce que nous avons fait pour le théâtre, en valorisant le billet d’entrée à 3,80 euros, puisqu’à partir de l’année prochaine, ce dispositif éducatif sera en place dans toutes les écoles de Choisy. Nous sommes en train de le finaliser.

M. le Maire : Y a-t-il des observations particulières ? Je n’en vois pas.

La délibération est adoptée à l’unanimité.
    • Approbation de la convention à passer avec ALJ 93 pour la gestion du site 2 rue du Docteur Roux et demande de subvention au Département


M. Chambon : Il s’agit du site « Permis de vivre » des familles roms à Choisy-le-Roi. Nous avions signé une convention avec l’association Coup de main, il y a quelques mois, puis ALJ a pris le relais de l’association Coup de main. Nous travaillons donc désormais avec ALJ (Association logement jeunes) sur la mission d’accompagnement socio-professionnel auprès des familles.

A ce titre, nous travaillons sur des missions de relogement transitoire, d’actions et d’insertion, d’accompagnement à l’accès à l’emploi, à la formation, à la santé, aux droits et démarches administratives, ainsi que sur la scolarisation et soutien à la parentalité.

Il convient de signer une convention avec ALJ 93 sur les missions précitées.

Une subvention de 175 429,74 euros sera alors versée à l’association qui emploie quatre personnes ; un chef de projet, une chargée d’insertion, un travailleur social et une médiatrice.

Par ailleurs, nous avons entrepris des démarches, avec la DGA, Sylvie Forestier, pour obtenir des subventions du Département et de l’Etat (ce qui est nouveau car nous avons toujours eu quelques difficultés pour obtenir des subventions de l’Etat). Il est vrai que la nouvelle circulaire d’août 2012 a facilité nos démarches.

Du fait que le Sous-préfet en charge de la politique de la ville a su manifester une grande compréhension et que nos relations se sont améliorées avec l’Etat depuis le changement de régime, nous avons pu obtenir une subvention de 60 000 euros de l’Etat, et de 60 000 euros du Département. Il reste ainsi à la charge de la Ville, la somme de 37 000 euros.

Nous travaillons également pour obtenir des subventions de la part de diverses fondations de grands services publics, notamment, les fondations de la SNCF. Nous leur adressons régulièrement des dossiers et espérons obtenir quelques aides supplémentaires.

M. le Maire : Merci. Madame Baron.

Mme Baron : Concernant l’association ALJ 93, je voudrais contenter Monsieur Tisler qui m’avait demandé de faire une recherche sur ce que disaient les élus socialistes de cette association. Vous m’aviez alors demandée quels étaient ces élus socialistes, vous m’aviez dit que vous n’y compreniez rien et que vous ne saviez pas chercher sur le web.

Je reprends donc mes propos, j’avais dit, « La Ville d’Aubervilliers verse chaque année une subvention de 73 000 euros à l’ALJ, et malgré cela, cette association s’est laissée déborder et a créé, selon les élus socialistes de la ville de Montreuil, de faux espoirs pour ces populations en souffrance. » C’est ce que Monsieur Tisler a contesté d’une manière quelque peu cavalière.

Monsieur Tisler a une attitude bien différente en CCAS et en Conseil municipal. Il est bien plus agréable au CCAS, je ne sais pas pourquoi.

Donc, je vous dis Monsieur Tisler qu’il faudra rechercher une note du vendredi 19 février 2010, concernant la convention entre la ville de Montreuil et l’association ALJ 93.

Monsieur Gaylord Le Chequer dit : « Cette convention est à l’image de la gestion de la Ville…» (il s’adresse à Madame Voynet, je crois) « …pleine de bonnes intentions, mais brouillonne, coûteuse et à l’efficacité plus que discutable. » Il ajoute, « Nous avions fait le choix de ne pas participer au vote, tout comme le groupe socialiste et leurs collègues Jean-Jacques Serey et Juliette Prados. Dès le départ, nous vous avons mis en garde, notamment au lendemain de votre conférence de presse promettant relogements et terrains à tous. » (comme cela va se passer sur Choisy-le-Roi) « N’êtes-vous pas en train de vous faire déborder par la situation, de créer les conditions que se développe un vrai ghetto et de créer de faux espoirs à des populations déjà en souffrance et à la recherche, légitime, d’un lieu d’accueil ? »

Voilà ce que je disais d’ALJ 93 au Conseil Municipal du 28 février 2013. Nous continuons dans la même voie. Cette fois, ce n’est pas Montreuil, mais Choisy-le-Roi qui la prend, par rapport à cette association ALJ 93.

Vous n’avez pas aimé cette petite anecdote, mais vous allez détester celle-ci. C’est le discours martial du Ministre de l’Intérieur de votre parti, Monsieur Manuel Valls. Mes sources proviennent de l’AFP, de France 24, etc, du 15 mars 2013.

