La démarche en économie : comment construire et valider des énoncés scientifiques en Economie ? (question de modèle)





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La demande : l’investissement est induit par les variations de la demande.

  • La rentabilité attendue des investissements : l’investissement est fonction du taux d’intérêt.

  • Les anticipations des entrepreneurs : elles jouent aussi un rôle important dans l’explication de l’investissement.



        1. L’investissement induit par les variations de la demande : le principe d’accélération


    On suppose que le coefficient de capital (v = K/Y) est constant dans l’économie et que le coefficient du travail (µ = L/Y) l’est aussi.
    Pour répondre à une augmentation de la demande adressée à la firme D et si la production suit la demande Y = D, le producteur doit investir afin d’augmenter son stock de capital :



    Mais il y a des technologies pour lesquelles il n’est pas possible de substituer les facteurs de production : ils sont complémentaires : il est nécessaire de disposer d’un rapport entre le capital et le travail constant, pour une bonne production. Donc il peut exister une partie du capital ou de travail qui reste oisive, que l’on n’utilise pas.
    Si le coefficient de capital v, qu’on appelle aussi coefficient d’accélération, est supérieur à 1, les fluctuations de la demande de biens de productions sont amplifiées par rapport aux variations de la demande de biens de consommation.

    Tout accroissement de la demande engendre une augmentation de la production dans les mêmes proportions, augmentation rendue possible via l’augmentation des capacités de production.

    Pour que Y = vD marche, il faut que l’entreprise n’ait pas de capital oisif, il faut qu’elle utilise au maximum ses capacités de production.



        1. L’investissement, résultat de la comparaison entre EMC et taux d’intérêt




    1. Taux d’actualisation et utilisation dans le calcul économique




    • Qu’est-ce que l’actualisation ?

    L’actualisation consiste à transposer dans la valeur d’aujourd’hui une somme dépensée ou acquise dans le futur ou vice-versa.

    Elle est liée au taux d’inflation qui exprime une certaine dépréciation de la valeur de la monnaie dans le temps en terme de pouvoir d’achat.
    1000€ acquis dans 10ans correspondent, en valeur d’aujourd’hui à :

    920,87€ si a = 5%
    578,31€ si a = 10%




    Pourquoi actualiser ?

    • Préférence pure pour le présent : on écrase le futur, on le déprécie, puisque les individus préfèrent le présent

    • Effet de richesse : il justifie l’actualisation puisque grâce au progrès technique, les générations futures auront un niveau de vie et de bien-être supérieur au niveau de vie des générations présentes.


    Au contraire : les défenseurs de l’environnement prônent un taux élevé en précisant que l’effet de richesse ne jouera pas (dégradation de l’environnement).
    Aujourd’hui, dans les choix d’investissement public, on retient comme taux d’actualisation un taux de 4% (Rapport du 21 janvier 2005 du CGP : « Révision du taux d’actualisation des investissements publics »).


      • Face aux contraintes de l’investissement, quelle est la manière de l’entreprise de trancher les choix d’investissement ?



    1. Les procédures de choix d’investissement


    Prévision des rendements annuels futurs de l’investissement car :

      • Il existe le progrès technique

      • Il existe des risques  prudence dans les anticipations.


    Il y a 3 méthodes de choix d’investissement.

    Le temps de retour sur investissement (délai de récupération)
    C’est le nombre d’années nécessaires à la récupération de la mise de fonds initiale grâce aux recettes attendues.



    Ca : coût d’acquisition
    On normalise les coûts liés à l’investissement à 0.


    Il existe 2 critiques principales de cette méthode de décision :

      • Il n’y a pas de prise en compte des rendements qui surviennent après la date de retour sur investissement.

      • Il n’y a pas d’actualisation.


    Le critère de la valeur actualisée du bénéfice (VAB)
    Une somme R2 obtenue dans 2 ans a moins de valeur que R2 obtenue aujourd’hui, qui permettrait d’obtenir R2 . (1+i)² si elle était placée sur un compte à i = i.

    Il faut donc déprécier R2.

    Les recettes de demain, ont relativement moins de valeur que les mêmes récoltées aujourd’hui.



    r : taux d’actualisation
    Pour cela, on évalue R2a, qui récoltée aujourd’hui, et placée sur un compte à i = i, permettrait d’obtenir la somme R2.

