Élection du president de la republique





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MINISTERE DE L’INTERIEUR


MINISTERE

DES AFFAIRES ETRANGERES

ET DU DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL


ÉLECTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

____

MÉMENTO
à l’usage des candidats
2017

Le présent mémento a été soumis pour avis au Conseil constitutionnel

SOMMAIRE
_____


  1. Généralités


Le présent mémento est disponible en préfecture ainsi que sur les sites Internet du ministère de l’intérieur, du ministère des outre-mer et du ministère des affaires étrangères et du développement international.
Sauf précision contraire, les articles cités sont ceux du code électoral.


    1. Textes applicables à l’élection du Président de la République

- Constitution : art. 6, 7 et 58.

- Ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel : art. 30, 36 (2ème alinéa), 46, 48, 49 et 50.

- Loi organique n° 62-1292 du 6 novembre 1962 relative à l’élection du Président de la République au suffrage universel modifiée en dernier lieu par la loi organique n° 2016-506 du 25 avril 2016 de modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle, ci-après mentionnée loi du 6 novembre 1962.

- Loi organique n° 76-97 du 31 janvier 1976 relative aux listes électorales consulaires et au vote des Français établis hors de France pour l’élection du Président de la République, modifiée notamment par la loi organique n° 2016-506 du 25 avril 2016 de modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle.

- Loi organique n° 2013-906 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique.

- Loi n° 77-808 du 19 juillet 1977 relative à la publication et à la diffusion de certains sondages d’opinion modifiée par la loi n° 2016-508 du 25 avril 2016 de modernisation de diverses règles applicables aux élections.

- Loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication (art. 13, 14, 14-1, 16 et 108).

- Loi n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique.

- Décret n° 2001-213 du 8 mars 2001 portant application de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 relative à l’élection du Président de la République au suffrage universel modifié en dernier lieu par le décret n° 2016-1819 du 22 décembre 2016 relatif à l'élection du Président de la République, ci-après mentionné décret du 8 mars 2001.

- Décret n° 2005-1613 du 22 décembre 2005 portant application de la loi organique n° 76-97 du 31 janvier 1976 relative aux listes électorales consulaires et au vote des Français établis hors de France pour l’élection du Président de la République, modifié en dernier lieu par le décret n° 2016-1819 du 22 décembre 2016 relatif à l'élection du Président de la République.

- Décret n° 2013-1212 du 23 décembre 2013 relatif aux déclarations de situation patrimoniale et déclarations d’intérêts adressées à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique modifié en dernier lieu par le décret n° 2016-570 du 11 mai 2016 relatif à la transmission à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique des déclarations de situation patrimoniale et déclarations d'intérêts par l'intermédiaire d'un téléservice.

- Arrêté du 1er décembre 2015 portant nomination à la commission électorale prévue à l’article 7 de la loi organique n° 76-97 du 31 janvier 1976 relative aux listes électorales consulaires et au vote des Français établis hors de France pour l’élection du Président de la République.

- Code électoral :

  • art. L. 1er, L. 2, L. 5, L.6, L. 9 à L. 21, L. 23, L. 25, L. 27 à L. 40, L. 42, L. 43, L. 45, L. 47 à L. 52-2, L. 52-4 à L. 52-11, L. 52-12, L. 52-14, L. 52-15 (quatrième alinéa), L. 52-16 à L. 52-18, L. 53 à L. 55, L. 57 à L. 78, L. 86 à L. 111, L. 113, L. 114, L. 116, L. 117, L. 117-2, L.O. 127, L. 199, L. 200, L. 293-1, L. 293-2, L. 330-4, L. 385 à L. 387, L. 389, L. 393, L. 451 à L. 453, L. 477, L. 504 et L. 531 ;

  • art. R. 1er à R. 25, art. R. 27 à R. 29, R. 32 à R. 34, R. 39, R. 40, R. 42 à R. 54, R. 55-1 à R. 66-1, R. 67 à R. 80, R. 94 à R. 96, R. 176-1, R. 176-2, R. 201 à R. 203, R. 213, R. 213-1, R. 285, R. 304, R. 306, R. 319, R. 321, R. 334, R. 336 rendus applicables par le décret du 8 mars 2001 modifié.

- Délibération n° 2011-1 du 4 janvier 2011 relative au principe de pluralisme politique dans les services de radio et de télévision en période électorale ;

- Recommandation n° 2016-2 du 7 septembre 2016 du Conseil supérieur de l’audiovisuel aux services de radio et de télévision en vue de l’élection du Président de la République.

