Rapport d’activités 2009-2010 (novembre à novembre) Co-financeurs : dispositif «Partenariat Institutions Citoyens pour la Recherche et l’Innovation»





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Association Qualité de la Vie de la Communauté de Communes du Pays de Limours




Institut National de la Recherche Agronomique

UMR SAD-APT (INRA-Agroparistech)


Projet de recherche en partenariat

« Agriculture et action publique territoriale :

Quels enseignements issus de l’expérience des PNR franciliens pour le développement d’une agriculture innovante dans le Pays de Limours ? »

Rapport d’activités 2009-2010 (novembre à novembre)

Co-financeurs :

dispositif « Partenariat Institutions Citoyens pour la Recherche et l’Innovation »

Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse

INTRODUCTION

Le projet « Agriculture et action publique territoriale : quels enseignements issus des PNR pour l’ancrage d’une agriculture innovante dans le territoire de la CC du Pays de Limours » a débuté en janvier 2009 dans le cadre des projets PICRI (Partenariat Institution Citoyens pour la Recherche et l’Innovation) de la région Ile-de-France. Il a pour objectif d’analyser le rôle des parcs naturels régionaux sur le développement et le « ménagement » de l’agriculture au sein d’espaces ruraux soumis à de fortes pressions urbaines.

La question que nous adressons dans le cadre du projet PICRI est celle de la capacité des territoires périurbains à innover pour valoriser les effets positifs et palier aux effets négatifs de l’influence de la ville sur le fonctionnement des exploitations agricoles. Nous nous situons dans le champ de l’analyse des innovations territoriales définie comme des initiatives endogènes de développement.

La première année du projet de recherche a été essentiellement dédiée à l’axe d’analyse qui avait été défini ainsi : « L’analyse de l’inscription spatiale des politiques locales, agricoles et de régulation urbaine des usages du territoire ». Les enquêtes et analyses de documents ont plus particulièrement concerné la question des dispositifs des politiques agricoles territoriales et des types d’innovations qui y sont liées.

La seconde année, dont rapportons ici les faits marquants, a été consacrée :

1) à la poursuite des réflexions entamées en 2009 à propos du rôle des PNR sur l’émergence de projets innovants pour l’agriculture, en focalisant l’analyse sur le cas particulier des projets de relocalisation des boucles alimentaires (circuits courts, filières locales d’approvisionnement etc)

2) à la communication et la publication d’une partie des résultats produits l’année précédente et de ceux produits cette année

3) à la collecte de données relatives aux deuxième axe de recherche du projet, à savoir l’analyse des conflits territoriaux.

I. Volet recherche

1 – Les dispositifs et les dynamiques de l’innovation agricole dans les PNR

Dans cette seconde année du projet de recherche, nous sommes partis de l’hypothèse que les liens qui s’établissent entre le parc et les différents acteurs du secteur agricole peuvent servir de support à l’émergence et la diffusion de pratiques innovantes. Notre démarche a donc consisté à mettre en évidence l’existence, la nature et l’hétérogénéité territoriale de ces liens à partir de l’étude comparée de deux cas : celui du PNR du Vexin français et celui de la Haute Vallée de Chevreuse.

La trop grande diversité (au regard de nos moyens d’investigation) des domaines d’intervention en matière de développement agricole nous a par ailleurs amené à réduire le champ de l’analyse au périmètre des innovations qui participent à la relocalisation des systèmes alimentaires, et notamment ceux de la restauration collective. Ce choix a été guidé par la convergence de nombreux éléments qui tendent à démontrer tout l’intérêt de ces processus en matière de construction des modèles de développement durable des espaces périurbains. En effet, les aires urbaines, même si elles sont peu connues pour cet aspect de leur territoire, sont composées en grande partie d’espaces agricoles. Si cette proportion est quasi nulle dans les centres urbanisés, elle a tendance à s’accroître significativement au sein des territoires périurbains qui les entourent, jusqu’à atteindre plus de 80% de la superficie dans certaines communes sous influence urbaine mais à la morphologie toujours très rurale.

