En relevant les caractères spatiaux de cette puissance, en levant le voile sur les inscriptions territoriales de celle-ci





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Les Etats-Unis : l’hyperpuissance mondiale
En gras : ce qu’il faut savoir absolument

En gras souligné : les mots clefs qu’il faut connaître et savoir définir.
Introduction :
On peut débuter par une litanie de chiffres et de constats :Première économie du monde qui produit près du ¼ PIB mondial (plus de 14000 milliards de dollars sur 60 000 milliards), troisième puissance démographique (308 millions), troisième territoire national (9 millions de km²), première force et budget militaires, premier réseau de représentations diplomatiques, première source d’information etc..

La puissance, cette capacité à agir sur le monde dans différents domaines tels que l’économie, la diplomatie, le militaire, le culturel, des Etats-Unis est patente à l’échelle du monde. Cette puissance a un territoire : l’aire de puissance.

Or, depuis 1991 et la fin de la Guerre Froide, ils sont les seuls à exercer une puissance aussi complète (/Japon, Allemagne, Chine, Russie) et à un tel niveau (/France). Ce sont donc pour reprendre le mot d’Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires Etrangères français, une « hyperpuissance ».

Cette hyperpuissance fait débat comme l’illustre en France, les ouvrages d’E. Todd, Après l'Empire, Essai sur la décomposition du système américain (Paris, Gallimard, 2002) et de JF Revel, l’Obsession américaine,

2001.

Il est donc nécessaire d’aller au-delà des fantasmes, de dépasser les stéréotypes et les jugements de valeurs qui en disent plus long sur ceux qui les émettent que sur ceux qui en sont la cible, en relevant les caractères spatiaux de cette puissance, en levant le voile sur les inscriptions territoriales de celle-ci.

Il nous parait ainsi fondamental de nous interroger sur les fondements et

les aspects de l’hyperpuissance étatsunienne ?

D’en démontrer ses inscriptions spatiales. Et enfin, de saisir la place centrale qu’occupe la façade atlantique dans cette puissance.

Dans ces perspectives, nous analyserons d’abord ses fondements, ses aspects et son territoire, puis l’éminence de sa façade atlantique.
Plan
I- Une superpuissance manifeste
A- Fondements de la puissance étasunienne

B- Une domination à l’échelle mondiale

C- Une organisation spatiale du territoire au service de cette puissance ?

D- Les limites de cette puissance : super ou hyperpuissance ?

II- La façade atlantique : paradigme de la puissance et de l’organisation du territoire des Etats-Unis
A- Un espace pluriel et original

B- Un espace ouvert sur le monde

I – L’hyperpuissance des Etats-Unis
Comment se mesure la puissance ? Quels sont ses facteurs et ses expressions ? En quoi les Etats-Unis sont au cœur de l’espace mondialisé ?

Voyons ses fondements, ses aspects et ses inscriptions spatiales.
A- Les Fondements de l’hyperpuissance :


  1. Les fondements historiques :


En quoi l’Histoire de ce pays est-elle un facteur de puissance ?
Les EU sont un pays qui s’est construit contre une puissance étrangère, qui était d’ailleurs, l’une des plus grandes puissances du moment : l’Angleterre (Déclaration d’Indépendance 1776, Constitution 1787).

Son territoire continental n’a jamais été envahi par une armée étrangère. Le seul conflit armé dont il ait été le théâtre date de plus d’un siècle et fut une guerre civile : la Guerre de Sécession (1861-65) (600 000 morts). Depuis, la révolution industrielle, son territoire continental n’a donc jamais été détruit ni touché. Sa maîtrise et son aménagement n’ont pas eu à pâtir de destructions. Seule exception notable aux effets spatiaux mineurs : les attentats du 11 septembre 2001.

Par ailleurs, c’est un pays qui s’est peuplé principalement par vagues de migrations européennes et africaines puis asiatiques et hispaniques.

Cette caractéristique met ce pays en contact avec toutes les nations du monde et le fait donc bénéficier des solidarités communautaires. C’est le cas des diasporas juive, arménienne, italienne, hispanique ou chinoise.

Enfin, depuis la fin de la Guerre Froide, les EU ont répondu et motivé l’appel des pays de l’ancien bloc soviétique à créer des alliances de tous genres, militaires notamment comme le montre l’adhésion à l’Otan des pays de l’Europe de l’Est. Bref, ils ont « occupé le vide » laissé par leur concurrent.
2- Un espace riche, un territoire maitrisé
En quoi le territoire est un facteur de puissance ?
9,6 millions de km² i.e. 3eme superficie du monde (Russie, Canada) (France 550 000, premier européen). 4800 km d’est en ouest et plus de 2500 km du nord au sud.