- Décision n° 2016-729 DC du 21 avril 2016.

- Mémento à l’usage du candidat et de son mandataire élaboré par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques :

http://www.cnccfp.fr/docs/presidentielle/cnccfp_presidentielle_2017_memento_20160613_consolide.pdf

    1. Dates de l’élection


La date du premier tour de l’élection du Président de la République est fixée au dimanche 23 avril 2017 et celle du second tour au dimanche 7 mai 2017 (Conseil des ministres du 4 mai 2016).
Le scrutin a lieu le samedi précédent, soit le samedi 22 avril 2017 pour le premier tour et le samedi 6 mai 2017 pour le second tour, dans les bureaux de vote situés en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie française et dans les ambassades et postes consulaires situés sur le continent américain, y compris Hawaï pour le territoire des États-Unis d’Amérique (dernier alinéa du II de l’art. 3 de la loi du 6 novembre 1962).


  1. Candidature




    1. Conditions d’éligibilité


Pour être éligible au mandat de Président de la République, il faut :

- avoir 18 ans révolus (art. L.O. 127) ;

- avoir la qualité d’électeur (art. L.O. 127) ;

- ne pas être privé de ses droits d’éligibilité par une décision de justice (art. L. 6 et L. 199) ;

- ne pas être placé sous tutelle ou sous curatelle (art. L. 200) ;

- justifier avoir satisfait aux obligations imposées par le code du service national (art. L. 45).
Le Conseil constitutionnel s’assure de l’éligibilité des candidats.


    1. Présentation des candidats




      1. Citoyens habilités à présenter un candidat


En vertu du I de l’article 3 de la loi précitée du 6 novembre 1962, chaque candidat doit être présenté par au moins 500 citoyens, membres du Parlement, des conseils régionaux, de l’Assemblée de Corse, des conseils départementaux, du conseil de la métropole de Lyon, de l’assemblée de Guyane, de l’assemblée de Martinique, des conseils territoriaux de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon, du conseil de Paris, de l’assemblée de la Polynésie française, des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie, de l’assemblée territoriale des îles Wallis et Futuna, maires, maires délégués des communes déléguées et des communes associées, maires des arrondissements de Paris, de Lyon et de Marseille ou conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger. Les présidents des organes délibérants des métropoles, des communautés urbaines, des communautés d’agglomération, les présidents des communautés de communes, le président de la Polynésie française, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et les ressortissants français membres du Parlement européen élus en France peuvent également, dans les mêmes conditions, présenter un candidat à l’élection présidentielle.
Une candidature ne peut être retenue que si, parmi les signataires de la présentation, figurent des élus d’au moins 30 départements ou collectivités ultramarines, sans que plus d’un dixième d’entre eux puissent être les élus d’un même département ou d’une même collectivité ultramarine.
Pour l’application de cette règle, les députés élus hors de France et les sénateurs représentant les Français établis hors de France et les conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger sont réputés être les élus d’un même département.
De même, les députés et les sénateurs élus en Nouvelle-Calédonie et les membres des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie sont réputés être les élus d’un même département.
De la même manière, les ressortissants français membres du Parlement européen élus en France sont réputés être les élus d’un même département.
Les présidents des conseils des métropoles (y compris celles d'Aix-Marseille-Provence et du Grand Paris), des communautés urbaines, des communautés d’agglomération ou des communautés de communes sont réputés être les élus du département auquel appartient la commune dans laquelle ils ont été élus.
Les conseillers régionaux sont réputés être les élus des départements correspondant aux sections départementales mentionnées par l’article L. 338-1 du code électoral. Les conseillers à l’Assemblée de Corse sont réputés être les élus des départements entre lesquels ils sont répartis en application des dispositions des articles L. 293-1 et L. 293-2 du même code (cf. à cet effet la délibération n° 16/201 AC de l’assemblée de Corse en date du 6 septembre 2016).
Enfin, les conseillers métropolitains de Lyon sont réputés être les élus du département du Rhône. Il en va de même pour les conseillers régionaux élus dans la section départementale correspondant à la métropole de Lyon.



      1. Procédure de présentation

Les présentations sont rédigées sur des formulaires, revêtues de la signature de leur auteur et adressées par celui-ci au Conseil constitutionnel par voie postale, dans une enveloppe prévue à cet effet.

