L’émergence d’une pensée communicationnelle 4





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parties sociales et la transmission de l’héritage. Laswell pense que la communication est nécessaire mais interprétée trop basiquement, c'est pour cela que Lazarsfeld y ajoute une fonction de divertissement. Ainsi est crée la "mass communication research", un corps de recherche sur la communication de masse. Les premiers travaux de Lazarsfeld s’opposent à l’école de Chicago en revendiquant la recherche administrative utile aux entreprises de communication. Il initie un courant de réflexion sur l’audience. Il pense que la communication n’est pas bien analysée, elle dépend de plusieurs facteurs. Il s’interroge sur la façon dont les individus se forge une opinion, individus qui sont la cible des messages publicitaires mais qui ont leurs opinions propres. Ainsi, l’abord de la communication est complexe, plus les gens sont informés plus ils vont résister aux messages des médias. Il va développer la théorie du "Two Step Flow" selon laquelle il n’y a pas que les médias qui influencent les individus, mais aussi les leaders d’opinion. Ainsi, Laswell et Lazarsfeld énoncent la théorie des effets directs selon laquelle le processus d communication est logique, donc étudié de façon linéaire.

  • Au sein de l’école fonctionnaliste, Cohen innove avec la théorie des effets limités, avec notamment l’"Agenda Settings". C'est une doctrine qui affirme que les médias ne transmettent plus le message auquel il faut penser, mais ce qui est susceptibles de faire penser les individus au message.

  • Ensuite, vient la théorie des usages et gratifications. Elle initie un nouveau programme de recherche sur les effets des médias. On assiste donc, avec ce courant de pensée, à un retournement de paradigme. Le récepteur n’est plus faible face à un média fort mais il est acteur de la communication. La théorie des usages et gratifications affirme l’existence d’une attente de la part du spectateur. L’usager a la possibilité de résister aux médias. Son comportement se constitue d’une proposition médiatique théorique et son expérience pratique dans la société.




      1. La critique européenne




        1. L’école de Frankfort et les industries culturelles


    C'est une école de contestation du fonctionnalisme fondé par deux philosophes et sociologues, Théodore Adorno et Max Horkheimer, durant la république de Weimar. C'est un institut de recherche sociale à orientation marxiste. Lors de l’arriver d’Hitler au pouvoir les membres de cette école sont révoqués et se réfugie à l’Université de Columbia. Adorno est alors invité aux Etats-Unis par Lazarsfeld. Ce dernier lui propose de travailler sur les effets culturels des programmes de radio. Cependant cette collaboration prend fin, quelques années plus tard, lorsque Adorno refuse de se plier à la méthodologies imposée par le commanditaire. Les critiquent cherchent des réponses aux questions qu’ils se posent alors que les fonctionnaliste tentent d’apporter des réponses au commanditaires sur ses questions, les fonctionnalistes se font rémunérer pour se service. Adorno et Horkheimer critique la société de consommation qui marchandise la culture. La culture est pervertie par la société consumériste mais surtout par la technique. C'est pour cela que l’école de Frankfort énonce le concept d’industrie culturelle selon laquelle les techniques de reproduction de l’œuvre d’art détruit la création artistique. L’école de Frankfort reproche aux producteurs d’art, d’utiliser la même méthode que les industriels dans la production d’une boite de conserve. Les individus finissent ainsi à ne pas avoir comme culturel ce qui devrait mais les produits dune industrie culturelle. Par exemple, Adorno critique le Jazz. Il affirme qu’il n’est pas un produit culturel mais un produit industriel. Cette idée de la technique qui perverti l’art est aussi posée par Walter Benjamin, dans "L’œuvre d’Art à l’ère de la reproductibilité technique". Lorsque l’on reproduit une œuvre d’art, on transmet son aura [sa signification artistique] mais les techniques de reproductibilités reproduisent une image froide de cette œuvre, qui est alors dénaturée. On produit de plus en plus d’œuvre dont l’unique objectif est la reproduction, ce n’est plus de l’art mais de l’artisanat. Ainsi, pour les philosophe de l’école de Frankfort la technique perverti l’art. Herbert Markus critique la technique dans la société, à travers son œuvre "l’homme unidimensionnelle". L’apparente rationalité technique génère un monde uniformisé. Jürgen Habermas, développe quant à lui, la notion d’espace publique. Pour lui, l’histoire moderne se fait plutôt par la confrontation d’idées. Cela est permit par une discussion publique, mais cette espace meurt avec la formation de partis politique. Ces derniers institutionnalisent cette espace publique et rendent donc plus difficiles ces discussions. La chute de ces espaces publiques correspond à la transformation des structures sociales, le passage à l’Etat-providence qui permet alors l’interaction entre les individus.


