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(Dictionnaire historique et critique, art. Jardins, éd. 1702.)

3 Sur sa légèreté et son inconstance notamment. Mais la notice peut avoir été rédigée par quelqu'un d'autre que Claude Barbin, déjà fort âgé, et pratiquement retiré des affaires. Il vend son fonds le 28 février 1695.

4 Lettre à l'abbé de Pure d'un ami toulousain, nommé Jean Maury, du 6 mars 1680 "Vous m'avez écrit la capture de Mlle Desjardins par laquelle je crois que vous entendez Mme de Villedieu. Cette nouvelle n'est confirmée par aucune lettre. Mandez moi au vrai ce qu'il en est." (B.N. Mss. fds fr. 15209 f° 69.)

5 Histoire du théâtre français, P., 1735, t. IX, pp. 127 sq.

6 Il compte quarante huit notices entre 1692 et 1911, toutes pleines d'erreurs, mais ne nomme pas E. Magne. Cf. art. 1912, éd. Fleury, p. VII.

7 Femmes galantes du XVIIe'me siècle, Mine de Villedieu, Mercure de France, 1907.

8 "Madame de Viledieu inconnue", Revue historique et archéologique du Maine, 1911, pp. 225   236, et 1912, pp. 23  . 50, 113   142, 235   277; ce dernier réédité en un ouvrage unique intitulé : "Madame de Villedieu inconnue; la famille Böesset et ses relations avec le Maine", Mamers, Fleury, 1912.

9 Nous remercions Mine E. Magne d'avoir bien voulu nous communiquer des notes inédites et la correspondance de son mari avec le capitaine Derôme.

10 Les collections Ravenel et Rochebilière sont muettes, de même que les archives d'Alençon, du Mans, et le fichier des archives de la Seine.

11 Marie Catherine et non Hortense. L'erreur vient de Beauchamps (Recherches sur les theatres de France, 1735) et s'est propagée par les ouvrages d'Henri Chatenet et Emile Magne. Mme de Villedieu signe Marie Catherine et est ainsi prénommée dans toutes les pièces d'archives.

12 Comte de Souancé, Documents généalogiques d'après les registres d'Alençon, p. 229, art. Jardins.

13 La famille est originaire de Saint Denis sous Southon, en Normandie, et possède de nombreuses seigneuries en Maine et en Anjou. C'est un Saint­Denis, sieur de Her tré, qui, mettant à la disposition de Henri de Navarre 250 gentilshommes réunis à Alençon, le 7 avril 1596, l'aida à gagner la batail­le d'Arques. (Derôme, art. 1912, p. 6.)

14 Contrat de mariage de Guillaume Desjardins et de Catherine rrand, Minutier central, fonds XXIX, liasse 404.   La reine Marguerite de Valois s'était éteinte à Paris en 1615. Le duché d'Alençon, sans titulaire depuis la mort de Monsieur, frère cadet de Henri III, lui était revenu.

15 L'acte sera signé le 6 août 1650. Cf. Derôme, art. cit., p. 6.

16 Derôme, art. cit., p. 6.

17 Ibid., p. 5.

18 Outre 5.000 livres de biens propres, Catherine reçoit 9.000 livres données par le duc, la duchesse et ses enfants, auxquelles s'ajoutent 12.600 livres provenant de la succession paternelle, des meubles, des vêtements et des bijoux.

19 Le contrat est daté du 15 janvier 1637 et le mariage religieux du 17. Cf. B.N. Mss 32587 f° 306.

20 Donation du 29 janvier 1637. A.N. Y 177 f° 143 v°.

21 Derôme, art. cit., p. 3. Il est qualifié de "noble".

22 Projet de partage de Clinchemore du 17 juin 1698 entre "Gilbert de Fleurier, fils de défunt Gilbert de Fleurier et de Dlle Aymée des Jardins, fille aînée de Guillaume des Jardins et de Catherine Ferrand et François Desjardims, sieur de Clinchemore, son frère" (papiers Derôme).