Le formulaire numéroté et l’enveloppe postale, dont les modèles ont été arrêtés par le Conseil constitutionnel, sont adressés par les soins du représentant de l’Etat dans le département ou la collectivité (et à l’étranger par l’ambassadeur ou le chef de poste consulaire), à compter de la publication du décret convoquant les électeurs, aux citoyens habilités par la loi à effectuer une présentation. La numérotation des formulaires permet à l’administration d’assurer un suivi du nombre de formulaires expédiés et du nombre de formulaires restant disponibles.
Les citoyens habilités à présenter un candidat, quel que soit le nombre de mandats qu’ils détiennent, ne peuvent établir qu’une seule présentation.

La date de publication du décret convoquant les électeurs lance la période de présentation des candidats qui se déroulera du 25 février 2017 au vendredi 17 mars 2017 à 18 heures, conformément aux dispositions de l’article 3 de la loi de 1962 et du II de l’article 2 du décret de 2001.

Les présentations doivent parvenir au plus tard au Conseil constitutionnel le sixième vendredi précédant le premier tour de scrutin, soit le vendredi 17 mars 2017 à 18 heures (I de l’art. 3 de la loi du 6 novembre 1962).
Les présentations ne peuvent désormais être acheminées que par voie postale, par tout prestataire de services postaux autorisé. Les élus qui adressent une présentation au Conseil constitutionnel doivent tenir compte des délais d’acheminement postaux pour respecter cette échéance impérative, seules la date et l’heure de réception au Conseil constitutionnel faisant foi (cons. 5 de la décision n° 2016-729 DC du 21 avril 2016).
Les règles spéciales de dépôt dans les collectivités ultramarines et celles relatives aux Français établis hors de France sont précisées aux points 6.2. et 7.2.

La transmission par voie électronique des formulaires de présentation n’est pas en vigueur pour la prochaine élection présidentielle. Cette modalité de transmission sera possible à compter d’une date fixée par décret et au plus tard le 1er janvier 2020 (III de l’art. 2 de la loi organique n° 2016-506).
Une fois envoyée, une présentation ne peut être retirée (I de l’art. 3 de la loi du 6 novembre 1962).
Le Conseil constitutionnel contrôle la régularité des présentations et vérifie que le nombre et la répartition géographique des élus signataires sont conformes aux dispositions de la loi organique. Il s’assure du consentement des candidats qui doivent lui remettre sous pli scellé, à peine de nullité de leur candidature, une déclaration de situation patrimoniale conforme aux dispositions de l’article L.O. 135-1 du code électoral ainsi que l’engagement, en cas d’élection, de déposer deux mois au plus tôt et un mois au plus tard avant l’expiration du mandat ou, en cas de démission, dans un délai d’un mois après celle-ci, une nouvelle déclaration conforme à ces dispositions qui sera publiée au Journal officiel dans les huit jours à compter de son dépôt (voir point 2.3).


      1. Publication des noms des présentateurs


En application du dernier alinéa du I de l’article 3 de la loi du 6 novembre 1962, le Conseil constitutionnel rend publics, au fur et à mesure de la réception des présentations et au moins deux fois par semaine, le mardi et le vendredi en fin d'après-midi, le nom et la qualité des citoyens qui ont valablement présenté des candidats à l’élection présidentielle.
Il publie la liste définitive des présentateurs au plus tard le samedi 15 avril 2017.



      1. Liste des candidats


Le Conseil constitutionnel arrête la liste des candidats, qui sera publiée par le Gouvernement au Journal officiel au plus tard le vendredi 7 avril 2017 (1er alinéa du I de l’art. 3 de la loi du 6 novembre 1962 et art. 7 du décret du 8 mars 2001). L’ordre des candidats est établi par tirage au sort entre les noms des candidats (décision du Conseil constitutionnel n° 2016-135 ORGA du 8 septembre 2016).
En vertu de l’article 8 du décret du 8 mars 2001, toute personne ayant fait l’objet d’une présentation peut contester la liste des candidats en adressant à cet effet une réclamation au Conseil constitutionnel, au plus tard le lendemain de la publication au Journal officiel de la liste des candidats, à minuit.
Le Conseil constitutionnel statue sans délai.


