Jean-Jacques delmas paul mourier le président du Conseil général Le président de la communauté de communes de la Lozère de la haute vallée d’Olt Jean-Paul pourquier jean-Jacques delmas





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  • Les 501 ménages des logements sociaux de Fontanilles représentent 9,8% des ménages de Mende.

  • Le taux de 28% logements occupés par une personne seule est plus bas que celui de Mende qui est de 36,5%,



  • 29% des ménages sont des familles monoparentales et 43% des couples, la plupart avec des enfants (la SAIEM reçoit un grand nombre de ces ménages car son parc est composé pour 74% de T4-T5 contre 48% de T4-T5-T6 chez Lozère Habitation)



  • Près de 41% des habitants ont moins de 25 ans : c’est un quartier jeune



  • Près de 89% des locataires ont des ressources en dessous des plafonds d’attribution de logements HLM



  • 31% des ménages des HLM collectifs de Fontanilles perçoivent l’Aide Personnalisée au Logement 



  • L’activité professionnelle : un taux chômage supérieur à celui de la ville qui est de 6,9% (le taux de chômage de 16,3% des personnes majeures du parc de la SA d’HLM Lozère Habitation est très au-dessus de la moyenne de Mende)


C – DIAGNOSTIC

Fontanilles a été conçu dés le départ comme un quartier ayant une vocation d’accueil pour diverses populations :


  • C’est un passage obligé pour de nombreux fonctionnaires car le quartier dispose de logements de fonction,




  • C’est le quartier qui a accueilli les familles de rapatriés d’Algérie (50 logements en alternative au foyer Sonacotra maintenant cité des Oliviers), les familles portugaises dans les années 1975, les familles maghrébines puis turques,




  • C’est le quartier où résident :




    • Les jeunes couples avant l’achat ou la construction d’un logement,

    • Les familles avec de faibles revenus.


Cette vocation créait une grande mixité sociale avec le regroupement d’enseignants, de professions intermédiaires, d’employés, d’ouvriers…


Or, aujourd’hui, ce quartier est clairement en voie de paupérisation avec un processus actuel d’évolution très défavorable à la mixité sociale



D’après une enquête menée en 2003, les données suivantes ont été relevées.
Tout d’abord Mende, malgré sa position de Préfecture est une petite ville en zone rurale, qui a vu longtemps sa population baisser et vieillir. La construction de Fontanilles, entre autres projets, a permis d’accueillir de nouvelles populations plus jeunes, qui bougent, qui en plus sont différentes... Eloignés du centre de la ville, se sentant isolées, les jeunes notamment ont commis quelques actes de délinquances et certaines personnes ont parlé d’un quartier « sensible ».

Pour les acteurs, les représentations sont très souvent issues de la répercussion de ce qui se passe au niveau national dans les grands ensembles.
Les évolutions récentes concernent plus particulièrement la crainte d’une évolution négative du quartier avec la concentration de populations à faibles revenus et la volonté de regroupements communautaristes des familles étrangères qui ne se mélangent pas avec les autres. C’est un parc qui a de plus en plus une connotation de parc social .
Habiter ce quartier était au début une évolution sociale, les habitants s’installaient dans un logement pratique, peu cher et pouvaient ainsi économiser pour accéder à la propriété, selon un parcours résidentiel normal. Maintenant, les gens sont plus difficiles. Ce type de logement ne correspond plus à leurs attentes. Les couples préfèrent sortir de Mende pour aller dans les petits villages autour trouver une maison avec du terrain ou une cour.
Il y a moins d’habitants et moins de familles nombreuses, plus de personnes âgées dans les logements.
Il y a de plus en plus de familles étrangères. Il convient donc de prendre en compte les risques liés à une concentration excessive d’une population de même origine qui sont le communautarisme et, en réaction, une certaine discrimination.

