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de l'année suivante (16614), il met en répétitions Le Favor8;

il ne prenait, ce faisant, aucun risque particulier, car la ré 

putation de Mile Desjardins, loin d'avoir été atteinte par la

polémique précédente, s'affermissait sur d'autres plans. En ef 

fet, c'est précisément en 1663 que les milieux littéraires la

porteront le plus haut (72), surtout en raison du nombre des gen 

res qu'elle a abordés. Mais ce qui surprend dans ce Favory, c'est

le sujet. Au printemps 16614, la chambre de justice spéciale qui

a mission de juger le surintendant Foucquet, et qui est au tra 

vail depuis l'arrestation de Nantes (5 septembre 1661), n'a pas

encore rendu son verdict; on sait que la France entière attend

cette sentence. Or quel est le sujet du Favory ? Un ministre dis 

gracie a perdu, par suite de machinations passionnelles, la con 

fiance de son maître. Tout l'accuse apparemment, mais la clair 

voyance du prince l'emporte, et Moncade, le "favori', est réta 

bli dans tous ses droits. Dira qui voudra que l'acte V de cette

tragi comédie rappelle, dans sa construction et parfois même dans

son style, le célèbre dénouement de Cinna; il n'en est pas moins

vrai que quelques mois avant l'issue du fameux prqès, des vers

comme ceux ci, dans la bouche du roi, sonnaient étrangement

"Il a bien mérité de si cuisants remords,

Et son exemple à tous doit servir d'une marque

Que nul ne voit bien clair dans le coeur d'un Monarque,

Et que pour bien sortir d'un pas si dangereux

Il n'est jamais rien tel que d'être généreux." (Ac.V, sc. 7) (72')
(72) Bien que l'éloge de Guéret, qui fait partie de la."caballe aubi­gnacienne", soit suspect de partialité, relevons ce qu'il écrivait en 1663 dans la Carte de la Cour. Après l'éloge d'Uranie (la comtesse de La Suze), il ajoutait : "Elle n'est pas toutefois la seule qui se fasse admirer en cette ville : l'aimable Ponne s'y est acquise une estime que peu d'autres qu'elle pourraient rejinlir, et si l'on ne l'avait point fait passer partout pour l'une de7Grâces, j'aurais cru qu'elle en aurait été la mère." (p. 35; B.N. 8° Lb 31490) La même année, on peut lire, dans le Cercle des femmes savantes de Jean de La Forge, p. 14 : "Et c'est enfin ainsi que l'aimable Aréthuse / Méritera l'honneur d'une dixième Muse, / Et que son nom fameux porté par tant de vers / Doit visiter un jour cent rivages divers / C...) J'ai dit dans mes vers qu'elle était une dixième Muse, mais quand je considère tous ses di­vers ouvrages, son roman, ses pièces de théâtre, ses lettres et tant d'au­tres oeuvres galantes, j'ose dire qu'elle a surpassé toutes les Muses en­semble." (72') C'est l'argumentation de La Fontaine dans l'Elégie aux Nymphes de Vaux.
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Ni Mile Desjardins ni Molière n'étaient des protégés de Fouc­quet, mais le sujet tirait tant d'intérêt de son actualité qu'un directeur de théâtre ne pouvait guère le refuser. Cependant la Troupe du Roi doit d'abord pourvoir aux plaisirs du prince et jouer à Versailles La Princesse d'Elide. Or, à peine les lumières de l'Isle enchantée sont elles éteintes que Marie Catherine dis­paraît, pour un an, de la capitale. Molière a le temps de donner le premier Tartuffe (12 mai) et Doni Juan (15 février 1665). Le mois suivant, l'auteur du Favory refait surface et assiste à la première le vendredi 24 avril. Un succès d'estime sans plus treize représentations consécutives jusqu'au 22 mai (73), qui rapportèrent de cent vingt trois à quatre cent dix huit livres (chiffre du dimanche 10 mai), c'est à dire bien moins que Dom Juan qui ne fut pourtant pas un triomphe. Cependant, c'est Le Favory que Molière choisit lorsque le roi, malgré l'état alar­mant de la Reine Mère, voulut distraire ses intimes à Versailles, les 12 et 13 juin. Il l'agrémenta d'un prologue comique (74) qu'il "entremêla, dit La Gazette, d'intermèdes et d'entrées de ballet, avec concert de voix et d'instruments". Vigarani, ingé­nieur du roi, avait imaginé et exécuté les décors (75). La re­présentation fut suivie d'une collation et d'un bal donnés sur la scène même du théâtre de verdure. Pour ce Favory, Lully avait composé une musique dont la partie vocale était interprétée par Mile Hilaire (76). Comme d'ordinaire, la fête se clôtura par un
(73) Six autres furent données par la suite 7 et 9 juin à Paris, 12 juin à Versailles, 6 et 20 août, 22 septembre à Paris. En tout vingt sept représentations jusqu'en août 1666.