    1. Déclaration de situation patrimoniale des candidats




      1. Dépôt et contenu de la déclaration


Avant que le Conseil constitutionnel arrête la liste des candidats, chacun d’eux doit, en application du neuvième alinéa du I de l’article 3 de la loi du 6 novembre 1962 :

  • avoir remis une déclaration de situation patrimoniale conforme aux dispositions de l’article L.O. 135-1 du code électoral. Cette déclaration doit concerner la totalité de ses biens propres, ainsi que, le cas échéant, ceux de la communauté et les biens réputés indivis en application de l’article 1538 du code civil. Ces biens sont évalués à la date du 1er janvier 2017 ;

  • s’être engagé, en cas d’élection, à déposer deux mois au plus tôt et un mois au plus tard avant l’expiration du mandat ou, en cas de démission, dans un délai d’un mois après celle-ci, une nouvelle déclaration de situation patrimoniale rédigée dans les mêmes formes et portant sur les biens précédemment définis.


La déclaration sera placée sous pli scellé, déposé au secrétariat général du Conseil constitutionnel au plus tard le dernier jour de réception des présentations soit le vendredi 17 mars 2017 à 18 heures. Un reçu est délivré au porteur.
Le pli scellé portera de façon évidente une mention selon laquelle il contient la déclaration de situation patrimoniale du candidat, celui-ci étant désigné par ses nom et prénom(s).
Les déclarations de situation patrimoniale remises par les candidats dont le nom figure sur la liste établie par le Conseil constitutionnel sont transmises par celui-ci à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique au plus tard le jour où est rendue publique la liste des candidats à l’élection du Président de la République. La Haute Autorité en accuse réception.
La Haute Autorité conserve ces déclarations jusqu’à la fin du mandat du Président de la République élu lors de cette élection.
Les déclarations patrimoniales des personnes non mentionnées par la liste des candidats établie par le Conseil constitutionnel sont retournées à leurs auteurs.


      1. Forme de la déclaration


La déclaration de situation patrimoniale est établie selon le modèle qui figure à l’annexe 1 du décret du 8 mars 2001 et comporte les éléments mentionnés à l’annexe 1 du décret n° 2013-1212 du 23 décembre 2013 dans sa version applicable au 15 octobre 2016.


      1. Engagement de rendre publique une déclaration de fin de mandat


L’engagement prévu au neuvième alinéa du I de l’article 3 de la loi du 6 novembre 1962, rédigé sur papier libre, est joint au formulaire de déclaration de situation patrimoniale (art. 9-3 du décret du 8 mars 2001).


      1. Publication de la déclaration


Les déclarations de situation patrimoniale des candidats sont rendues publiques au moins quinze jours avant le premier tour de scrutin par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique sur son site Internet, soit au plus tard le 7 avril 2017. Ces déclarations demeurent accessibles au public jusqu’au jour de la proclamation des résultats de l’élection par le Conseil constitutionnel.
En cas de second tour de scrutin, seules les déclarations de situation patrimoniale des deux candidats habilités à participer au second tour restent accessibles au public à compter de la publication de leur nom au Journal officiel et jusqu’au jour de la proclamation des résultats définitifs.
La déclaration du candidat élu demeure accessible au public jusqu’à la fin du sixième mois suivant la fin de son mandat (art. 9-5 du décret du 8 mars 2001).
En application du III de l’article L.O. 135-2 du code électoral, les adresses personnelles de la personne soumise à déclaration, les noms du conjoint, du partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou du concubin et des autres membres de sa famille ne sont toutefois pas publiées. Ne sont pas non plus rendus publics :


  • s’agissant des biens immobiliers : les indications, autres que le nom du département, relatives à la localisation des biens ; pour les biens qui sont en situation d’indivision, les noms des autres propriétaires indivis ; pour les biens en nue-propriété, les noms des usufruitiers ; pour les biens en usufruit, les noms des nus-propriétaires ;




  • s’agissant des instruments financiers : les adresses des établissements financiers et les numéros des comptes détenus.




  1. Campagne électorale et propagande des candidats




    1. Durée de la campagne


La campagne électorale pour le premier tour est ouverte à compter du lundi 10 avril 2017 et prend fin le samedi 22 avril 2017 à zéro heure (art. 10 du décret du 8 mars 2001).
Le Conseil constitutionnel proclamera les résultats du premier tour au plus tard le mercredi 26 avril 2017 à 20 heures (art. 29 du même décret).
Pour le second tour, la campagne sera ouverte à compter de la publication au Journal officiel des noms des deux candidats habilités à se présenter et sera close le samedi 6 mai à zéro heure.
La clôture de la campagne intervient vingt-quatre heures plus tôt en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie française et dans les ambassades et postes consulaires situés sur le continent américain, y compris Hawaï pour le territoire des États-Unis d’Amérique, pour tenir compte du fait que le vote s’y déroule le samedi précédant le jour du scrutin (cf. parties 6 et 7).