Il y a également des familles avec des faibles revenus : « les gens qui demandent des logements sociaux réclament Fontanilles car les loyers sont moins chers car les bâtiments sont anciens».
Il y a moins de mixité et moins d’habitants de classe moyenne.
Le parcours résidentiel s’arrête là pour une grande partie de la population « beaucoup de gens disent qu’ils sont de passage mais ils n’arrivent pas à partir » : les familles à faible revenu parce que le loyer est un des plus bas de la ville ou, pour d’autres locataires présents depuis de nombreuses années, ils possèdent par ailleurs une maison familiale à la campagne et ne voient pas l’intérêt d’un autre type d’habitat en ville (ainsi les commerçants constatent que le quartier se vide le week-end).
Par ailleurs, d’après l’étude pré-opérationnelle d’OPAH de juin 2001 sur les logements insalubres de Mende, la vocation du parc social de Mende comme parc de transition a changé : le rôle de logement de transition des logements HLM est aujourd’hui caduque. Auparavant les locataires économisaient afin d’accéder à la propriété et libéraient des logements pour les nouvelles familles dans le besoin. Mais actuellement, faute de moyens les ménages vivant en HLM ne sont plus mobiles (le renouvellement n’est que de 14% en moyenne sur Mende). De ce fait les ménages les plus démunis se concentrent dans les immeubles HLM. Ce processus est très défavorable à la mixité sociale des quartiers.
Cette évolution pour le quartier de Fontanilles s’est accentuée depuis pour diverses raisons (niveau des loyers, conditions d’attribution, rôle de l’APL, etc…) ce qui met en danger ce quartier à court / moyen terme par la disparition de cette mixité sociale.
En effet, depuis 2000 sur le parc de logement géré par l’ESH Lozère Habitation, le nombre de ménage ayant des ressources inférieures à 60 % des plafonds sociaux est passé d’environ 60 % à 75 % en 2006. Par ailleurs et actuellement, d’après cette même enquête, 76 % des foyers vivent avec moins de 1500€/mois et 26 % des ménages sont d’origine étrangère.

D – ORIENTATIONS STRATEGIQUES

Le quartier de Mende Fontanilles dispose au final d’un certain nombre d’atouts, qui permettent, sous réserve de la conduite d’actions propres à remédier aux faiblesses identifiées, d’espérer raisonnablement qu’il conserve, au sein des quartiers urbains à forte concentration de population, son statut de quartier « préservé ».
Pour qu’il demeure à l’écart des phénomènes de paupérisation générale, de montée de la délinquance et de dissolution du lien social, qui affectent des unités urbaines plus importantes, il convient fondamentalement de lutter contre une remise en cause de la mixité sociale.
C’est pourquoi, trois grandes orientations sont privilégiées, lesquelles, au travers d’actions sur l’habitat et le cadre de vie, sur l’équipement et la desserte du quartier, et enfin, en direction des populations identifiées en difficulté, ont en commun de toutes concourir à l’atteinte de cet objectif transversal.
1 - REVALORISER UNE IMAGE FAUSSEE
Les enquêtes menées par les bailleurs sociaux, préalablement à la définition de leur projet de rénovation du patrimoine, ont prouvé que les actuels habitants se sentent bien dans leur quartier à la quasi unanimité (97% des réponses). Parmi les actions à mener, en terme d’habitat et d’urbanisme, l’amélioration des logements et des parties communes constituent une priorité à leurs yeux (69,55 % des réponses), loin cependant de la nécessité de revaloriser abords et environnement (1,41%).
Paradoxalement, le ressenti à l’extérieur du quartier est différent, puisque sans avoir été statistiquement mesuré, le quartier fait désormais figure pour la population mendoise et nouvelle arrivante n’y habitant pas, et qui en a donc une vision strictement extérieure, de « quartier si possible à éviter ».
Il apparaît donc utile, en terme d’habitat et d’urbanisme, de travailler à un double niveau :


  • sur la rénovation du bâti, qui objectivement nécessite une intervention, avant que la dégradation progressive du confort ne conduise la population qui en aura les moyens, à quitter un quartier qui conserve néanmoins aujourd’hui une bonne image à ses yeux;

  • sur l’urbanisme en général, et les abords et l’environnement en particulier, qui peu critiqués par les habitants, participent certainement très fortement à la représentation que s’en font les personnes extérieures.