C’est donc un territoire immense et riche occupé pour l’essentiel depuis à peine un siècle par majorité de migrants venus d’Europe : territoire conquis par des pionniers entreprenants prêts à se construire un nouvel Eden. C’est l’idée de la « conquête de l’Ouest », de « la Ruée vers l’or » par des hommes désireux de se construire une vie meilleure (religieuse, économique, politique).
Ce territoire de la taille de l’Europe est ouvert au monde par deux façades maritimes qui représentent 20 000 km de côtes, trois si l’on considère la façade caribéenne.
Trois grands ensembles de reliefs le structurent : Appalaches (potentiel énergétiques notamment le charbon et l’électricité) en lien avec la Manufacturing belt. Les Grandes plaines drainées par le Mississippi (zone agricole) et enfin, les Hautes Terres (potentiel minéral et agriculture extensive).
La richesse du sous-sol est immense : les EU sont ainsi les troisièmes producteurs de pétrole au monde : Alaska, en mer en face de LA et dans le golfe du Mexique i.e. off-shore, au Texas principalement. Son capitalisme est donc fondé en partie sur l’exploitation de cette ressource cf. Rockefeller et Exxon/Mobil une des toutes premières entreprises mondiales.

Idem pour le charbon dans les Appalaches notamment. (encore aujourd’hui de nombreuses centrales électriques fonctionnent au charbon. En 2006, la Chine a construit une centrale à charbon par jour !) Par ailleurs, grande variété climatique : grande variété de cultures, nombreuses zones répulsives mais surtout hospitalières.

/ danger cf. hurricanes (cotes SE fin été), inondations cf. New Orléans 2006.
Or, ce territoire immense, riche et récemment peuplé fut maitrisé très rapidement. Cf. power point
Les EU sont irrigués par le plus grand réseau de transport au monde :

Train plus de 200 000 km. Historiquement très précoce 1830 cf. tous les Western narrant l’épopée du réseau ferré Est/Ouest(1869).

Le développement précoce caractérise aussi les canaux cf. le long de la côte Est, celui joignant le Mississippi aux Grands Lacs, de Saint-Louis à Chicago (pensez que Saint-Louis est la capitale de l’agrobusiness placé au cœur des grandes plaines et Chicago est la place boursière des matières premières et…agricoles) etc. Idem de hicago au Saint-Laurent Ces communications caractéristiques de la révolution industrielle ont assuré le développement de la Manufacturing belt.

Le réseau autoroutier est le plus étendu au monde (70 000 km). Les EU constituent une civilisation de la voiture. Les autoroutes relient les Etats entre-eux, ce sont les Interstate highways, mais surtout vont au coeur des métropoles, jusqu’au CBD, ayant ainsi une grande empreinte spatiale et dans le paysage urbain.
Par ailleurs le transport aérien connaît également un développement inédit puisque 90% des déplacements inter-cités s’effectuent de la sorte.

Enfin, les métropoles sont des lieux de fixations de hub i.e. de carrefour multimodal de transports (avion, train, voiture, métro, car) à différentes échelles (locale, régionale, nationale, internationale).

Les plus grands aéroports du monde se situent aux EU et constituent les plus grands hubs (2006) : Atlanta (1er), Chicago (2è), puis LA (4è) et Dallas, siège de Continental Airways (5è) ou si vous préférez 7 des 15 premiers mondiaux (NY, Denver, Las Vegas). Ces hubs structurent l’espace américain et mondial.

Cet espace a donc été précocement et densément maillé, aménagé. Les centres logistiques, les hubs, ont une importance primordiale dans les transports mondiaux.

Cet espace comme le propose la géographie elle-même, a été aménagé pour l’Homme, et tout particulièrement pour et par la population américaine, qui, elle aussi cultive les records.


  1. la troisième puissance démographie mondiale entre dynamisme et ouverture :


Plus de 300 millions d’habitants en 2008, ce qui représente 5% de la population mondiale.
Histoire :

Peuplement précolombien, aujourd’hui en voie d’extinction dans les réserves des Rocheuses principalement, puis succession de vagues migratoires venus d’Europe du XVI au milieu du XXème siècle (huguenots, protestants et minorités protestants, Africains par la traite, puis Irlandais, Scandinaves, Italiens ensuite, juifs année 30 enfin),

Asiatiques dès début du siècle mais surtout post 2GM, Hispaniques enfin…

Idée du « rêve américain » i.e. que la réussite sociale est possible pour tout individu qui le souhaite cf. Kerkovian.

Idée de pionnier cf. Blaise Cendras, L’Or : histoire d’une jeune Suisse qui participe à la Ruée vers l’or et à la conquête de l’Ouest. Ellis Island.
Aujourd’hui encore première destination mondiale.
Population fortement mélangée même si les WASP sont encore majoritaires et surreprésentés chez les élites : JFK, premier président non protestant, Powell, Rice et Obama pour les noirs.