Alors que ces zones « intermédiaires », moitié urbaines, moitié rurales, sont souvent décriées par les aménageurs et urbanistes comme l’archétype de la ville « insoutenable » (Berque et al., 2006), consommatrice d’énergie de transport et destructrice des paysages ruraux traditionnels, elles apparaissent aujourd’hui aux promoteurs de la gouvernance alimentaire durable comme le terrain idéal de (re)-construction de systèmes alimentaires alternatifs, fondés sur la proximité géographique entre producteurs et consommateurs.




Pôle urbanisé et banlieues

Zone moins urbanisée, sous influence urbaine : zone périurbaine

Zone rurale éloignée de l’influence urbaine

Distance au centre du pôle urbain





Espaces et

activités de production agricole

Consommation alimentaire urbaine




Figure 1 : Les territoires du périurbain, terrain idéal de relocalisation des systèmes alimentaires ?

En s’intéressant plus particulièrement au secteur de la restauration publique, Morgan et Sonino ont en effet démontré que le budget alloué par l’Etat et les collectivités territoriales pour le fonctionnement et l’approvisionnement des cantines scolaires et de la restauration publique représente un formidable outil pour développer des systèmes alimentaires durables. Il permet en effet, par le biais de critères d’approvisionnement, de garantir une égalité d’accès à l’alimentation de qualité, de favoriser des techniques de production respectueuses de l’environnement, et d’impulser le développement économique de nouvelles filières agroalimentaires alternatives et « équitables ».

En France, Et si de nombreux systèmes de circuits courts tels que les AMAP, les ventes à la ferme (par boutique fermière ou cueillette libre), ou les stands de produits locaux dans les grandes et moyennes surface, se multiplient à l’heure actuelle au sein des aires urbaines (Aubry et Chiffoleau, 2009), ils concernent essentiellement la restauration à domicile. Or, une grande partie des repas consommés quotidiennement par la population urbaine sont servis dans des structures de restauration collective. Une étude du CREDOC montre en effet que 40% des travailleurs qui ne déjeunent pas à leur domicile (plus de la moitié des actifs en région parisienne) prennent leurs repas à la cantine, au restaurant ou dans une cafétéria (in Volatier 2000). Au niveau des scolaires, le Conseil National de l’Alimentation évalue à plus d’un milliard le nombre de repas servi par an dans les établissements primaires et secondaires (330 millions en primaire, 500 millions dans le secondaire où 50% des élèves mangent à la cantine et 200 millions dans les écoles privées)1. Ce « pouvoir de l’assiette publique », tel que le désignent ces auteurs (Morgan et Sonino, 2008) a récemment été institué comme un outil d’intervention de la puissance publique sur l’émergence et le développement de pratiques et de filières agricoles alternatives. L’engagement n° 120 pris lors du Grenelle de l’environnement de 2007 précise en effet que 20% des produits servis dans les cantines scolaires seront issus de l’agriculture biologique. Plus récemment, la loi de Modernisation Agricole votée durant l’été 2010 stipule que 20% des produits servis dans le cadre de la restauration collective publique (scolaire, administrations, hôpitaux, prisons etc) seront achetés dans le cadre de circuits courts de commercialisation d’ici 20122.

Les différents régimes de proximité

Pour caractériser les liens entre parc et monde agricole grâce, nous avons mobilisé le cadre conceptuel de l’économie de la proximité.

En favorisant la préservation des espaces naturels et agricoles au sein des couronnes périurbaines, les PNR maintiennent une forte proportion d’espaces agricoles au sein de territoires où se multiplient les zones résidentielles. Les instances de gouvernance des parcs assurent ainsi les conditions de proximité physiques-géographiques entre producteurs et consommateurs de denrées alimentaires. L’existence d’une forte proximité géographique entre acteurs n’est certes pas neutre. Elle ne constitue cependant qu’une ressource latente, valorisée uniquement si consommateur et producteur, et plus globalement l’ensemble des acteurs de la filière d’approvisionnement, se rapprochent pour se mettre en relation et se coordonner.