23 Cf. Tallemant, t. II, p. 902. Derôme confirme em citant (op. cit., p. 3) les Registres de la Maison du Roi (B.N. Mss. fr. 9474) : "26 mai 1648. Convoi de Voiture, mort avant, demeurant rue Saint Thomas du Louvre, apporté de Saint Germain l'Auxerrois et inhumé en Saint Eustache." Le propriétaire de la maison était um nomme Paul Théart, sieur des Pommerais, secrétaire d'Etat, né au Mans (Der'ôrne, art. cit., p. 15, n. 1). La cote B.N. indiquée semble erronée.

24 Derôme, art. cit., p.4

25 Barbin et Richelet, qui le copie partiellement, la font naître à Alençon (cf. annexe ii) parce que c'était en cette ville que son père était "prévôt". Les recherches effectuées sur place sont demeurées sans résultat.

26 Lettre du 15 mai 1667. Elle n'a, dit elle, "pour toute science, qu'un peu d'usage du monde et l'expérience de vingt sept années de vie" (Recueil de quelques lettres et relations galantes, p. 72), et une lettre non datée mais de la même année, commence par ces mots : "Je savais bien que j'avais vingt sept ans passés, Madame..." Cf. infra n. 20.

27 Souancé, op. cit., p. 229.

28 Né à Alençon, le 26 août 1628.

29 D'abord entré à dix neuf ans, en 1647, dans la compagnie d'hommes d'armes de Maurice de Savoie, il s'était fait incorporer dans le régiment de la Vieuville, levé en septembre 1651. Adjointe à l'armée de Turenne, cette unité avait notamment participé, durant la Fronde, au combat d'Étampes (1652) et à celui du faubourg Saint-Antoine. Le régiment fut licencié en Champagne à la fin de l'année 1655. (Susane, Histoire de la Cavalerie, t. III, p. 192).

30 La requête est déposée au nom de Guillaume et de son épouse. Ils portent plainte, le 22 février 1655 "pour faire poursuivre en justice François Desjardins de Saint Val, leur neveu, qui avait extorqué par violence, indiction et autres pernicieuses voies, à leur fille à présent âgée seulement de quinze ans, un consentement pour céder mariage, nonobstant leur consanguinité, ce qui est une criminelle désobéissance de ladite fille aux intentions et volontés de ses père et mère." (Derôme, op. cit., p. t) D'après ce texte, Marie Catherine serait née en 1640.

31 En 1661, au dire de Tallemant; l'historiette se trouve datée par la mention de la récente publication d'Alcidamie, Marie Catherine habite avec sa mère et sa soeur et dispose d'une chambre garnie. Cf. infra, n. 38.

32 Jugement du 7 juillet 1655, sentence du Châtelet. Le mari est con­damné à restituer la dot de sa femme et "tout ce qu'elle justifiera lui être advenu ou échu tant par succession, donation ou autrement." Il doit également verser une pension alimentaire de deux cents livres par an avant que douaire soit constitué. (A.N. Y 87L8.)

33 Somaize a recueilli des bruits concernant 'ce cavalier de profes­sion attaché au service du grand Alexandre (Turenne), troublé en ses amours par une prison dont il ignore la cause et qui a donné lieu à des billets doux, à des plaintes faites sur ce sujet." La clé, à la suite d'une faute de trans­cription ('la garde d'Alexandre") a vu en lui, de façon erronée, "un mousque­taire du Roi". Somaize, Le Grand dictionnaire des précieuses..., art. Dma­mise, reproduit à l'annexe I.   Les "plaintes" en vers paraîtront en 1659 dans le Recueil de Sercy. Cf. p. 107.

34 Esther de Fontenay. Guillaume se réconciliera avec son neveu après le mariage de ce dernier. On le voit en effet représenter François de Saint­Val dans un acte notarié du 23 mars 1661 à Saint Germain de la Coudre, dans le Perche. François mourra en 1686, laissant deux filles et une veuve (cf. A.N. XI A 5889 f0 209, et Derôme, art. cit., p. 19 et p. 25).

