Parlons de lui, car nous allons voir sa gloire





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LE

MESSAGER ÉVANGÉLIQUE

Feuille d'édification chrétienne

Que le Seigneur incline vos cœurs à l'amour de Dieu et à la patience du Christ!

2 Thessaloniciens 3, 5.

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SOIXANTE-DIX-SEPTIÈME ANNÉE

1937
LE
MESSAGER ÉVANGÉLIQUE


PARLONS DE LUI, CAR NOUS ALLONS VOIR SA GLOIRE
Chers lecteurs du « Messager Évangélique ». Dans la multitude des pensées qui se pressent au dedans de moi, j'aurais eu beaucoup de choses à vous dire au seuil de cette nouvelle année.

Mais où commencer et où finir, quand on est en présence de l'infini? Après avoir longtemps médité sur ces choses, ma pensée s'est fixée sur cette parole: «Ésaïe vit sa gloire, et il parla de lui» (Jean XII, 41). Parlons donc de lui; au reste, de quoi serions-nous occupés puisque, nous aussi, nous allons voir sa gloire; peut-être même avant la fin de l'année qui commence.

Après avoir constaté la ruine du peuple de Dieu et le jugement qui allait fondre sur lui, et d'une manière particulière sur la ville où l'Éternel avait mis son nom, le prophète, au chap. IV de son livre, nous parle d'un germe: un germe de l'Éternel pour splendeur et pour gloire. C'est donc une chose nouvelle qui sort au milieu de cette scène de désolation et de mort: c'est la vie c'est la splendeur de la gloire même de Dieu pour ceux qui sont écrits dans le livre des vivants. Nous n'avons pas encore ici toutes les merveilles contenues dans l'évangile de Jean, mais nous y voyons déjà luire des rayons de la gloire du Fils de Dieu. Aujourd'hui, nous assistons à l'ébranle­ment de tout ce que l'homme a édifié. Détournons nos regards de ces choses et fixons-les sur Sa gloire.

En continuant notre lecture, nous verrons d'autres choses précieuses et que nous avons en lui. Après la gloire, c'est l'amour ! Au commen­cement du chap. V, il est le bien-aimé. Le pro­phète lui chante un cantique. Cela peut paraître étrange de chanter un cantique au moment même où le prophète va prononcer de nombreux « mal­heurs» sur le peuple de Dieu. Il le fait, car n voit Dieu au-dessus des circonstances qui l'entou­rent, et il voit la fin de tous les événements qui se déroulent devant ses yeux. Le péché et ses conséquences peuvent, comme d'un sombre nuage, couvrir notre pauvre terre, et c'est le cas aujour­d'hui, mais ces choses ne peuvent pas voiler, aux yeux de la foi, la beauté et la fidélité du Seigneur envers nous et envers tous ceux qui se confient en lui. Au-dessus des nuages, nous voyons le so­leil de justice qui, bientôt, éclairera un monde maintenant couvert d'épaisses ténèbres. Il ap­portera la santé dans ses ailes et la guérison de tous les maux qui affligent notre pauvre huma­nité. Même dans les jugements de ses adversaires, notre Dieu sera glorifié comme dans toutes ses œuvres. Moïse prononça un cantique aux oreil­les de toute la congrégation d'Israël lorsqu'il leur faisait connaître toutes les conséquences qui ré­sulteraient pour eux d'avoir violé la loi (Deutéronome XXXI, 30). Le livre de l'Apocalypse, qui est un livre de jugements, contient plusieurs cantiques, et les fidèles en ouvrant ce livre adorent celui qui vient comme Juge. N'est-il pas celui qui les aime et qui les a lavés de leurs péchés dans son sang et a fait d'eux des rois et des sacrificateurs pour son Dieu et Père? Puissions-nous nous élever toujours à la hauteur des pensées de Dieu, pen­sées qui sont élevées au-dessus des pensées des hommes autant que les cieux sont élevés au-des­sus de la terre. Enfin, toutes les voies de Dieu aboutissent à l'entière délivrance de ses bien-aimés. De là ce mot «cantique» qui, dans les Écritures, est toujours employé lorsqu'il s'agit de célébrer une délivrance quelconque. Avant de prononcer les six malheurs bien connus contenus dans ce chap. V, le prophète chante. Il peut chanter la fidélité de l'Éternel envers son peuple infidèle. Ne pouvons-nous pas en faire autant maintenant? Faudrait-il que la méchanceté de l'homme et la folie du peuple de Dieu le privent de la louange qui lui est due et qui est due à son Bien-aimé ? Celui qui sacrifie la louange le glo­rifie.