(74) Registre de La Grange, p. 74 " de Molière fit un prologue en marquis ridicule qui voulait être sur le théâtre malgré les gardes, et eut une conversation risible avec une actrice qui fit la marquise ridicule, pla­cée au milieu de l'assemblée. La troupe est revenue le dimanche 14ème." Cf. aussi Description.., de Mile Desjardins, in Nouveau recueil..., 1669.

(75) Il s'était surpassé trois théâtres de verdure sous les portiques, séparés par des lignes de hauts cyprès en pyramides; les décors de la scène centrale s'ouvraient sur un jardin en espalier; vases de porcelaine, giran­doles de cristal, cascades sautant des rochers, allées illuminées, tout est soigneusement rapporté.

(76) "Après le bal, la comédie / Divertit bien la compagnie I Ouvrage parfait et chéri / Intitulé Le Favory / Composé de la main savante / De cette .1.
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feu d'artifice.

Tandis que le roi et la Cour rentraient sans tarder à Saint 

Germain, Marie Catherine, à la suggestion de Saint Aignan, rédige

elle même, encore toute grisée, la relation de ces jours de rêve.

Cette Description d'une des fetes que le Roi donna à Versailles

circula d'abord en manuscrit (77), et ne fut imprimée que quatre

ans plus tard (78). Personne ne semble s'être aperçu d'une étrange

coincidence : le 20 décembre précédent, donc entre la composition

et la représentation du Favory, la chambre de justice avait rendu

son verdict l'exil, commué par le roi en emprisonnement à vie.

Il est vrai que si l'on en juge par la réaction des amis mêmes

de Foucquet, "cette nouvelle a été sensible et douce", car on

avait redouté le pire (79). Quoi qu'il en soit, cette tragi co 

médie mit un terme à la carrière dramatique de Mlle Desjardins.

Il faut croire que malgré les orages qui s'étaient élevés anté 

rieurement, l'auteur de Manlius n'avait pas été trop éclaboussé,

car elle fait quelque figure en 1664, entre Boyer et Quinault,

dans la Bibliothèque française de Ch. Sorel (80). Mais Marie 

Catherine, sans doute bien conseillée par la duchesse de Nemours,

prit la sage résolution de demeurer dans les bornes de son génie

elle revint, et définitivement, au roman.
Succès romanesques
Le privilege de Carrnente porte la date du 6 juin 1667, date
personne charmante / Qui dans un beau corps féminin / Enferme un esprit mas­culin." J. de Rothschild, Les Continuateurs de Loret, Robinet et La Gravette de Mayolas, comptes rendus du 21 juin 1665. Cf. aussi lettre du duc d'Enghien à la reine de Pologne, 12 juin 1665, in Lettres inédites sur la Cour de Louis XIV, éd. E. Magne, 1920, p. 183.

(77) Mss. Conrart, t. XI. Ars. 5420, p. 469.

(78) En 1669, dans le Nouveau recueil..., cf. infra, p. 127.

(79) Cf. Mine de Sévigné, Lettres à Pomponne (21 décembre 1664). On dis­culpe le roi (22 décembre à Pomponne) et "on espère encore des adoucissements" (30 décembre). Cf. Ed. Thierry, Le Moliériste, II, 14.