        1. Le structuralisme


    C'est un courant de pensée et de recherche qui atteint sont apogée dans les années 1975. Le structuralisme est né de l’hybridation entre la théorie de Shannon et la linguistique. Roman Jakobson fonde la linguistique structurale. Un processus de communication est, selon lui, un moyen de transmission de l’information. Il s’interroge sur la question du langage. Il en décline un certain nombre de fonction, il y a un destinateur [émetteur] net un destinataire [récepteur]. Tout message peut se catégoriser selon deux fonctions, la fonction phatique [gère une relation entre tout individu] et la fonction métalinguistique [façon d’utiliser les mots]. La linguistique structurale est compris dans le structuralisme qui est une façon de concevoir les choses, quelque soit la société, l’ethnie ou la culture étudiée on observe une même structure. Il ne s’interroge pas sur les effets des médias ni la manière de dire mais ce que veut dire le message. La linguistique structurelle analyse le texte selon son fond et non sa forme. On va, aussi, étudier les signes verbaux et non verbaux [sémiologie]. Ferdinand De Saussure affirme qu’il y a deux enveloppes à tout signe linguistique, l’enveloppe externe [signifiant] et l’enveloppe interne [signifié]. Roland Barthes essaie d’élargir cette analyse sur le terrain de l’image et sur celle des mythes que nos sociétés développent. Il remplace les termes de "signifiant et signifié" par "connotation et dénotation". Une publicité contient plusieurs informations et a ainsi plusieurs sens. Un sémiologue peut trouver un sens dans une image mais qui ne sera pas nécessairement le sens que l’on veut transmettre par cette publicité. Plus le structuralisme évolue, moins on va s’intéresser à ce que comprennent les individus du message. Pour Umberto Eco, il n’y a pas de texte sans lecteur, c'est dernier lui donne un sens. Une œuvre littéraire est ouverte dans le sens où c'est le lecteur qui lui donne son sens. Le structuralisme ne se préoccupe pas iniquement de la fonction du langage. Claude Lévi-Strauss élargie le modèle de la linguistique à l’analyse authentique des mythes. Si l’on étudie les mythes, on peut en dégager une trame universelle. Le théâtre, par exemple, est creux sans spectateurs, c'est-à-dire il ne porte pas de sens. Louis Althusser affirme que les hommes sont pris dans les rapports sociaux avant d’y être parti prenant. Face aux pouvoirs de cœrcition, l’individu ne peut échapper à leurs pressions sociologiques. Ces pouvoirs sont légitimés par les individus, il exerce cependant une violence symbolique à laquelle ils ne peuvent échapper. Il écrit dans "Idéologie et appareil idéologique d’Etat" que les médias exercent un pouvoir sur les individus dont ils ne peuvent échapper. Ainsi, les structuralistes pensent l’individu comme ne pouvant pas échapper au poids des structures d’Etat. Les médias sont des appareils idéologique influant auxquelles les individus ne peuvent échapper. Les dominés [individus] ne peuvent échapper au contrôle des dominants [médias de masses]. C'est une vision déterministe du système d’influence.