Plus loin, Ésaïe contemple le Seigneur sur son trône; là il est vu en contraste avec Ozias, le descendant de la maison de David. Pauvre Ozias! Il meurt lépreux, souillé et chassé de la maison de l'Éternel. Dans quel état était tombée la mai­son de David ! Du côté de l'homme et dans tous les domaines tout a manqué. Or, voici que celui que nous avons contemple comme étant le Germe et le Bien-aimé est aussi le Juge. Nous le voyons ici sur son trône de jugement, et devant lui tous les hommes sont coupables, même le prophète. Il prononce lui-même sa propre condamnation: «Malheur à moi, je suis perdu!» Le malheur qu'il avait prononcé sur le peuple coupable, il le prononce ici sur lui-même. Mais, celui qui est le Juge est aussi le Sauveur, Celui qui pardonne au coupable et qui le justifie. Il le fait, car il est juste, et cela en vertu du sacrifice d'une victime qui a été consumée sur l'autel. Le souvenir de l’ardeur du feu qui a dévoré la victime purifie les lèvres souillées du prophète, de même que chacun de nous de nos nombreux péchés. Mais quelle est donc cette victime qui a accompli un tel sacrifice ? Les cœurs de chacun de nous ont répondu à cette question, ils l'ont fiait en adorant.

Celui qui juge est donc celui qui a lui-même enduré le châtiment que méritent les coupables. Comment donc ces choses ont-elles pu avoir lieu? Il nous faut continuer notre lecture, et arrivés au chap. VII, nous voyons de nouvelles merveilles et nous trouvons la clé de ces glorieux mystères: La vierge sera enceinte et elle enfantera un fils et on appellera son nom Emmanuel, Dieu avec nous. C'est dans les lieux bas de la terre qu'un tel mystère a eu lieu. Une nouvelle question se pose: Pourquoi Jésus a-t-il dû dire: « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?» Heu­reux ceux qui peuvent y répondre... Voici, les premières choses qui sont arrivées, mais il y a des choses nouvelles. Le Saint Esprit va nous les faire entendre: Ésaïe les a vues à l'avance et il nous les donne à connaître dans les chapitres XI et XII de son livre.

« Et il sortira un rejeton du tronc d'Isaï, et une branche de ses racines fructifiera; et l'Esprit de l'Éternel reposera sur lui, l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force, l'es­prit de connaissance et de crainte de l'Éternel. Et son plaisir sera la crainte de l'Éternel; et il ne jugera pas d'après la vue de ses yeux, et ne reprendra pas selon l'ouïe de ses oreilles; mais il jugera avec justice les misérables, et reprendra avec droiture les débonnaires de la terre; et il frappera la terre avec la verge de sa bouche, et par le souffle de ses lèvres il fera mourir le mé­chant. Et la justice sera la ceinture de ses reins, et la fidélité, la ceinture de ses flancs. Et le loup habitera avec l'agneau, et le léopard couchera avec le chevreau; et le veau et le jeune lion, et la bête grasse, seront ensemble, et un petit en­fant les conduira. La vache paîtra avec l'ourse, leurs petits coucheront l'un près de l'autre, et le lion mangera de la paille comme le bœuf. Le nourrisson s'ébattra sur le trou de l'aspic, et l'enfant sevré étendra sa main sur l'antre de la vipère. On ne fera pas de tort, et on ne détruira pas dans toute ma montagne sainte ; car la terre sera pleine de la connaissance de l'Éternel, comme les eaux couvrent le fond de la mer. Et en ce jour-là, il y aura une racine d'Isaï, se tenant là comme une bannière des peuples; les nations la recher­cheront, et son repos sera gloire» (Chap. XI, 1-10.)