(80) P. 187.
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à laquelle Mlle Desjardins a quité la France. Cette "histoire grecque" est donc écrite depuis un certain temps; si l'on en croit même la page de titre, qui porte "par, l'auteur de Manlius", le manuscrit remonte à 1662 ou 1663, puisque cette fière périphrase ne peut guère se comprendre en dehors du climat qui suivit les représentations de cette tragédie à l'hôtel de Bourgogne (81). Arrivée aux Pays Bas, la voyageuse se fait regarder d'un oeil torve par les respectables dames de Bruxelles : il faut désarmer leur méfiante pruderie, et même, si possible, gagner leur sym­pathie. Celle qui ne passe que pour une Parisienne délurée tente alors, sous le couvert du roman, de dévoiler sa vraie nature. Une courte nouvelle, Anaxandre, se chargera d'expliquer quelle fidélité habite son coeur, tout entier à Clidamis, "officier considérable" (82). Parallèlement, la colonie française, qui n'a pas besoin de ces éclaircissements, songe plutôt à profiter de la présence de cette animatrice hors pair. Un jour de mai, tandis que venait de prendre fin la grande revue militaire de Péronue, l'on daubait en toute licence sur l'administration de Colbert, l'imperméabilité de ses commis aux belles lettres, et leur insen­sibilité aux besoins matériels de ceux qui les servent : Gour­ville, le généreux intendant de Foucquet, en usait d'autre sorte! Inspirée par les circonstances, il prend à Mlle Desjardins la fantaisie de dédier au sieur Picon, le plus revêche des serviteurs du ministre, une parodie galante et satirique dont l'ironie la vengera de tant de mépris. On imagine aisément le succès que dut remporter cette Relation d'une Revue des troupes d'Amour (83), alors manuscrite.
(81) Le début de la protection que la duchesse de Neniours accorde à Mile Desjardins (cf. dédicace de Carmente, chap. II, p. 76), se trouve ainsi daté. Le privilège de Cai'mente ne s'accompagne d'aucun achevé d'imprimer, pas plus d'ailleurs que celui des Lettres et billets galants que Barbin fit enre­gistrer simultanément.

(82) Pour l'analyse et la signification de cette nouvelle, cf. chap VI, pp. 28 29. Anaxandre fut envoyé à Barbin depuis Bruxelles. Privilège du 13 juin, achevé d'imprimer le 20 juin, 87 pages in 12; en sous titre "Nouvelle", comme pour Lisandre.

(83) Cf. annexe II, p. 39. La pièce fut imprimée à Fribourg l'année suivante.
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Puis vint le tragique été : la composition littéraire, pour

