Note sur les termes





télécharger 0.72 Mb.
titreNote sur les termes
page1/13
date de publication13.10.2019
taille0.72 Mb.
typeNote
  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   13
Université DE POITIERS

MIGRINTER

Année UNIVERSITAIRE 2002-2003

« Dadka Soomaalida, Reer Holland »

Naissance d’un pôle dans la diaspora Somalienne




Mémoire de DEA

Sous la direction de Monsieur Mohammed Kamel DORAI

Géraldine Pinauldt ; Septembre 2003

Introduction…………………………………………………………………………………… 5
Note sur les termes…………………………………………………………………………….. 10

1. Introduction à la diaspora Somalienne : Lieux de la diaspora et choix de la branche hollandaise……………………………………………………………………………………. 12

1.1 Les Pays-Bas, première terre d’accueil des Somaliens en Europe. ………………………………... 12

1.1.1 Les Pays-Bas pour les Somaliens : entre regroupement et choix des passeurs…………………….. 12

1.1.2 Qui sont les Somaliens aux Pays-Bas ? ………………………………………………………………… 15

1.2 Les Somaliens aux Pays-Bas, avant tout des réfugiés……………………………………………… 18

1.2.1 Une dispersion extrême…………………………………………………………………………………… 18

1.2.2 Statut des réfugiés somaliens aux Pays-Bas …………………………………………………………. 20

    1. Les Pays-Bas : un point dans un système mondial. Historique de l’exil et typologie des lieux de la diaspora……………………………………………………………………………………………………… 21

1.3.1 Pré-existence de foyers modestes ……………………………………………………………………… 21

1.3.2 Des foyers régionaux spécialisés font apparaître un système structuré à l’échelle mondiale……. 23




2. Multilocalité et mise en place de pôles locaux au sein des pôles nationaux. L’importance de la répartition géographique dans l’évolution vers une centralisation à l’échelle du pays…………………………………………………………………………… 27

2.1 Choix des indicateurs : cohésion et visibilité d’une branche locale d’une diaspora ; le contexte somalien ………………………………………………………………………………………………………….. 27



2.2 Amsterdam, une communauté dispersée qui s’organise difficilement. …………………… 32

2.2.1 Répartition et visibilité ……………………………………………………………………………………  32

2.2.2 Les Mafraj, squelette de la ville parallèle ……………………………………………………………… 36

2.2.3 Associations : Amsterdam structurée autour de la SOMVAO ………………………………………. 40

2.2.4 Les lieux publiques sont des lieux privés. …………………………………………………………….. 41

2.2.5 Les Hawalad ne sont plus des Lieux…………………………………………………………………. 42



2.3 La Haie, un little Mogadiscio aux Pays-Bas ? La concentration des habitants et des activités facilite l’engagement dans le processus diasporique ?. ……………………………………………..  45

2.4 De plus en plus, des structures centralisées se mettent en place ………………………………. 47

3. Dadka soomaalida: Le rêve d’une diaspora naissante…………………………. 50

3.1 Reconstruction d’une identité en exil : Naissance d’un nationalisme positif …………………… 51


3.1.1 Peut-on nommer ‘Nomadisme’ la forme de mobilité particulière des Somali en diaspora ?…….. 53

Approche et perception du nomadisme des Somaliens en Hollande…………………………. 55

Critères Objectifs……………………………………………………………………………… 58

3.1.2 Reconstruction identitaire (clan, islam,…) crise identitaire et naissance d’un nationalisme positif.. 70

3.2 Sélection des critères de spécificité pour l’exemple de la diaspora somalienne……………… 76

3.2.1 Critère : Temporalité : ……………………………………………………………………………………. 77

3.2.2 Comparer pour mieux comprendre. Critère : la cause de l’exil………………………………………. 84




3.3 « Articulation des territoires et emboîtement des identités » : Diaspora et reconstruction… 92



3.3.1 Marc Lavergne et l’exemple du Sud Soudan ………………………………………………... 92

3.3.2 Réseau clanique comme facteur de reconstruction (positive ?) : une hypothèse attachée à une forme géographique particulière ; réconciliation nationale ou fronts pionniers ?………………………………… 93

3.3.4 Les Nouveaux Reer……………………………………………………………………………………….. 102




CONCLUSION……………………………………………………………………………… 105


Bibliographie………………………………………………………………………. 107

Index des figures :
Cumul des demandes d’asile des Somaliens en Europe ; 1985-1999………………… 13