Cette immigration donne un dynamisme démographique : pas de menace de vieillissement comme Japon ou UE, pop jeune : indice fécondité 2,1. Le financement des retraites n’accapare ni la richesse ni les débats.
Le melting pot américain a été durant des années cimenté par le rêve américain mais aujourd’hui cette société s’apparente davantage à un melting pot de communautés et non d’individus, le salad bowl. A LA, 45% population est d’origine hispanique.

Auj. 1er groupe est latinos, 2nde afro. 2nde langue : espagnol.

Doc 7 p.97

Surreprésentation des hispaniques dans le sud-ouest du pays et des noirs, dans les Etats anciennement esclavagistes i.e. au sud-est, juifs à NY, asiatiques dans les grandes villes.

L’hybridation est la force des EU qui est contrairement aux idées reçues un pays de métissage : 3% de la population s’est déclarée multiethnique lors du recensement de 2000.

On est face à une idée d’addition des identités plus exactement que révèle le concept de hyphenated american (américain à trait d’union) Hispano-américain, Sino –américain.

On note depuis toujours une grande inégalité sociale entre les différentes communautés (WASP / Afro) et notamment la situation de la communauté afro-américaine.

Les EU accueillent ainsi des représentants de toutes les tendances et cultures mondiales qui font de sa population la plus mondialisée qui soit.
Par ailleurs, cette immigration ne regarde pas seulement les immigrations dite Sud/Nord mais également Nord/Nord.

Le brain drain, « l’attraction des cerveaux », est un phénomène mondial. Les structures de financement et les conditions de travail font que les EU sont devenus le principal pôle d’attraction des cerveaux du monde. Les jeunes très diplômés comme les meilleurs chercheurs et ingénieurs sont amenés à émigrer vers les EU. A tel point qu’en biologie ou en économie en France, le passage aux EU fait partie intégrante de tout cursus

honorum académique. Un exemple français : Docteur Luc Montagnier qui aurait le premier isolé le virus du sida a fini sa carrière outre-Atlantique. Mais attention, plus de 10% des ingénieurs et chercheurs opérant aux EU sont issus du Sud (2,5 millions sur 22).
La population étasunienne est à une extrême majorité urbaine et se répartie en différentes zones.

Le NE, la région des premières migrants, WASP, et du développement industriel, est la région la plus densément peuplée cf. mégalopole.

A l’Ouest figurent quelques noyaux denses sur les littoraux cf. aires de LA, de San Francisco et de Seattle.

Au Sud, même phénomène littoral.

Aujourd’hui des migrations internes intenses démographiques et industrielles animent l’espace étasunien : de la Manufacturing belt vers les trois pôles de la Sun Belt : la Floride pour l’héliotropisme, le Texas pour son dynamisme et les trois pôles de la côte Ouest enfin.
Cf. livre : croquis p. 99 et power point « caractères généraux de la pop… »

B- L’expression de la puissance étatsunienne : du géant agricole à l’économie postindustrielle
5% population mondiale produit ¼ PIB mondial : puissance économique est la plus patente, la militaire la plus polémique.


  1. la puissance militaire et diplomatie :


Rappel durant la 2GM, les EU assurent le rôle d’ « arsenal des démocraties » en leur fournissant les armes nécessaires à leur combat. De cette époque date la supériorité étasunienne dans ce domaine. Afin de protéger de la mettre à l’abri de toute attaque, l’activité de l’armement fut délocalisée de la manufacturing belt au centre et à l’ouest du pays.

Deuxième étape du développement de l’industrie militaire, ce qui s’appelle le complexe militaro-industriel date de la Guerre Froide notamment avec la fondation de la NASA (National Aeronautics and Space Administration) dont le siège est à Washington D.C., en 1958. Rappelons que la GF est gagnée par les EU grâce à ses derniers programmes d’armement tel que l’IDS de Reagan (80-88).

Enfin, depuis la fin de la GF les EU ont successivement assuré le rôle de « gendarme du monde » mettant leur force militaire au service de la paix ou de l’ONU, puis aux services de leurs seuls intérêts.
C’est le premier budget militaire au monde, il représente à lui seul la moitié des dépenses militaires mondiales. Ce budget est en croissance depuis l’élection de G Bush en 2000 : 630 milliards soit près du double du PIB argentin ou sud-africain !

Le Pentagone, siège du ministère de la Défense, sis à Arlingthon en Virginie près de Washington D.C., est le plus vaste bâtiment de bureau au monde. Avec la NASA il organise le système militaro-industriel le plus vaste du monde qui lie par des commandes fédérales les industries d’armement et d’aéronautique comme McDonnell-Douglas (siège à Saint-Louis), Lockheed Martin, ou Boeing sis à Seattle ou encore l’industrie d’armement sise à Colombine près de Denver. Les EU sont ainsi les premiers exportateurs d’armes avant la Russie et la France.
Les EU possèdent la plus grande flotte du monde et des bases militaires partout dans le monde soit sur tous les continents et dans tous les océans. Cette présence est dirigée depuis le Pentagone et assurée par l’intermédiaire d’alliances telles que l’OTAN, ouverte depuis 1991 aux ex-pays satellites, l’OTASE en Asie, ou la Pacte de Bagdad au Proche-Orient, et depuis peu en Asie Centrale. cf. Açores, Espagne, Gaeta, Turquie, RU, Allemagne, Islande, Groenland, Yémen, Israël, AS, Egypte Djibouti, etc.…toutes les Caraïbes, Hawaï, Japon : Okinawa, Singapour.