        1. L’école de Birmingham ou les études culturelles


    Ils ont une manière de penser les médias de masse qui s’approche des autres écoles de pensée. Les initiateurs des travaux de cette école s’ancrent dans une tradition littéraire anglaise qui se rapproche de l’école de Frankfort. Néanmoins il s’en distingue de part les limites que prend la culture, ce n’est pas la culture des lettrés, mais celle de la classe populaire. Richard Hoggart affirme, à travers "le culte du pauvre", que la vie des gens du peuple n’est pas aussi pauvre que leur littérature le donnerait à penser. Il insiste sur l’identité d’une culture qui ne consiste pas en une pâle imitation des pratiques des classes supérieures. Les individus de classes ne cherchent pas à imiter les classes supérieur ils ont leurs propres cultures. Pour les gens du peuple, la consommation culturelle est une source de plaisir, elle est en rapport avec la vie de tous les jours. On arrive donc à un relativisme de la culture, les individus consomment sans conséquences. Même si la culture de l’individu n’est pas de qualité, elle ne sera pas forcément pauvre. Raymond Williams améliore cette vision de la culture en affirmant qu’elle n’est pas une production externe à la société. Elle ne s’impose pas à tous, elle naît de la société. La culture est construite à partir du social. Stuart Hall construit un modèle texte – lecteur, dans son œuvre "encodage et décodage dans le discours télévisuel" [1973], il s’agit d’analyser ce que les individus comprennent de ce qu’ils regardent. Les médias n’ont plus forcément un impact les individus, du moins pas comme il le veulent. Il y a un filtrage sémiotique de la part des individus, ils construisent une signification à partir de ce qu’ils abordent.

    1. La communication interpersonnelle



      1. Critique de la linéarité




        1. Théorie mathématique de l'information selon Shannon



    Emetteur

    Récepteur

    C
    Code

    Code
    anal







    Feedback [Effet retour]




    Shannon développe un modèle de l'information dans le but de le quantifier. Il travail dans une entreprise de téléphonie, son but est la quantification de l'informatique afin d'estimer son coût (transport essentiellement). Deux concepts sont essentiels dans ce schéma :

    • l'isomorphie qui concerne la forme du message

    • l'entropie, qui correspond à ce qui s'oppose à la bonne transmission du message

    Ce modèle a été réutilisé par de nombreuses disciplines tels que la psychologie. Le défaut de ce schéma c’est qu’il réduise le processus de communication à un seul code qui ne prend pas en compte la culture, elle fait seulement office de bruit qui vient perturber la transmission de l’information. Tout ce qui n’est pas langage, la culture par exemple, détériore la transmission de l’information, alors que ces éléments sont déterminants dans le processus de communications.


        1. Les implications du modèle linéaire sur la communication


    Le modèle émetteur-récepteur de Shannon comporte trois défauts :

    • Le schéma est réalisé lorsqu’une communication intentionnelle s’engage entre plusieurs personnes. Cependant, il est possible de communiquer sans intention. Le fait de ne pas parler est une communication.

    • La culture, l’accent et la proxémique [gestuel] ne sont pas pris en compte. Il font alors office de bruit qui vient perturber le processus de communication.

    • La place de tous les éléments non-verbaux est fondamentale dans le processus de communication.




      1. Les modèles systémiques : naissance de l’usager




        1. Le modèle de l’orchestre


    La communication se développe de façon parallèle et successive. Il y a construction simultanée du dialogue par le locuteur et le destinataire. L'un et l'autre influent sur la qualité et les caractéristiques de l'échange. On sort de la dimension codage-décodage de messages échangés pour entrer dans celle de production-interprétation d'indices entre interlocuteurs comme on va le voir après. Dans une assemblée, chaque interaction s’effectue en fonction de l’autre, c’est la métaphore de l’orchestre. La parole d’un individu n’est comprise que si elle est cohérente avec l’ensemble, elle fonctionne avec les interactions des autres personnes de l’ensemble. L’école de Palo-Alto travail sur la schizophrénie, c’est l’environnement de celui-ci qui permet d’exister. Cette maladie empêche le bon fonctionnement du processus de communication.