Une population jeune : l’âge des Somaliens aux Pays-Bas…………………………… 17

Répartition des réfugiés Somaliens dans les grandes villes des Pays-Bas……………. 18

Moyenne des résultats (1995-2000) des demandes d’asile traitées aux Pays-Bas …… 20

Relation entre le taux d’étrangers et le taux de logements sociaux à Amsterdam……… 34

Tableau des associations somaliennes à Amsterdam…………………………………. 40

Tableau des associations somaliennes à La Haie……………………………………… 47

Présence théorique et recensement des Somaliens aux Pays-Bas…………………….. 64

Migrations comparées………………………………………………………………… 65

Des individus nomades ?……………………………………………………………… 66

Identités en exil……………………………………………………………………….. 75

Les étapes de la prise de conscience diasporique :compréhension de l’évolution identitaire par les associations………………………………………………………………………… 83

Index des cartes :
Etats des Somali dans la Corne de l’Afrique ………………………………………… 11

Typologie des zones d’accueil : une diaspora somalienne ?…………………………. 25

Cartes comparées : dispersion à Amsterdam, concentration à La Haie………………. 44

Exemple d’une recherche cartographique pour les diasporas : dossier……………….99/101

« Qu’advient-il d’une personne et même d’un peuple, lorsque la première hypothèse, celle de la Nation, n’est plus pertinente ? Qu’il est tragique et empreint d’une douleur inexprimable, l’instant où vous sentez que votre pays n’existe plus, ni comme idée, ni comme réalité géographique. » Nuruddin Farah, Hier, Demain, 2001.


La perte de la Nation, puis la perte de l’Etat, c’est à dire la mort violente d’un système, ont mis sur les routes hors du pays 1/6ème au moins des Somaliens. Peut-on se reconstruire dans un tel exil ? Comment une diaspora peut-elle émerger dans une telle misère des liens sociaux de base (l’allégeance commune à un ancêtre commun) soit cette allégeance ancestrale comme lien de base, comme rupture de base aussi. Cette déchirure du pays longtemps célébré comme « le plus homogène d’Afrique », la situation depuis en Somalie tant qu’au niveau des populations exilées (chaos pour les uns, méfiance pour les autres) ont aboutit à un décollement des concepts de nation et d’Etat qui a permis aux Somaliens de désirer une diaspora comme on peut désirer un Etat.

L’expérience décrite pour d’autres groupes réfugiés disséminés dans le monde le montre (Koser, 2002), il est loin d’être certain qu’une large part des réfugiés somaliens retournera au pays une fois celui-ci pacifié. Dès lors, comme le démontre Koser, plusieurs modèles théoriques existent pour analyser un groupe donné dans ses divers pays d’accueil : la théorie de la citoyenneté, ou de l’intégration, ou encore le modèle « post-national », qui veut que les communautés d’immigrants, par ce mouvement initial, se soient affranchies de la tutelle stato-nationale et aient réinventé un fonctionnement sans ce cadre territorial délimité : la communauté transnationale, ou la diaspora, dans sa forme la plus achevée.

Si l’on choisit, pour les Somaliens, une approche plutôt « post-nationale » -même si nuancée, les questions de double citoyenneté, d’allégeance ou d’identité trait d’union, pertinentes -dans ce cas comme dans d’autres-, relevant à mon sens d’un mélange des deux approches-, c’est, d’une part dû au mode de choix de l’objet d’étude lui même1, d’autre part à la communauté qui montre rapidement des signes d’organisation au moins transnationale. Néanmoins, bien qu’il s’agisse d’un postulat de base, toute l’étude s’attachera à montrer le bien fondé d’une telle approche.
Si la situation en diaspora n’était pas apparue clairement au Yémen, c’est bien qu’il s’agissait d’une sorte de « cul de sac » de celle-ci, où vivaient ceux qui en dépendaient uniquement. Les canaux de ces envois, très structurés, menaient aux camps où, sous forme de boutiques, ils formaient le seul indice d’un ailleurs en réseau.

Dès les premiers pas dans la communauté Somalienne des Pays-Bas, il est apparu que le terme de diaspora (du moins par l’angle de vue que j’avais de la communauté, c’est à dire depuis Amsterdam) était un peu prématuré. En effet, je ne retrouvai pas cette organisation très structurée, connectée à tous les pôles (ou au moins à d’autres) que j’avais pressenti tant dans mes lectures que dans les territoires déshérités de cette « diaspora » .

