Courrier de l’union departementale cgt 27 – N°73 – mars 2016





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COURRIER DE L’UNION DEPARTEMENTALE CGT 27 – N°73 – mars 2016



Sommaire
P.1 : Edito

P.2 : 7 mars : hommage à Pierre Sémard

8 mars : journée des droits des femmes

P.3 : 9 mars : mobilisation contre le projet de loi El Khomri

P.4 : 10 mars : mobilisation des retraités

P.5/6 : tract retrait du Projet loi travail

P.7 : Bourse du travail pétition

P.8 : Livre Bernard THIBAULT
AGENDA
21 mars : Journée Etude loi Travail

22 mars : Congrès de l’USR 27

29 mars : Réunion Collectif TPE

31 mars : Journée de grève et de manifestations

01 avril : Comité Régional

07 avril : CE UD 27



Eline 5connecteur droit 28
Dispensé de timbrage
Déposé le

18/03/ 2016
dito

L’idée que la législation de l’emploi était une cause, voire la cause du chômage a été martelée avec obstination. On a rabâché aux salariés que le code du travail était un frein, qu’il fallait le simplifier, que les entreprises avaient peur d’embaucher par crainte de ne pouvoir licencier. Mais ce discours montre ses limites car le résultat est là… à chaque loi, plus de précarité et des conditions de travail qui se dégradent.

Le 9 mars constitue pour nos forces organisées un point d’appui sérieux pour faire du 31 mars une journée de grève et de manifestation de forte ampleur.

Dire aux salariés que leur situation au travail qui se dégrade, loi après loi, n’est pas inéluctable et que les choses peuvent en être autrement, est une des responsabilités que porte notre organisation. Il s’agit de créer les conditions pour transformer la révolte, parfois l’épuisement ou la peur, en mouvement social.

Le rôle de la CGT, de ses militants, est plus que jamais de permettre le débat entre les salariés, de faire partager les propositions de la CGT pour transformer le travail, qui reste pour nous la clé d’entrée sur l’ensemble des questions revendicatives.

Permettre aux salariés d’agir ensemble, leur donner la parole à travers la consultation nationale, pour le progrès social est le cœur de notre démarche.

La question des salaires se posent pour tous, comme celle des conditions de travail. Les convergences d’actions sont nécessaires pour ouvrir des perspectives de victoires et d’un autre possible.

Le 31 mars retrouvons nous tous dans la rue !


€ - ISSN : 1167-0916 – N°CPPAP : 1217S08250 : Bi-trimestriel – Union Départementale des syndicats CGT de l’Eure

12 rue de l’Ardèche – BP 533 – 27005 EVREUX Cedex

Tél : 02 32 33 13 54 – Fax : 02 32 31 14 21 – e-mail : udcgt.eure@wanadoo.fr

Directeur de la publication : Benoît DALGALARRONDO – Imprimé par nos soins UD CGT EURE 27000 EVREUX





Extraits du discours de Laurence CHAPELLE, secrétaire de l’UL d’Evreux :

« Combattant inlassable d'un syndicalisme d'action et de masse, il devient un des représentants du mouvement syndical au sein de Conseil d'administration de la SNCF, où il fit entendre des propositions syndicales en faveur d'un système de transport développé, et d'une amélioration des conditions de travail de l'ensemble des cheminots. Sa fidélité aux engagements antifascistes, son implication dans l'orientation de la CGT contre le nazisme, lui valurent bien des inimitiés. Son arrestation, à l'automne 1939, son internement, comme sa condamnation par le tribunal militaire en avril 1940, puis son exécution en 1942 comme otage, jalonnent la fin d'une vie au cours de laquelle Pierre Sémard a affronté la répression avec la conviction que celle-ci confortait ses engagements syndicaux et politiques.

Il est coutume de dire de cet homme qu'il était un visionnaire, qu'il fut un de ceux qui ont tracé les premières lignes d'une conception moderne du syndicalisme. Celui-ci devant être une force de contestation, mais aussi de propositions alternatives construites avec les salariés. Cette conception du syndicalisme CGT est plus que d’actualité aujourd’hui ! …

… Honorer la mémoire de Pierre Semard en ce 7 mars 2016, 74 ans après son assassinat, n'a rien d'archaïque ou de passéiste comme certains pourraient le laisser penser.