un temps, ne servit guère qu'à tromper une attente angoissée (8k),

avant que le désespoir tarisse toute invention. Mais l'hospita 

lité et l'amitié de Marie de Longueville en eurent raison. Moins

d'un an après les drames qui l'avaient abattue, Marie Catherine

se présentait à Barbin avec un nouveau "roman" (85), Cléonice,

qu'elle était doublement pressée de voir paraître elle avait

d'abord, bien sûr, à faire face à de grandes difficultés finan 

cières, mais aussi, avec la bénédiction de sa chère princesse,

elle allait pouvoir, à cette occasion, prendre et imposer le nom

de Villedieu (86). Parallèlement, on rassemble, pour en faire une

publication globale, toutes les poésies composées depuis trois

ans, des pièces mêlées qui couraient en manuscrit, quelques let 

tres, la relation de la fête du 12 juin le tout constituera le

Nouveau recueil. Barbin ne demande pas mieux : il n'a rien à re 

fuser à celle qui lui vaut toujours des bénéfices coquets, et

surtout, il n'a pas la conscience tranquille. Non seulement il

avait, naguère, comme l'on sait, commis la faute de lancer sur

le marché des lettres dérobées, mais en l'absence mystérieuse et

prolongée de leur auteur, il allait récidiver! Déjà, et tout ré 

cemment, il avait pris un privilège pour éditer les lettres des

Pays Bas dont ii avait fait collection, soit qu'il eût en main

certains originaux   ne serait ce que ceux qu'il avait reçus per 

sonnellement  , soit qu'il ait pu obtenir des copies. Pour ce

nouveau coup, il avait joué serré. D'une part il s'était ménagé

un patronage qui ne pouvait, en tout état de cause, être récusé

celui de Mile de Sévigné, dont on chuchotait la future faveur
(8Lt) Pour la dernière fois, Mile Desjardins cède au démon tragique, et met en chantier un Agis dont un acte est achevé le 12 juin. "(...) Cependant, je poursuis le travail de mon Agis comme si j'étais encore inspirée par les Rossignols des Tuileries. Je dois à M.L.C.N.G. la découverte de ce sujet, et cet homme qui avec toute la galanterie des gens du siècle possède la connais­sance parfaite de irmeurs des Anciens a taché de me donner une idée de Lacé­démome dont j'ose vous assurer par avance que vous ne serez pas mai satis­fait." La lettre semble adressée à Barbin (cf. Recueil..., lettre XII; "Elle a une comédie nommée Agis" (Mss 333 f° 320 y0).
(85) Sur le sens proposé pour ce terme, cf. chap. V, p. 177. (86) Sur Cléonice, cf. chap. VI, pp. 232 238.
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auprès du jeune monarque; d'autre part, désireux d'éviter les ennuis qui avaient marqué sa précédente et malheureuse initia­tive, il prenait cauteleusement les devants et s'arrangeait pour dégager sa responsabilité (87). Mise à son retour devant le fait accompli, la victime est d'autant plus fâcheusement impressionnée que le privilège a été pris, circonstance aggravante, au nom de Mile Desjardins. Mais comme chacun a besoin de l'autre, tous deux semblent s'être entendus sur la procédure suivante. Le Recueil de quelques lettres en relations galantes, dédié à Mile de Sévi­gné, paraîtra le premier tel qu'il est; puis, dans la foulée, le Nouveau recueil, couvert par le même privilège (88). La page de titre portera la mention "par Mme de Villedieu, autrefois Mile Desjardins". C'est ainsi que le même mois de juillet 1668 verra paraître coup sur coup chez Barbin trois ouvrages du même auteur,
(87) Les précautions étaient prises et dans le texte du privilège, et dans la dédicace. Privilège : "Notre bien aimé Claude Barbin (etc...) nous a fait remontrer que la satisfaction que le public a témoignée en la lecture des ouvrages de la Demoiselle Desjardins l'a obligé de prendre le soin de re­couvrer les Lettres en forme de relations qu'elle a faites depuis peu les­quelles il désirerait faire imprimer."

Au Lecteur "Jusques ici je n'avais point eu raison de m'adresser à vous pour vous faire recevoir favorablement les productions d'esprit de Mile Desjardins. Le favorable accueil que vous leur avez toujours fait et le soin qu'elle a pris de vous faire ses compliments elle même quand elle a jugé qu'il était à propos de vous en faire, m'ont épargné cette précaution. Mais comme celles de ses lettres que je vous présente aujourd'hui m'ont été mises entre les mains par des gens qui n'avaient pas reçu cette commission de sa part, et qu'il n'y a que l'estime que vous en ferez qui puisse m'excuser en­vers elle de ce que je les fais imprimer sans sa permission, j'ai cru être obligé de vous demander votre suffrage en leur faveur. Vous n'avez point be­soin d'un grand effort pour m'accorder cette grâce. Ce qui part du génie de cette illustre personne porte sa recommandation avec soi et les lettres dont je vous fais un présent aujourd'hui ont été écrites en original à des gens d'un discernement assez éclairé pour devoir autoriser la publication de ce qui les a divertis en leur particulier. Lisez les donc s'il vous plaît, canine des ouvrages qui n'ont pas été inventés à dessein de les exposer à votre censure, et vous y trouverez des relations ingénieuses qui rendront à votre curiosité avec usure ce que votre indulgence aura la bonté de leur prêter."

(88) Il a été dédoublé en deux textes successifs également relatifs à

des Lettres en forme de relations. La seule différence est que le second porte

la date du 20 juillet, tandis que dans le premier on lit " juillet", le quantième du mois ayant été retiré (édition originale B.N. Z 3930; rééd. 1669, Z 14404).
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le premier au privilège trafiqué (89), le deuxième assurant la transition entre les deux autres, et le troisième, Cléonice, pa­tronné par une grande princesse qui cautionnait et l'oeuvre, et le nouvel état civil (90). Les lecteurs devaient pouvoir s'y re­trouver sans "galimatias", pour reprendre le mot de Molière. Seule une femme, et pour des raisons affectives, peut s'entêter à changer de nom au moment où elle vient d'attacher à celui qu'elle porte cette célébrité qu'elle souhaite depuis longtemps et qui s'est confirmée. Celle ci n'est pas seulement attestée par les gazetiers, les hautes relations, mais par des gens de lettres divers : Martin de Pinchêne, le neveu de Voiture (91) (peut être une vieille connaissance) mais aussi Saint Pavin (92), Margue­rite Buffet, qui la hausse au rang de "savante"   ce qui est plaisant   aux côtés de Mile Schflrman, de la Reine de Suède, de la duchesse de Montausier, et bien sûr, de Mile de Scudéry et de Mme de la Suze (93).
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