        1. Le modèle sociométrique


    Dans ce modèle, il y a deux types de communication : actives et passives. Il y a cependant, des communications dans et hors de l’ensemble. Il y a celle qui sont en dehors de l’ensemble et donc qui n’ont pas d’interaction avec l’ensemble. Aussi, nous trouvons les communications dans le groupe qui ont des interactions avec l’ensemble.


        1. Le modèle dialogique


    A minima, la communication entre deux interlocuteurs exige que ces individus se perçoivent dans leur environnement. Les interlocuteurs dialogue sans hiérarchie. Le modèle dialogique prend en compte l’évolution des communications, c’est-à-dire qu’il prend en compte l’émergence commune de signification d’un message dans le temps.


    1. Les écoles de pensée : résumé




      1. L'école de Chicago

    Avec l'industrialisation grandissante, les villes américaines se transforment, la société évolue, des communautés se créent. Or les institutions se trouvent désarmées face aux problèmes (délinquance, déviance...) qui accompagnent le capitalisme. Dès les années vingt des études sociologiques et statistiques sont entreprises. Ainsi voit-on apparaître les premières études comportementales et la multiplication d'études sociologiques.

    La nécessité politique et institutionnelle de résoudre de manière pragmatique les problèmes sociaux ouvre la voie à de nombreuses recherches universitaires regroupées plus tard sous l'étiquette " école de Chicago". Ces dernières se sont attachées à décrire et à comprendre les changements sociaux et culturels considérables qui accompagnent la spectaculaire croissance des villes américaines, et, en tout premier lieu, de Chicago ; d'où le nom d'école de Chicago. C'est à dire que l'on va appréhender la ville comme " un mode de vie ".

    L'influence de Tarde se fera sentir sur l'école de Chicago, ce département de sociologie et d'anthropologie, de l'université de la même ville. Fondé en 1892, il deviendra dès les années 1910, le centre principal d'enseignement et de recherche en sociologie des Etats-Unis, et le demeurera jusque dans les années 30. Les études de Tarde serviront à définir la notion d'attitude dans les premières recherches sur les phénomènes liés à l'immigration et à l'ethnicité dans les banlieues urbaines des Etats-Unis. (le paysan polonais transplanté aux EU de William I Thomas). Ces études contribueront au représentant de ce courant de recherches, Robert Ezra Park (1864-1944) de formuler ses premières hypothèses entre les médias et l'organisation de la vie démocratique. Ces hypothèses, Park, les croisera avec celles du sociologue allemand Georg Simmel (1858-1918) dont il a suivi l'enseignement en Allemagne à Berlin.



      1. Le structuralisme


    La structure est l’ensemble des éléments dans lequel la modification d’un élément ou d’un lien entraîne la modification de l’ensemble :

     
    Structuralisme


     




    Réalisme / Constructivisme

    Nominalisme



    Pour les réalistes (Althusser, Karl Marx), la structure décrit un aspect fondamental de l’organisation social.

    Pour les nominalistes (individualisme), la notion de structure ne se rapporte pas à la réalité empirique (pratique) mais au modèle construit par celle-ci (Lévi-Strauss et Ferdinand De Saussure : structuralisme linguistique).

    D’après Roland Barthes la structure des mythes est un modèle abstrait qui permet de définir des règles de transformation, à travers des oppositions (cru ou cuit ; eau ou feu) et des systèmes de codage (culinaire ou vestimentaire).

    Cette conception nominaliste est critiquée par les réalistes qui lui reprochent de masquer partiellement les aspects conflictuels et dynamiques du changement social dans la mesure où elle conduit à privilégier les caractéristiques les plus stables des systèmes étudiés.