Enfin, une dernière alliance moins connue est l’Alliance Echelon : Japon, EU, Canada, Australie, et RU : espionnage.
Les Etats-Unis sont donc la première puissance militaire du monde et cette puissance s’inscrit dans tout le territoire avec comme épicentre Washington DC (NASA et Pentagone), le centre et l’Ouest du pays et les littoraux où sont logés les bases navales militaires cf. celui de Charleston ou Philadelphie sur la côte Est, de Long Beach en Californie ou de San Francisco.

Or, cette puissance militaire fonctionne en synergie avec l’activité économique, qui elle aussi, est la première du monde.


  1. La première économie mondiale : une économie postindustrielle


5% pop produit ¼ PIB mondial (on l’aura compris…..)
Topo rapide : à savoir
C’est un marché intérieur de plus de 300 millions de consommateurs, organisé selon les règles libre-échangistes et fondé sur une culture consumériste.

L’économie étasunienne est postindustrielle car le secteur tertiaire (tertiaire et tertiaire dit supérieur) occupe 75% de la population et produit les ¾ des richesses.

Le symbole spatial de cette économie est le CBD comme Manhattan à NY, et les Edge Cities (p. 126) près des parcs de recherche en lien avec les universités cf. le MIT. Les CBD accueillent les sièges des premières entreprises mondiales aux CA similaires au PIB du Brésil comme Wall Mart, Exxon, ou GM. Les parcs de recherche ont fait la fortune des entreprises comme Intel ou Microsoft (Seattle).

Ce tertiaire supérieur est fondé notamment sur la puissance financière. Rôle mondial capital de NY et de son Stock Exchange et du Down Jones et de Chicago. Ces deux places représentent la majorité des échanges financiers mondiaux. Par ailleurs, plus de 50% des échanges mondiaux se font en dollars (20% en Euro).
Le tourisme apporte une manne considérable aux EU. 4ème puissance touristique au monde en terme d’arrivée (7% du trafic mondial, 50 millions /800), elle est la première puissance en terme de chiffre d’affaire avec 80 milliards de dollars (/40 pour la France !). La Mégalopolis de la côte Est fut longtemps le premier lieu touristique des EU. Aujourd’hui les grands parcs naturels, ceux de loisirs comme DisneyLand à Los-Angeles DisneyWorld à Orlando, et les villes de la côte Ouest et surtout la Floride constituent les principaux sites d’attraction avec la Mégalopolis.

La Floride est devenue le principal pôle touristique du pays, avec 35 millions de visiteurs et 500 000 emplois à son service. L’activité touristique s’organise autour de parcs d’attraction (Disneyworld à Orlando a 20 000 chambres) et des espaces littoraux dont les grandes agglomérations sont de véritables nébuleuses balnéaires : Daytona, Miami, Saratosa. Puis Californie, puis côte Est, puis Hawaï, qui constitue la 4ème région touristique du pays.
Toutefois, l’économie américaine n’est pas désindustrialisée. La réalité encore vive de la Manufacturing Belt où sont fabriqués notamment les véhicules des big Three (GM, Ford et Chrysler) le montrent. Même si des délocalisations industrielles vers la Sun Belt ont marqué le paysage depuis une vingtaine d’années. Certaines activités ont été délocalisées dans les interfaces frontalières c’est la cas des maquiladoras dans les Twin cities (p. 126).
Et, surtout les EU représentent la première puissance agricole : 4eme pour le blé, 1er pour Mais et Soja, 2eme pour le coton.

Puissance grâce au complexe agro-alimentaire pour hommes comme pour les animaux: 15 à 18% du PIB, et 20 millions de personnes. Les marques telles que MacDonalds, Coca-Cola ou Kellogg aux productions localisées au plus près des marchés sont les fers de lance de cette puissance agro-alimentaire. Les EU maîtrisent évidemment toute la chaîne de production (verticale) de l’alimentation : de Monsanto Company, la grande transnationale des semences et donc des OGM à Kentuchy Fried Chicken company.