35 Il s'agit du passage où Tallemant raconte une visite de Molière à Mile Desjardins. Lorsqu'il entre chez elle, "une femme qui était au lit" l'interpelle et tente de se faire reconnaître de lui, en déclarant que "lorsqu'il était à Narbonne, on ne venait au théâtre que pour (la) voir". Il est impossible que cette "femme" désigne Mlle Desjardins, que Molière connaît depuis plus de cinq ans et dont il est justement en train, à la date où écrit Talleniant, de jouer le Favory. La syntaxe de la phrase s'oppose d'autre part à cette interprétation. Cf. l'avis d'A. Adam, éd. de Tallernent, t. II, p. 1591, et M. Cuénin, Mme de Villedieu (M. C. Desjardins). Mise au point biographique', RADE, N° 5, 1970, pp. 16 17.


36 Clinchemore, mutilé, est toujours debout, dans un cadre à peine modifié, commune de Saint Rémy du Val, autrefois Saint Rémy du Plain.

37 Dans une lettre de 1667, Mlle Desjardins reconnaîtra qu'elle a dû à l'amour sa vocation poétique (cf. Chap. IV, p. 155).

38 Le duc Hercule était mort l'année précédente, en 1654. La duchesse de Montbazon est veuve.

39 En 1655, Marie de Rohan a cinquante deux ans. Elle a pris sous son toit Geoffroy de Laigues, grand Frondeur comme elle, fort pieux, et très lié à Port Royal, dont les religieuses seront les héritières.

40 Ce fut d'abord l'hôtel de Luynes. Il avait été édifié pour le connétable per l'architecte Métezeau, s'inspirant des plans du Louvre de Lescot. C'était l'une des plus belles demeures de Paris, et les jardins, grâce à un don de Louis XIII, s'étendaient jusqu'aux remparts. Il était mitoyen de l'hôtel de Rainbouillet.

41 Mlle de Chevreuse, fiancée au prince de Conty, était morte le 16 novembre 1652, à vingt cinq ans.

42 Futur personnage, et non des moindres, des Mémoires d'Henriette­Sylvia de Molière.

43 "Se voyant assez hors d'oeuvre à Paris, elle avait pris le parti de s'en sortir et de s'en aller à Darnpierre" (Mémoires de Retz, éd. Allem. Thomas, Pléiade, p. 672). La duchesse a acheté Dampierre à son époux, par acte du 15 octobre 1655, dressé, devant les notaires Ogier et Gallois, rue Saint­Thomas du Louvre. Elle doit verser un million de livres, dont 280.000 comptant. Parmi les prêteurs sollicités moyennant constitution de rentes et d'hypothèques, on relève les dames abbesses et religieuses de Port Royal pour 4000 livres, Simon Arnauld de Pomponne pour 4000 livres et Jean Hamelin pour 6000. (L. Battifol, La Duchesse de Chevreuse, Hachette, 1920, p. 293.)

44 Cf. annexe I.

45 Mme de Chevreuse médite de marier Anne à Charles de Luynes, et la famille n'a plus à Paris, pour l'instant, de domicile fixe (cf. Battifol, op. cit., p. 290).

46 Le mot est de Tallernant, historiette citée.

47 En 1660 en tout cas, et peut être avant, Marie Catherine vit "sous sa bonne foi", ce qui signifie que, bien que mineure, on lui laisse la liberté, et la responsabilité de ses actes.

48 "Quoiqu'elle y (à Paris) soit sous sa bonne foi, elle ne laisse pas de voir toute sorte de gens, et de les recevoir dans une chambre garnie." Cette chambre est bien située rue Saint Thomas du Louvre, puisque Sorrmize dit que Dinamise est logée "près du palais de Jupiter", c'est à dire le Louvre, et non l'Arsenal comme l'assure Livet (note du portrait). Les sentences du Châtelet de 1661 et 1662, mettant en cause la famille Desjardins, la ncntrent toujours domiciliée dans la même rue.

49 C'est bien ce que déclarent Barbin et Richelet. Cf. annexe I.

50 Sans doute Villedieu le Chateau, Loir et Cher, canton de Montoire.

51 Cf. Fétis, Biographie universelle des musiciens, 1860, t. II; J.F. Paillard, La Musique française classique, Que Sais Je, 1967; N. Dufourcq, La Musique française sous les rois Bourbons; "J.B. Boësset, musicien et naître de musique des reines Anne d'Autriche et Marie Thérèse", A. & J. Picard, 1962.