Ce que Pérouse de Montclos (2003) démontre c’est qu’il y a diaspora car il existe des flux d’argent en direction de la Somalie venant des exilés Somaliens, importants au point d’effectuer des transformations au sein du pays (infrastructures mises en places par des investisseurs privés), et que ces envois de fonds sont canalisés dans des réseaux somaliens. Il montre que grâce à cette diaspora, la Somalie est bien intégrée au niveau régional, et maintient des échanges conséquents avec ses voisins2 (Africains ou Moyen- Orientaux). En résumé, plutôt qu’une diaspora, il décrit un développement sous impulsion privée individuelle qui correspondrait au développement induit par les investissements aux pays d’immigrés ou de leur famille sur place, tels que décrits pour les cas du Mexique ou du Portugal sans que pour autant on ne parle systématiquement de diaspora ; c’est à dire un fonctionnement transnational qui correspondrait à la juxtaposition de volontés individuelles. Le concept de diaspora introduit, à mon sens, une dimension supérieure qui est-celle de la conscience de groupe (si, par exemple, on tient pour exemple ou modèle la diaspora juive), ainsi, l’existence de lieux de la diaspora et la structuration de ces lieux en un système. Si une volonté collective émerge, avec un projet collectif qui dépasse des transactions « de particulier à particulier » qui sont la norme non seulement chez les Somaliens mais dans la plupart des communautés transnationales, comment se structurent les réseaux ? Comment se forment les pôles, comment se connectent ils les uns aux autres, et enfin, quelles sont les formes géographiques et les formes de développement induites en Somalie ? C’est à ces questions que nous allons tenter d’apporter des premiers éléments de réponses, dans un cadre théorique global, mais sans négliger les données spécifiques à la communauté Somalienne.
Plan:

Afin de camper le contexte d’arrivée et d’accueil de ces réfugiés, une première partie se présente comme rappel de la situation administrative des Somaliens qui, bien que formant dans le monde une communauté en réseau, arrivent dans leurs pays d’accueil comme des réfugiés, et non comme des conquérants à l’assaut d’un monde nouveau « post-national ». Dans la seconde partie, une analyse comparative des situations de deux communautés locales aux Pays-Bas l’une très dispersée, l’autre très concentrée, par le biais d’indicateurs spécifiques à la communauté, va mettre le doigt sur la question de l’échelle locale dans la diaspora et son importance dans un genèse et une perpétuation diasporique. Enfin, au centre des interrogations sur la diaspora notamment en ce qui concerne la genèse diasporique, afin de poser les premières hypothèses sur les formes géographiques que pourra prendre la diaspora, une discussion sera posée sur la reconstruction identitaire des Somaliens qui passe par une inévitable interrogation sur la constituante nomade de l’identité somalie, suivie de l’introduction de critères qui permettent l’utilisation pour la communauté somalienne du qualificatif de diaspora. Le rôle des associations est-central dans cette étude, en effet, elles permettent d’aborder la question d’un « projet collectif ». Ceci pour approcher des éléments de réponse à la question : « sur quoi se focalise la diaspora Somalienne ? », et poser les premières pierres à une étude plus poussée des impacts de cette diaspora sur le territoire somalien et des formes géographique d’une éventuelle reconstruction de la Somalie.

Ce plan permet de plonger peu à peu dans le terrain de recherche, le lieu spécifique d’étude, pour élargir à nouveau le champs de vision, d’un point de vue géographique, à la diaspora somalienne dans son ensemble, et d’un point de vue théorique, aux réflexions sur la diaspora.

Ici ce sont les articulations entre les différentes échelles de la diaspora (toutes étudiées à travers la branche néerlandaise) qui vont articuler les différents points de l’analyse, et on peut considérer que l’organisation du plan constitue aussi un aspect de la recherche sur une méthodologie spécifique à l’étude des diasporas.

CHOIX METHODOLOGIQUES
Une analyse de type génératif, telle que décrite par Barth a été choisie pour cette étude: plutôt que de se servir d’une typologie des formes de groupes, le chercheur préfère explorer les processus impliqués dans la genèse et le maintient des groupes ethniques. Ainsi appliquée aux diasporas cette méthode consiste à s’intéresser à la genèse de cette diaspora, par le biais d’un segment de cette diaspora, la branche néerlandaise, et à la renaissance identitaire à la base de cette appellation, plutôt que d’essayer de classer d’emblée la diaspora somalienne à l’aide de typologies déjà existantes. Pourtant, une étude de l’identité est un outil géographique adapté, en amont de la genèse ou re-genèse, comme en aval de celle ci, pour étudier des formes spatiales d’organisations, et inversement.
Sur le terrain :

Il me semblait inadapté de choisir des indicateurs de diaspora à partir d’exemples lus. Ma démarche a été inverse : à partir d’un vécu, trouver des indicateurs permettant de mesurer la diaspora somalienne (et si diaspora il y avait), puis les confronter à ceux des autres auteurs, appliqués aux autres communautés. Ainsi, mon travail a commencé par des contacts très généraux, et mes informateurs clé ne sont pas uniquement des personnes éduquées, ou des présidents d’associations, mais peuvent être des réfugiés qui s’en sortent seuls, et connaissent donc les ficelles de la débrouille, tout en restant intégrés à la communauté et participant à la solidarité communautaire.

