La démarche en économie : comment construire et valider des énoncés scientifiques en Economie ? (question de modèle)





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A partir du moment où le niveau de richesse est fixé, le niveau des prix est fixé directement grâce à la relation précédente.


Et l’on s’aperçoit que la demande globale décroît lorsque les prix augmentent.

Si l’offre de monnaie augmente, cela n’a aucun impact sur la sphère réelle :
Pour un niveau de prix fixés, l’augmentation d’offre de monnaie entraîne une un accroissement des encaisses réelles disponibles : pour un prix inchangé, on dispose de plus d’encaisses pour effectuer les transactions. (Encaisse : M / P)

Donc les dépenses supplémentaires vont augmenter la demande alors que l’offre ne peut pas augmenter car l’économie est dans le plein-emploi : les prix vont augmenter, et Mo / p va retrouver son niveau initial.

L’encaisse réelle est constante.
Il ne sert à rien d’augmenter la masse monétaire car le niveau des prix va augmenter jusqu’à rétablir le niveau Mo / p.
Les prix varient jusqu’à ce que l’on obtienne :

  • l’égalité entre l’offre de monnaie et la demande d’encaisse

  • l’équilibre entre l’offre et la demande globale



Lorsque les prix sont connus on peut calculer les valeurs en termes nominaux :
W* = P*.w*

Tableau récapitulatif des courbes des différents marchés



SECTION 3 : Les politiques publiques dans le cadre du modèle classique : l’échec de la régulation conjoncturelle.
Aucun élément ne doit entraver la flexibilité des prix sur tous les marchés.


  • Flexibilité du taux de salaire réel  équilibre de plein-emploi sur le marché du travail

  • Flexibilité du taux d’intérêt réel  équilibre entre offre et demande de fonds prêtables


Toute intervention de l’Etat est donc inutile.



  1. Le traitement du chômage


Chez les classiques, les deux seuls types de chômage existants sont

    • Le chômage frictionnel (décalage intervenant lors d’un changement d’emploi)

    • Le chômage volontaire


Il n’existe pas de chômage involontaire car la flexibilité du taux de salaire réel permet d’obtenir le plein-emploi.
Mais il reste trois problèmes majeurs :


  • Au niveau institutionnel : il faut supposer que l’état puisse s’immiscer dans le fonctionnement du marché du travail.

  • Au niveau technique : la flexibilité du taux de salaire réel est difficile à appréhender du fait de contrat salarié qui sont exprimés en terme nominal.

  • Enfin, au niveau de la cohérence et de la logique du modèle : la baisse du salaire nominal revient à une augmentation des prix, ce qui est nécessaire pour faciliter les [trou]


Seulement, ceci n’est pas possible dans l’analyse classique.
En cas de déséquilibre, le salaire réel égal au salaire nominal rapporté aux prix va baisser, via une baisse du salaire nominal ou une augmentation des prix.

w = W/P
Problème : Comment faire pour augmenter la richesse nationale, sachant que le salaire nominal est fixé (W = cte)

Comment augmenter les prix ?
Augmentation de la masse monétaire en circulation  augmentation des prix  baisse du salaire réel (le salaire nominal restant constant)  augmentation du niveau d’équilibre sur le marché du travail  augmentation de la richesse produite.


Cependant, cette logique est impossible car la monnaie est supposée n’avoir aucune influence sur le salaire réel.



  1. La politique monétaire


Pour assurer le plein-emploi, il faut permettre la flexibilité du salaire nominal et supposer que les individus raisonnent en terme réel.

Tout accroissement de la masse monétaire n’a aucun effet sur les grandeurs réelles.

La neutralité de la monnaie impose ici que W varie comme les autres prix : les prix réels ne se modifient pas
Pour accroître la masse monétaire, les autorités monétaires achètent des titres publics :


Pour assurer la neutralité de la monnaie, il faut vérifier la neutralité des prix réels sur le salaire réel :
Sur le marché du travail, la hausse du niveau des prix conduit à une baisse du salaire réel, donc l’offre de travail diminue, et la demande de travail augmente, entraînant un déséquilibre. Les salaires nominaux vont donc augmenter, jusqu'à restauration de l’équilibre pour le même niveau de plein-emploi et pour le même niveau de salaire réel.


Sur le marché des fonds prêtables, la politique peut consister à racheter des titres publics pour émettre de la monnaie.

Pour un montant donné d’épargne des ménage, l’augmentation de la demande d’encaisse monétaire par transaction entraîne une baisse de la demande de titres, ce qui accroît le taux d’intérêt nominal jusqu’au point ou le taux d’intérêt réel retrouve sa position initiale.