52 Boësset, la douce violence

Que nous fait ton luth et ta voix,

Si j'en veux parler quelquefois,

M'arreste et m'impose silence.

Tes airs ont un charme puissant

Qui me rend même en y pensant

Muet comme une vaine idole,

Et je suis contraint d'avouer

Que si tu m'ostes la parole,

Boësset, je ne te puis louer."

Gombauld, Œuvres, 1646, p. 262 sur un air de Boësset.


53 Au sieur de Boësset, intendant de la Musique de chambre du Roi.

Boësset, la fleur des plus accorts,

Où prenez vous ces beaux accords

Qui nous charment si bien l'oreille

Qu'il nous faut ou ne pas les ouïr

Ou se laisser évanouir

D'aise, d'envie et de merveille ?
Quand Boësset chante vos louanges,

Grand Prince, son concert est tel

Qu'on doute s'il vante un mortel

Ou bien le monarque des Anges.
Lorsque Boësset chante à la Cour

Du Prince, son plus cher amour,

Sa voix tant de beauté explique

Qu'Apollon l’oyant en ce lieu

Ne pense plus être le Dieu

Qui présidait à la musique.

(Jardin des Muses, 1643, p. 274.)


54 Cf. Derôme, art. cit., p. 9, reproduisant un codicille du testament d'Antoine Boësset, daté du 20 novembre 1643.

55 Rien qu'à Paris, outre leur résidence de la rue du Mail, ils possèdent alors un hôtel spacieux loué au duc de Beaufort.

56 Cf. infra, n. 58.

57 Cf. Derôme, art. cit. et généalogie, présente étude, t. III.

58 Cette unité fait partie de l'année de Turenne qui se bat contre Condé et les Espagnols à la frontière des Flandres.

59 Cf. Derôme, p. 16.

60 Cf. Derôme, p. 14.

61 Le portrait que Marie Catherine trace de son amant est, dit elle, "son coup d'essai". Il est donc antérieur à celui de Mlle Gaboury, de Daphnis et d'elle même qu'elle donnera à Ch. de Sercy en 1659 pour son Recueil de Portraits et éloges.

62 Il avait pris ce titre, hérité de son père, à l'age de douze ans.

63 "Ce n'est ni le jeu ni aucune sorte de débauche qui font ses divertissements. Il n'aime que la chasse, la musique, la peinture, les belles lectures, et les autres semblables occupations. Jamais personne n'a eu une voix plus agréable, plus touchante et mieux conduite et jamais personne n'a rendu le Tuorbe si charmant qu'il fait quand il le touche. La moindre de ses perfections est de danser avec une grâce et une justesse tout à fait merveilleuse. Il réussit parfaitement et glorieusement aux armes. Son adresse est sans pareille dans tous les exercices et l'on peut dire avec vérité qu'il fait toutes choses dans la dernière perfection. Sa valeur, son courage, trouveraient aussi difficilement des semblables que sa générosité et sa constance dans les périls. Son esprit est infiniment agréable, brillant, doux et très bien tourné; sans affectation et sans vouloir paraître savant, il parle judicieusement de toutes choses. Dans un âge à peine sorti des emportements de la grande jeunesse, il possède une prudence achevée et un jugement de cinquante ans." Publié en 1668, à la suite des Lettres et billets galants. Sur l'identification de ce portrait, cf. Introd. de l'édition récente de ce recueil, Société d'Etude du XVIIème siècle, 1975. Voir aussi le portrait de Clidamis dans Anaxandre.

64 Cf. Chap. III, p. 1O3_1OL.

65 Elle a réputation de cruelle. Cf. Lettre à Patru, datée de mars 1660, annexe III. Cette lettre a été copiée par Conrart (Ars. 518) et a paru dans les pièces nouvelles de l'édition des Oeuvres de 1664.

66 A sa majorité qui intervient quelques mois plus tard (avril 1660), il se trouve possesseur d'un capital de quatre vingt quinze milles livres.