    1. Commissions de contrôle




      1. Commission nationale de contrôle de la campagne de l’élection présidentielle


La Commission nationale de contrôle de la campagne de l’élection présidentielle, ci-après dénommée Commission nationale de contrôle, prévue par l’article 13 du décret du 8 mars 2001, est chargée de veiller au respect de l’égalité de traitement entre les candidats et à l’observation des règles relatives à la campagne électorale. Installée dès le lendemain de la publication du décret de convocation des électeurs, son siège est fixé au Conseil d’État.

Cette commission comprend cinq membres :

- le vice-président du Conseil d'Etat, président ;

- le premier président de la Cour de cassation ;

- le premier président de la Cour des comptes ;

- deux membres en activité ou honoraires du Conseil d'Etat, de la Cour de cassation ou de la Cour des comptes, désignés par les trois membres de droit.


      1. Commissions locales de contrôle


En vertu de l’article 19 du décret du 8 mars 2001, dans chaque département de métropole, dans chaque collectivité ultramarine, une commission locale de contrôle est instituée par arrêté du représentant de l’État. Elle est installée au plus tard le quatrième vendredi précédant le scrutin soit le vendredi 31 mars 2017.
Placée sous l’autorité de la Commission nationale de contrôle, sa principale mission consiste à contrôler les activités d’impression et d’envoi de la propagande aux électeurs en application des dispositions des articles R. 32 à R. 34 du code électoral.
Le président de la commission locale de contrôle peut être chargé par la Commission nationale de contrôle de toute mission d’investigation sur les questions relevant des attributions de la Commission nationale de contrôle.


      1. Commission électorale des Français établis hors de France


La commission électorale prévue à l’article 7 de la loi organique précitée du 31 janvier 1976 exerce, sous l’autorité de la Commission nationale de contrôle, les attributions confiées aux commissions locales de contrôle susmentionnées (cf. partie 7).


      1. Conseil supérieur de l’audiovisuel




  1. Période dite « préliminaire »


Pendant la période antérieure à la publication de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel, le Conseil supérieur de l’audiovisuel veille au respect du principe de l’équité entre les candidats ainsi que des règles et recommandations qu’il établit (I bis de l’art. 3 de la loi du 6 novembre 1962 et art. 15 du décret du 8 mars 2001). Ces règles ont été définies d’une manière générale par la délibération n° 2011-1 du 4 janvier 2011 relative au principe de pluralisme politique dans les services de radio et de télévision en période électorale et, pour la période postérieure au 1er février 2017, plus précisément par la recommandation n° 2016-2 du 7 septembre 2016 adressée aux services de radio et de télévision en vue de l’élection du Président de la République.



  1. Période dite « intermédiaire »


A compter de la publication de la liste des candidats et jusqu'à la veille du début de la campagne, les éditeurs de services de communication audiovisuelle respectent, sous le contrôle du Conseil supérieur de l'audiovisuel, le principe d'équité en ce qui concerne la reproduction et les commentaires des déclarations et écrits des candidats et la présentation de leur personne.

Dans l'exercice de cette mission de contrôle, le Conseil supérieur de l'audiovisuel tient compte (I bis de l’art. 3 de la loi du 6 novembre 1962) :

1° De la représentativité des candidats, appréciée, en particulier, en fonction des résultats obtenus aux plus récentes élections par les candidats ou par les partis et groupements politiques qui les soutiennent et en fonction des indications de sondages d'opinion ;

2° De la contribution de chaque candidat à l'animation du débat électoral.

Le respect du principe d’équité est assuré dans des conditions de programmation comparables précisées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel dans sa recommandation n° 2016-2 du 7 septembre 2016 relative aux services de radio et de télévision en vue de l’élection du Président de la République.