Les concepts de l’économie de la proximité permettent de penser le rapprochement entre acteurs non plus uniquement sous l’angle des distances géographiques, mais en considérant aussi le fait d’être proches en dehors de la relation géographique grâce à la notion de proximité organisée (Gilly et Torre) ou organisationnelle (Pecqueur et Zimmermann). On différencie par ailleurs deux grands types de logiques de proximités organisés (Rallet et Torre) :

  • La logique de similitude, qui correspond à l’adhésion mentale à des catégories communes et à la réduction de la distance cognitive entre les individus (deux individus partagent les mêmes valeurs sans forcément se connaître).

  • La logique de l’appartenance, qui désigne le fait que deux individus appartiennent à un même graphe de relations ou à un même réseau. Ces relations peuvent être directes mais mobilisent souvent des dispositifs d’échanges qui ne mobilisent pas les chaînes relationnelles, que Bouba-Olga et Grosseti (2008) désignent par le terme de ressources de médiation, et qui définissent, pour ces auteurs, un régime particulier de proximité de médiation.

Ces termes désignent avant tout un potentiel « mobilisable ou activable par l’action et les représentations des acteurs » (Torre, 2010).

Nous avons mobilisé cette grille de lecture des proximités organisées pour caractériser les différentes logiques de rapprochement entre parc et monde agricole qui peuvent être mobilisées pour faire émerger et diffusion les innovations dans le domaines de la relocalisation des systèmes alimentaires.

Résultats

La diversité des liens de proximités existants et mobilisables par les PNR pour la relocalisation des filières d’approvisionnement alimentaire

Les résultats que nous obtenons nous révèlent que la nature et le degré de proximité entre PNR et monde agricole varient en fonction du contexte territorial mais aussi en fonction du type de structures agricoles, selon que l’on considère les structures alternatives ou conventionnelles (Goodman, 2003). Alors que les premières correspondent à des agricultures qui se développent contre ou en dehors des grandes organisations de conseil et de mise en marché (maraîchage en circuit court, produits labellisés localement, systèmes tournés vers les services environnementaux ou urbains, activités équestres), les secondes restent intégrées dans le fonctionnement des filières agroalimentaires globalisés (céréales non-bio, oléo-protéagineux, betteraves etc) et occupent la grande majorité du territoire. Ces dernières sont aussi les plus nombreuses et constituent de fait les cibles principales de la diffusion de l’innovation pour le développement de modèles alternatifs d’agricultures, comme ceux des filières locales d’approvisionnement.

Si l’on considère ce facteur de distinction pour les deux cas observés, on en revient à mettre en évidence les logiques de similitudes et d’appartenances qui caractérisent les relations de proximité entre :

  • le PNR du Vexin et les structures agricoles dites alternatives localisées sur son territoire

  • le PNR du Vexin et les structures agricoles dites conventionnelles localisées sur son territoire

  • le PNR de la HVC et les structures agricoles alternatives localisées sur son territoire

  • le PNR de la HVC et les structures agricoles dites conventionnelles localisées sur son territoire

Ces logiques sont récapitulées dans le tableau ci-dessous.

Proximités entre

et les structures agricoles alternatives

et les structures agricoles conventionnelles

PNR Vexin…

  • liens faibles entre représentations de l’identité agricole du parc et valeurs des agricultures alternatives.

  • En relation via l’activation de ressources de médiation interindividuelle et collective

  • Fortes similitudes entre représentations de l’identité agricole du parc et valeurs de l’agriculture conventionnelle.

  • En relation étroite par le réseau professionnel et social de la société agricole locale.