67 Tallemant se prétend bien renseigné par sa soeur de Ruvigny (c'est l'épouse de Ruvigny, l'homme de confiance de Marguerite de Rohan Chabot, héros d'Alcidajnie), et par certaine "demoiselle" dûment informée.

68 Cf. Derôme, p. l4. Jacques Boësset avait pris le titre de sieur de Saint Romain à la mort de son père. C'est à lui que ce dernier avait d'abord réservé la surintendance de la musique. Mais il la vend à son frère Jean-Baptiste, se tourne assez tardivement, vers le métier des armes, et achète en 1663, à Antoine, la lieutenance au régiment de Picardie. Il mourra à Paris, en décembre 1683, sans postérité, ayant épousé Antoinette Le Febvre.

69 En juillet 1662, ils avaient échangé contre une rente de 5.650 livres leur maison de la rue Royale (actuellement de Richelieu), louée au duc de Beaufort pour 4.200 livres il faut croire que les 1.450 livres de différence leur étaient précieuses; neuf jours après, ils revendent une partie de cette rente contre 3.766 livres d'argent comptant.

70 AN XI A 5873 f0 393   22 octobre 1661.

71 AN XI A 5873 f° 427 it28   27 septembre 1661.

72 AN XI A 5873 f° 410.

73 Cf. Derâme, art. cit. 1912, p. 33.

74 AN XI A 5908 f° 23, 28 (Verzé, dépendance de Clincherrore).

75 Il y sera fait allusion infra, n. 93.

76 Dans le Roman bourgeois, p. 947 (éd. Adam), on voit, dans un cas de ce genre, négocier une transaction de deux milles écus comptant.

77 Le prix de la charge a été fixé à 22.750 livres tournois. La veille de passer l'acte, ce même 13 juin, Jean Baptiste Boësset contracte, avec son frère, un emprunt de 3.250 livres pour pouvoir acquitter cette somme. Cf. Derôme, pp. 26 27. XX, 320.

78 "Marie Catherine Desjardins (...) a affirmé véritable en son âme

qu'elle n'a passé aucun contrat de mariage ni contracté celui ci ni célébré en

la Sainte Eglise avec A. de Boësset, écuyer, sieur de Villedieu, dont de quoi le sieur de Villedieu a requis acte, et pour faire pareille affirmation en justice constitue son procureur le porteur des présentes." (Derôme, pp. 27 28).

79 C'est l'adresse que porte la déclaration que Marie Catherine signe le 13 juin 1663.

80 Cf. Tallemant, hist. citée.

81 Le départ aura lieu de Toulon, dans la nuit du 1er au 2 juillet.

82 Voilà les 'gaillardises" dont parle Tallemant.

83 Il se conforme aux prescriptions réglementaires, et notamment à la dernière ordonnance de Louis XIII (1639) qui les rappelle. Pour faire pièce aux enlèvement et mariages clandestins, les curés devaient publier les bans par trois fois, exiger quatre témoins, paroissiens du curé célébrant, et en cas de personnes étrangères à la paroisse, permission du curé des fiancés et de l'évêque de leur diocèse.

84 "L'an 1664, le 21e jour du mois de juin, environ une heure après midi, par devant moi, notaire royal soussigné, est comparu Antoine de Boësset, de la ville de Paris et de la paroisse Saint Eustache et demoiselle Marie Catherine Desjardins, de la même ville et paroisse Saint Germain (72), lesquels nous ont dit et recontré qu'ils se sont mutuellement promis se prendre en vrai et loyal mariage, en face de Notre Sainte Mère l'Eglise; et pour ce être fait, se sont présentés à Maître Antoine de Bonpuit, prêtre et vicaire du présent lieu du Puy Sainte Réparade, pour les vouloir épouser; auxquels ledit sieur de Boësset l'ayant requis qu'attendu le consentement des parties pouvait les épouser. Sur quoi ledit Maître de Bonpuy, les ayant refusés pour n'avoir nulle permission de son ordinaire, et à cause des formalités qu'ils devaient apporter et à ce fait requises, ledit sieur de Boësset et la demoiselle IDesjardins ont dit et déclaré qu'ensuite du susdit refus se sont à la présence des témoins ci après nommes mie et prosternés au devant du grand autel de l'église paroisse de ce dit lieu, et là se sont promis respectivement l'un l'autre de se prendre en légitime mariage, observer et garder les formalités de l'Eglise, à la première réquisition de l'une à lautre des parties et ainsi sont jurés. Et pour foi et vérité de ce que dessus (...) ont requis nous soussigné notaire royal de leur être concédé acte (...) sauf à iceux se pourvoir ainsi qu'il appartiendra pour la confirmation de leur mariage, ainsi qu'ils aviseront." Cf. Deréme, p. 51.

