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L'opposition mécontente d'être réduite à la portion congrue



Que dire de la Fondation Eugène-Napoléon, à l'origine pittoresque et à la situation financière préoccupante? Le 23 janvier 1853, la commission municipale de la ville de Paris vote un crédit de 600 000 francs (actuels) pour offrir à la future impératrice un collier en diamants à l'occasion de son mariage avec Napoléon III. Si Eugénie refuse le collier, elle accepte la somme pour fonder une œuvre pieuse destinée à éduquer gratuitement des jeunes filles pauvres. Au fil du temps, la fondation, reconnue d'utilité publique, va gérer un internat de 150 places, une école primaire de 300 places, un lycée professionnel de 400 places et un foyer de jeunes travailleuses de 110 places. Cent cinquante ans après sa création, la Fondation Eugène-Napoléon, installée dans le XIIe arrondissement, fonctionne cahin-caha. Ses finances sont exsangues. En effet, si le foyer de jeunes travailleuses connaît un développement satisfaisant, les autres établissements ont vu fondre leurs effectifs. Aussi la ville de Paris n'a-t-elle cessé, depuis cinq ans, de lui venir en aide: 1,5 million de francs en 1997; 1,2 million en 1998; 2 millions en 1999 et en 2000. Malgré cette bouffée d'oxygène, les dettes de la fondation demeurent importantes: au 1er octobre 2000, elle était redevable de 880 000 francs à la société Avenance, chargée du ménage et de la restauration. En outre, elle n'a toujours pas réglé son emprunt de 2,85 millions de francs souscrit auprès de la Caisse des dépôts et consignations.
Seule une subvention annuelle de 3 millions de francs, renouvelable pendant plusieurs années, aurait pu, selon un rapport de l'Inspection générale de la ville, la remettre à flot. Finalement, devant cette situation plus que précaire, le tribunal de Paris a décidé le 23 janvier de placer la fondation en liquidation judiciaire.

 