Bien au contraire, se souvenir de cet homme fort et courageux, de ce syndicaliste droit et honnête, c'est nous engager à poursuivre son combat, et nous attacher à être modestement ses dignes et fiers héritiers. »

Dans le cadre de la campagne confédérale « Faisons de l’égalité une réalité ! », l’Union Locale d’Evreux a mené une action d’information dans le centre ville.

L’égalité proclamée dans la loi n’est pas effective. Au quotidien, il y a toujours :

  • 27% d’écart salarial et 40% d’écart de pension de retraite entre les femmes et les hommes ;

  • 80% des tâches ménagères assumées par les femmes ;

  • 80% des femmes qui considèrent qu’elles sont régulièrement confrontées à des comportements sexistes au travail ;

  • La maternité entraine encore trop souvent, au mépris de la loi, le licenciement ou la pénalisation dans la carrière !




Pour la CGT, l’égalité au travail est fondamentale car elle permet l’émancipation et l’autonomie économique des femmes. L’histoire le montre, les grandes avancées pour les femmes ont été obtenues par la mobilisation. Ces avancées ne se sont pas faites au détriment des hommes, mais permettent au contraire l’émancipation de tous et toutes.


1000 personnes se sont rassemblées devant la préfecture pour défiler et afficher leur position contre le projet de loi El Khomri.
Le projet de loi sur la négociation collective, le travail et l’emploi, dite loi El Khomri est un copié-collé des propositions du MEDEF. La collusion entre le Gouvernement actuel et le patronat est réelle et leur projet de société identique.

D’ailleurs, le journal « Les Echos » ne s’y trompe pas. Pour le quotidien des milieux d’affaires, c’est un texte qui relève du « va-tout libéral, un texte qu’aurait pu et dû rédiger la droite ». Tout y passe dans cet avant-projet gouvernemental. Si ce texte était adopté, il conduirait à une régression sociale inimaginable. Le temps de travail, les salaires, la médecine du travail, les indemnités de licenciement, le travail des apprentis, l’expertise des CHSCT, la représentation syndicale y sont dérégulés, laminés.

Plus le droit du travail est déréglé, le code du travail réduit, plus le chômage et la misère progressent dans le pays. C’est pour cela que la CGT propose une véritable sécurité sociale professionnelle avec des droits collectifs et individuels de haut niveau, pour justement lutter contre les reculs sociaux et sociétaux.
La gravité de la situation, le contenu du projet de Loi El Khomri, et les conséquences désastreuses qu’il entraînerait, exigent son retrait, nécessitent des alternatives ainsi qu’un rapport de forces durable et des perspectives d’action.

L’heure est donc bien à la mobilisation pour empêcher le gouvernement de réaliser son projet d’éradication du droit du travail qui rendrait les salariés de ce pays corvéables à merci comme au début du siècle dernier.
Après la première journée de mobilisation du 9 mars, rien n’est joué, rien n’est écrit à l’avance, même si la ministre a d’ores et déjà proposé de faire passer son projet grâce au 49-3. Malgré la dérive autoritaire et sécuritaire du pouvoir en place, cet avant-projet de loi a déjà fait un tollé notamment sur la toile. En moins de deux semaines, la pétition « Loi travail non merci » exigeant le retrait de cette loi connait un véritable succès. La riposte syndicale s’organise.
La journée d’actions du 31 mars doit se construire dès maintenant dans les entreprises et les territoires avec les salariés.





Selon l’INSEE la pension moyenne est de 1306 € bruts par mois et seulement 993 € pour les femmes. Fin 2012 près d’un quart des retraités perçoivent moins de 800 €.
C’est par ce type de constat que 9 organisations ont appelé les retraités à se mobiliser le 10 mars.