85 Le vicaire de Puy Sainte Réparade, celui de Permes et le clerc de Maître Rousset. Cette pièce, malgré nos efforts, n'a pu encore être retrouvée, mais le capitaine Derôme l'a tenue en main.

86 Il était intendant des gabelles pour le Dauphiné et la Provence, et résidait à Grenoble.

87 "Je vous envoie les livres que vous m'avez demandés pour dissiper le chagrin de votre solitude. Mais souvenez vous, Mademoiselle, que sachant écrire avec tant de justesse, vous ne devez pas employer tout votre temps à lire. N'alléguez point pour votre excuse que Cavaillon semble une demeure tranquille où pourtant l'inquiétude ne laisse pas de se glisser, et que ceux qui combattent en Barbarie vous causent un souci capable de troubler votre solitude. Nous n'ignorons pas, Mademoiselle, que vous avez un amant à Gigery et que vous devez craindre tous les coups de mousquet qu'on y tire." Nouvelles oeuvres, 1712, 2ème partie, p. 40.

88 Sans parler du naufrage, en vue de la côte, de l'un des vaisseaux du convoi.

89 Nul doute qu'il ne se soit conduit vaillamment, mais ce n'est pas lui qu'exalte La Gazette (1664, p. 1121) : il s'agit d'un Poitevin, Gilliers de la Villedieu, également capitaine au régiment de Picardie (Derôme, p. 1, n. 2, et p. 47).

90 "En considération des services que Jean Boésset, seigneur de Dehaut au pays du Maine lui avait rendus depuis longtemps, tant dans sa charge de surintendant de sa musique et de celle de la reine que dans les années où il avait servi en qualité de volontaire et où il avait donné en plusieurs rencontres des marques de sa valeur, et aussi en considération des services qu'il avait reçus de feu Antoine Boësset son père, de son aïeul, et même de Pierre de Guesdron, son aïeul maternel, S.M. l'anoblit lui et sa postérité mâle et femelle..." etc. (avril 1664).

91 Après la mort de sa première épouse, Jean Baptiste a épousé Marguerite Loret dont il a déjà eu Claude Jean Baptiste, baptisé à Saint Germain le 3 août 1663. C'est lui qui succédera à son père dans sa charge, mais il s'en démettra en 1695 en faveur de Michel Richard Delalande. Louis, filleul royal, ne vivra pas.

92 Cf. Derôme, p. 49.

93 Richelet, Dictionnaire, art. "Chanson" : "Nos meilleures chansons sont celles des Boësset". Et Furetière, Roman bourgeois (éd. Adam, Gallirard, p. 9714) : "... Lambert, Le Camus, Boësset, et tous les autres musiciens en renom". Dix pièces du Recueil des plus beaux vers mis en chant sont signés Boësset le fils, et onze du Recueil Balard.

94 Cf. Chap. III, p. 114.

95 Tallemant, t. II, p. 908.

96 Le 13 avril 1665, G. Desjardins reconnaissait devoir à sa femme près de trente milles livres, plus les intérêts de cette somme depuis 1665. Il lui cédait sa terre de Clinchemore pour douze milles livres, celle de Verzé pour quatre mille cinq cents livres et le bordage de la Diguette pour mille six cent soixante livres. Il lui abandonne même ses meubles et ses deux chevaux pour mille quatre cents livres

97 Sans doute le Cul de sac de l'Orangerie.

98 Cf. Introduction et texte des Lettres et billets galants, pp. 19 20.

99 En 1665, le 31 octobre, Picardie est en manoeuvres à Joué sous Bois (Revue historique de l'Orne, t. XIV, p. 213) et en 1666 au camp de Breteuil (15 janvier), au camp de Mondy (5 et 11 mars), à Vincennes (26 août); cf. Derôme, p. 51.