Ainsi, j’ai préféré me faire guider vers ce que je recherchais pas à pas, ce qui est une énorme perte de temps, mais un gain équivalent ou supérieur en qualité de l’information et de l’analyse.

Cette méthode est de toute façon la plus adaptée dans le cas d’une recherche avec des Somaliens, c’est-à-dire une communauté dont l’identité (quelle ait été allégeance première au clan, à l’Etat-Nation, ou la Nation somali) a été salie, une communauté de réfugiés rompus aux entretiens forcés extrêmement directifs, et qui, usés par ce système, n’hésitent pas à mettre en déroute un interlocuteur trop ouvertement curieux.
Ce travail est le résultat d’une recherche d’un peu plus d’un mois sur le terrain à Amsterdam, dont trois jours à La Haie et quelques entretiens hors d’Amsterdam.

Ce terrain peut être décomposé en plusieurs phases :

  • Observatoire, accompagnée de prises de contacts-clé : exploration préliminaire de la ville afin de repérer, s’il y avait lieu, les lieux de regroupement et de visibilité des Somaliens puis, grâce à des premiers éléments obtenus dans des restaurants éthiopiens (très nombreux dans l’est d’Amsterdam), la visite d’un premier mafraj3.

  • une phase de rencontres et d’entretiens avec des individus non engagés dans le milieu associatif (rencontrés essentiellement dans les mafraj, ou à leur domicile –pour les femmes-), au cours de cette phase a été testé un questionnaire, dont l’application s’est avérée difficile et dangereuse en terme de validité des réponses, et a permis de dégager la conclusion que cette méthode est totalement inadaptée à cette population. Obtenues et vérifiées avec difficulté, mais j’en suis convaincue utiles et lisibles, je livre tout de même certaines réponses à ces dix questionnaires, triées par thèmes au cours de mon mémoire.

  • Enfin, une phase de rencontre avec des membres actifs d’associations, qui a été accompagnée d’invitations à deux évènements majeurs lors de ma visite : le fête de l’indépendance du Somaliland organisée par deux associations Somalilandaises, et les « rencontres Somaliennes » organisées par cinq associations. Ces deux évènements ont été l’occasion de nouveaux contacts, et ont permis la vérification dans le cadre d’une « observation participative » d’éléments recueillis de façon empirique, parfois pressentis. Pour La Haie, une journée a été occupée par les rencontres Somaliennes, une autre a été uniquement exploratoire et la troisième a consisté en une prise de contacts, et la visite de lieux communautaires. Malheureusement, la visite de cette ville est restée inachevée, et on le verra dans le chapitre II, la comparaison avec Amsterdam est incomplète, et procède en complément d’entretiens menés à Amsterdam (ceci permet tout de même de souligner des différences majeures qui opposent ces villes).