Ainsi 120 retraités se sont réunis devant la préfecture d’Evreux.
16 millions de retraités : Gouvernement et patronat s’en inquiètent. Ils prennent prétexte de ce progrès pour reculer l’âge donnant droit à la retraite, faisant mine d’ignorer que si nous vivons plus vieux c’est surtout parce que nous travaillons moins longtemps et moins durement. Il fut un temps où l’âge de la retraite était proche de la fin de vie. C’était avant le Front populaire, le Conseil national de la Résistance et les luttes sociales qui ont parcouru le XXème siècle. Il faudrait aujourd’hui renoncer à ces conquêtes et adhérer aux logiques d’austérité.
Défendre les revendications des retraités est non seulement indispensable pour eux-mêmes mais également pour redresser l’économie et restaurer la confiance. Car les retraités contribuent au développement de la société comme consommateurs et au travers de multiples activités d’intérêt général et social indispensable. Cela va de la garde des petits enfants, à l’aide aux devoirs mais aussi de l’engagement dans des associations, les syndicats, les conseils municipaux… 4 millions de retraités sont des aidants.
Par leur travail, ils ont produit les richesses qui ont permis le développement de la nation et la solidarité entre générations. A la retraite, ils accompagnent les nouvelles générations et favorisent le lien social. Au lieu de les stigmatiser, le gouvernement serait bien inspiré de les écouter.
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Les retraités revendiquent :


  • L’amélioration du pouvoir d’achat des retraités par un rattrapage immédiat de 300 € par mois.

  • L’indexation des pensions sur l’évolution du salaire moyen et non sur les prix.

  • Aucune pension inférieure au Smic pour une carrière complète.

  • Le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de l’année prenant en compte l’évolution des salaires.

  • De ne pas toucher aux pensions de réversion.

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Mobilisons-nous pour empêcher ces régressions inacceptables ! 
La CGT appelle l'ensemble des salariés à prendre leur place  


dans cette mobilisation. 


Un nettoyage qui ne suffit pas à nous faire accepter l’inacceptable

R
31 mars
etrait du projet
 
Loi Travail
Le 14 mars, le gouvernement a rendu ses arbitrages sur le projet de Loi Travail, mais la philosophie du texte reste inchangée.

Réforme après réforme, les droits collectifs et individuels des salariés sont remis en cause, Macron, Rebsamen et aujourd’hui Loi Travail, répondant ainsi aux revendications patronales.

Le  « coût du travail » est qualifié de responsable de tous les maux et l’incidence du poids du capital : dividendes, rémunération du capital, n’est jamais remise en cause.

La colère qui monte est le résultat de situations de travail qui se dégradent, et les salariés du public comme du privé le savent, ils y sont confrontés tous les jours : 70% d’entre eux pensent que ce nouveau projet de loi est mauvais pour eux, il est une atteinte sans précédent à leurs droits.
Fini le diktat de ceux qui pensent à votre place, qui vous assènent jour après jour qu’on ne peut pas faire autrement.

Non cette situation n’est pas inéluctable et devant l’inacceptable, la CGT appelle les salariés à transformer leur colère, en résistance et en lutte, à prendre leur place dans les cortèges.
La CGT porte depuis longtemps la transformation de la société, un partage des richesses qui réponde aux besoins des salariés, et elle est plus que jamais résolue à permettre aux salariés d’agir ensemble pour le progrès social.

Le gouvernement et le patronat cultive la division syndicale en opposant deux camps les « réformistes » et les « contestataires ». La CGT a choisi depuis sa création, le camp des salariés et nos propositions sont sur les tables des ministères et réactualisées à chaque négociation. Ce que la CGT recherche en permanence c’est l’unité des salariés : ensemble et nombreux nous sommes plus forts, isolés nous sommes soumis aux pressions de l’employeur.

Cette unité possible des salariés, des privés d’emploi, des retraités et de la jeunesse fait peur, c’est pour ces raisons que depuis des décennies les gouvernants ne cessent de nous opposer, pour répondre aux exigences des « puissants ».