Saint-Louis en est sans conteste la capitale notamment pour le marché des grains.
Cette économie est également ouverte puisque sur 50 marques les plus diffusées dans le monde 33 sont EU, 11 euro, 5 japon. Et surtout, les EU sont les premiers importateurs et exportateurs. Près du ¼ des importations mondiales. Autant dire que le marché étasunien draine tous les produits, surtout les manufacturés, du monde, et domine l’économie et dirige la croissance mondiale.
Les grands ports comme New-York et Norfolk sur la côte Est, Houston et la Nouvelle-Orléans, et LA sur la côte Ouest sont parmi les plus grands du monde. Ils constituent des interfaces vers l’Europe (premier partenaire), les NPI, les dragons et tous les pays émergents.
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Topo long : pour information


  1. La nouvelle industrie américaine


La désindustrialisation mythe ou réalité ?
Dans les années 1970-1980, l’industrie américaine a été fortement ébranlée par la concurrence du Japon, des pays européens et des N.P.I. d’Asie. Elle a été victime d’un appareil de production insuffisamment rénové et qui n’a introduit que tardivement les moyens nouveaux de production, comme la robotique. Cela s’explique par la désaffection des investisseurs davantage tournés vers les spéculations immobilières et boursières dans les années 80. Absentéisme et démotivation des personnels. Beaucoup de marchés intérieurs et extérieurs ont été perdus au profit de la concurrence étrangère. La part des États-Unis dans la production mondiale est passée de 50% à 20%.
Le déclin de certaines branches industrielles a déstabilisé de nombreuses régions comme le Nord Est i.e. la Manufacturing belt. Les industries les plus éprouvés ont été : la sidérurgie (sinistrée au début des années 80 avec une production divisée par 2 en dix ans), l’industrie textile (pénétration des produits asiatiques - a perdu 1 emploi sur trois), l’électronique grand public (contrôlé à 85% par les Japonais ou les Européens).
Ce recul industriel est pourtant relatif. La part de l’industrie a diminué dans l’emploi (22 % de la population active en 2004 contre 40 % en 1960), dans le P.I.B. (22% contre 33 %), mais les États-Unis demeurent la première puissance industrielle du monde. Ils réalisent encore le tiers de la production des pays développés. Depuis vingt ans la production industrielle a augmenté de 50 %. Elle réalise encore 50 % du P.I.B, avec les services qui travaillent pour elle.
La recomposition du tissu industriel
Depuis 15 ans, les États-Unis ont fait d’énormes investissements dans les recherches concernant les hautes technologies. Ces recherches sont situées dans les grands pôles universitaires, comme le MIT à Boston ou dans des pôles consacrés à l’électronique de la Silicon Valley en Californie où la région de Dallas au Texas. Les recherches principales concernent les nouveaux matériaux, les nanotechnologies et les biotechnologies. L’État fédéral a su encourager le renouveau en s’appuyant sur le complexe militaro-industriel et en dépensant dans la recherche de nouvelles armes. Les EU demeurent le premier pays en termes de dépôt de brevets et de prix Nobel.
Les industries américaines se sont engagées dans la voie de leur redressement. Pour faire face à la concurrence étrangère les entreprises américaines se sont restructurées. Elles se sont recentrées sur leurs activités d’origine en sacrifiant les filiales. Il y a eu de nombreuses fusions d’entreprises et fermetures de sites. Ce phénomène s’est accompagné d’une flexibilité des salaires et de l’emploi : les 500 premières entreprises ont ainsi perdu près de 4,5 millions de postes de travail entre 1990 et 1993. Les prises de participation chez les concurrents étrangers se sont multipliées, particulièrement dans les secteurs de l’automobile, de la sidérurgie, de l’électronique. Enfin la politique de délocalisation a été amplifiée (de General Motors s’est installé dans douze pays entre 1998 et 1995) : 15 % de l’appareil productif se trouve désormais à l’étranger.
Des industries traditionnelles retrouvent leur position dominante d’autrefois : l’industrie automobile (malgré la pénétration des marques japonaises qui s’est stabilisée, garde toujours 75 % du marché), la chimie