  • En relation étroite via l’activation de ressources de médiation interindividuelle et collective

PNR de la HVC…

  • Similitudes entre représentations de l’identité agricole du parc et valeurs des agricultures alternatives.

  • En relation étroite via l’activation de ressources de médiation interindividuelle et collective.

  • En relation de manière ponctuelle avec les membres du CIVAM du Hurepoix

  • Représentations en émergence

  • En relation via l’activation ponctuelle de ressources de médiation interindividuelle (demandes de subvention)

  • En relation de manière ponctuelle avec les membres du CIVAM du Hurepoix

Un potentiel mobilisable pour la relocalisation des systèmes alimentaires de nature variable entre les territoires.

D’après les hypothèses de l’économie de la proximité, les liens de proximité entre acteurs constituent autant de potentiels d’actions ou de coordination mobilisables par les acteurs (Torre, 2010). Les liens de proximité (de similitude ou d’appartenance) que nous avons soulignés dans le tableau correspondent à ceux qui ont été mobilisées dans le cadre des initiatives de relocalisation des filières d’approvisionnement que nous avons recensées sur les deux terrains.

Ainsi, on peut constater que les PNR ont les moyens d’impulser une dynamique de relocalisation des systèmes alimentaires, pour peu que l’une ou l’autre des parties (agents des parcs ou agriculteurs) activent ou valorisent les relations de proximité qui les rassemblent. On remarque cependant que, comparativement à la situation du Vexin, le parc de la Haute Vallée de Chevreuse peut facilement entrer en contact et engager des actions qui impliquent des structures agricoles déjà « converties » à des pratiques alternatives, ce qui se traduit par exemple par une proportion plus importante d’exploitations ayant adoptées la marque Parc. Cependant, ces liens sont actuellement en voie de consolidation entre le parc (de la Haute Vallée de Chevreuse) et des exploitants agricoles dits « conventionnels » mais néanmoins susceptibles de participer à des projets qui leur permettraient d’innover vers des pratiques plus alternatives.

Proximités organisées et diffusion de l’innovation au sein des structures agricoles conventionnelles réceptives

La question de la diffusion de l’innovation et des capacités de coordination des acteurs « conventionnels » dans le cadre d’un projet alternatif collectif, comme celui de la relocalisation d’une filière d’approvisionnement de la restauration collective, se pose aujourd’hui de façon dans de nombreux territoires périurbains. Cette situation trouve une solution, à Limours, dans la création du CIVAM sur le territoire du Pays de Limours, bientôt intégré au parc de la HVC. Les membres de ce groupe étant eux-mêmes en fin de conversion, ils affichent des valeurs et des représentations de l’agriculture plus compatibles avec celles des agricultures conventionnelles du plateau (prise en compte de l’héritage et de la valeur patrimoniale des systèmes de polyculture-élevage et céréaliculture), et se positionnent donc aujourd’hui comme les interlocuteurs privilégiés des candidats à la diversification ou la conversion. C’est en développant des relations sociales directes (voire informelles) avec les membres de ce collectif que le parc participe au projet de relocalisation des filières d’approvisionnement de la restauration collective qui se monte à Limours.

Notre recherche montre que le potentiel d’action des PNR est fort en matière de coordination des différents acteurs d’une filière locale d’approvisionnement de la restauration collective, la nature de ce potentiel étant cependant variable d’un parc à un autre, chacun étant caractérisé par des liens de proximité (de similitude ou d’appartenance) établis préférentiellement (mais non exclusivement) plutôt avec des structures agricoles alternatives (pour le PNR de la HVC) ou avec des structures agricoles « conventionnelles » (pour le PNR du Vexin), dont l’adhésion aux projets de filières alternative d’approvisionnement est un facteur clef de réussite de ces projets et un vecteur de diffusion des innovations qui y sont liées.

2 – Analyse des conflits territoriaux

Cette année a été mise à profit pour collecter des données qualitatives et quantitatives sur les conflits d’usage et leur dynamique au sein des trois territoires d’étude.

