Le projet urbain de cohésion sociale de Montélimar





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I - Le projet urbain de coÉhsion sociale de MONTÉLIMAR



Montélimar compte plus de 35 000 habitants. C’est le centre d’un bassin de population de 50 000 habitants. La population montilienne est relativement jeune, l’augmentation de la population étant due davantage à la croissance interne qu’à l’apport extérieur. Concernant la proportion d’étrangers, avec 6,30 % de la population, elle est inférieure aux moyennes régionales et nationales.
La ville et son bassin font preuve d’un certain dynamisme économique et en 2006 Montélimar a franchi la barre symbolique des 2 000 entreprises. La construction du nouveau quartier Saint Martin, à la place de l’ancienne caserne, va constituer un nouvel atout pour le développement économique de Montélimar.
1.1 - La situation des quartiers prioritaires de Montélimar
Deux secteurs présentent des signes de fragilité sociale et économique, les quartiers Ouest et le centre ancien.
1.1.1 - La géographie des quartiers prioritaires de Montélimar
1.1.1.1 - Les quartiers Ouest
Les quartiers Ouest sont d’ores et déjà classés en Zone Urbaine Sensible (ZUS). Ce sont des quartiers d’habitat social « classiques », plutôt bien équipés en termes de services publics et services de proximité. Ces quartiers sont éligibles au projet de renouvellement urbain dans le cadre de l’Agence Nationale de Renouvellement Urbain (ANRU).
Ces quartiers possèdent deux écoles élémentaires, deux écoles maternelles, un collège, un gymnase, un centre social municipal. Le quartier de Pracomtal abrite un foyer étudiant de 46 places, appartenant à l’Office Municipal de l’Habitat (OMH) et géré par l’Association Générale des Familles.
Dans ce quartier sont également implantés les sièges de l’OMH et de l’organisme d’insertion « Ateliers de Proximité Préparatoires au Travail et à l’Emploi »(APPTE). La population des quartiers Ouest est évaluée à environ 3 400 habitants.
1.1.1.2 – Le centre ancien
La délimitation de la zone sensible du centre ancien est empirique dans la mesure où elle est trop restreinte pour constituer un îlot statistique indépendant. Cette zone se caractérise par un habitat ancien, voire très ancien, dont une partie est en voie de dégradation faute d’entretien. La population du centre ancien est très difficile à évaluer.


1.1.2 – Les difficultés sociales et urbaines des quartiers prioritaires de Montélimar
1.1.2.1 - L’accès à l’emploi et le développement économique
L’accès à l’emploi est une préoccupation majeure pour une partie de la population des quartiers prioritaires, essentiellement les quartiers Ouest compte tenu de la jeunesse de ses habitants. Le taux de chômage y est encore supérieur à la moyenne de la ville, le nombre de bénéficiaires du Revenu Minimum d’Insertion (RMI) également.
Les deux causes principales sont le niveau de qualification insuffisant, ou du moins non conforme au marché du travail local, et une certaine discrimination à l’embauche en raison de la mauvaise image persistante des quartiers. Une cause secondaire est le manque de mobilité d’une partie du public concerné pour des raisons matérielles la plupart du temps, parfois des raisons psychologiques.
Partant de ces constats, trois enjeux se dessinent :



    - l’accès à l’emploi des personnes qui en sont les plus éloignées ;

    - le développement de la création d’activité ;

    - la lutte contre les discriminations à l’embauche.



Le premier enjeu est une constante de la politique de la Ville et une préoccupation permanente des pouvoirs publics.
La création d’activité, parfois considérée comme un recours faute d’emploi salarié, est de plus en plus vécue comme une voie adaptée à certains publics capables d’initiative et d’autonomie. Les obstacles majeurs restent dans ce domaine la complexité des démarches et le manque d’information.
1.1.2.2 - L’amélioration de l’habitat et le cadre de vie
Dans les quartiers Ouest, l’OMH, unique bailleur de ces quartiers, a mené une politique d’entretien de son patrimoine dans le cadre des contrats de ville précédents et des dispositifs de droit commun. Cette politique se poursuit, notamment par la résidentialisation de plusieurs groupes de bâtiments. De plus, une convention de Gestion Urbaine Sociale de Proximité (GUSP) a été élaborée en 2003, mais elle n’a pas été mise en œuvre.
Dans, le centre ancien, le bâti a été inégalement réhabilité malgré une opération programmée d’amélioration de l’habitat ambitieuse qui s’est achevée en 2006. Cette situation est préjudiciable tant sur le plan urbain et de l’image que sur le plan social, les bâtiments dégradés abritant en priorité des publics précaires acceptants des conditions de logement qui le sont toutes autant.
Pour les quartiers Ouest, deux enjeux se présentent :



    - la poursuite de la requalification du patrimoine et des espaces extérieurs ;

    - la mise en œuvre de la GUSP, après actualisation.