(Dupont de Nemours, Union Carbide, Merck) qui excelle dans la production de cosmétiques, de médicaments.
Certaines industries restent puissantes et dominantes malgré la concurrence : l’aéronautique (Boeing), l’aérospatiale (Nasa, Lockheed-Marietta), l’informatique (I.B.M., Hewlett-Packard ou Compaq), les composants et les matériels électriques. Dans ce secteur l’avance technologique des États-Unis est toujours valable. C’est aux Etats-Unis qu’en inventer l’électronique, l’ordinateur, microprocesseurs, et le pays représente le premier marché d’ordinateur avec 41 % du total mondial.
Certaines industries sont en progrès : les industries du bois et du papier, les industries agro-alimentaires (Philip Morris, Pepsico,) les industries pharmaceutiques et les biotechnologies. Même le textile et la confection (Nike, Levi’s) en délocalisant les productions.
Un espace industriel en mutation
On peut décrire les changements de la géographie industrielle.
Certains facteurs traditionnels de localisation des industries subsistent. La présence de gisement de minerais et de sources d’énergie. C’est le cas de la pétrochimie du Golfe du Mexique ou de la sidérurgie autour des grands lacs. Les grands foyers de peuplement du nord-est concentrent capitaux, sièges décisionnels et consommateurs. Ils continuent à attirer les entreprises.
Mais les autres industries se sont redéployées sur le territoire. L’ouverture sur le monde conduit, en effet, à rechercher les implantations à la périphérie du territoire, sur les interfaces qui offrent de multiples avantages. Les États-Unis en sont largement dotés avec trois façades maritimes et deux frontières. Les régions littorales sont devenues des lieux privilégiés d’échange.
Avec la guerre, l’économie de guerre a attiré de nombreuses industries du complexe militaro-industriel dans l’ouest et le centre. Rôle de l’État ici très important. Par la suite les importations de pétrole et de minerai ont entraîné les industries lourdes vers les littoraux : "maritimisation" (pétrochimie, sidérurgie). La position littorale est tout aussi attrayante pour les autres industries qui se rapprochent ainsi des marchés extérieurs.
De même l’importance de la recherche, des universités et des laboratoires a joué un rôle décisif en matière de localisation industrielle (biotechnologie, informatique). La proximité des moyens de transport performants et d’universités célèbres (Harvard, Yale) ont permis le développement de parcs technologiques : route 128 à Boston, Silicon Valley, Triangle Research Park (Caroline du Nord), Silicon Desert (Phoenix), Silicon Prairie (Dallas).
Les interfaces offrent aussi un atout pour la main d’œuvre. La recherche d’emplois bon marché et mal protégés avait déjà dans les années 1960 suscité une première vague de créations industrielles dans les Etats du sud. Le coût de la main-d’œuvre (plus fort dans le nord-est avec des syndicats plus actifs / moins fort dans l’Ouest) a participé aux mouvements de délocalisation industrielle vers le Sud et l’Ouest. La crise des industries du Nord Est a amplifié le mouvement.
Il existe aujourd’hui deux grands ensembles industriels : La Manufacturing Belt a reculé mais elle assure encore une production très importante. La Sun Belt s’est en revanche nettement affirmée et assure maintenant près de la moitié de l’emploi industriel. Les industries de haute technologie ont gagné le sud du pays et l’Ouest pacifique au détriment du nord-est.
Entre ces deux ensembles les grandes plaines et les autres terres et plateaux de l’Ouest demeurent peu industrialisés. Quelques pôles isolés : Denver, Salt Lake City, Saint Louis, Kansas City.
Il existe également des espaces transfrontaliers notamment le long du Mexique. Los-Angeles et San Diego sont associées avec Tijuana et Mexicali. Il existe également une association le long de la frontière texane. Les entreprises américaines installées au Mexique s’appellent Maquiladoras.


  1. Les services, secteur clé de l’économie américaine


Le premier secteur pourvoyeur d’emplois
Les services sont un secteur dynamique. Ils sont responsables de la création de 9 emplois sur 10 depuis trente ans. Il rassemble près de 75% de la population active.
Comme dans tous les pays, on distingue les services aux particuliers et les services aux entreprises.
Les premiers assurent à la population le confort qu’il réclame. Les clients attendent des prestations de qualité. Le service est souvent très soigné. La hausse du niveau de vie des Américains induit de nouvelles consommations (tourisme, restauration, transport aérien).

Les seconds regroupent les activités nécessaires au fonctionnement des entreprises : gestion, comptabilité, formation, recherche, publicité, commercialisation, activité de conseil juridique, fiscal et d’ingénierie.
De nombreux postes de travail sont en fait précaires. Ils sont peu qualifiés et faiblement rémunérés : serveur de restaurant, livreur de pizza, gardien d’immeuble, promeneur de chiens etc.
Pourtant, depuis les années 1990 l’économie tertiaire réussit à produire des emplois de cadres et de spécialistes. Droit, comptabilité, informatique, santé sont devenus désormais des viviers d’emplois dans les PME.
Les pôles tertiaires organisent le territoire
Le développement des transports et des télécommunications a permis la dissociation des sièges sociaux et des activités de production. Cette évolution a permis les délocalisations industrielles du Nord-Est vers le Sud et le Sud-Ouest.
Elle a provoqué également l’émergence de nouveaux centres de décision (métropoles du Sud et de l’Ouest) et la création de parcs technologiques.
En revanche, les sièges sociaux des grandes firmes restent dans les villes métropoles qui contrôlent l’espace des États-Unis. Certaines rayonnent sur l’espace mondial : New York, Chicago, Los-Angeles.
Un vecteur de la puissance américaine
Les exportations de services des États-Unis représentent 19 % du total mondial et dégagent de larges excédents (60 milliards de dollars en 1994). Les USA disposent de brevets (30 % du stock mondial) pour la haute technologie tertiaire : ingénierie, télécommunication, informatique, audiovisuel. Ils ont des positions solides aussi dans les secteurs plus traditionnels : restauration rapide (MacDonald), tourisme (Grand Canyon).
Les services représentent un secteur d’activité très internationalisé : American Express, Disney, Warner, Sheraton.
Le tourisme procure 9 millions d’emplois qui représentent le tiers de l’excédent de la balance des services : villes, musées, multiples parcs d’attraction (DisneyLand à Los-Angeles DisneyWorld à Orlando), parcs naturels fédéraux. Le pays dispose d’un fort potentiel attractif et capte près du 8% des touristes internationaux, c’est l’un des tous premiers pays touristiques avec la France, L’Italie et l’Espagne (4ème mondial en termes d’arrivées avec 50 millions en 200-, mais premier pour le CA !). Les Américains entretiennent depuis toujours avec la nature une relation forte. Ils consomment beaucoup d’activité de loisirs.