Deux études de cas ont été choisies pour illustrer le phénomène d’alliance circonstancielle entre PNR et profession agricole et leur rôle sur la constitution ou le renforcement de réseaux locaux de coordination entre acteurs.

Par ailleurs, une analyse quantitative est en cours grâce au dépouillement exhaustif des articles du journal Le Parisien et de certains quotidiens nationaux sur les 10 dernières années. Ce dépouillement, effectué selon la méthodologie de recherche consolidée au sein de l’unité SAD-APT (Torre et al., 2010), a permis de collecter environ 200 articles relatifs à des conflits localisés entièrement ou pour partie dans les territoires du PNR du Vexin, du PNR de la HVC ou de la CCPL. Les informations contenues dans ces articles sont en cours de traitement et devraient faire l’objet de communications de résultats dans la dernière année du projet.

II. Volet formation

L’année 2009-2010 a été marquée par l’allocation d’une bourse Post-doctorale d’un an à un jeune chercheur. En étroite collaboration avec les responsables scientifiques du projet, la post-doctorante recrutée a mené à bien la majeure partie des missions de collectes de données prévues cette année. Elle a aussi assuré la valorisation scientifique des résultats obtenus, par le biais de communications orales ou d’articles de revue. L’orientation de l’analyse sur le cas des projets de relocalisation des boucles alimentaires lui a par ailleurs permis de consolider son projet personnel de recherche vers un domaine d’intérêt majeur qui reste peu pris en charge par les acteurs actuels de la recherche scientifique, celui de la régulation publique des systèmes alimentaires de proximité.

De mars à septembre 2009, une étudiante de master 2 Décentralisation et Economie des Territoires a été accueillie au sein de l’unité SAD-APT et co-encadrée par la post-doctorante du PICRI, dans le cadre du deuxième axe de recherche du projet « l’analyse des conflits territoriaux ». Son sujet de stage portait sur la reconstitution et l’analyse de deux conflits d’aménagement d’importance régionale localisés dans le PNR du Vexin pour le premier et dans le PNR de la HVC pour le second. L’objectif de la démarche était de révéler les mécanismes d’alliance stratégique entre PNR et profession agricole qui sont visibles à l’occasion de ces phénomènes conflictuels. En mobilisant une méthodologie d’analyse des conflits développée au sein de l’unité, l’étudiante s’est intéressée :

  • d’une part, à la série de conflits liés au fonctionnement et à l’extension des carrières localisées dans le Vexin,

  • d’autre part, au conflit d’aménagement de l’A12 en bordure du PNR de la HVC.

Enfin, les articles de presse collectés sur les conflits d’usage ont servi de support à l’animation d’un TD du Master Gestion Intégrée des Agro-systèmes de l’Ecole National des Ingénieurs des Travaux Agricoles de Bordeaux. Les informations contenues ont permis aux étudiants de prendre conscience du rôle des processus conflictuels dans la structuration des réseaux locaux d’acteurs au sein des territoires périurbains.

III. Volet partage et dissémination des connaissances

Mis en forme et transfert de connaissances

Les études de cas des conflits d’aménagement Carrières dans le Vexin et A12 dans la HVC ont été rédigées sous la forme de fiches de présentation synthétique qui seront mises en ligne sur le site Internet de l’unité SAD-APT, dans une section dédiée au programme de recherche sur les conflits d’usage dans les territoires ruraux et périurbains.

Afin d’animer la réflexion des acteurs locaux, et la demande de l’association partenaire, plusieurs fiches de présentation synthétiques d’expériences originales de gouvernance territoriale de l’agriculture ont été réalisées et présentées en réunion au mois de juin 2009.

Communication à des colloques

Plusieurs communications orales ont été données dans le cadre du projet, soit pour le présenter, soit pour mettre en débat les résultats obtenus. La plupart fait l’objet d’une publication des actes.