« Monsieur Valls durcit le ton contre les Roms. Dans un entretien au quotidien Le Figaro, vendredi 15 mars, Manuel Valls estime que les Roms vivant dans des campements « ne souhaitent pas s’intégrer » dans notre pays pour des raisons culturelles, ou parce qu'ils sont entre les mains de réseaux versés dans la mendicité ou la prostitution. 

« Le Ministre de l'intérieur du parti socialiste déclare également vouloir poursuivre la politique de démantèlement des camps de Roms faisant ainsi écho aux propos du Premier ministre roumain Victor Ponta, qui aurait assuré que les Roms « ont vocation à rester en Roumanie, ou à y retourner ».

Je ne sais pas ce que va répondre Monsieur Tisler, s’il va parler de « racisme » à l’encontre de Monsieur Valls.

C’est ce que je pense également car à Choisy-le-Roi, il y a bien des réseaux qui installent de pauvres gens pour mendier et se prostituer. Je me suis rendu au commissariat parce qu’une jeune fille se prostituait – la prostitution devant être soi-disant régularisée par le Sénat. On m’a dit au commissariat qu’ils ne pouvaient pas tellement agir car ces gens étaient aidés pour rester là. Voilà ce que l’on m’a répondu. C’est tout de même grave. Sur Choisy-le-Roi, c’est ce que je dénonce ce soir, il existe une économie souterraine entretenue car on la laisse faire, que vous le vouliez ou non.

Nous en sommes là avec cette association qui va venir travailler ici, qui a d’ailleurs déjà commencé. Cette association est financée pour accueillir de nouvelles familles.

Monsieur le Maire, je pense que la Ville a atteint ses limites. Quelles sont les perspectives de relogement – car vous parlez de relogement – pour les Choisyens ? Question que vous promettez de résoudre en priorité. De nombreux Choisyens souffrent et viennent nous voir. Ils sont désespérés – mes collègues en reçoivent tous les jours. Ils n’ont pas accès, eux, aux logements car on leur dit qu’ils ne gagnent pas suffisamment. Parfois, il leur manque très peu pour pouvoir changer de logement, pour passer ne serait-ce que d’un T1 à un T2. Les commissions de Valophis les refusent. C’est honteux. Ils ne sont pas aidés. J’aurais bien voulu qu’il existe une association qui vienne les aider.

Au service habitat, on nous dit souvent que Valophis rejette les dossiers et qu’ils ne font rien pour les aider. Leurs dossiers sont rejetés ne leur laissant que le choix de rester où ils sont ou d’aller à la rue. Ce sont des Choisyens !

Pourquoi ne pas les aider individuellement, de la même manière que ces personnes qui ont aussi le droit d’être aidé, j’en conviens ? Mais pensons d’abord aux Choisyens. Vous attribuez une subvention de 175 000 euros, dont 37 000 euros à notre charge, payés par les contribuables choisyens à cette association qui est d’Aubervilliers, alors que les contribuables font déjà des efforts considérables. Vous mettez à la disposition d’AL J93 des locaux, des accompagnements ciblés (ce que j’ai souvent demandé). Monsieur le Maire, je peux dire que vous soignez bien votre gauche.

M. le Maire : Ma gauche ? Je ne comprends pas.

Mme Baron : Les gens de gauche.

M. le Maire : J’aide bien les gens de gauche en matière de logement ?

Mme Baron : Vous ciblez une population.

M. le Maire : C’est un propos diffamatoire. Je vous demande de m’en faire la démonstration, Madame Baron.

Mme Baron : Je continue et je vais vous faire la démonstration de la véracité de mes propos. Je le dis gentiment, je le dis correctement, je n’ai pas dit un mot plus haut que l’autre. Les Choisyens ont aussi besoin d’accompagnement dans leurs projets, il n’y a pas de locaux pour les recevoir et ils n’ont pas du tout accès à la santé, vous le savez très bien. Il y en a qui ne se soignent pas.

Les aidés d’ALJ vont tout avoir sur un plateau. C’est un manque de respect par rapport aux habitants fragilisés en attente d’aide ; ceux qui sont sur les listes d’attente de demande de logement social depuis des années. Je dis que c’est du clientélisme et de la discrimination au détriment des Choisyens.

M. le Maire : Merci. Monsieur Tisler.

M. Tisler : Monsieur le Maire, vous soignez bien votre gauche, mais je trouve Madame Baron bien maladroite. Sur la petite passe d’armes traditionnelle entre Madame Baron et moi, c’est un peu comme les histoires de Monsieur Dupuy parfois, cela devient le feuilleton récurrent.

Je dirais simplement pour rassurer Madame Baron que, pour ma part, l’inexactitude des propos n’a pas de sexe. Je pense que cela n’est pas spécialement l’apanage des femmes ou des hommes de droite qui ont l’habitude de dire des choses un peu en dehors de la vérité. Ce n’est pas un privilège du sexe. Madame Baron, c’est un privilège de la politique.