Jusque dans les années soixante la Mégalopolis, avec New York, était la première région touristique des États-Unis. Avec la baisse des coûts de transport aérien et le goût des américains pour le soleil et les loisirs de plein air, les espaces touristiques méridionaux de la Sun Belt ont pris la première place. La chaleur hivernale, les parcs d’attraction, les plages ensoleillées ont été les éléments décisifs de cet essor. La Floride est devenue le principal pôle touristique du pays, avec 35 millions de visiteurs et 500 000 emplois à son service. L’activité touristique s’organise autour de parcs d’attraction (Disneyworld à Orlando a 20 000 chambres) et des espaces littoraux dont les grandes agglomérations sont de véritables nébuleuses balnéaires : Daytona, Miami, Saratosa.
La Californie possède des atouts assez proches de ceux de la Floride. Elle a développé tous les types de tourisme grâce à ses parcs nationaux (Yellowstone, créé en 1872, accueillent plusieurs millions de visiteurs par an), ses plages célèbres, comme celle de Malibu, et ses villes de jeux Las Vegas. Hawaï constitue la 4ème région touristique du pays.
* En raison de l’importance du trafic aérien, toutes les villes des États- Unis se sont dotées d’un aéroport. Les plus grands sont devenus des éléments essentiels de l’activité économique régionale. Les emplois créés se chiffrent par dizaines de milliers (réservation, société de fret, hôtellerie, location de voitures). Des zones industrielles où se rassemblent des entreprises qui produisent des biens à forte valeur ajoutée et de faible poids (pharmacie, informatique) se développent près des principaux aéroports.
Depuis les années 1950 les aéroports internationaux de New York, Chicago, Miami, Houston, San Diego, Diego ou Minneapolis ont une grande importance économique. Les mieux équipés sont appelés des Hub c’est-à-dire des centres où les grandes compagnies ont choisi de regrouper leurs activités. Le trafic est ensuite réparti vers les différentes destinations. Les aéroports de Dallas-Fort Worth (American Airlines), d’Atlanta (Delta Airlines) de Saint Louis (TWA) sont devenus de gigantesques complexes aéroportuaires.

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3 - Un géant agricole :
3) La puissance de l’agriculture
L’agriculture américaine emploie moins de deux millions de personnes (1,7% des actifs), mais elle est la première au monde par l’étendue et l’ampleur de ses productions.
Elle assure 20 % des exportations mondiales des produits agricoles, la production d’un hectare sur trois est destinée aux exportations. Plusieurs produits occupent les premiers rangs mondiaux : soja, maïs (50% et 40% de la production mondiale) agrumes (deuxième producteur mondial)
Elle bénéficie d’une immense Surface Agricole Utile, dont un quart seulement est cultivé. C’est une agriculture très mécanisée et très moderne. Elle utilise des GPS dans les tracteurs, des testeurs d’humidité, des capteurs de substances nutritives, elle recourt à l’Internet et au développement des marchés en ligne. Le parc de machines est impressionnant (la moitié du parc de tracteurs du monde). L’utilisation des productions de l’industrie chimique et des nouvelles recherches biologiques (engrais, hybrides). Les laboratoires de recherche travaillent sur les OGM, les États-Unis en produisent 80 % de du total mondial : soja, maïs, coton.
Le développement de l’irrigation (20 millions d’hectares irrigués dans l’ouest et le sud). Tout cela en fait une agriculture sans bras, une agriculture de techniciens pour lesquels les tâches de gestion deviennent essentielles.
Elle doit ainsi également sa puissance à un marché intérieur de 300 millions de consommateurs aux revenus élevés qui réclament une alimentation abondante et variée.
La gamme des productions est très étendue. Les céréales y sont prépondérantes, pour l’alimentation humaine (blé) mais aussi pour la nourriture du bétail (blé, maïs, soja). S’y ajoute un large éventail de productions délicates (fruits, légumes, fleurs) ou adaptée à une aire climatique (tabac, coton, riz, canne à sucre).
Cf. power point pour la répartition des cultures