100 Elle meurt le 8 novembre 1666, dans un nouveau domicile, rue Montmartre. En 1651, elle avait partagé ses biens entre ses trois fils. Ceux ci refusèrent sa succession, comme devant être plus onéreuse que profitable. Cf. Derême, p. 30. Il est vrai qu'elle avait souscrit une donation à ses trois fils, en échange d'une pension dont seul Jean Baptiste s'acquittait, réglant la part de ses deux frères.

101 Elle représente son père (procuration du 24 août; ce dernier y est qualifié de "gentilhomme ordinaire de la Grande Fauconnerie du Roi") à Chinon où elle se déclare "dame Marie Catherine Desjardins, épouse d'Antoine de Boësset, écuyer, sieur de Villedieu, capitaine du régiment de Picardie." (28 août 1666.) Cf. Derâme, p. 50, et Recherches de la noblesse dans la Généralité de Tours, Mamers, Fleury, 1895, p. 426.

102 "Je crois qu'enfin j e puis bien vous promettre de ne point mourir après cette dure séparation à laquelle je ne pouvais me résoudre. Il m'est indifférent qu'elle se fasse ou par un départ ou par un mariage... Sans doute vous avez cru que je ne serais pas touchée de ne perdre que l'amant d'une autre, qu'un ingrat, qu'un fourbe, qu'un infidèle. Mais vous êtes bien trompé vous avez cru me donner un remède et vous m'avez donné du poison. Rien ne me pouvait faire vivre sans vous voir que les assurances de votre amitié. Que n'aurais je point fait pour me conserver si j'eusse cru vous être chère..." (Billet LXXXV).

103 "Le 5 février 1667, furent présents de leurs personnes Antoine de Boësset, écuyer, sieur de Villedieu, capitaine au régiment de Picardie, demeurant rue N.D. des Victoires, paroisse Saint Eustache d'une part, et damoiselle Marie Catherine Des Jardins, fille majeure et jouissante de ses biens et droits demeurant au Cul de Sac des Thuileries, paroisse Saint Joseph d'autre part, lesquels se sont volontairement et respectivement désistés et départis de toutes les promesses de mariage qu'ils se sont mutuellement faites tant sous seing privé que par devant notaire, spécialement de celle passée le 21 juin 1664 par devant Rousset, notaire tabellion du Puy Sainte Réparade près Aix en Provence, consentent respectivement qu'elles soient nulles et sans effet comme non faites ni advenues, ensemble les sanctions de conditions et d'écrits qui sont insérées en conséquence desdites promesses, et que chacun d'eux se puisse pourvoir par mariage ou autrement, ainsi que bon leur semblera, après avoir affiné n'avoir passé outre au dit mariage... Ce fut fait et passé à Paris, en la maison de ladite demoiselle, l'an 1667 le 5 février et ont signé."

104 De ce mariage il ne demeure qu'une trace indirecte le contrat que Jeanne Robin passe, pour une troisième union, le 13 février 1668 (A.N. Y 214 f° 89). Elle s'y déclare veuve en premières noces de Claude Gaultier, avocat, et en secondes de "feu le sieur de Villedieu, capitaine au régirent de Picardie." On ne peut confondre dans ce cas avec François Charles Gillier, comte de la Villedieu, qui appartint au régiment du Dauphin dès le 15 février 1667, et vivait encore le 15 février 1680, date à laquelle il épousa Louise de la Chesnaye (Beauchet Filleau, Dictionnaire de la noblesse du Poitou, t. IV). Le fait que ce contrat stipule qu'une partie de la dot de la future épouse est à prélever sur la succession de Claude Gaultier, qui n'est pas encore réglée, laisse supposer que le second mariage, avec Villedieu, était relativement récent. La dot de Jeanne Robin se monte à onze mille cent livres "à prendre sur les biens de la succession dudit Gaultier et les arrérages du douaire coutumier qu'elle a droit de prendre sur les biens du sieur de Villedieu, soit trois milles livres." La nouvelle mariée ne semble pas un très beau parti sa dot est toute virtuelle. Ne serait ce pas précisément parce que son second époux a disposé de son bien ? Sa succession, obérée de lourdes lettres, sera refusée par sa famille (cf. Derôme, op. cit., p. 68). Le 13 février 1668, elle était encore pendante. Mais le capitaine, épouseur à toutes mains, semble bien s'être encore engagé ailleurs. Le 15 juillet 1667, il signe une procuration (Min. centr. VII, 12) à Marguerite Dufaix, fille d'Olivier Dufaix, secrétaire du roi, contrôleur de la Grande Chancellerie, et la présente carme son épouse. On ne sait rien d'autre à ce sujet.