Deuxièmement, vous me redonnez en référence la note du 19 février 2010 de quelqu’un qui cite quelqu’un d’autre sur, une fois de plus, la notion de socialisme à Montreuil. La notion de socialisme à Montreuil n’est pas si facile que cela à comprendre, j’en veux pour preuve que les socialistes de Montreuil semblent ne pas l’avoir compris eux-mêmes. Mais c’est autre histoire.

A Choisy-le-Roi, les socialistes savent qui ils sont. Ils savent ce qu’ils font et de plus en plus, ils savent où ils vont. Ensuite, sur les propos que vous tenez envers Monsieur Valls, je m’en tiens loyalement, parce que les socialistes choisyens sont loyaux, à ce qui a été fait au moment de l’implantation des Roms à Choisy-le-Roi.

Je tiens à dire que ce n’est pas un pouvoir socialiste qui les a mis à la rue avec des enfants et des personnes âgées. Ce n’est pas un pouvoir socialiste qui a fait cela. Vous pouvez bien dire tout ce que vous voulez, à ce moment-là, les socialistes de Choisy-le-Roi, avec leurs camarades communistes se sont montrés entièrement solidaires de l’approche humanitaire qui se poursuit aujourd’hui.

Cela dit, nous ne sommes pas des bisounours, nous avons été confrontés, au début de cette implantation, à de la grande criminalité, nous pouvons le dire, et ceux-là ont été très rapidement sortis du dispositif.

Je pars du principe que ceux qui sont toujours dans ce dispositif présentent tous les aspects d’une population qui veut s’intégrer. Mais cette frange de population rom est confrontée à des difficultés. Dans leur pays d’origine, en Roumanie, une partie importante de la population ne veut même pas penser qu’il soit possible que des Roms s’intègrent et d’une certaine manière, ici aussi en France, une certaine frange de la population pense également qu’il est totalement impossible d’intégrer un Rom.

Pour ma part, depuis que je m’occupe un peu de l’action sociale, depuis 1995 précisément, je peux dire qu’il est fondamental dans toute démarche d’action sociale – et cela n’entre pas dans la même logique que les actions caritatives qui ont d’autres arrière-plans et d’autres arrière-pensées –, de se placer au niveau de la solidarité et non du caritatif et surtout pas sur l’assistanat. Je pense qu’il faut toujours accorder un certain crédit à ceux qui veulent se sortir d’une certaine situation, dont pour partie ils ne sont pas responsables.

Il est vrai que, face à ce rejet massif à la fois de la part de la population roumaine et de la part d’une frange de plus en plus évidente d’une population européenne, les Roms, ou plutôt certains d’entre eux, déploient des stratégies qui ne sont pas tout à fait conformes avec notre manière de vivre ; des voies et des manières de s’en sortir, une économie parallèle.

Je pense qu’il reviendra à la Ville de Choisy-le-Roi l’honneur d’avoir tendu la main, de s’être donné les moyens, avec des associations confirmées et responsables, d’essayer d’arriver à des résultats concrets en termes d’intégration. Pour partie, nous y sommes arrivés, pour partie, nous n’y arriverons pas. Quoi qu’il en soit, nous ne ferons certainement pas un constat d’échec. Ce constat nous conduira à reconnaître que nous avons essayé et que pour partie nous avons réussi. Donc de ce point de vue, je reste – et le groupe socialiste reste aussi – tout à fait en accord avec la démarche de la Municipalité. Nous irons jusqu’au bout et en assumerons les conséquences, y compris financières, en partenariat avec ce monde associatif dont vous semblez, Madame Baron, dédaigner totalement les actions à partir du moment où elles ne se réfèrent pas entièrement aux valeurs que vous prônez. Nous continuerons à nous associer à ce travail, à cette démarche et à ces valeurs républicaines qui sont celles de la vraie République que vous semblez ne pas partager, sinon ignorer.

M. Chambon : Je souhaiterais apporter quelques commentaires et rétablir la vérité, car nous sommes dans les contresens. Comparaison n’est pas raison. Je ne connais pas les problèmes qui existent à Montreuil entre les socialistes, la Mairie, et les autres. Le problème ne se situe plus du tout là. S’il y a eu des différends à un moment donné avec les associations, cela provenait sans doute de la façon dont les dispositifs avaient été mis en place. En définitive, cela dépend de tout un tas de choses. Je ne sais rien des problèmes de Montreuil, donc je n’en parlerai pas, contrairement à Madame Baron qui a l’air de s’en délecter.

Je réponds simplement ceci. L’équipe de l’association ALJ avec laquelle nous travaillons depuis un an compte quatre personnes : un chef de projet, un chargé d’insertion, un chargé de formation et un médiateur. Le travail que nous menons avec cette association l’est de façon parfaitement correcte, en partenariat, en échange continuel, tous les jours ou presque. Les actions sont suivies et les démarches avancent bien. C’est un premier point.