    R2a . (1+i)² = R2

    Donc R2a est la valeur actualisée de la valeur R2 touchée dans 2 ans. (C’est une explication de l’actualisation avec le coût d’opportunité).
    Puis on compare v à Ca.

    Si v / Ca > 1  l’investissement est rentable

    Si v / Ca < 1  pas d’investissement.
    Plus le taux d’actualisation du projet est élevé, plus les recettes perçues dans le futur sont dévalorisées, et plus elles doivent être importantes pour rendre rentable l’investissement.
    Pour des soucis de visualisation, il est possible de calculer la VAN (valeur actualisée nette).



    Le critère des taux de rendement interne (TRI)
    Pour Keynes, le TRI est « le taux d’escompte qui, appliqué à la série d’annuités constituées par les rendements escomptés de ce capital pendant son existence entière, rend la valeur actuelle de ces annuités égale au prix d’offre de ce capital ».



    Le TRI égalise le coût du projet Ca à la somme des recettes actualisées.
    Il est le taux de rendement qui annule la VAN du projet.





    L’entreprise choisit le projet qui affiche un TRI le plus élevé. C’est ce taux que retient Keynes pour expliquer les décisions d’investissement des entrepreneurs. Il représente l’efficacité marginale du capital.
    Le calcul de ce taux d’escompte revient à évaluer à quel taux d’intérêt il faudrait placer sur les marchés financiers la valeur correspondante au montant d’investissement pour obtenir un revenu équivalent au flux de recettes attendues.
    L’Emc est décroissante du Ca du capital dans la mesure où le profit anticipé sur les nouveaux investissements diminue avec le montant de ces investissements.
    (Exemple page 9 Thème 3)



    1. Comparaison des critères


    (Voir page 10 Thème 3)



        1. La fonction d’investissement chez Keynes




    1. Investissement et taux d’intérêt.


    Selon Keynes, L’Emc décroît avec le montant d’investissement, pour 2 raisons essentielles :

      • Sous l’effet de la concurrence, les prix d’offre du capital tendent à augmenter.

      • Les rendements sont décroissants lorsque l’investissement augmente.


    Chez Keynes, la fonction d’investissement évolue en fonction du taux d’intérêt, ceteris paribus (si le i augmente, les opportunités extérieures augmentent et tous les investissements voient leur Emc baisser) : On observe un déplacement de la courbe d’Emc vers le haut ou vers le bas en fonction des anticipation faites par les entrepreneurs.




    r : taux d’intérêt

    rK : taux de rendement de l’investissement.

    Si rK > r : l’entreprise investit.



    1. Investissement et mode de financement


    Le financement de l’investissement peut se faire de différentes manières, selon de la disponibilité de l’argent.

    Il existe 3 manière principales de financer un investissement : Soit j’ai l’argent, soit je l’acquiert, soit je l’emprunte.

    • L’autofinancement : le coût d’investissement n’est pas nul puisque placer son argent dans un investissement revient à renoncer à le placer sur les marchés financiers, c’est le coût d’opportunité de l’investissement.

    • L’augmentation de capital par émission d’actions : le coût est celui des dividendes à verser aux nouveaux actionnaires.

    • L’emprunt : le coût est le taux d’emprunt du capital.



    L’effet de levier
    On considère que pour un taux de rentabilité économique de l‘investissement rK, les profits sont égaux à :

    Les actionnaires de l’entreprise s’intéressent au taux de rentabilité des capitaux engagés, les capitaux propres de l’entreprise.

    Il s’agit donc de rapporter le profit de l’investissement aux capitaux personnels engagés (F) :



    Il suffit simplement d’étudier la valeur (rK – r) pour déterminer la part d’emprunt dans le financement de l’investissement.

    • Si rK > r : la rentabilité des fonds propres augmente avec le taux d’endettement.

    • Si rK < r : les pertes augmentent avec le taux d’endettement.


    Tobin a explicité un quotient qui mesure l’influence des cours boursiers sur l’investissement. (q de Tobin)
    Il part du fait que les entreprises ont 2 possibilités d’accroissement :

    • Un accroissement interne (investissement)

    • Un accroissement externe (rachat d’entreprises)



    Si q < 1 : L’entreprise n’investit pas et fait de la croissance externe

    Si q > 1 : L’entreprise investit l : croissance interne.


