La démarche en économie : comment construire et valider des énoncés scientifiques en Economie ? (question de modèle)





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Mais la phase de retournement est retardée (2030-2050).
Mais l’on se demande alors comment faire pour mettre en place un état stationnaire bénéfique pour tous ?

Pour la première fois, on voit un risque à la croissance du PIB par habitant.

Le coût de la croissance est la destruction de biens gratuits et libres liés à la disposition de l’environnement naturel avec pollution.
Conditions pour l’obtention d’un équilibre assurant le maintien de la population et de son niveau de vie (état stationnaire) en 2100 :

  • Consommations de ressources divisées par 8 (effort technologique)

  • Familles de 2 enfants (politique sociale)

  • Réallocation massive au profit de l’agriculture

  • Division par 4 de la pollution par unité produite

Stabilité de la population mondiale à 5 Milliards d’habitants avec un niveau de vie élevé.

Si de telles politiques sont retardées de 23 ans et mises en place seulement à partir de 2000, l’équilibre ne pourra jamais être obtenu.
C’est en 1987 que l’idée d’un développement durable fait son apparition.

Qu'est-ce que le développement durable ?

«Celui qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins»

Rapport Brundtland « notre avenir à tous »

Commission Mondiale sur l'Environnement et le Développement (1987).

  • préserver le capital manufacturé

  • préserver le capital humain (stock de savoir et de savoir-faire, état de santé des populations)

  • préserver le patrimoine naturel, éviter le gaspillage


Dimension importante : équité intergénérationnelle.
En 1988, le rapport annuel sur le changement climatique (GIEC groupe intergouvernemental de chercheurs crée en 1988 par l’ONU) déclare que :

  • 45% des émissions de CO2 proviennent des pays riches.

  • Etats-Unis= 1/4 des émissions (américain=20 T C/an ; français=1,8 T).

  • Augmentation du niveau des mers comprise entre 10 et 90 cm.

  • Conséquences humaines graves


Il y a 2 manières de percevoir le développement durable.
La notion de soutenabilité faible : La nature est un facteur de production : le capital naturel

  • Dans la tradition néoclassique, la nature est donc substituable aux autres facteurs de production.

  • Le capital artificiel peut venir en remplacement du capital naturel menacé d’épuisement

  • Les capacités technologiques de l’humanité permettront de faire face à la diminution de certaines ressources (confiance dans le progrès technique).


La soutenabilité faible s’inscrit dans la tradition néoclassique
La notion de soutenabilité forte : La nature représente le cadre extra économique de la vie des hommes.

  • Il faut différencier le capital naturel et le capital artificiel (pas de substituabilité) et préserver le stock de capital naturel.

  • Le capital artificiel est, contrairement aux néo-classiques, différent du capital naturel. Le premier n’est pas indépendant du second.


Cette notion est l’antithèse de l’autre.
Cependant, lorsqu’on a un bien collectif à non exclusion d’usage (éclairage, …), il apparaît un comportement rationnel de passager clandestin : le free rider.
Exemple :

Supposons que l’état ne s’occupe plus de financer l’éclairage : un bien collectif public. C’est à chacun que revient la tâche de le financer.

Cela coûte 4U de placer l’éclairage, et la satisfaction retournée est de 3U.

Supposons que 2 voisins soient égoïstes et qu’ils emploient 2 stratégies rationnelles.
Quels sont mes gains face à l’attitude de l’autre.





Je finance




Je ne finance pas

Il finance

(3U + 3U) – 4U = 2U

<

3U – 0U = 3U

Il ne finance pas

3U – 4U = -1U

<

0U – 0U = 0U


Dans tous les cas, j’ai intérêt à ne pas financer, et à me comporter comme passager clandestin.

Les comportements rationnels des individus génèrent des contradictions sur le bien-être des individus.

L’équilibre de marché ne correspond pas à l’optimum collectif.

Historique des accords internationaux
1992 : sommet de la terre des Nations Unies à RIO

Stabiliser le niveau des émissions de 2000 au niveau de 1990.
Novembre 1997 : protocole de KYOTO

Les pays s’engagent sur des objectifs chiffrés qui auront force de loi :

Réduction des émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) en 2008-2012 en moyenne de 5% par rapport au niveau de 1990.

Pas d’engagement de réduction imposé aux pays en développement.
«Mécanismes de flexibilité» dans le protocole de Kyoto.
Ex du Mécanisme de Développement Propre : un pays peut remplir une partie de ses engagements en finançant des projets de réduction d’émissions dans des pays en développement.