  1. La politique budgétaire


Thème 3 : Les composantes de la demande



SECTION 1 : La fonction de consommation


  1. La loi psychologique fondamentale


La loi psychologique fondamentale est ce à quoi on fait référence pour expliquer la consommation.

Il est difficile de passer des comportements individuels à l’agrégation collective.
Observation des dépenses des ménages


  • La proportion des dépenses consacrées à la nourriture décroît avec le revenu.

  • La proportion des dépenses de vêtements, logement, éclairage, reste à peu près stable.

  • Plus le revenu est élevé, plus la part des dépenses de loisirs, de culture, est importante. Ceci est contradictoire avec l’analyse classique, car plus le revenu est important, c’est-à-dire le travail est rémunéré, plus le coût marginal du loisir augmente.


On s’aperçoit que le revenu est essentiel pour expliquer la structure de la consommation.
Loi psychologique fondamentale.

(John Maynard Keynes (théorie générale chap8 sect6))
« Les hommes tendent à accroître leur consommation à mesure que leur revenu croît mais non d’une quantité aussi grande que l’accroissement du revenu.

En d’autres termes, C étant le montant de la consommation et Y celui du revenu, C est de même signe que Y, mais d’une grandeur moindre i.e. dC / dY est positif et inférieur à l’unité».



  1. La forme de la propension à consommer


La propension à consommer peut s’exprimer de manière moyenne, ou de manière marginale.


    • La propension moyenne à consommer est le rapport de la consommation totale au revenu.
      PMc = C / Y

    • La propension marginale à consommer mesure l’accroissement de consommation dC suite à une variation infinitésimale du revenu dY.
      Pm
      c = dC / dY


En terme de politique publique, il s’agit de savoir ce que vont faire les classes sociales de ce supplément :
Il existe 3 formes différentes pouvant représenter la courbe de la propension à consommer. C’est-à-dire 3 interprétations de la loi psychologique fondamentale.


Cas linéaire

Cas affine

Cas concave










PMc = Pmc = c = cte

PMc = c + Co / Y et Pmc = c

PMc et Pmc sont décroissante du revenu


Pour des raisons de commodités, on a choisi la fonction affine comme représentation de la loi de Keynes.
Etude de la fonction affine de consommation :
C = cY + Co
On a donc PMc = C/Y = c + Co/Y

On cherche le comportement de cette PMc en fonction de Y.

dPMc / dY = - Co/Y² < 0 : la dérivée est négative.

La PMc baisse au fur et à mesure que le revenu augmente.
Pmc = dC/dY = c

Or on remarque que PMc ≥ Pmc (car Co ≥ 0).

Donc dés résultats précédents, on peut conclure que PMc → c = Pmc.

La PMc a tendance à l’égaliser avec la Pmc à mesure que Y augmente.
Cas concave :
La PMc baisse (dérivée négative), ce qui est normal.
La Pmc baisse également : elle n’est pas la même quelque soit le niveau d’emploi et il est probable qu’en règle générale, elle tende à diminuer lorsque l’emploi augmente. Autrement dit, lorsque Y réel augmente, la communauté ne désire consommer qu’une proportion graduellement décroissante de son revenu.
Ou bien, plus son revenu augmente, plus la communauté désire épargner.
L’épargne (S) est la différence entre ce qui est produit et ce qui est consommé.

S = Y – C = Y – cY – Co = Y(1 – c) – Co.

Si l’on considère que la propension marginale à épargner (Pms) est égale à 1 – c = s

Alors on a S = sY – Co.



  1. Les facteurs à l’origine de l’épargne


Selon Keynes, les motifs à épargner n’acquièrent une force réelle qu’au moment où un certain niveau de confort est atteint.
Exemple : On découpe (dans la vraie vie) le revenu en 10 classes égales.

Les 10% les plus pauvres n’épargnent rien

Les 10% les plus riches épargnent 40% de leur revenu.
Chez les classiques, le motif de l’épargne est l’investissement : la loi de Say explique qu’il n’y a pas de fuite de richesse : tout reste dans le marché.
Pour Keynes, il existe 4 motifs différents pour lesquels la population épargne :

  • Précaution : Il faut se constituer une réserve face aux imprévus (maladie, chômage, accidents…).

  • Prévoyance : Mais aussi pour des phénomènes prévisibles (éducation, retraite…).