Sur le logement, vous n’allez pas répéter indéfiniment des mensonges, Madame Baron. Nous n’avons pas reloger de familles roms dans les logements à la place des familles choisyennes. C’est plus simple que cela, en partenariat avec Valophis, nous avons récupéré des logements destinés à la démolition dans une opération immobilière …

Mme Baron : Ce n’est pas un mensonge.

M. Chambon : Dire une contrevérité est un mensonge. Nous vous avons expliqué maintes fois quels étaient ces logements. Ce sont des logements que les familles roms ont remis en état elles-mêmes, avec leurs pinceaux. J’y suis allé, je les ai vues, elles ont retapé les logements. Ces logements étaient insalubres, elles les ont mis au minimum des normes et elles y vivent. Voilà ! Nous n’avons pas pris la place de demandeurs d’emploi choisyens.

Mme Baron : Je connais quelqu’un qui dort au commissariat et qui aurait bien voulu avoir l’un de ces logements.

M. Chambon : Pour le moment, nous parlons des Roms. Pour les logements, c’est très clair, nous continuons un partenariat avec Valophis qui, je dois le dire, s’est engagé de manière extrêmement positive. Lors d’une rencontre récente avec le Sous-préfet à la ville, ce dernier a souligné que notre approche de relogement les familles en difficulté était intéressante. Nous en sommes là.

Sur le site, contrairement à ce qui a été dit tout à l’heure, les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît, parce que quelques familles âgées souhaitent retourner en Roumanie. Certaines familles, contrairement à ce qu’a dit un peu trop rapidement Monsieur Valls, souhaitent s’intégrer en France et certaines ont plus de mal, notamment les familles les plus âgées.

ALJ en association avec Emmaüs International travaille à des projets sur place, à la fois pour aider à retaper leurs pauvres baraques – pour ceux qui en ont –, et à remettre en place une activité économique agricole, de maraîchage notamment, afin que ces familles puissent rentrer. C’est une expérience. L’ensemble de la presse et des journalistes ne reviennent pas sur cette expérience, parce qu’elle avance positivement. Nous ne pouvons pas prétendre que nous allons réussir à 100 % et de manière très rapide. Il n’y a eu pas beaucoup d’endroits où un tel travail est mené, à la fois d’insertion avec scolarisation et de retour en Roumanie. Je le dis une fois de plus, le texte d’août 2012…

Mme Baron : Un texte de Monsieur Sarkozy.

M. Chambon : Adorez Monsieur Sarkozy ! Le texte d’août 2012, alors que Monsieur Sarkozy n’était plus au pouvoir, a été signé par sept ministres, dont Monsieur Valls. Ce texte prévoit une stratégie d’insertion, d’accueil des familles, tout en évacuant des sites très dangereux en bordure d’autoroute. On peut comprendre les choses. Cela dit, le texte dit quand même que lorsque les gens sont expulsés d’un endroit, on doit leur offrir un accueil, on doit leur proposer un hébergement, même temporaire. Je ferme cette parenthèse.

Mme Baron : Pourquoi pas les Français ?

M. Chambon : Arrêtez de faire des petits commentaires. Si vous voulez réellement en discuter un jour avec des éléments concrets, nous pouvons le faire, mais sans invectiver. Ces questions méritent mieux que l’invective. Ce n’est pas encore officiel, mais une équipe de France télévisions s’est rapprochée de nous à la suite d’un article paru dans Le Monde. Ils seraient intéressés par notre expérience pour illustrer l’un des aspects de l’accueil des étrangers en France.

Nous espérons continuer. Aujourd’hui, quatre d’entre eux ont trouvé un emploi. Il nous reste à leur procurer un logement provisoire. Nous sommes en train de rénover avec eux des vieux pavillons. La stratégie est de faire en sorte que progressivement, ils obtiennent une autorisation de travail, qu’ils puissent entrer dans le droit commun, et ensuite, sans être privilégiés par rapport aux autres mais en étant traités comme les autres, qu’ils puissent être capables de demander un logement.

Mme Baron : Ils ne payent pas de loyer.

M. Chambon : Laissez-moi parler. A Choisy-le-Roi, nous sommes honorés d’entreprendre ces démarches. Il n’y a pas de problèmes sur le site – Monsieur Tisler citait tout à l’heure les mafias, mais elles se cachaient là où il y avait 700 ou 800 familles, c’est autre chose. Ces familles sont suivies par des chargés de projet et des médiateurs. Je le dis une fois de plus, il n’y a aucun problème, cependant je n’exclus pas le fait que des problèmes puissent survenir entre les familles, des problèmes de voisinage, mais pas plus qu’ailleurs. L’expérience avance de la meilleure manière. Merci.