    A l'origine il se développe dans les années 40-50 à partir des travaux de la linguistique. Avec Claude Lévi-Strauss il constituera les fondements d’une nouvelle conception anthropologique (étude de l’homme). Le point commun de toutes les démarches structuraliste résident dans le concept de structure, conçu comme un système de transformation possédant un caractère de totalité et des modalités d’autoréglages. Le structuralisme apparaît comme une méthode générale qui privilège les aspects synchronique des systèmes et qui cherche a en produire une formalisation.

    La conception nominaliste cherche a produire un modèle qui rende compte d’un système global (langue, structure des mythes, religions) et ses modalités de transformation.

    Selon Jean Piget, le structuralisme est une méthode et non une doctrine, et le premier danger qu’il le menace est : « le réalisme de la structure sur lequel on débouche sitôt que l’on oublie ses attitudes avec les opérations dont elle issue. »


      1. L’école de Frankfort


    C'est un courant de pensée qui se forme au sein cd de l’institut de recherche sociale fondée en 1923 par Max Horkheimer et Théodore Adorno. L’école s’inspire à la fois du marxisme, de la psychanalyse, da théorie de Max Weber [sociologie] et de la tradition philosophique allemande [Kant en particulier]. Elle se propose de développer une sociologie critique qui met en question la domination de la raison instrumentale et se propose de fonder une démarche qui vise à l’émancipation sociale sur la base de la connaissance des mécanismes de domination.

    Pour comprendre la société, on peut ne donc se contenter de faire la critique de l’économie politique ; il faut aussi étudier les différents rapports sociaux et leurs effets sur le psychisme, c'est-à-dire faire de la sociologie et de la psychologie sociale en procédant à des recherches empirique [pratique]. Dans l’ouvrage, la "Dialectique de la raison" écrit par M. Horkheimer et T. Adorno en 1947, ils s’attachent à cerner les obstacles à combattre, notamment l’industrie culturelle, et plus précisément les médias, et qui fini par peser d’un poids énorme sur les processus cognitif, la culture savante et les activités artistiques. Les médias, via l’industrie culturelle, vont diffuser des programmes sans en expliquer les clés de lecture (technique sans art).


      1. Le fonctionnalisme


    Le fonctionnalisme est un courant qui trouve son origine dans les conceptions anthropologique de Malinowski et Radcliffe Brown dans les années 1930. Pour ce dernier, une société est un tout indivisible dont tous les éléments ont interdépendants. Etudier une société revient à étudier ses différentes institutions et les fonctions quelles remplissent dans la stabilité des la structure social.

    Le renouvellement des l’analyse fonctionnaliste par Talcot Parsons et Robert King Merton porte entre autres sur l’analyse du dysfonctionnement du système social et sur les moyens d’en modifier la structure.

    Le structuro fonctionnaliste désigne un courant de pensée qui se constitue en ethnologie. Il se donne pour objectif d’étudier les structures sociales qu’il conçoit comme des ensembles de position sociale : « La fonction d’un usage social particulier c’est la contribution qu’il apporte à la vie sociale considéré comme l’ensemble du fonctionnement du système social » (Radcliffe)

    Selon Claude Lévi-Strauss, ce courant reste marqué par une logique organiciste, c'est-à-dire qui considère la société comme des organismes.

    A l’origine la relation entre les médias de masse et les récepteurs a été pensée en terme d’extrêmement fort les premiers sur les seconds. C’est ainsi que Laswell a introduit en 1927 la métaphore de la seringue hypodermique pour rendre compte de la propagande lors de la 1ère guerre mondiale. L’image était alors entendu dans un sens positif, celui d’un instrument thérapeutique : on considérait alors la propagande était une technique légitime au service des gouvernements.