C'est de nouveau de lui qu'il est question ici. Il règnera, et quel règne heureux et glorieux! C'est à ce règne qu'aboutiront les événements qui se déroulent maintenant et ceux qui vont suivre. Nous n'avons donc pas à 'craindre les craintes de ceux qui ne le connaissent pas, ni à dire: conjuration, de tout ce dont ils disent con­juration. Craignons le Seigneur, et sanctifions-le. Il vient pour régner, et quand il régnera, ceux qui souffrent avec lui règneront avec lui. Nous pouvons déjà chanter au Seigneur, car il a fait des choses magnifiques, et pousser des cris de joie. Car il vient promptement. Méditons les uns et les autres ce précieux livre afin d'y chercher Jésus; lorsque nous l'avons avec nous, nous pou­vons, comme l'intendant des trésors de la reine des Éthiopiens (Actes VIII, 39), continuer notre chemin tout joyeux.

ALF. G.

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L'HOMME
« Qu'est-ce que l'homme? »
(Psaume VIII, 4.)
Nous avons vu précédemment ce que la Bible nous enseigne touchant Dieu et ses attributs, et touchant le mystère ineffable qui nous montre dans l'unité de son essence trois Personnes divi­nes. Disons maintenant quelques mots sur ce que la parole de Dieu nous apprend relativement à l'homme, sa créature intelligente, l'objet de ses desseins éternels.

Dans le premier chapitre de la Genèse, nous avons vu Dieu appelant toutes choses il, l'existence par sa parole. Sept fois, nous entendons ces mots: « Dieu dit », et à chaque fois surgit une nouvelle merveille destinée à préparer la demeure magni­fique où doit habiter l'être privilégié que Dieu voulait y placer, c'est-à-dire l'homme. « Les cieux sont les cieux de l'Éternel », dit le psalmiste, « mais il a donné la terre aux fils des hommes » (Psaume CXV, 16). Lorsqu'il s'agit de le former, la même parole se fait entendre une huitième fois. Dieu prend conseil, pour ainsi dire, au moment de faire l'homme, et il annonce ce que sera cette nouvelle et dernière créature, le couronnement de son œuvre.

Dieu dit: «Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance», et pour dominer sur toute la création animée inférieure. Ce sont là les traits qui distinguent l'homme de toutes les autres créa­tures. Premièrement, il ne surgit pas de la terre comme les animaux; Dieu le fait, le façonne, comme nous le verrons. Ensuite, l'homme est fait à l'image de Dieu; comme centre et chef de la création, il y représente Dieu. Et bien que l'hom­me soit déchu, ce caractère lui reste: «L'homme est l'image et la gloire de Dieu» (1 Corinthiens XI, 7). Puis il est formé à la ressemblance de Dieu, la ressemblance morale, c'est-à-dire sans qu'il y eût de mal en lui, ni rien de déréglé dans ses affec­tions. De fait, il ne connaissait ni le bien ni le mal. L'épreuve de l'obéissance à la volonté di­vine devait les lui faire connaître. Enfin l'homme était dominateur sur tous les êtres animés qui peuplent la terre, les airs et les eaux. Dieu lui avait assigné pour nourriture les produits de tous les arbres.

Après la création de l'homme, Dieu ayant en­visagé tous ses ouvrages, vit que « cela était très bon ». Rien ne manquait; tout était selon le plan que Dieu avait formé, dans une harmonie parfaite, et le mal était absent de cette œuvre heureuse. Il était en dehors de cette création; l'ordre, la paix et le bonheur y régnaient.