M. Lemarchand : Je vais être très bref en rappelant qu’il est indispensable de garder un niveau de dignité nécessaire à la discussion. Certains échanges me désolent véritablement, ils flirtent avec l’invective et montrent une absence d’argumentaire. On ne va pas s’en sortir collectivement si l’on continue de cette façon.

Nous pouvons dire, qu’incontestablement, sur la question des Roms, il y a une marque de progrès dans la ville. Je dis bien, une marque de progrès. J’ai en tête – et j’ai quelque raison car j’étais aux côtés de Daniel Davisse – l’arrivée de trois camps dans la ville, il y a une dizaine d’années. Un millier de personnes sont arrivées dans une « sauvagerie » humaine au regard de leur situation, absolument sans moyens, sans structure d’accueil, sans travail d’intégration. Nous avons dû intervenir à l’intérieur des camps, dans un contexte d’une politique générale qui ne rêvait que de sanctions, avec la montée d’un climat extrêmement dangereux dans notre ville, notamment dans le quartier nord, boulevard de Stalingrad, rue du Docteur Roux et aux alentours de l’autoroute. Rappelez-vous : la situation était impossible.

Il faut l’évoquer honnêtement et en termes humains. Le constat est à l’honneur de la Ville. Aujourd’hui, nous allons de l’avant et nous assistons à un début d’une réalisation grâce à des moyens qui nous avaient manqués cruellement à l’époque, comme une capacité associative pour accompagner, faire progresser et trouver des solutions. Nous les connaissons. J’ai rencontré récemment un Rom qui m’expliquait qu’il avait trouvé du travail et qu’il avait ses différents permis. Ecoutez, franchement, c’est un motif de réjouissance.

Ne profitons pas de ce très mauvais argument, de ce très dangereux argument, pour dresser les pauvres contre les pauvres. N’allons pas chercher du côté des mal-logés pour protester parce que des familles roms ont été relogées. Si nous suivons cette voie, elle deviendra rapidement nauséabonde. Ce n’est pas le moment de suivre cette pente. Il faut être lucide, sérieux et responsable de ce point de vue. Ne jouons pas à ce jeu. Ne jouons pas avec le feu.

Je le dis une fois de plus, j’ai moi-même des interrogations sur le bien-fondé, le devenir de notre action. Croyez-moi, on peut changer d’avis. Nous étions sur place avec Patrice – Daniel était en vacances, mais il se tenait au courant de la situation –, quand les Roms ont été expulsés. Nous avons travaillé immédiatement à des solutions, mais je vous l’avoue, je me suis interrogé sur le bien-fondé de notre action, et de la direction que nous prenions. Il faut savoir reconnaître les choses.

Ces familles travaillent, vivent dans des logements. Elles ne prennent la place de personne. D’ailleurs, et c’est nouveau dans le quartier nord, nous avons pu observer un début de changement de regard sur ces personnes ; un début. Tout n’est pas gagné. Ne mettons pas d’huile sur le feu, n’accompagnons pas un jeu de ce type. C’est dangereux dans les temps que nous vivons.

Je voudrais dire une autre chose. Cette ville a une tradition d’hospitalité et de solidarité. Je tiens à le redire. Il ne faut pas oublier les actions de nos Maires, et dans la continuité, ce qu’a fait Fernand Dupuy lors du drame chilien. Oui, nous avons accueilli des Chiliens. Oui sans autorisation. Nous les avons même embauchés en Mairie. Souvenez-vous, nous avons également accueilli des Grecs. Vous voyez, nous continuons cette tradition de solidarité.

Nous venons d’avoir une réunion sur la sécurité dans le cadre du comité de quartier autour du parc Maurice Thorez. Que nous dit-on ? « Vous savez, il n’y a que des Tunisiens et ce sont des sans-papiers ». Mais nous discutons, nous faisons changer le regard, nous faisons changer les idées. Nous devons tout mettre en œuvre pour une marche en avant du collectif sur ces questions.

Je voulais intervenir sur cette question car elle me tient beaucoup à cœur. Je pense qu’elle participe de l’honneur de notre ville, de cette tradition de solidarité et nous devons continuer sur cette voie.

M. le Maire : Monsieur Panetta.

M. Panetta : Monsieur le Maire, tout ce qui vient d’être dit a été débattu. Monsieur Chambon nous a donné cette même explication sur le logement en conseil des quartiers. Nous savons très bien que ce sont des logements vétustes. Cependant, de nombreuses familles accepteraient ces logements vétustes pour les repeindre et les retaper.

Si je peux m’exprimer, je voudrais remettre cette affaire dans le contexte. Sur cette affaire, on nous a beaucoup menti. Lorsque l’on veut nous donner des leçons d’humanité, lorsque vous parliez de Monsieur Valls, il y a ce qu’il dit et ce qu’il fait. A moins que lui aussi soit un sacré raciste. Lui, dans sa ville, il n’a pas attendu trois ans pour mettre les Roms dehors. Et pas de la meilleure des façons. C’est un fait, ce ne sont pas des paroles.