4) le complexe agro-industriel : l’agrobusiness
Les structures font preuve d’une grande souplesse. Le nombre des exploitations est beaucoup réduit : 6 millions en 1930 (63 ha en moyenne) 1,9 millions aujourd’hui (190 hectares en moyenne).
Ce sont les exploitations familiales qui ont été les plus touchées. L’endettement lié à la modernisation, les aléas des débouchés les ont fragilisées et ont multiplié les faillites et les disparitions particulièrement dans les années 1980.
La concentration a profité à l’agriculture capitaliste des grandes exploitations individuelles et des sociétés. Elles sont responsables de la moitié du chiffre d’affaires et du profit agricole. Les grandes et très grandes exploitations assurent encore la majeure partie des exportations.
La petite exploitation (94 % du total, 72 % de la SAU, 40 % des revenus de l’agriculture) est extrêmement diverse : l’exploitation marginale du vieux Sud ou des Appalaches, condamnée à terme en raison d’une

polyculture peu productives, exploitations périurbaines intensives et spécialisées (maraîchage, aviculture, vergers) et les exportations de complément du part-time. Elle est à nouveau encouragée par l’État fédéral dans le cadre de la recherche d’une « agriculture durable ».
L’agriculture est au coeur d’un vaste système agro-industriel qui donne du travail à 28 millions de personnes et assure 18% du P.N.B.
L’agriculture américaine dépend d’entreprises industrielles et tertiaires : en amont, pour les capitaux, les machines, les produits chimiques, l’énergie ; en aval, pour la valorisation, le transport et la commercialisation des produits.
L’agrobusiness est dominé par des transnationales très puissantes dans le domaine de l’alimentation (Philippe Morris, Conagra, Pepsico) dont les champs d’action s’étendent à la planète entière.

5) l’espace agricole
L’espace agricole a été dominé jusque vers 1960 par le système des Belts, vastes régions de monoculture spécialisée. Aujourd’hui les Belts se sont diversifiés par introduction de nouvelles cultures.
* La vieille cotton Belt du Sud-Est a été démantelée durant les années 1950. La production cotonnière s’est déplacée vers l’ouest, au Texas et en Californie, où elle s’effectue dans le cadre de grandes

exploitations capitalistes irriguées.
* La wheat Belt, du Nord des grandes plaines, a connu une crise réelle qui a été en partie surmontée. Ces régions offrent des paysages typiques organisés autour de parcelles gigantesques, bien adaptées à la mécanisation. Dans la partie nord, les très grandes exploitations capitalistes dominent la région tout en ayant limité leurs surfaces ensemencées dans l’attente d’une remontée des cours. Plus au sud, une diversification des cultures a été menée avec le développement du sorgho, du maïs, de la luzerne irriguée.
* Dans la corn Belt, le maïs est actuellement associé aux sojas, aux cultures fourragères pour l’engraissement du bétail.
La maîtrise de l’eau a permis la mise en valeur de vastes périmètres irrigués dans les régions arides de l’Ouest.

Les nouvelles techniques d’élevage ont multiplié les feedlots, parcs d’embouche géants, installés au contact des pays naisseurs de l’Ouest et des espaces céréaliers.
Grosso modo : Rocheuses : pays naisseurs et élevages extensifs.
* De nouvelles Belts sont nées, comme la fruit Belt de Floride, premier producteur mondial d’agrumes. L’agriculture irriguée fruitière ou maraîchère continue son expansion dans le sud, notamment en Californie, pour faire face à la demande intérieure. La Californie est devenue la première région agricole du pays. Le Nebraska et l’ouest du Texas, développent l’irrigation et produisent du blé.

6) une capacité à peser sur le gouvernement
L’agriculture américaine dépend des exportations. Toute baisse de ces dernières aggrave la situation des petites exploitations familiales, à cause de l’endettement. Les fermiers constituent un lobby ainsi que l’agrobusiness. Ils recherchent leur salut dans l’intervention de l’État fédéral. Ils votent tantôt à droite tantôt à gauche pour obtenir des subventions et une politique d’aides aux exportations.
L’intervention de l’État dans le domaine agricole est constante : subventions aux exportations (céréales, soja, coton), gel des terres, aides, lois nombreuses qui protègent les farmers et leur assurent 28% de leurs revenus (48 % dans l’Union Européenne). Une loi de 1996 prévoyait pourtant la suppression totale des subventions en 2002.
L’agriculture américaine exporte un quart de sa production. C’est pourquoi les États-Unis multiplient les pressions, leur statut de grande puissance leur permettant de peser sur les négociations internationales (OMC).

4 - l’hégémonie culturelle du modèle américain : le soft power
Le terme de soft power est né durant les années 80 notamment dans l’entourage de R. Reagan, président des EU de 80 à 88. Ce soft power devait
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