Communication au colloque international « Habitat précaire, exclusion sociale, politiques urbaines et environnementales dans les mégapoles de l´Inde et du Brésil. Perspectives franciliennes.» , 1er, 2 et 3 février 2010, Nanterre, Paris

Cette communication, de présentation du territoire de Limours et du Projet de recherche entamé, a été faite par Ségolène Darly, Post-doctorante du projet et Colette Lécuyer, présidente de l’Association Qualité de Vie de la Communauté de Communes du Pays de Limours.



Communication au colloque organisé par la FNCIVAM Etat de la recherche sur les Circuits courts, 5 et 6 mai 2010, Agroparistech.



Cette communication fait l’objet d’une publication dans les actes du colloque :

Titre : La relocalisation des circuits d’approvisionnement de la restauration collective entre politique régionale et réseaux d’acteurs : le cas de l’action des chambres d’agriculture et des PNR en Ile-de-France.

Résumé : A partir d’une réflexion menée dans le cadre du projet « action publique territoriale pour l’agriculture dans les PNR en Ile-de-France » (Darly, 2010)3, pour lequel l’INRA et l’AQVCCPL se sont associés, nous avons analysé les caractéristiques des réseaux d’acteurs impliqués dans les initiatives de relocalisation des systèmes alimentaires. Cette communication a pour objectif d’analyser de façon empirique, en se basant sur le cas de l’Ile-de-France, les liens entre certaines caractéristiques des réseaux d’acteurs du développement agricole et leurs capacités à générer des projets de relocalisation des SA de la restauration collective. En analysant le contenu des documents de la politique agricole régionale, nous avons identifié que les Chambres d’Agriculture et les PNR sont identifiés comme les principales structures collectives sur lesquelles le conseil régional s’appuie pour développer des SAL. C’est pour cela que, après avoir présenté nos sources de données et méthodes de travail, nous avons exposé plus en détail les structures de gouvernance et les actions de relocalisation des SA des deux chambres d’agriculture franciliennes (la Chambre Interdépartementales de l’Ouest et la Chambre d’Agriculture de Seine-et-Marne) et de deux PNR (le PNR du Vexin français et le PNR de la Haute Vallée de Chevreuse). Enfin, nous avons exploité ces résultats en identifiant les caractéristiques communes des deux réseaux d’acteurs qui portent à l’heure actuelle des initiatives collectives de relocalisation des SA de la restauration collective avant de montrer que la situation particulière des réseaux d’acteurs intervenants dans le périmètre de la CC du Pays de Limours appelle la constitution d’une structure locale (groupement ou association) de coordination et de représentation à la fois sectorielle et territoriale.

Communication au Colloque joint ASRDLF-AISRe, les 19 et 20 septembre 2010, Val d’Aoste.



Le texte de cette communication est mis en ligne sur le site du colloque.

Titre : A quelle condition les Parcs Naturels Régionaux participent-ils au développement de filières locales d’approvisionnement au sein des territoires périurbains ? Hypothèses et perspectives à partir de l’étude comparée des proximités organisées au sein du deux PNR franciliens.

Résumé : Les territoires périurbains, sous l’influence de profondes recompositions des populations locales et de leurs attentes en terme de cadre de vie et d’aménités rurales, n’échappent pas au foisonnement actuel des initiatives de reconquête de la fonction alimentaire des agricultures locales (Renting et al., 2003 , Hinrichs, 2003). Ces initiatives restent cependant largement disparates et peu structurées à l’échelle des territoires (Aubry et Chiffoleau, 2009). Parallèlement, en France, les collectivités territoriales, habituées à ne se préoccuper d’agriculture que dans une perspective d’aménagement, sont aujourd’hui mobilisées par les objectifs du Grenelle de l’environnement sur la thématique de l’approvisionnement des cantines scolaires en produits issus de l’agriculture biologique. Si l’extension du périmètre d’approvisionnement de ces cantines n’est pas explicitement imposée par cette mesure, les résultats de la recherche sur la nécessité de diminuer les distances qui séparent producteurs et consommateurs pour améliorer la durabilité des systèmes d’approvisionnement des villes (Peters, 2008) nous invitent à considérer que cet engagement finira par se traduire, au sein des territoires périurbains, par une plus forte implication des collectivités dans le développement de filières locales d’approvisionnement.