C’est contestable ? Vous contestez ? Monsieur Valls n’a pas mis les Roms dehors, dans sa ville ? Voulez-vous que nous allions contrôler ? Vous suivez l’actualité ou quoi ? C’est l’un des premiers qui l’a fait.

M. le Maire : Monsieur Panetta, voulez-vous arrêter de nous insulter ?

M. Panetta : Où vous ai-je insulté ? Arrêtez !

M. le Maire : Vous venez de dire des choses que tout le monde sait.

M. Panetta : Si tout le monde le sait, c’est la vérité. Monsieur Valls n’a pas attendu trois ans pour expulser les Roms de sa ville.

M. le Maire : Monsieur Valls, dans sa ville à Ivry, accueillait des Roms depuis trois ans. Il a travaillé de manière à pouvoir les expulser. Il a fait comme nous l’avons fait en 2008 et 2009, en demandant et en recherchant des solutions. Monsieur Valls avait des solutions de relogement que nous n’avions pas. La différence est là.

M. Panetta : Monsieur Valls a expulsé les Roms de sa ville. Je ne veux même pas parler des commentaires qu’il a tenus récemment. Ce n’est pas sur ce plan que je veux m’avancer. Je pourrais citer, plus près de nous, Monsieur Guérin, qui s’est battu contre le département du Val-de-Marne pour expulser les Roms de Villeneuve-le-Roi. La situation y était scandaleuse.

Là où vous nous avez mentis, c’est lorsque les Roms sont arrivés à Choisy-le-Roi. Vous-même, Monsieur le Maire, avez dit qu’ils ne resteraient que six mois. C’est écrit dans les comptes-rendus. Avons-nous dit quoi que ce soit pendant des trois ans ? Nous avons compris les raisons humanitaires qui faisaient qui s’installaient pour six mois, les femmes, les enfants, et les autres. Six autres mois ont passé, ce qui a fait douze mois. Et puis une année supplémentaire, ce qui fait deux ans. Maintenant, nous sommes à trois ans. Donc on nous a menti lorsque nous avons évoqué les problèmes, on ne va pas se cacher devant son petit doigt. Cela suffit !

Il y a une montée nauséabonde dans ce pays qui commence à se faire sentir. Nous l’avons vu lors des résultats, dimanche dernier. Il va peut-être falloir accepter de voir la réalité en face et s’interroger réellement sur les causes. Qui fait réellement monter cette tension ? Qui fait monter cette tension ? Cela fait trois ans que les Roms sont ici. Nous n’avons jamais rien dit. Jamais. Maintenant, depuis le dernier Conseil municipal, nous disons : « Cela suffit. ». Vous nous disiez que ce n’était pas vrai. Aujourd’hui, vous nous dites : « Oui, il y a eu des criminels ». Encore un mensonge.

Pour revenir aux logements. Je demande une chose. Cela ne me choque pas que l’on aide les Roms, ce qui me choque, c’est que nous ne traitions pas tous les habitants de cette ville de la même façon. Je vous propose quelque chose. Nous avons au moins vingt familles qui seraient ravies d’avoir ce que vous voulez donner aux Roms.

M. le Maire : Vous en avez vingt, nous en avons 2 400.

M. Panetta : Ce n’est pas la même chose, Monsieur le Maire.

M. le Maire : 2 400 dont 80 % sont en dessous du plafond. Sur ce sujet, vous n’avez jamais rien fait, Monsieur Panetta. Avec votre Gouvernement, vous nous avez enfoncés davantage. Ce que vous dites est honteux.

M. Panetta : En commission logement, je m’en suis d’ailleurs ouvert à Monsieur Guillaume. J’ai même été scandalisé de voir que de nombreux dossiers, si ce n’est pas la majorité, étaient remplis par des foyers qui gagnaient 4 000 euros par mois et auxquels on attribuait des logements sociaux. Je suis désolé, j’assiste à la commission, Monsieur le Maire, je sais ce qui s’y passe. Ne dites pas n’importe quoi. Nous parlons de familles en grande difficulté. Des familles qui seraient… Ce n’est pas parce que vous allez m’interrompre toutes les 5 minutes, que vous aurez raison et que vous dites la vérité.

M. le Maire : Monsieur Panetta, je n’ai rien dit pour l’instant.

M. Panetta : Vous avez dit que ce que je dis est scandaleux.

M. le Maire : Je me permets de vous dire que vous avez parlé cinquante minutes au total. Le règlement est appliqué.

M. Panetta : C’est vous qui ne voulez pas du règlement. Je termine. Je propose quelque chose de constructif. Pour ces familles qui sont en difficulté, j’aimerais que vous leur trouviez, en accord avec Valophis, les mêmes logements voués à être détruits – ils s’en moquent – qu’ils pourront retaper de leurs mains afin qu’ils puissent se loger. Je vous parle de familles qui n’ont pas de toit. Voilà ce que je vous reproche. Pourquoi deux poids deux mesures ? Je vais vous amener ces familles, Monsieur Guillaume, et vous allez leur trouver des pavillons comme dans la rue du Four, voués à la destruction. Ou des appartements qu’ils se feront un plaisir de repeindre et d’habiter six mois, douze mois, trois ans, le temps qu’il leur sera possible.