  • Calcul : Chez Keynes, les individus effectuent un arbitrage entre la consommation présente et future en fonction du taux d’intérêt.

  • Avarice : Le sentiment d’avarice, qui est pour Keynes une répulsion irraisonnée mais obsédante pour tout acte de dépense en tant que tel.



  1. Les résultats empiriques de la fonction de consommation


Les résultats sont importants sur les séries temporelles : les études à court terme confirment l’hypothèse keynésienne d’une propension moyenne à consommer décroissante.
Mais sur le plus long terme, la fonction de consommation est linéaire et elle montre dans ce cas que la propension moyenne à consommer ne varie plus avec le niveau de revenu.
Sur le court terme, La propension à consommer se trouve instable : Comment expliquer cette instabilité ?

Beaucoup d’économistes remettent en cause la fonction affine de la fonction de consommation.



  1. Reformulations de la fonction de consommation keynésienne




  1. Effet de démonstration et théorie du revenu relatif


Duesenberry, en 1949, essaye d’expliquer les différences entre les analyses menées en coupe instantanée (comparaison entre les différentes classes à un instant donné) et les séries temporelles.

Pour lui, les consommations sont indépendantes d’un point de vue social dans la mesure où les ménages déterminent leurs choix de consommation en imitant les modes de vies de la classe sociale immédiatement supérieure (phénomène de mimétisme).
Dans ce cas, la propension moyenne à consommer de chaque classe sociale dépend du son revenu relatif, CAD du rapport entre le revenu moyen de sa classe sociale et son revenu personnel.


Dans le temps, il existe un lien entre consommation globale agrégée et revenu global.

Le revenu moyen par catégorie est un découpage particulier du revenu global, CAD que chaque catégorie i détient en moyenne une part ai du revenu global.




  1. Les retards, les effets de mémoire et de cliquet


Keynes considère que la propension à consommer ne varie pas. Les individus consomment par rapport au revenu courant mais aussi en fonction du revenu maximum atteint dans le passé.

Ct est une moyenne pondérée.



Où bYmax : habitude de consommation.
Avec cette relation, Duesenberry explique pourquoi la consommation augmente en période de récession, et diminue en période d’expansion. C’est ce que l’on appelle l’effet Duesenberry.



Quand le revenu des ménages augmente, s’étant restreint par le passé, ils ont tendance à épargner, au lieu de consommer. A l’inverse, lorsque leur revenu baisse, ils s’accrochent à leur consommation précédente.
Brown lisse l’effet de Duesenberry : En fait, tout se passe comme s’il y avait un retard : la consommation est influencée par le revenu, en partie, et par les habitudes de consommation (revenu de la dernière période passée).

On aura donc :

Ct = aYt + bCt-1

= aYt + b(aYt-1 + bCt-2)
L’effet mémoire est de moins en moins important. La principale partie de la consommation est due au revenu actuel.

Dans ces conditions, l’évolution contra cyclique (qui varie en sens inverse) de la propension à consommer amortie l’ampleur des fluctuations économiques.

Mais pour les classes sociales favorisées, la propension moyenne à consommer baisse et le taux d’épargne augmente grâce au fait que la peur de l’avenir et du principe de précaution.



  1. La théorie du cycle de vie


Il y a un agent représentatif mais des auteurs s’intéressent à plusieurs agents représentatifs et placent des modèles jeunes, retraités, actifs…

Modigliani et Brumberg puis Ando et Modigliani décrivent successivement en 1954 et 1963 la théorie du cycle de vie, c’est-à-dire l’affectation inter temporelle des revenus et à la consommation.
Le cycle peut être découpé en 3 phases :

  • La jeunesse : 0 – 30 ans : dans cette période, les dépenses sont supérieures au revenu puisque l’individu s’endette pour financer sa formation et son installation.

  • L’activité : 30 – 60 ans : la hausse du revenu permet à l’individu de se désendetter jusqu’à ce qu’il accumule un patrimoine pour anticiper son inactivité future.

  • La retraite : 60 – 80 (en moyenne) : l’individu n’a plus de revenu et vit de son épargne.


Ce modèle montre que grâce à une affectation de leur revenu dans le temps, les individus ont la possibilité de lisser leur consommation à différentes périodes de leur vie.

SECTION 2 : La fonction d’investissement
On considère un modèle de croissance.

Le niveau d’investissement est lié à la demande, elle-même liée à l’anticipation.

L’investissement est un moyen de créer des capacités supplémentaires pour produire plus demain et répondre à la demande.
3 principaux éléments influencent l’investissement :
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