  1. Campagne officielle

A compter du début de la campagne officielle et jusqu'au tour de scrutin où l'élection est acquise, les éditeurs de services de communication audiovisuelle respectent, sous le contrôle du Conseil supérieur de l'audiovisuel, le principe d'égalité en ce qui concerne la reproduction et les commentaires des déclarations et écrits des candidats et la présentation de leur personne.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel publie, au moins une fois par semaine, dans un format ouvert et aisément réutilisable, le relevé des temps consacrés à la reproduction et au commentaire des déclarations et écrits des candidats et à la présentation de leur personne.

Chaque candidat dispose d’une durée égale d’émissions télévisées et d’émissions radiodiffusées dans les programmes des sociétés nationales de programme aux deux tours du scrutin. Cette durée est fixée par décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel après consultation de tous les candidats. Elle ne peut être inférieure à quinze minutes par candidat pour le premier tour. Pour le second tour, elle ne peut être inférieure à une heure, sauf en cas d’accord entre les deux candidats pour réduire cette durée. Les temps d’émission télévisée et radiodiffusée sont utilisés personnellement par les candidats. Des personnes désignées par chaque candidat peuvent participer à ces émissions.

Indépendamment des recommandations qu’il énonce dans le cadre de la campagne propre à l’élection présidentielle, notamment la recommandation n° 2016-2 du 7 septembre 2016 du Conseil supérieur de l’audiovisuel aux services de radio et de télévision en vue de l’élection du Président de la République, le Conseil supérieur de l’audiovisuel veille au respect du pluralisme politique dans les conditions qu’il a précisées dans sa délibération n° 2011-1 du 4 janvier 2011 relative au principe de pluralisme politique dans les services de radio et de télévision en période électorale (cf. Journal officiel du 1er février 2011).


    1. Moyens de propagande autorisés




      1. Réunions


Conformément aux dispositions des lois du 30 juin 1881 sur la liberté de réunion et du 28 mars 1907 relative aux réunions publiques, les réunions politiques sont libres et peuvent se tenir sans autorisation, ni déclaration préalable.


      1. Affiches


En vertu des dispositions combinées des articles L. 51, L. 52, R. 27 et R. 28 du code électoral et des articles 16 et 17 du décret du 8 mars 2001, chaque candidat peut faire apposer, dès l’ouverture de la campagne électorale, et par emplacement d’affichage qui lui a été attribué en fonction de l’ordre de la liste des candidats établie par le Conseil constitutionnel :
- une affiche de grand format (format maximal de 594 x 841 millimètres) énonçant ses déclarations ;