Au chapitre second de la Genèse, nous est dé­crite la manière dont l'Éternel Dieu forma l'homme, selon son dessein exprimé par ces pa­roles: « Faisons l'homme. » - « L'Éternel Dieu », est-il dit, «forma l'homme, poussière du sol, et souffla dans ses narines une respiration de vie, et l'homme devint une âme vivante» (Genèse II, 7). On voit ici l'immense différence entre l'homme et les animaux. Ceux-ci sortent de la terre ou sont produits dans les eaux ou dans les airs, à la voix toute-puissante du Créateur: «Que la terre pro­duise », «que les eaux fourmillent d'êtres vi­vants », «que les oiseaux valent au-dessus de la terre », dit Dieu, et il en fut ainsi. Tous ces êtres sont formés avec leur structure différente, tou­jours admirable, et selon la fonction qu'ils ont à remplir. La sagesse divine s'y montre. Mais le corps de l'homme, bien que composé des mêmes éléments terrestres que celui des animaux, et pré­sentant avec ceux-ci des ressemblances de con­formation, est façonné directement par Dieu lui­-même. Puis, si les animaux ont un principe de vie qui les anime ; ils sont des êtres vivants, ils ont surgi de la terre avec ce principe de vie en eux qui périt avec eux; ce n'est pas le souffle de Dieu. Quand un animal meurt, il meurt tout en­tier. Tandis que l'homme devint une âme vivante par le souffle divin, de sorte que cette âme qui anime le corps, mais est distincte de lui, ne peut périr avec lui, elle est immortelle: si «la pous­sière (le corps) retourne à la terre, comme elle y avait été, l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné» (Ecclésiaste XII, 7). De plus, l'âme est en relation avec Dieu, capable de, le connaître, de l'aimer et de le servir, ce qui n'est pas le cas pour les animaux.

Ainsi, et ne l'oublions pas, l'homme est formé d'une partie matérielle, le corps, et d'une partie immatérielle, l'âme, mais ces deux parties, bien que distinctes, sont étroitement unies, de manière à ne former qu'un seul être. L'âme anime le corps « le corps sans l'esprit est mort» dit Jacques (chap. II, 26) elle lui commande, elle agit sur lui; le corps est comme l'enveloppe, la demeure de l'âme; il est comparé à une tente où elle sé­journe (2 Corinthiens V, 1) ; par lui elle est en relation avec le monde extérieur, il est son instrument, mais en tout si intimement lié à elle que son état à lui influe sur elle.

Nous ne décrirons pas le corps humain, quelque intéressante qu'en soit l'étude, quelque admira­tion qu'on éprouve en voyant J'agencement mer­veilleux de Ses différentes parties. On y découvre l'art et la sagesse suprême du divin Ouvrier: « Je te célébrerai» dit David « de ce que j'ai été fait d'une étrange et admirable manière. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien» (Psaume CXXXIX, 14). Il faudrait un volume pour entrer dans les détails de la structure de tout cet admirable ensemble d'organes différents qui constituent le corps. Chacune de ses parties a sa place déterminée et sa fonction spéciale ; chacune sert à l'ensemble, aucune ne peut être séparée du corps sans quelque préjudice pour celui-ci. C'est pour cela que l'apôtre Paul se sert de l'image du corps humain pour nous faire saisir l'union in­time, les relations mutuelles, les services divers de ceux qui croient au Seigneur Jésus, qui forment l'Assemblée et sont appelés dans leur ensemble son corps, eux étant les membres, et Lui la Tête glorifiée dans le ciel (1 Corinthiens XII, 12-27; Colossiens 1, 18 ; Éphésiens IV, 16).

Mais le corps sans l'âme est mort. Bien qu'il eût été formé de la main de Dieu, d'une beauté par­faite par l'harmonie de toutes ses parties, il serait resté inerte sur le sol d'où il avait été tiré, si Dieu, qui est Esprit, n'avait soufflé en lui une respiration de vie. L'homme a maintenant une âme vivante et immortelle; son corps est animé par elle; son cœur bat, son sang circule; il se lève et fait mouvoir ses membres; il ouvre les yeux et voit les merveilles dont il est entouré, le ciel bleu qui le couvre, les eaux qui jaillissent et qui courent, les vertes prairies émaillées de fleurs, les forêts, les animaux qui remplissent la terre et les airs. Il entend les chants des oiseaux; il respire le parfum des fleurs dont il admire les couleurs variées. Il goûte le fruit des arbres dont la verdure charme sa vue. Ainsi, par les divers, organes dont Dieu l'a doué, ses sens sont en ac­tivité ; la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le tou­cher mettent son âme en relation avec le monde matériel.