Note sur l’utilisation des termes :
Somali (invariable) désigne l’ethnie somali que l’on trouve dans toute la Corne de l’Afrique : Djibouti (ancienne Côte française des Somali), Somaliland (ancienne colonie britannique, unifiée à la Somalia italienne après l’indépendance, et à nouveau indépendante de la grande Somalie de facto depuis 1991 ), Somalie (grande Somalie ou Somalia dans sa taille pré-coloniale), Ethiopie (ancienne région 5), et Kenya (territoires de la frontière Nord-Est). Peut être Somali une personne de nationalité éthiopienne, kenyane, djiboutienne, somalienne, ou même américaine ! La plupart des Somaliens sont Somali, et les dites minorités sont soit assimilées Somali (par adoption d’un clan ou mariage), soit non reconnues comme telles.
Somalien (ne), (nationalité) désigne les habitants de la Somalie (parfois, d’une façon générale, les habitants de la « grande Somalie » d’après les indépendance, parfois uniquement ceux de la Somalia sous sa forme pré-indépendance). Officiellement, toute personne originaire de Somalie (post-indépendance et unification), est Somalienne, étant donné que le Somaliland n’est pas reconnu. Il existe de toute façon une grande confusion dans l’utilisation de ce terme, qui met à jour la confusion réelle des statut et de l’identité nationale (en Afrique) : en effet, un Somali originaire d’Ogaden est officiellement éthiopien, mais les Somali éthiopiens réfugiés en Somalie étaient reconnus comme Somaliens par l’Etat somalien irrédentiste. Si l’on prend l’exemple du Yémen comme pays d’accueil, devant la masse des arrivants, il a rapidement été décrété que tout Somali serait accepté comme réfugié (alors que la guerre civile n’était effective qu’en Somalie, et qu’ainsi uniquement les Somaliens ne devaient être reconnus comme tels). Sont aussi Somaliens les personnes issues de minorités non somali : Bantou, Bajuni, etc.. qui habitent la Somalie, ou ont la nationalité somalienne. Ces ethnies minoritaires ne sont pas Somali, bien que là encore, les allégeances peuvent diverger et être utilisées différemment par les uns ou les autres selon la situation : demande de protection solidaire par une alliance ancestrale, ou demande d’asile en tant que minorité dans un pays tiers.
Somalilandais (se) (néologisme) : habitant du Somaliland, région Nord Ouest de la Somalie, opprimée sous Siad Barré, ancienne colonie britannique ayant récupéré son indépendance en 1991, aujourd’hui dotée d’un Etat et d’élections libres. Cet Etat n’étant pas reconnu officiellement, ce terme n’a pas d’existence officielle. De plus, je ne l’attribuerais que dans le cas où j’opère une réelle distinction entre les deux communautés, d’une part parce que certaines personnes s’offusquent de se voire appelées « Somaliennes », d’autre part car d’autres s’assimilent eux même à la communauté somalienne sans distinction, et même s’ils reconnaissent l’existence de leur Etat indépendant, ils restent ouvert à une future fusion de deux partie de l’ancien pays, et ne voient aucune différence entre eux et les autres.
Adopter une réelle rigueur dans l’utilisation de ces termes ne serait pas refléter la réalité, tant leur utilisation est floue : on peut être né au Somaliland alors que c’était encore britannique, avoir étudié à Djibouti, effectué la guerre d’Algérie dans l’armée française, parler français et anglais couramment, et pas un mot d’italien, voter aux élections du Somaliland, mais afficher la volonté de retrouver un pays uni, une grande Somalie (sans aller jusqu’à l’irrédentisme), et donc se sentir plus Somali-Somalien que Somalilandais.
En général, une distinction réelle est faite avec ceux de Djibouti ; en revanche, lorsque j’ai demandé à un directeur d’association où se trouvaient ses contacts en Somalie, il m’a répondu sans hésiter : à Hargeisa (Somaliland), Mogadiscio, Baidoa (Somalia), Jijiga (Ethiopie) et Nairobi (Kenya), l’irruption de cette dernière ville étant sans doute la plus surprenante, l’ère traditionnelle des Somali s’arrêtant au Nord du Kenya (mais il est vrai que depuis le début de la guerre civile, Nairobi est devenue réellement une province Somali).


  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   13

similaire:

Note sur les termes iconNote : Les termes

Note sur les termes iconNécessité de repenser les problèmes d’inadaptation non en termes...
«insertion-exclusion» s’est peu à peu imposé dans les représentations fondatrices des interventions sociales

Note sur les termes iconRapport de jury : au bout de 10 mn d’exposé, le candidat est arrêté....
«agir en fonctionnaire de l’Etat» : 74 Note générale sur l’épreuve : 11. 24 /20

Note sur les termes iconRésumé Ce document permet d’appréhender les évolutions de la plateforme...
«utilisabilité» et précise, dans ce contexte, comment se traduit le meilleur respect possible des standards et des cadres de références...

Note sur les termes iconNote sur L'auteur Note sur la traduction

Note sur les termes iconNote sur la circulaire du premier Ministre portant sur les relations...

Note sur les termes iconAlignement du service public sur le modèle privé
«Établir des objectifs en termes de résultats sur le modèle du National Curriculum britannique.»

Note sur les termes iconNote for subscribers
«Dossiers», puis sur «Renseignements sur les dossiers». Tapez le no de dossier et appuyez sur «Recherche». Cliquez sur le no du dossier...

Note sur les termes iconBibliographie & sitographie 73
«les jeux-vidéo sont-ils un sport ?». Bien sûr IL est très compliqué de donner une réponse directe là-dessus sans aller chercher...

Note sur les termes iconEssais thérapeutiques Définition
«les essais ou expérimentations organisés et pratiqués sur l’être humain en vue du dvpt des connaissances biologiques et médicales...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
d.20-bal.com