A l’échelle de la couronne rurale de l’aire urbaine de Paris, 51% des communes et 57% de la population de ces secteurs périphériques sont localisés à l’intérieur d’un des quatre Parcs Naturels Régionaux (PNR) existants, en extension ou en création de la région Ile-de-France. En tant que dispositifs intercommunaux de développement territorial, ces PNR sont a priori des structures sur lesquelles pourraient se reposer les collectivités locales pour le développement de FLA.

L’objectif de cette communication est de montrer que la capacité des PNR à encadrer le développement des FLA est cependant variable. Elle dépend du degré de reconnaissance de la dimension patrimoniale des espaces et activités agricoles de la couronne périurbaine. Cette reconnaissance n’existe pas toujours et témoigne des négociations et des compromis passés entre collectivités locales, associations environnementalistes et représentants de la profession agricole au moment de la création des parcs ou à l’occasion de menaces qui ont pesé sur le patrimoine naturel de ces territoires (Darly, 2009). Nous constatons ensuite que cet héritage a un impact sur la capacité des instances des parcs à encadrer aujourd’hui l’action collective des agriculteurs et influence ainsi la géographie régionale des dispositifs de développement des FLA en Ile-de-France.

Communication au 2nd European Sustainable Food Planning Conference, les 29 et 30 octobre 2010, Brighton University.



Le texte de cette communication a été soumis pour publication dans les actes de la conference.

Title : Urban food procurement governance: a new playground for agricultural development networks in the periurban area of greater Paris region?

Summary:

In France, where state governance is still highly centralized, the main objective of urban food policies has been determined after a nationwide consultation (the “Grenelle de l’environnement”). It prescribes that, by the end of 2012, 20% of the food served in schools must be cooked from organic products.

In the greater Paris region (or Ile-de-France), this objective has been integrated into various regional policies (from school food to the development of organic farming) and has been implemented by a small number of municipalities without any attempt to structure the governance of these multi-level and multi-site initiatives. This lack of city governance is especially visible in periurban areas, where the territorial governance is fragmented between a great numbers of independent local authorities. In this context, the urban food governance, in the periurban area of Ile-de-France, tends to be driven by agricultural development networks, rather than cities government.

In this communication, we will analyze the nature and the impact of this phenomenon thanks to two case studies located in the periurban countryside of Paris. The first one is the case of a school food project initiated by the mayor of the town of Nemours that has been managed, and reshaped, by the local comity of the Chamber of agriculture. The second case is also a school food project, managed at a greater scale than the previous by the agricultural development agent of the Natural Regional Park (Parc Naturel Régional) of Vexin français.

The overall objective of this contribution is to extend the understanding of urban food governance by focusing on the original situation of periurban areas in developed countries.

Articles publiés ou en cours de publication dans des revues

Dans le numéro spécial 205-206 de la revue POUR : « Agriculture et patrimoine identitaire des PNR en Ile-de-France : des situations contrastées ».

Le texte de la communication faite au colloque de la FNCIVAM est accepté pour parution dans la revue Innovations Agronomiques.

1 Données de 2002 à 2004, diffusées dans l’Avis n°47 du Conseil National de l’Alimentation (2004).

2 Disposition annoncée dans l’article 1 de la loi adoptée en juillet 2010 (LOI n° 2010-874 du 27 juillet 2010 de modernisation de l'agriculture et de la pêche, http://www.legifrance.gouv.fr/)

3 Ce projet est financé par le dispositif Partenariat Institutions Citoyens pour la Recherche et l’Innovation (PICRI) de la Région Ile-de-France.

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