La clé de voûte de ce projet de loi travail repose sur le fait de privilégier l’accord d’entreprise au mépris des accords collectifs. C’est pourtant ce cadre, code du travail et négociations collectives, qui sécurise les salariés : aujourd’hui 90% des salariés sont couverts par une convention collective.

Une négociation hors cadre est une négociation déloyale car il est difficile pour des salariés non organisés de se détacher du lien de subordination qu’ils ont avec leur employeur, avec un patronat agressif qui n’hésite pas à menacer de la fermeture d’un site pour exiger la signature d’un accord supprimant des acquis et étendant la flexibilité, ou à remettre en cause un contrat de travail avec la suppression d’emploi comme chantage permanent. Les travailleurs ne peuvent qu’être perdants avec des accords qui peuvent déroger défavorablement au code du travail.
Réécriture complète du code du travail, inversion de la hiérarchie des normes, assouplissement de la durée du travail, extension de la modulation, baisse de la majoration des heures supplémentaires, licenciements économiques facilités, transformation du rôle de la médecine du travail…. les raisons de nous mobiliser contre ce texte ne manquent pas.

La fonction publique n’est pas non plus épargnée, des collectivités qui remettent en cause parfois hors de tout cadre juridique les droits des agents, qui ne veulent plus payer des heures pourtant obligatoires pour assurer la continuité du service public, les suppressions d’emplois et les réorganisations de service Etat ou Hôpital, qui éloignent les populations d’un accès au service public. L’histoire nous montre que le code du travail est une référence aussi pour imposer un cadre de travail qui sécurise les salariés des fonctions publiques et que toute attaque à ce code sert souvent d’exemple pour porter atteinte aux statuts des fonctionnaires.
Ne vous laissez pas faire !
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Tous ensemble en grève et à la manifestation le 31 mars

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Tous ensemble en grève et à la manifestation le 31 mars

Evreux 10h00 Bel Ebat

Bel Ebat

31 mars

OFFRE SPECIALE ORGANISMES CGT
Livre de Bernard Thibault

La troisième guerre mondiale est sociale
« La situation sociale des travailleurs dans le monde se dégrade. Pour contrer cette tendance qui n’a rien d’inéluctable, il nous faut progresser dans notre capacité à imposer les droits sociaux pour tous en agissant pour des normes internationales du travail qui s’imposent aux entreprises et aux Etats. L’Organisation internationale du travail peut-être un atout pour rendre cet impératif efficace. Débattons-en »

Bernard Thibault

Pourquoi ce livre ?

« L’information en continue nous apprend tout sur les cours de la bourse et presque rien sur la situation des travailleurs de la planète … Prendre le temps de lire la troisième guerre mondiale est sociale c’est se donner les moyens de s’emparer de l’enjeu du progrès social dans le monde. En débattre ensuite avec Bernard Thibault et mettre en commun les réflexions que chacun retire de sa lecture, c’est contribuer ensemble à renforcer les droits des travailleurs du monde entier, les faire respecter en faisant vivre la solidarité »

Bernard Stephan –Directeur des Editions de l’Atelier
L’union départementale vous propose un achat groupé de cet ouvrage au prix de 10 € l’exemplaire au lieu de 15 € (prix public) à l’aide du bon de commande joint.

Nous vous proposons, dans un deuxième temps, de convier Bernard afin d’échanger sur l’Organisation internationale du travail et la nécessaire adoption de normes dans les divers pays du monde, protectrices et élevées tant en terme de rémunération que de conditions de travail.

BON DE COMMANDE / OFFRE SPECIALE CGT

A compléter et à retourner à l’UD CGT Eure par courrier ou mail.
Organisation : ………………………………………………………………………………
Nom du contact : …………………………… Prénom : ………………………………
Adresse : ………………………………….....
CP : …………………………………………. Ville : ………………………………….
Tél : ………………………………………… Courriel : ………………………………

□ Je commande …………ex du livre la troisième guerre mondiale est sociale.

Soit : …………. X 10 € = ………….. €

□ Je suis intéressé par une rencontre débat avec Bernard autour du livre la troisième guerre mondiale est sociale et de l’OIT.



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