© L'Est Républicain, Mardi le 03 Avril 2012 / France-Monde





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La CFDT mot-clé vedette sur Twitter

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Dans une interview accordée à l'Est Républicain, au Républicain Lorrain et à Vosges Matin, Nicolas Sarkozy n'a pas été tendre avec les syndicats de Florange. Il appelle à ne « pas mélanger les ouvriers inquiets et pour qui j'ai obtenu 17 millions d'euros d'investissement et les permanents de la CGT ou de la CFDT ». Il accuse d'ailleurs ces derniers de « trahir la confiance des salariés » et d'être « venus (l)'insulter et essayer de casser (son) siège de campagne ». Twitter s'est aussitôt emparé de cette réaction. Le hashtag CFDT devenant au fil de la journée l'un des principaux mots-clés du réseau social. Et les accrocs de ce mode de communication de se déchaîner sur la toile. Parmi eux, Arnaud Constant qui n'hésite pas à déclarer : « saletés de syndicalistes qui sont responsables de la crise, du chômage et du meurtre de chaton ! #CFDT ». Pour Vazaha : « #sarkozy#cfdt Avec lui c'est toujours la faute des autres ! Les syndicats, les étrangers, les chômeurs, les profs, les vieux, les jeunes... ». Gass réagit à ces propos en rappelant ceux déjà tenus envers un autre syndicat : « Après #CGT autour de la #CFDT de se faire égratigner par le président du « peuple ». Vivement l'alternance ». Même SarkozyNicolas, faux compte Twitter du candidat, s'y met : « Trouvé un nouveau gimmick. Si les usines ferment, c'est la faute aux syndicats. Et un peu à Cécilia, faut bien le dire #Florange #CFDT ». Alan Yvon s'interroge : « A #arcelor, la CFDT a été élue à 70 % avec une participation de 90 %... NS2012 peut-il en dire autant ? #vivementmai #sarkopipo »

La CFDT a aussi réagi : « #ArcelorMittal #Florange : pour la CFDT, Nicolas Sarkozy « a une nouvelle fois perdu les nerfs ». Et tout dialogue avec les syndicats ?

Christelle OSSET

© L'Est Républicain, Mardi le 03 Avril 2012 / Une-PTM


Déni et non-dit

par Rémi Godeau

A défaut de relancer les hauts fourneaux, le président-candidat a rallumé le feu à Florange. Dans nos colonnes, hier, Nicolas Sarkozy a accusé CFDT et CGT d'avoir trahi la confiance des salariés d'ArcelorMittal en mêlant syndicalisme et politique. Réplique des organisations visées, remontées contre des « propos dangereux pour la démocratie sociale » : il est « nocif de faire des corps intermédiaires des boucs émissaires ». Dire qu'entre l'Élysée et les syndicats les relations sont au plus bas tient de l'euphémisme. À vrai dire, ces tensions dépassent les habituels excès de tribune. C'est le non-dit de cette campagne qui prétend pourtant faire de la réindustrialisation un thème majeur : la France ne pourra pas éviter une remise à plat de son droit social, des rigidités de son marché du travail. Attendue par nos partenaires européens, prompts à dénoncer notre déni face à la crise, cette réforme douloureuse a été à la base du renouveau industriel allemand. Le chef de l'État français n'a pas osé retenir le projet d'allocations chômage dégressives, mais avec ses contrats compétitivité-emploi, il ne cache pas ses intentions. Les syndicats crient au démantèlement larvé des acquis sociaux. Le ton monte faute de débat sur le fond.


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© Vosges Matin, Mardi le 03 Avril 2012 / France Monde


Interview Édouard Martin, élu CFDT chez ArcelorMittal Florange

« Il est aux abois ! »

Syndicaliste CFDT ArcelorMittal Florange

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« Si les syndicats ne se battent pas pour sauver l'emploi qui le fera ? », s'interroge Edouard Martin. Photo d'archives Alexandre MARCHI

Comment réagissez-vous aux propos de Nicolas Sarkozy dans nos colonnes hier ?

C'est honteux, écoeurant, nous sommes indignés ! Le président nous insulte, mais celui qui ment aux Français c'est lui, ses propos sont pathétiques.

Il a déjà pris une fessée de Mittal en 2008 et comme il n'a toujours aucune emprise sur lui, il devient agressif et s'attaque aux ouvriers.

Nicolas Sarkozy reproche à la CGT et la CFDT de ne pas être légitimes dans cette lutte pour sauver vos emplois.

Lui a été élu et nous ne contestons pas sa légitimité. Les syndicalistes aussi ont été élus, nous représentons 90 % des salariés d'ArcelorMittal. C'est lui qui choisit ses thèmes de campagne. Il veut qu'on parle de quoi ? De la viande hallal ? De l'immigration ? Qui à décidé de fermer l'usine, c'est la CFDT ou c'est Mittal ? Si les syndicats ne se battent pas pour sauver l'emploi qui le fera ?

Sarkozy pense-t-il vraiment que nous faisons 350 km à pied juste pour le plaisir ?