2 – REMETTRE LE QUARTIER AU CŒUR DE LA VILLE
Si cet objectif peut paraître irréalisable, ne serait-ce qu’en raison de l’existence d’obstacles géographiques incontournables, sa poursuite apparaît néanmoins comme essentielle à la préservation d’une bonne mixité sociale. Deux types d’actions complémentaires sont susceptibles d’être menées :


  • des actions de nature à conforter la présence des services et des commerces du quartier ;

  • des actions de nature à permettre à la population résidente de se rendre plus facilement en centre-ville et de profiter de ses grands équipements, en tant que coeur géographique de la ville ;

  • des actions résultant d’une politique volontariste d’équipements, qui fasse du quartier le territoire d’implantation de grands équipements structurants pour l’ensemble de la ville ou de l’agglomération.



3 – INTERVENIR EN FAVEUR DES HABITANTS RENCONTRANT DES DIFFICULTES D’INTEGRATION SOCIALE
Avant qu’elle ne soit dominante, et ne façonne à l’instar du bâti et de l’environnement, une image négative du quartier, la présence dans la population résidante d’habitants souffrant de certains handicaps d’intégration doit être prise en compte.
Ces actions doivent notamment prendre en compte les jeunes populations, dont le maintien en proportion significative sur le quartier est aussi un gage d’équilibre.

Pour ce faire, ces habitants doivent donc se voir proposer des actions de nature à compenser, sinon faire disparaître leurs handicaps, qu’ils aient pour origine les faibles revenus du foyer, leur origine étrangère ou encore la destructuration de la cellule familiale.
Par ailleurs, quelle que soit l’origine des difficultés, certaines actions pourront plus généralement poursuivre une dynamique de développement social et favoriser la citoyenneté active des habitants du quartier.


En conformité avec l’ensemble de ces orientations, une première série d’actions (voir fiches opérationnelles ci-après) sera mise en œuvre. Toutefois, ultérieurement, d’autres actions répondant à ces objectifs pourront être menées en cohérence, notamment en fonction des résultats de l’étude sur le devenir du bâti de Fontanilles, présentée en fiche I.1.


- Contrat Urbain de Cohésion Sociale de MENDE -

Quartier de FONTANILLES
Thématique Habitat et cadre de vie
1) Fiche-Action « Etude sur le devenir du bâti social du quartier de Fontanilles »


Intitulé des rubriques




Thématique


Habitat et cadre de vie


Descriptif de l’action

Etude permettant, à échéance de 15 ans, de prendre en compte différents scénarii sur le devenir du bâti social avec mesure des impacts en termes financier et sociologique

Eléments de

Diagnostic

Sur l’ensemble du parc de logements locatifs du site de Fontanilles, on compte 466 logements dont 451 en immeubles collectifs et 15 en maisons individuelles en bande. Parmi ces 466, on dénombre des logements qui vont du T1 au T7 avec une majorité de types 3 et types 4 (environ 74% du parc pour ces types de logements réunis, dont 40% pour les T4), pour une surface moyenne de 75 m2.
Les 451 logements sont répartis dans huit bâtiments, 6 barres et 3 tours. Les types de logements du T1 au T5 sont répartis de façon équilibrée dans l’ensemble des bâtiments ; seul le bâtiment D dispose de l’ensemble des types, du T1 au T7, tandis que les tours ne disposent que de T2, T3, et T4, (seulement des T3 et T4 dans la tour K).
Afin de donner une autre image à ce quartier qui demeure également une entrée de ville forte sur Mende, il est indispensable de repenser son organisation (logements, circulation, espaces publics et autres services) . Dans ce cadre et en collaboration avec les bailleurs sociaux, il est nécessaire de mener une réflexion par rapport à la vétusté de certains logements. Il convient notamment de pouvoir arbitrer clairement à long terme entre les différents coûts et impacts d’opérations lourdes, soit de démolition de certains immeubles, soit de leur rénovation.
En effet, construire c’est évidemment densifier et poursuivre une démarche de stratification. Mais cela passe aussi peut-être par des démolitions afin de permettre des changements de statut, des percées visuelles et physiques : démolition non pas pour laisser un grand vide mais pour reconstruire d’une autre manière (plutôt de l’habitat individuel groupé avec accession à la propriété qui attirerait une autre population pour créer une mixité sociale indispensable à la pérennité de celui-ci.




Maître d’ouvrage


Ville de Mende (en collaboration avec les bailleurs sociaux)

Calendrier de réalisation


2007


Financement

Coût

Recettes






30.000 €

Ville de Mende : 6.000 €

Conseil Régional : 12.000 €

Etat (à préciser) : 12.000 €

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