Mais l'âme n'a pas seulement la faculté de per­cevoir les objets extérieurs. Si la structure du corps est admirable, les diverses facultés de notre âme ne le sont pas moins. Ce qui constitue son être, pour ainsi dire, c'est la pensée toujours ac­tive. C'est comme un fil non interrompu; c'est la marque de la vie de l'âme. La mort même n'é­teindra pas nos pensées, l'âme continuera à vi­vre et à penser. Notre âme est douée d'intelli­gence pour saisir les choses, les comprendre, les comparer, les étudier pour les connaître et rai­sonner sur elles. Et combien elle est vaste! Par l'intelligence, les savants, bien qu'ignorant beau­coup de choses, car les œuvres de Dieu sont in­finies, sondent les profondeurs des cieux, ont dé­couvert les mouvements des astres, ont inventé des instruments merveilleux pour les étudier et, par leurs calculs, savent leur éloignement et leurs dimensions. Et, sur la terre, quelles découvertes l'intelligence de l'homme n'a-t-elle pas faites, quelles inventions merveilleuses lui sont dues! L'intelligence lui apprend à connaître les ani­maux, les plantes et les minéraux avec leurs pro­priétés et leurs usages divers. Elle lui fait décou­vrir dans une goutte d'eau, au moyen du microscope, des myriades d'êtres vivants infiniment petits. L'homme, par l'intelligence, a trouvé la puissance de la chaleur de la vapeur et de l'élec­tricité avec leurs admirables applications Mais qui a doué l'homme de cette intelligence? C'est Dieu, en soufflant dans ses narines la respiration de vie, Dieu, dont l'intelligence est infinie et ne peut être sondée (Ésaïe XL, 28 ; Psaume CXLVII, 5). Il a fait l'homme à son image et lui a départi cette faculté merveilleuse dont il est dit : «L'es­prit de l'homme est une lampe de l'Éternel; il sonde toutes les profondeurs du cœur» (Proverbes XX, 27).

Avec l'intelligence l'âme est douée de mémoire. Elle se rappelle les choses passées et peut, pour ainsi dire, les faire revivre devant elle. Sans elle, l'intelligence serait imparfaite et même inutile. Quel usage pourrait-on faire des choses apprises par l'intel1igence si l'homme n'avait pas la faculté de s'en souvenir ? L'âme outre l'intelligence et la mémoire, possède en elle-même une puissance, c'est la volonté. Elle commande et fait agir l'homme soit dans son corps, soit dans ses facul­tés intellectuelles. Chacun connaît cette puis­sance qui fait dire: je veux et je ne veux pas. C'est par une action de cette volonté qu'il se met à l'ouvrage et qu'il cesse, qu'il se résout à faire une chose et pas une autre, Mais la volonté de tout homme doit être soumise à celle de Dieu son Créateur.

Mais l'âme a aussi des affections et des senti­ments. Elle aime et peut haïr, elle désire ou re­jette certaines choses; elle éprouve de l'admira­tion ou du dégoût, du plaisir ou du déplaisir; elle souffre ou elle jouit; elle a de la crainte, de la joie, et bien d'autres sentiments. Le plaisir et la jouissance ne sont pas uniquement produits par des sentiments venant de l'extérieur. On a de la satisfaction et on applaudit quelqu'un qui fait une belle action, un acte de dévouement, mais ce n'est pas l'acte lui-même qu'on approuve, c'est le sentiment qui l'a inspiré.

Mais ce qui par-dessus tout distingue l'homme, et l'élève plus haut que les autres êtres animés sur la terre, c'est que son âme peut être en rela­tion avec Dieu, peut connaître, aimer et servir son Créateur. L'apôtre Paul dit: «Que votre esprit, et votre âme, et votre corps tout entiers, soient conservés sans reproche en la venue de notre Seigneur Jésus Christ» (1 Thessaloniciens V, 23). Dans ce passage, l'esprit est cette partie la plus élevée de notre être immatériel à laquelle Dieu se révèle par ses œuvres: « Sa puissance éter­nelle et sa divinité se discernent par le moyen de l'intelligence par les choses qui sont faites» (Romains l, 20) ; mais aussi par sa Parole: « Car la parole de Dieu est vivante et opérante... attei­gnant jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit... » (Hébreux IV, 12).

A. L.

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