Résumé : L’université de Toulouse, reconstituée en 1896, était la seule avec celle de Paris à comporter les cinq facultés grâce au rattachement de la faculté de théologie protestante de Montauban.





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L’université et les hospices civils de Toulouse22


La faculté des sciences se situe depuis 1891 à proximité de la faculté de médecine. C’est également alors que Baillaud était doyen qu’a été inaugurée à Toulouse l’expérience consistant à faire suivre aux futurs médecins une année préparatoire le PCN à la faculté de sciences. Sur le thème qui nous occupe, la faculté de médecine est aussi l’un des domaines universitaires qui a été avec la faculté de sciences l’un des plus concernés, fut-ce indirectement, par les relations entre l’église catholique et l’état. Il faut rappeler, tout d’abord, les vicissitudes de l’enseignement de la médecine à Toulouse au 19 siècle. Lors de la réorganisation de l’université par Napoléon, il ne fut pas créé de « faculté » de médecine à Toulouse mais simplement une « école » et l’érection de l’école fut longtemps une revendication des toulousains qui supportaient mal de devoir se déplacer à Montpellier pour obtenir le doctorat. Comme l’écrit Jacques Arlet, « Nous avons d'autre part été les victimes de la géographie entre Montpellier, première servie (peut-être légitimement) et Bordeaux, servie avant Toulouse, illégitimement ! »e.

Parmi les conditions imposées à cette érection, figuraient les possibilités d’une pratique hospitalière conséquente23 et c’est ainsi que s’établit un lien entre les hospices civils et la faculté de médecine qui fut rétablie en 1878 (décret Mac Mahon) comme faculté mixte de médecine et de pharmacie. Ce décret avait été pris alors que la Commission des hospices de Toulouse avait décidé le 28 mai 1878 de « réserver tous les services de l’Hôtel Dieu Saint Jacques, de la Maternité et de l’Hospice de la Grave, aux étudiants de la faculté de l’État, qui seront seuls à remplir les fonctions d’interne et d’externe, jugées nécessaires pour le fonctionnement de ces services » (Freixinos, p. 103). Or le personnel des hospices depuis le « Traité » conclu avec les sœurs de St Vincent de Paul en 1812 puis 9 mars 1815 comportait un nombre important de religieuses qui assuraient la garde des malades. C’est ainsi qu’en 1900, les hospices civils comportaient 30 religieuses. Comme nombre d’administrateurs des hospices étaient choisis parmi les universitaires, il est tout à fait intéressant de considérer leur position vis-à-vis de la séparation des Eglises et de l’état. On trouve en effet parmi les administrateurs des professeurs de médecine et il faut relever tout particulièrement la présence du docteur Caubet24, qui restera 28 ans administrateur et qui est le personnage central de la médecine toulousaine de l’époque. Perroud, dans l’éloge qu’il lui a rendu en 1913 témoigne du rôle essentiel joué par Caubet. Alors que l’érection semblait inaccessible, Caubet lui communiquait son enthousiasme toulousain « notre école préparatoire se meurt, faute de laboratoires.. de budget, d’étudiants. Nos élèves rebutés par l’obligation de subir leurs examens devant d’autres juges que leurs propres maitres, puis d’aller terminer leurs études ailleurs, désertent de plus en plus.. Qu’on nous rende la vie en nous donnant cette Faculté dont nos traditions, notre admirable situation géographique nous garantissent le succès » (Rascol, p. 253). Comme pour la question de l’université régionale, les bonnes relations de Perroud et Liard, mais aussi l’appui du ministre toulousain Constans et la détermination de la municipalité toulousaine jouèrent un grand rôle dans les promotions successives de l’enseignement universitaire de la médecine à Toulouse.

Mais une autre faculté se trouve aussi présente parmi les administrateurs en quelque sorte en raison de son enseignement : il s’agit de la faculté de droit, les juristes étant appelés à surveiller les problèmes patrimoniaux des personnes recueillies dans les hospices. C’est ainsi que le doyen Paget y a longtemps siégé. Mais les universitaires figurant au 19 siècle parmi les notables, on trouve aussi Gatien Arnoult, recteur honoraire ou Alfred Duméril, doyen de la faculté de lettres, ainsi que des représentants des cultes.
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