- une affiche de petit format (297 x 420 millimètres) annonçant notamment la tenue des réunions électorales.
- Affiche de grand format
Le texte de cette affiche est uniforme pour l’ensemble du territoire de la République (art. 17 du décret du 8 mars 2001).
Ces affiches ont une hauteur maximale de 841 mm et une largeur maximale de 594 mm.
Sont interdites les affiches imprimées sur papier blanc. Toutefois, est licite l'usage du papier blanc pour l'impression d'affiches lorsque celles-ci comportent des couleurs et que, par leur présentation, toute confusion est impossible avec les affiches administratives.
Sont interdites les affiches comprenant une combinaison des couleurs bleu, blanc et rouge à l’exception de la reproduction de l’emblème d’un parti ou groupement politique (art. L. 48 et R. 27 du code électoral). La combinaison ou la juxtaposition des affiches sur un même emplacement ne doit pas non plus conduire à l’utilisation des trois couleurs bleu, blanc, rouge.
Sur le territoire national, l’apposition des affiches mentionnées de grand et de petit formats sur les emplacements réservés à cet effet est effectuée par chaque candidat ou ses représentants et sous la seule responsabilité du candidat.
Chaque candidat dépose en 15 exemplaires le texte de l’affiche énonçant ses déclarations ainsi qu’une version électronique de cette affiche auprès de la Commission nationale de contrôle pour le premier tour de scrutin, au plus tard le vendredi 7 avril 2017 à 20 heures, et pour le second tour de scrutin, au plus tard le jeudi 27 avril 2017 à 20 heures (art. 17 du décret du 8 mars 2001).
Il est toutefois souhaitable que le dépôt de ces documents soit effectué au plus tôt. Avant même leur dépôt, les candidats sont également invités à en soumettre une maquette à la Commission nationale de contrôle.
Lorsque la Commission nationale de contrôle considère que ces documents sont conformes, elle en informe le candidat et en assure la diffusion aux représentants de l’Etat.
Les affiches sont imprimées et apposées par les soins du candidat ou de ses représentants. Il est recommandé d’attendre la décision de conformité de la Commission avant de procéder à l’impression en masse des affiches.
En application de l’article 18-1 du décret du 8 mars 2001, si la Commission nationale de contrôle considère que le document déposé contrevient aux dispositions législatives ou réglementaires applicables ou qu’il est de nature à altérer la sincérité du scrutin, elle en informe le candidat et lui en communique les motifs. Elle l’invite à procéder, dans le délai qu’elle impartit, aux rectifications qu’elle tient pour nécessaires. Si le candidat estime ne pas avoir à y procéder, il fait connaître ses observations à la Commission dans le même délai.
Si, ce délai expiré, la Commission considère que sa demande n’a pas reçu les suites appropriées, elle peut refuser la transmission du document aux représentants de l’Etat. Son refus est motivé. Les décisions de la Commission nationale de contrôle peuvent faire l'objet d'un recours devant le Conseil d'Etat (art. 13-1 du décret du 8 mars 2001).
- Affiche de petit format
Cette affiche doit être au format de 297 x 420 millimètres. Elle peut annoncer la tenue des réunions électorales du candidat et éventuellement l’heure des émissions qui lui sont réservées dans les programmes des sociétés nationales de programme et contenir la date et le lieu de la réunion, le nom des orateurs inscrits pour y prendre la parole, ainsi que le nom, l’adresse Internet du site de campagne et la mention d’identifiants de réseaux sociaux du candidat.
Sont interdites les affiches imprimées sur papier blanc (sauf lorsqu’elles sont recouvertes de caractères ou d’illustrations de couleur rendant toute confusion impossible avec les affiches administratives) ou celles comprenant une combinaison des trois couleurs bleu, blanc, rouge à l’exception de la reproduction de l’emblème d’un parti ou groupement politique (art. L. 48 et R. 27 du code électoral). La combinaison ou la juxtaposition des affiches sur un même emplacement ne doit pas non plus conduire à l’utilisation des trois couleurs bleu, blanc, rouge.
A l’étranger, les affiches sont apposées par l’administration, dans les ambassades et postes consulaires dans les conditions précisées au 7.3.3.


      1. Déclaration envoyée aux électeurs


Conformément aux dispositions des articles 18 du décret du 8 mars 2001 et R. 29 du code électoral, chaque candidat peut faire envoyer aux électeurs, avant chaque tour de scrutin, un texte de ses déclarations sur un feuillet double, d’un grammage compris entre 60 et 80 grammes par mètre carré et d’un format de 210 x 297 millimètres. Il n’est pas possible d’adjoindre à ce texte sa traduction dans une langue autre que le français (CE, 22 février 2008, Mme Ulrich-Mallet et autres, n° 312550 et 312737).
La déclaration est uniforme pour l’ensemble du territoire (art. 18 du même décret).
Les commissions nationales de contrôle ont par le passé interprété restrictivement l’autorisation de faire figurer sur les déclarations des emblèmes de partis politiques. L’utilisation d’emblèmes nationaux doit donc a priori être considérée comme proscrite (art. R. 27 du code électoral).
La prise en charge par l’État du coût du papier et de l’impression des textes des déclarations n’est effectuée, sur présentation de pièces justificatives, que pour les déclarations produites à partir de papier de qualité écologique répondant au moins à l’un des deux critères suivants :

  • papier contenant au moins 50 % de fibres recyclées au sens de la norme ISO 14021 ou équivalent ;

  • papier bénéficiant d’une certification internationale de gestion durable des forêts délivrée par les systèmes FSC, PEFC ou équivalent.

Lorsqu’elle constate qu’un candidat s’est trouvé dans l’impossibilité d’être approvisionné en papier répondant à l’un des critères mentionnés ci-dessus, la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale peut décider que ces dispositions ne s’appliquent pas à ce candidat (art. 20 du décret du 8 mars 2001).
La déclaration est déposée auprès de la Commission nationale de contrôle sous la forme d’un texte imprimé en 15 exemplaires, d’un enregistrement sonore et d’une version électronique du texte lisible par un logiciel de lecture d’écran sous les formes d’un fichier au format PDF signé et verrouillé, et de l’enregistrement sonore au format MP3 au plus tard le vendredi 7 avril 2017 à 20 heures.
En cas de second tour, la déclaration des deux candidats est déposée dans les mêmes formes, au plus tard le jeudi 27 avril 2017 à 20 heures.
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