Notre doléance est celle-ci. Vous qui vous targuez de justice, voilà ce que nous vous demandons.

M.le Maire : Merci Monsieur Panetta. Je vois que sur ce débat, nous sommes loin les uns des autres. Nous avons travaillé, nous travaillons avec l’ALJ, quoi qu’il se passe à Montreuil. Peut-être que l’ALJ à Montreuil ne fonctionne pas bien, ce qui peut arriver, mais à Choisy-le-Roi, nous constatons que l’ALJ fonctionne bien et que leur aide est essentielle.

Tout d’abord, quand les Roms sont arrivés, j’avais parlé de six mois car je pensais que nous règlerions la situation en 6 mois, mais je me suis trompé. Non pas trompé, mais j’ai mal analysé la situation. Il nous a fallu 6 mois pour signer une convention avec RFF, qui nous a certes été accordée, mais qui n’a pas résolu le problème.

Ensuite, l’ALJ fonctionne correctement, elle travaille sur le terrain et s’occupe de tas de problèmes, notamment d’ordre sanitaire. Elle travaille à l’insertion, mais la réussite de cette démarche passe aussi et surtout par le relogement. C’est de l’insertion. Nous travaillons partout sur l’insertion.

Enfin, nous avons un changement de politique et je suis persuadé que nous pourrons aller plus loin. Prenez en compte que nous allons voter ce soir, pour la première fois, 60 000 euros versés par l’Etat. Du temps de Monsieur Sarkozy, ce n’était pas 60 000 euros, c’était tout le monde dehors. Monsieur Sarkozy est venu ici.

M. Panetta : C’est vous qui l’aviez demandé, vous vous en étiez réjoui. Vous avez fait un éditorial pour le remercier. Vous avez fait un éditorial dans Choisy Info pour le remercier.

M. le Maire : Nous avons demandé à Monsieur Sarkozy de travailler à des projets qui sont aujourd’hui mis en place. Je sais, je suis un menteur, mais laissez-moi continuer. Nous avons demandé à Monsieur Sarkozy de déloger, non pas de les déloger, mais de faire en sorte que nous puissions les accueillir comme nous le faisons aujourd’hui et pas dans les conditions très difficiles auxquelles nous avons dû faire face. Monsieur Sarkozy est venu et nous a dit : « Je te les ai délogés, mais il ne se passera rien derrière, ils retournent en Roumanie et ils reprennent l’avion. »

Aujourd’hui, la différence est là. Nous travaillons et visiblement le Gouvernement fait un effort pour nous aider à trouver des solutions. Elles ne sont pas toujours extraordinaires, c’est complexe, mais nous sommes aidés et c’est une différence fondamentale. L’association fonctionne, le Gouvernement nous donne des moyens et Valophis nous accompagne.

Ce matin, j’ai entendu une personne sur France Inter, déclarant : « Sortez-moi tous les immigrés et tous les sans-papiers et je vous règle un problème ». Elle a dit ensuite, et je le lis régulièrement dans votre presse, « Vérifions les budgets des élus ». Je voudrais dresser un parallèle avec les tribunes que vous écrivez régulièrement vous interrogeant sur ce que les élus ont dans la poche ou des choses de cette nature. Vous êtes sur la même pente, et cette pente nous la combattrons.

Concernant le vote de ce soir, nous constatons premièrement, que le travail se fait de bonne façon avec l’ALJ, et deuxièmement que l’Etat et le Département nous aident. Notre volonté est d’essayer d’en terminer cette année. Ce n’est pas simple, vous le savez très bien, c’est extrêmement compliqué. Nous avons besoin d’aller encore plus avec tous ceux qui sont sensibles à cette question et qui se battent en France comme en Europe, à Bruxelles et en Roumanie.

Mme Baron : Il n’y a pas plus humanistes que nous, et je suis désolée, ce sont des gens qui sont exploités, Monsieur le Maire.

M. le Maire : Je ne vous ai pas coupé la parole. Je suis quelqu’un qui se bat pour tout le monde, pour tout le monde, Madame. Quant aux logements dont vous nous parlez, je vous conseille de relire votre copie, parce que c’est de la diffamation. C’est la même chose que ce qui a été dit ce matin, la même chose à propos des aides des commissions d’attribution.