Autre exemple: l'Association pour le rayonnement de l'identité culturelle des Français d'outre-mer, plus connue sous le sigle Aricom. Choyée sous Tiberi - témoin sa subvention de 5,9 millions de francs, en 1998 - l'Aricom éditait un journal, France-Iles, tout en étant censée promouvoir des manifestations culturelles. Seulement, voilà: cette association - très proche du cabinet du précédent maire - a surtout servi de vache à lait au Centre municipal d'accueil et d'information des personnes originaires d'outre-mer, qui avait pour vocation l'attribution de logements. Finalement, en 1999, à la suite d'un rapport sévère de l'Inspection générale de la ville, qui pointait «les absences répétées» et les «irrégularités nombreuses de la situation personnelle» de son président, Tiberi a pris les devants et dissous l'Aricom.
Enfin, la nouvelle équipe municipale s'est penchée sur la gestion souvent peu rigoureuse des sociétés liées à la ville. Comme la Société nouvelle d'exploitation de la tour Eiffel (lire ci-contre) ou le Crédit municipal de Paris, plus connu sous le nom de «Ma tante». Dans cet établissement financier spécialisé dans les prêts sur gages, le gaspillage régnait à tous les étages: opacité dans la distribution des primes, absence de respect du Code des marchés publics et attribution de logements à des prix incroyablement bas. Comme cet appartement de 189 mètres carrés, dans le IVe arrondissement, loué 800 euros par mois. Quant au précédent directeur du Crédit municipal, Guy Legris - qui n'avait jamais reçu l'agrément de la Banque de France - il avait droit, pour ses frais de restaurant, à une carte de crédit, sans jamais fournir le moindre justificatif. Un terme a été mis à ces abus et la justice, saisie.
Intransigeant avec la gestion de son prédécesseur, Bertrand Delanoë, qui n'a pas oublié les terribles dégâts causés dans les années 1980 par l'affairisme du PS, s'est montré tout aussi pointilleux à l'égard de son propre camp. Jean-François Blet en sait quelque chose: cet élu écologiste du XIXe arrondissement, président de la Société immobilière d'économie mixte de la ville de Paris (Siemp), reconvertie dans la lutte contre l'insalubrité, a eu la mauvaise idée de recruter une directrice générale à 45 000 francs net par mois sans en informer son actionnaire principal, c'est-à-dire la ville. Il a également commis l'imprudence de signer une lettre de mission de près de 6 000 euros pour un membre de sa famille. La démarche, évidemment, n'a pas plu à Delanoë, qui a fustigé la «politique salariale irresponsable» de l'élu écologiste. Les choses n'ont pas traîné. Le 26 juin 2002, exit Blet de la présidence de la Siemp, en dépit des protestations du groupe Vert de l'Hôtel de Ville.
C'est encore au nom de l'arrêt des passe-droits, et d'une meilleure rentabilité des biens communaux, que le maire de Paris a revalorisé le prix de location des permanences des partis, propriété de la ville. Peu importe la couleur politique des locataires. Ainsi, le PS, qui réglait 7 euros par an son local de 30 mètres carrés dans le Ve arrondissement, acquitte maintenant un loyer de 4 610 euros. Le Parti communiste, locataire d'une permanence de 40 mètres carrés rue de Crimée, dans le XIXe, paie désormais 2 440 euros par an, contre 16 les années précédentes. Quant à la permanence de Jean Tiberi, située dans le Ve, elle voit son loyer passer de 182,60 euros par an à 13 720. Le prix du local de 80 mètres carrés de l'UMP dans le XVIIe grimpe, lui aussi: 7 200 euros en 2002, 9 600 en 2003, contre 15 précédemment.
Après vingt et un mois de gestion socialiste, l'opposition ne conteste pas la politique d'économies réalisées, tout comme elle ne nie pas l'habileté de Bertrand Delanoë. Lequel sait offrir quelques compensations. Comme la réévaluation des indemnités des élus, votée en juillet 2002. Depuis cette date, un conseiller de Paris perçoit 3 919 euros brut par mois, contre 3 171 auparavant. A cela s'ajoutent 1 208 euros par mois pour frais divers (de restaurant, notamment). Le maire, qui réside non à l'Hôtel de Ville, mais dans son appartement personnel de 57 mètres carrés dans le VIe arrondissement, a vu, pour sa part, ses indemnités en brut passer de 7 252 à 8 152 euros. Soit, désormais, en net après impôt prélevé à la source, cotisation réglée au PS et autres retenues, 3 539 euros. «On n'est pas là pour gagner de l'argent», a-t-il coutume de répéter.
Non, ce qui inquiète l'opposition, c'est plutôt l'intransigeance dont ferait preuve Delanoë sur certains dossiers. Ainsi, la droite n'a guère apprécié qu'il porte plainte contre X en novembre 2002, avec constitution de partie civile, dans l'affaire des frais de bouche, alors que le parquet avait déjà fait savoir que, pour cause de prescription, l'ouverture d'une information judiciaire n'avait pas lieu d'être. Une initiative qui a suscité le courroux du conseiller de Paris (UDF) Yves Galland à l'encontre du maire: «Cet acharnement thérapeutique est pathétique... Vous n'en tirerez aucun bénéfice et la classe politique tout entière sera encore un peu plus déconsidérée!»
De même, l'opposition s'insurge contre sa réduction à la portion congrue au niveau des budgets d'arrondissement. Ainsi, le maire UMP du VIIIe arrondissement, François Lebel, se plaint de la maigre enveloppe - 94 000 euros - qui lui a été allouée au titre de l'animation locale, alors que sa collègue socialiste du XVIIIe, Annick Lepetit, a eu droit à 525 000 euros. En réalité, le principal reproche fait à l'équipe Delanoë réside dans sa propension à augmenter les dépenses de fonctionnement des services (+ 21% en trois ans) et à créer, dès 2003, 795 emplois pour cause d'application de la loi sur la réduction du temps de travail. Et Claude Goasguen, président du groupe UMP au conseil municipal, de dénoncer le «grand train de vie de la ville»...
En dépit de ces griefs, le «New Deal» mis sur pied à l'Hôtel de Ville permet au maire de connaître l'état de grâce. Pour combien de temps? Tout dépendra de la conséquence des investissements, considérables (logements, crèches, environnement, mise en service du tramway), sur les finances communales. Et aussi des effets sur la fiscalité. En 2007, quand viendra l'heure du bilan, les électeurs jugeront.
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