105 Il se fait verser le 16 mai par Jean Baptiste un reliquat d'argent provenant de la succession paternelle, mille cent soixante livres (Derôme, p. 66). En 1650, il avait eu besoin de neuf cent quarante quatre livres "pour se mettre en équipage" d'enseigne, et en 1656 de mille neuf cents livres "pour se mettre en équipage de lieutenant". Il faut maintenant à A. de Villedieu, qui va servir sous les ordres directs du roi, une sorrune bien supérieure, sans parler du renchérissement du coût de la vie après la Fronde.

106 Des manoeuvres sont en cours, notamment à Houilles, près de la Seine (20 avril 1667). Derôme, p. 66, d'après les archives du ministère de la guerre.

107 Le 14 mai, lors d'une séance solennelle du Parlement.

108 Les lettres qu'elle expédie en France y font expressément allusion, et particulièrement celles qu'elle adresse de La Haye, le 15 mai 1667 (Recueil de quelques lettres et relations galantes, p. 78).

109 Cf. Chap. II, pp. 97 98.

110 Elle demeure aux Pays Bas une quarantaine de jours, puis s'em­barque à Anvers pour la Hollande le 10 mai.

111 Lettre I. Hugues de Lionne voudrait savoir qui se cache sous cette appellation. Dans sa réponse adressée à mme de Lionne, Mlle Desjardins prie sa correspondante de rassurer "M. le M(inistre)" : cet homme a "cinquante cinq ans"; "c'est M. Zulchem (sic)", que vous avez vu autrefois chez M. D(u) B(uisson)". (Lettre du 18 juin) Cet "Alexandre de son idée" (allusion aux Visionnaires de Desmarets) est en fait âgé, à cette date, de 71 ans, mais, dit l'épistolière, "il fait des vers comme s'il n'en avait que vint deux." Auteur de poésies latines et de pièces de théâtre, Constantin Huygens était l'ami de Chapelain et de Conrart

112 Ibid., lettre XI.

113 Elle dut partir en mars, car la première lettre qu'elle écrit est datée du 1er avril.

114 Réponse de Christian Huygens à Lodewick, du 20 mai 1667 : "Je n'ai encore rien à vous dire touchant ce que vous me demandez de Mme de Villedieu, mais je m'informerai." Oeuvres de Christian fluygens, t. VI, p. 130, La Haye, 1888. Quelques mais plus tard, Constantin craint fort d'avoir eu affaire à une aventurière et cherche sans façon à se faire rembourser. Christian n'est pas charmé de la démarche : "Le signor Padre (écrit il à son frère le S juillet 1669), m'envoie ici redemander dix pistoles qu'il a prêtées à la Des Jardins lorsqu'elle était à La Haye."

115 Lettres des 15 mai, 25 mai, 7 juin et 12 juin. Les Liégeois recueilleront pourtant la palme de la discourtoisie : "C'est à peu près le séjour des Cyclopes, écrit elle à l'un de ses correspondants français,et pour la couleur des maisons et pour les moeurs des peuples qui l'habitent." (Lettre XII).

116 Capitulation dc. Tournai, le 25 juin.

117 Cf. Chap. IV, p. 156.

118 Ibid., p. 120, de Liège.

119 Ibid., p. 162, de Spa, le 1er août.
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