Mais les Etats-Unis plaident pour le développement d’un mécanisme supplémentaire de flexibilité : les « puits de carbone ».
novembre 2000 : Sommet de La Haye

Echec et refus des Américains
Juillet 2001 : Bonn

Compromis à Bonn entre les pays européens, le Japon, la

Russie le Canada, l’Australie, sans les Etats Unis !
2002 : Conférence « Rio+10 » à Johannesburg

La Russie annonce qu’elle ratifiera les accords de Kyoto.
Décembre 2002 : en Europe, adoption d’une directive créant un système d'échange de droits d'émissions de gaz à effet de serre (notamment le CO2) les usines les plus polluantes devront respecter des quotas.

L'accord concerne les sites industriels responsables de près de la moitié des émissions de gaz carbonique (CO2) de l'UE.

Mise en place du système de marché de « droits à polluer"

(Pages 11-12-13 Theme1)
Novembre 2004 : La Russie signe

Les pays signataires représentent 55% des émissions globales. L’accord peut rentrer en vigueur.
Thème 2 : Le modèle classique


Section 1 : Le paradigme du modèle classique



  1. Une économie de marché


L’économie de marché représente la nature même de l’économie : une économie réelle d’échange :

Une économie réelle parce que l’économie n’est qu’un voile et elle permet de représenter les transactions physiques.

Une économie d’échange parce que s’attache à étudier les relations d’échanges entre les individus.
L’analyse du marché : l’équilibre général des échanges.

  • L’offre et la demande des agents s’expriment sur les différents marchés : On explique les comportements des producteurs, des consommateurs.

  • Les variations des prix permettent l’ajustement de l’offre et de la demande.

  • Ce mécanisme d’ajustement permet de rendre mutuellement cohérentes des décisions égoïstes a priori incompatibles.



  1. La loi des débouchés ou l’équilibre de plein-emploi


«Lorsque le dernier producteur a terminé un produit, son plus grand désir est de le vendre pour que la valeur de ce produit ne chôme pas non plus.

Or, on ne peut se défaire de son argent qu’en demandant à acheter un produit quelconque»

J.-B. SAY : Traité d’Economie Politique paru en 1803
Cette loi présente 2 caractéristiques :

  • Le but d’un producteur est de produire pour acquérir d’autres biens

  • La monnaie n’est jamais demandée pour elle-même puisque le producteur est empressé de se défaire de l’argent que lui procure sa vente.


Valeur de la production = valeur des revenus distribués

« Les produits s’échangent contre les produits (...) tout produit sert de débouché à un autre produit ».

Dans l’analyse de Say, la monnaie est neutre, c’est une analyse dichotomique.
Selon la loi des débouchés (loi de Say), les crises de surproduction sont impossibles car l’offre crée sa propre demande.

Le système décrit par Say suppose 3 conditions nécessaires à son fonctionnement :

  • Chaque vendeur est en même temps acheteur.

  • Chaque détenteur de revenu dépense intégralement ce qu’il gagne.

  • Les producteurs ou les vendeurs ne se trompent jamais ni sur les goûts, ni sur les quantités désirées par les consommateurs.


Ainsi, la stabilité sur les marchés est obtenue de la sorte :
Si l’offre vient à excéder la demande :

L’excédent d’offre crée une baisse des prix due à la concurrence, ce qui implique une baisse des profits des commerçants. Certains vont faire faillites, écrasés par le poids de la concurrence, donc le nombre d’entreprises va baisser, et l’offre va suivre.
Si la demande est supérieure à l’offre :

Les prix vont augmenter, Les profits des commerçants vont faire de même, ce qui va attirer la concurrence sur le marché, c’est-à-dire le nombre d’entreprises sur le marché, qui vont rétablir le niveau de l’offre.



  1. La théorie quantitative de la monnaie : le traitement séparé des transactions physiques et des transactions monétaires (analyse dichotomique).


L’idée est qu’un afflux massif de métaux précieux va créer une augmentation des prix.

Nous sommes dans la période mercantiliste, de l’or du nouveau monde arrive en Europe et créé un afflux considérable de matière d’échange : les économistes observent le phénomène.
Jean Bodin (150-1596) conclue que l’abondance de monnaie circulation pour un volume donné de biens entraîne sa dépréciation : Avec une unité de monnaie, on achète moins de biens. Il y a un appauvrissement en terme réel.
Théorie quantitative de la monnaie
L’accumulation d’espèces monétaires, par ses effets sur les prix, ne garantit pas en elle-même la richesse. C’est une analyse dichotomique de la situation économique.
La monnaie permet de fixer les grandeurs nominales et le niveau général des prix. Elle est neutre, sur le niveau des variables réelles.