Pour le centre ancien, dans un premier temps, l’enjeu est d’arrêter la dégradation urbaine et sociale de ce quartier. Dans un deuxième temps, il s’agit d’entreprendre la revitalisation du tissu social de ce quartier. Si les opérations proprement urbanistiques ne rentrent pas dans le cadre du CUCS, la maîtrise du devenir du centre ville dans les domaines sociaux et urbains représente bien un enjeu majeur.

1.1.2.3 - La réussite éducative et l’égalité des chances
Un Programme de Réussite Educative (PRE) a été élaboré et mis en œuvre en 2006 pour pallier les difficultés constatées dans ce domaine auprès du public scolaire des quartiers Ouest. Dans ces quartiers, l’unique enjeu de cette thématique est la réussite du dispositif de réussite éducative, lequel bénéficie déjà d’une large mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés.
Le PRE marque un changement des principes et des modes d’intervention. Il diffère très sensiblement des mesures ou dispositifs existants, qu’ils relèvent de l’Education Nationale ou qu’ils soient conduits par les collectivités locales :

  • en s’adressant à des enfants et pas seulement à des élèves ;

  • en resituant les difficultés individuelles que ces derniers rencontrent dans le contexte des difficultés familiales et environnementales , notamment en matière sociale, sanitaire, culturelles et éducative ;

  • en permettant d’apporter une réponse à chaque situation individuelle.


Si la cohérence et la complémentarité avec les dispositifs existants ou à venir (contrat éducatif local, contrat local d’accompagnement à la scolarité, contrat de réussite du réseau d’éducation prioritaire, d’aide et appui aux parents, point d’accueil écoute jeune…) apparaissent évidentes, cette politique n’a pas vocation à s’y substituer.
1.1.2.4 - La citoyenneté et la prévention de la délinquance
Un Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) a été signé à Montélimar en 2004 , faisant suite à un précédent contrat local de sécurité. Outre les actions qu’il conduit, ce CLSPD permet un diagnostic quasi permanent grâce aux échanges entre les différents acteurs.

Actuellement, la situation en matière de délinquance peut être qualifiée de stabilisée, et l’on constate même un légère amélioration. Cette situation tient à la qualité du travail partenarial au sein de l’instance fédératrice que représente le CLSPD.
L’ensemble des acteurs de ce domaine sont mobilisés, acteurs institutionnels (Police Nationale, Police Municipale, Education Nationale), monde associatif, mais aussi à l’équipe de médiateurs mise en place par le service du Développement Social Urbain (DSU) ainsi que les correspondants de nuit de l’OMH présents dans les quartiers Ouest. Seule l’institution judiciaire n’est pas représentée.
Concernant la citoyenneté, les actions sont diverses et conduites par des acteurs différents, associations ou monde éducatif, mais il existe peu d’actions spécifiques.
Trois enjeux peuvent être retenus en matière de prévention de la délinquance :



    - la consolidation de l’existant dans la mesure où rien n’est jamais acquis dans ce domaine ;

    - l’amélioration de la réactivité face aux événements, même mineurs, notamment dans le cadre scolaire ;

    - le développement du partenariat, plus particulièrement avec l’institution judiciaire.


1.1.2.5 - L’accès à la santé
Les acteurs de terrain, notamment ceux du monde éducatif, constatent une banalisation de la consommation du cannabis chez les jeunes.
De leur côté, les travailleurs sociaux au sens large observent une augmentation du public atteint de souffrance psychique.
Enfin, il existe toujours des problèmes d’accès aux soins, par manque d’information pour des publics défavorisés, mais aussi par refus de soin de la part de certains médecins pour les bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle (CMU).
Il faut signaler également qu’en 2006, la Ville a lancé, en collaboration avec l’Etat et la Mission Locale, un Point Accueil Ecoute Jeunes (PAEJ). Une infirmière ou une psychologue reçoivent librement les jeunes et les adolescents qui éprouvent le besoin de partager leurs problèmes. Destiné aux 11-25 ans, le PAEJ dispense des conseils relatifs au mal-être, à la sexualité, aux troubles du comportement, à la santé ou aux dépendances.
Les trois enjeux principaux dans le domaine de la santé restent :


    - l’accès à la prévention pour les populations défavorisées ;

    - la prévention et la lutte contre les addictions ;

    - la prise en charge des troubles de santé mentale.


1.2 – Le projet de développement des quartiers prioritaires de Montélimar
La ville de Montélimar vient de bénéficier de deux contrats de ville successifs en raison de difficultés sur le plan social et urbain pour plusieurs de ses quartiers :


    - les quartiers Ouest, classés en ZUS ;

    - le quartier de Nocaze et les quartiers Est de Cabiac et Montlouis ;

    - le centre ancien.


Si des progrès importants ont été constatés lors de l’évaluation à mi-parcours et de l’évaluation finale, des signes de fragilité demeurent sur les quartiers Ouest et plus encore sur le centre ancien.
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