En ce qui concerne l’accusation de favoritisme des commissions d’attribution, d’une part, je remarquerais que je n’y siège pas. D’autre part, en qualité de Vice-président d’un organisme qui s’appelle Valophis, je sais que cela ne se pratique pas.

Madame Baron, à votre place, je regarderai avec beaucoup d’attention cette phrase. Parce qu’elle est diffamatoire.

Mme Baron : C’est au détriment des Choisyens.

Monsieur le Maire : Non, ce n’est pas au détriment des Choisyens. Ils font partie des Choisyens, ils font partie de cette population, ils nous ont été imposés de fait, tout comme d’autres immigrés qui sont sans papiers, qui sont là et qui n’ont pas encore trouvé de solutions à leur problème. Ils sont là comme les autres. Pour nous, ce sont des Choisyens. Ils sont sur le territoire de Choisy-le-Roi, leurs enfants vont dans nos écoles. Nous avons à nous en occuper comme les autres.

Pour nous c’est cela être humain, ce n’est pas de mettre à part une partie de la population qui est sur notre territoire.

Mme Baron : C’est ce que nous vous disons. Vous discriminez, vous mettez à part la population de Choisy-le-Roi et vous accueillez de nouvelles familles.

M. le Maire : Je ne les accueille pas du tout. On nous les a mis sur l’autoroute. Allons ! Comme le nuage de Tchernobyl, peut-on arrêter cela ? Enfin, réfléchissez, et faites attention à vos formulations. Vous avez repris, d’une manière ou d’une autre, les paroles qui ont été prononcées ce matin par Marine Le Pen.

Mme Baron : Ne m’insultez pas Monsieur le Maire. Je vais vous dire quelque chose que Marine Le Pen n’aurait même pas osé dire.

M. le Maire : Je le constate, c’est tout. Je vous demande d’y regarder de plus près et d’y réfléchir.

Merci. Nous passons au vote. Qui est pour ? Qui est contre ?

La délibération est adoptée avec 30 voix pour et 7 voix contre.

Si nous n’avions pas l’ALJ pour s’occuper des Roms, que ferions nous ? C’est clair, si nous n’avions pas cette association, nous ne pourrions pas travailler. Que fait-on ? On les vire ?

M. Panetta : Demandons au Préfet de faire ce qu’ils ont fait précédemment.

M. le Maire : Le Préfet ne le fera pas parce que la politique…

M. Panetta : Vous ne le demandez pas.

M. Chambon : La circulaire du 20 août empêche cela. Renseignez-vous. Vous ne connaissez rien à rien.

M. Panetta : Cela commence vraiment à bien faire. Monsieur Chambon, la lumière du monde, s’est exprimé.

M. le Maire : Nous arrêtons. Nous passons au point suivant, s’il vous plaît.

Mme Baron : Je vous apporterai le discours de Georges Marchais de 1998 et vous verrez que Marine Le Pen est toute petite à côté.

M. le Maire : Apportez-le-moi. Je l’ai aussi pour la bonne raison que j’ai participé.

Mme Baron : Qu’a-t-il dit ?

M. le Maire : Comment régler le problème des immigrés ? Les immigrés doivent retourner chez eux. Mais, il était question de propositions d’actions.

M. Panetta : Nous aussi nous pouvons taxer cette déclaration de racisme grave. C’est du vrai racisme. Comme les taudis qui ont été démolis à coup de bulldozers avec les gens qui étaient restés à l’intérieur. Cela aussi vous allez le niez ?

M. le Maire : Mensonges.

M. Panetta : Voulez-vous qu’on apporte la presse de l’époque ? Vos amis communistes n’ont pas rasé les taudis ?

M. le Maire : Apportez-nous-la. Nous n’avons rien démoli du tout.

M. Panetta : Ça a été scandaleux. Tout le monde a été scandalisé par votre action. Et l’action des communistes à Champigny.

M. le Maire : Qui a les a chassés ? C’est Monsieur Beaumont de Saint-Maur.

M. Panetta : Ils n’étaient pas à Saint-Maur.

M. le Maire : Nous n’avons rien rasé du tout.

M. Panetta : C’était à la une de tous les journaux.

M. le Maire : C’était des mensonges.

M. Panetta : Et le 20 heures ? C’étaient des mensonges ? Tout ce qui touche au communisme, ce sont des mensonges. Vous avez été les rois de l’humanité. Vous avez été des gens fantastiques. Vous avez été les bienfaiteurs de l’humanité. Tous ceux qui ont dénoncé vos actes sont des menteurs. Les choses doivent être dites. Nous ne nous laisserons pas écraser par vous.

M. le Maire : Ce n’est pas écrasé, c’est simplement la vérité. Le fameux article qui m’a été attribué aimablement ne portait pas sur cette question. Cela dit, nous en avons beaucoup souffert.

Nous passons à la question suivante sur l’approbation de la convention entre le CCAS et la mise à disposition d’une structure petite enfance dans la résidence Pierre Brossolette.
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