    Cette image ne portait pas cette connotation négative qu’allait imprimer le nazisme et le stalinisme comme en témoigne l’ouvrage de Tchakhotine "Le viol des foules par la propagande politique".

    A la fin des années 40, Lasswell accordera d’avantage d’autonomie aux récepteurs qu’il n’en a fait dans ses premiers travaux sur la propagande. Son approche de la recherche sur la communication a été résumée par l’analyse pragmatique des 5W.

    Plus explicitement, Lasswell attribuait à la communication des fonctions d’ordre sociale : celle d’assumer la surveillance et l’environnement du groupe, la cohésion entre ses parties et la transmission dans le temps de la tradition.

    Cependant, portées par l’idée d’une plus grande activité du récepteur, la recherche fonctionnaliste sur les médias prendront en compte par la suite d’avantage les besoins de l’individu que ceux de la société.


      1. Les études culturelles


    Courant théorique né dans les années 1960 en Angleterre avec Richard Hoggart, Stuart Hall, et Edward P. Thompson dont l’intension est de faire des cultures populaires un objet digne de recherche. Initialement la méthode est celle d’une ethnographe compréhensive des classes populaires. Dans l’ouvrage "La culture du pauvre", Richard Hoggart nous montrent que les produits culturels destiné à un large publique n’ont qu’une influence limitée sur les classes populaires. Dans les années 1980, des chercheurs du nom de Ienang et Janice Radway étendent l’analyse à deux nouveaux objets, la réception des médias et la sociabilité du quotidien. Ils remettent aussi en cause le rôle central des classes sociales dans l’explication des pratiques culturelles au profit des caractéristiques de genre, d’âge et d’ethnie.

    • Avec des auteurs comme Arnold ou Levis, on aboutit à une analyse du développement de la culture industrielle et capitaliste de masse qui selon eux dénature la culture traditionnelle de l’ensemble. Levis a pour projet de réintroduire une certaine idée de la culture capable de redonner du sens aux individus. En 1957, Richard Hoggart décrit les bouleversements des modes de vie et des pratiques des classes ouvrières.

    • L’école de Birmingham est crée en 1964, elle intègre deux ruptures

      • La culture est un processus global à travers lequel les sens sont socialement et historiquement construits.

      • Rupture avec un marxisme réducteur au profit d’un marxisme complexe permettant d’étudier le rapport entre la culture et les pratiques sociales.

    • Stuart Hall analyse le rôle idéologique des médias. Il y a chez lui une analyse critique du rôle des médias. L’individu peut se caractériser de trois manières différentes, par rapport à l’influence des médias :

    • Dominant : pont de vue hégémonique qui apparaît comme naturel, légitime et inévitable pour le sens commun.

    • Oppositionnel : interprète le message à partir d’1 autre cadre de référence de celui voulu et d’une vision du monde divergente.

    • Négocié : mélange entre opposition et adaptation, mixte de logique contradictoires acceptant en partie les sens et valeurs dominantes, mais puise dans une situation vécue, dans des intérêts catégoriels.


      1. L’école de Palo-Alto


    L'Ecole de Palo-Alto, dont la naissance se situe aux environs de 1950, est une école dont le centre d'intérêt est de comprendre comment fonctionnent les relations entre individus et groupes, et particulièrement les interactions "malades" dans le cadre d'opérations thérapeutiques. Elle formule pour cela plusieurs axiomes, hypothèses non vérifiables que l’on doit acceptés comme tel. Cette école, et plus particulièrement Paul Waztlawick, nous affirme que dans toute communication, il y a le contenu et la relation, tel que la relation est une méta-communication puisqu’elle est propre à chacun. Chacun vit cette relation comme étant symétrique (on dit aussi "égalitaire") ou complémentaire (relation dominant-dominé). Elle suppose cependant un code commun, qu’il soit langagier ou para-langagier. La communication n’est pas du domaine du relationnelle dans le seul cas où un schizophrène se parle à lui-même.

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