    1. Investissement, anticipations et incertitudes


    L’entreprise a des incertitudes sur la rentabilité de l’investissement, et les revenus nets prévus, du fait de :

    • la durée d’utilisation variant avec l’usure et du degré d’obsolescence en fonction du progrès technique.

    • des ventes espérées du fait de l’ouverture à la concurrence.

    • des coûts de production : coût des matières premières…

    • des taux d’intérêts futurs qui influencent la position de l’intérêt sur la courbe de l’Emc.


    Tous ces changements dans les prévisions des entrepreneurs sont susceptibles de déplacer la courbe d’Emc.

    Exemple : Imaginons que les entrepreneurs soient pessimistes.
    Selon Keynes, le développement des marchés boursiers permet aux entrepreneurs de pouvoir plus facilement acheter ou vendre ses titres de propriété de capital fixe.

    Ces opportunités risquent, selon Keynes, de détourner ses entrepreneurs des investissements productifs au profit de la spéculation financière.


    Thème 4 : Modèles revenu-dépense et principe du multiplicateur

    SECTION 1 : Principe de la demande effective et stabilité de l’équilibre de sous emploi.
    Économie de Keynes :

    • Économie de production :

    Le marché devient un lieu où se confirme ou bien s’infirme les anticipations des entrepreneurs, les ajustements de prix ne permettent pas d’ajuster les décisions d’offre et de demande.

    • Économie monétaire :

    Puisque la monnaie est désirée pour elle-même, préférence pour la liquidité pour différents motifs développés précédemment

    • Économie incertaine :

    Les anticipations des individus joue un rôle très important notamment par les anticipations faites par les individus.
    Remise en cause de la loi des débouchés et de la théorie quantitative de la monnaie.
    Principe de la demande effective et remise en cause de la loi des débouchés :
    Le niveau de l’offre est directement lié aux anticipations des entrepreneurs concernant les débouchés potentiels des biens produits

    L’entrepreneur va comparer les coûts certains supportés et les recettes attendues de la vente des biens produit. Cela engendre les décisions de production des entrepreneurs ce qui va engendre de l’embauche : besoin d’équilibre de plein emploi.

    Principe de la préférence pour la liquidité et remise en cause de la TQM
    Trois variable influencent directement le niveau d’activité des entrepreneurs

    Le niveau d’investissement résulte de la comparaison marginale du capital et du taux d’intérêt
    Le taux d’intérêt détermine le partage de l’épargne entre l’épargne liquide oisive et épargne productive.
    Chez Keynes, le taux d’intérêt n’influence pas le niveau d’épargne c’est l’investissement qui permettra de dégager le niveau d’épargne nécessaire. L’égalité s=i se réalise par le biais du revenu global.

    Puisque l’économie ne peut assumer spontanément le plein emploi, l’action de l’état est justifiée dans la mesure où elle peut permettre de soutenir le niveau de la demande globale.


      1. Le principe de la demande effective



      1. Définition et équilibre de sous emploi


    les anticipations des entrepreneurs portent sur deux types de dépenses :

     les dépenses qu’il devraient engager pour produire  courbe de l’offre globale

     les dépenses attendues des agents économiques  courbe de demande globale
    « Nous appellerons demande effective le montant du produit attendu D au point de la courbe de demande globale où elle est coupée par celle de l’offre globale » (TG page 53)
    Le diagramme à 45° représente la demande effective (Samuelson 1948)

    L’équilibre économique peut être étudié du côté de la production nationale (de biens de consommation et production et de biens d’investissement) :



    Au point d’équilibre, la communauté produit exactement ce quel désir dépenser
    L’équilibre économique peut ensuite être étudié sous l’aspect du revenu ou de l’emploi (affectation) du revenu :



      1. Demande effective et emploi :


    Demande de facteur travail : rémunération au niveau de la productivité marginale du travail. Selon Keynes, les salaires déterminent leur offre de facteur travail par rapport à W puisqu’il sont sensible à l’évolution de la structure des salaire nominaux et à leur position relative dans l’échelle des salaires.
    Offre de facteur travail : par rapport au salaire nominale (illusion monétaire).




      1. La convergence de l’économie vers l’équilibre de sous-emploi




    1. Les ajustements par les variations des stocks


    Chez Keynes, sous l’hypothèse de rigidité des prix, deux cas se présentent :
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