Définition de la TQM
Notion centrale de vitesse de circulation de la monnaie :

La vitesse de circulation de la monnaie exprime le nombre de paiement qu’effectue une unité de monnaie durant une période de temps donnée, c’est-à-dire le nombre de fois que la monnaie va changer de main.
Cette vitesse dépend :

  • des habitudes de paiement

  • des taux d’intérêt



Fisher, en 1911, explique le pouvoir d’achat de la monnaie.
On part du principe que

  • la vitesse de circulation de la monnaie est constante dans le modèle classique.

  • Le produit de la production en volume est déterminé par la sphère réelle, c’est-à-dire qu’elle est constante lors de l’utilisation du modèle (variable exogène).


Le revenu nominal est le produit de la production vendue en volume (Q) par le niveau général des prix (P)

P.Q = PIB
La dépense totale est égale au produit du stock du signe monétaire disponible (masse monétaire) (M) par la vitesse de circulation de la monnaie (v).

M.v = Y
Or on sait que chaque agent économique dépense intégralement son revenu.

Donc on obtient la formule suivante :
P.Q = M.v
Exemple :

Q = 1000 U

P = 3 €

P.Q = 3000 €
M = 1500 €

v = 2

M.v = 3000 €

SECTION 2 : Le modèle d’inspiration classique : la notion d’équilibre général dans une économie simplifiée.
Dans cette section, il s’agit d’étudier le fonctionnement de 3 différents marchés :

  • Le marché du travail

  • Le marché des fonds prêtables

  • Le marché de la monnaie


Hypothèses de départ de l’étude de cette section :
On suppose que P.Q = M.v (où Q et v sont fixés)

Donc si M augmente, P augmente proportionnellement.
On travaille avec 3 agents :

  • Une entreprise qui entreprend et investie.

  • Un ménage qui consomme, épargne et offre du travail

  • L’état qui ait des dépenses publiques (G), qui offre de la monnaie et met à disposition sur les marchés des titres publics.


L’économie est de court terme, ce qui veut dire que

  • Les capacités de productions sont fixées

  • Si n-1 marchés sont équilibrés, alors le nième marché l’est aussi.


Les agents ne sont pas victimes de l’illusion monétaire.
La technologie de production (manière de transformer du travail en un univers de richesse) est à rendement d’échelle non croissant.



    1. Le marché du travail : La détermination du niveau d’emploi et d’activité


Sur le marché du travail, la demande de travail (l’offre d’emploi) émane des entreprises, et l’offre de travail (la demande d’emploi) des travailleurs.
La demande de facteur travail issue des conditions de production dépend de la fonction de production.

Ou bien : La fonction de production dépend du capital et du travail.
Yo = F (L, K)

Ex : Yo = K0.5 . L0.5

Yo : production (niveau de richesse réel)

L : demande de travail

K : demande de capital
La production (Yo) dépend du travail et du capital.

Ici, on considère que seul le travail influence le niveau de richesse : C’est le taux de salaire réel qui détermine l’équilibre du marché.

De plus, les individus ne sont pas victimes de l’illusion monétaire.


      1. La demande de travail issue des conditions de production




  • Pourquoi cette demande de travail des entreprises est décroissante du facteur production ?


En dérivant la fonction F, on remarque que :

dF / dL = PmL > 0 : La productivité marginale du travail croît avec l’augmentation du travail.

L’employeur se demande quelle sera l’augmentation de la production si l’on augmente la quantité de travail de 1. (Productivité marginale)
Or on remarque que :

d²F / (dL)² = dPmL / dL < 0 : L’évolution de la productivité marginale est négative : ce qui veut dire que la productivité marginale à tendance à diminuer.

Le supplément de richesse créé par une augmentation d’une unité de travail a tendance à diminuer.
La fonction de production est de type Cobb Douglas.

On fait l’hypothèse que nous sommes sur un marché de concurrence pure et parfaite, donc l’entreprise est price-taker, même si il existe de plus gros acteurs.
Dans le modèle classique, le but est de maximiser le profit.

Le profit est égal aux revenus (production vendue) moins les charges (CAD paiement des salaires + rémunération du capital).
= p.Yo – r.K – w.L = p.F (L, K) – r.K – w.L
 : profit

p : niveau général des prix

Yo : production

r : coût du capital (taux d’intérêt et coût d’investissement)

K : capital (supposé constant)

w : salaires

L : quantité de travail
On suppose que le capital engagé reste fixe, donc seul L varie.
On dérive alors cette fonction de profit pour observer le comportement du profit à l’augmentation de la quantité de travail.
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