Au lieu de stigmatiser les chômeurs, celui qui se présente comme « le président du peuple » devrait être au bord de la route pour saluer les salariés qui se battent pour ne pas être au chômage. Mais le masque est tombé, Sarkozy est aux abois. Il ne sait que nousinsulter.

Le président vous décrit comme des casseurs...

Nous ne sommes pas des casseurs, on veut seulement du travail. Je mets le président, et tous ceux qui lui servent la soupe, au défi de nous démontrer un seul fait de violence depuis le début du conflit il y a sept semaines.

Dans ce conflit nous sommes toujours restés dignes. Et dans notre action syndicale, au fur et à mesure que nous avons des infos sur l'avancée des débats nous en informons les salariés de l'usine.

Le président réaffirme qu'il a tenu ses promesses à Gandrange, qu'en est-il ?

Alors qu'il nous explique où sont passés les 300 millions d'euros qu'il avait promis d'investir à Gandrange en 2008 ? Je n'ai même plus envie de commenter ces conneries !

Ces propos ont-ils blessé les salariés qui marchent vers Paris depuis une semaine ?

Après le coup de matraque de Mittal à Florange, voilà le coup « dans les parties » de Sarkozy qui méprise le peuple. Mais ces propos nous ont requinqués, nous sommes blessés dans nos corps, nos pieds sont meurtris, mais notre moral est d'acier. Nous irons jusqu'au bout. Et nous arriverons avec ce moral, comme prévu les 6 avril prochain à Paris. Que le président garde son venin, la meilleure réponse que l'on puisse lui faire c'est de montrer l'adhésion des Français qui nous encouragent sur le bord de la route depuis que nous sommes partis de Florange.

Propos recueillis par Stéphanie SCHMITT  

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« L'insulte » de Sarkozy

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Sarkozy « veut diviser », dénonce en bloc la CFDT Lorraine. Photo d'archives Alexandre MARCHI

L'interview du candidat-président hier dans nos colonnes, irrite les syndicats en Lorraine. Le feuilleton de la discorde se poursuit.

Le traumatisme de Gandrange. « À Gandrange tout a été respecté, il n'y a pas eu de licenciements. Toutes les personnes ont été reclassées [...]» affirmait hier Nicolas Sarkozy.

Le 26 mars 2009, l'aciérie de Gandrange crache sa dernière coulée, 575 emplois sont supprimés. En février 2008, Nicolas Sarkozy en visite surprise à Gandrange affirme devant l'usine : « Avec ou sans Mittal, l'État investira dans Gandrange ». Trois ans après la fermeture du haut-fourneau de Gandrange, la plupart des salariés ont été reclassés sur les sites de Florange (en Moselle), Schiflange et Rodange (au Luxembourg)... dont les hauts-fourneaux sont à l'arrêt temporaire depuis de nombreux mois. La blessure des « promesses non-tenues » du chef de l'État demeure dans les esprits. De nombreux salariés ont le sentiment de vivre à Florange ce qu'ils ont déjà vécu en 2008 à Gandrange.

L'épisode du QG de campagne. « Quant aux permanents de la CFDT, ils trahissent la confiance des salariés. Ils sont venus m'insulter et essayer de casser mon siège de campagne », ajoutait Nicolas Sarkozy.

Le 15 mars dernier, près de 150 sidérurgistes, dont une poignée de « permanents » des syndicats et trois élus de Moselle se rendaient à Paris avec la ferme intention d'organiser un pique-nique sauvage devant le QG de campagne du candidat de l'UMP. Les métallos qui avaient largement alerté les médias de leur projet sont arrivés dans trois bus, sous escorte des forces de l'ordre. Vingt minutes avant l'arrivée des métallos, Nicolas Sarkozy quitte son QG et affirme « ne pas être au courant de la venue des salariés d'ArcelorMittal ». Alors qu'il vient de quitter les lieux, plusieurs compagnies de gendarmes mobiles se positionnent aux entrées de la rue de la Convention à 200 mètres du QG pour en interdire l'accès.

Les métallos arrivent un quart d'heure plus tard et se garent à 20 mètres de l'entrée de la rue. Ceux-ci descendent bruyamment des bus. Des pétards claquent au sol, quelques fumigènes rouges sont allumés. Un groupe se masse contre les boucliers des CRS, hurlant des « merci Sarko ! », ironiques. Immédiatement, des gendarmes se saisissent de leurs bombes aérosol et arrosent le groupe de gaz lacrymogène.

Sans qu'il n'y ait jamais eu aucune échauffourée, ni aucune violence de la part des manifestants. Fin de l'épisode.

Les 17 millions ?

« C'est du foutage de gueule »

Fureur de la CFDT Lorraine qui renvoie le président-candidat à la réalité des faits. Les 17 millions « obtenus » pour Florange ? « C'est faux » affirme Jean-Marc Vecrin, délégué Arcelor Atlantique Lorraine. « Il n'y a eu que 2 millions d'EUR... qui avaient déjà été négociés dans un ancien accord pour du chômage partiel ».

Les 15 autres millions ? « La filière liquide n'en voit pas la couleur ».

Conviction du syndicaliste : « A 98 %, dès que l'élection présidentielle sera passée, le packaging fermera ». L'entreprise Efuba chargée de l'entretien du cœur du haut-fourneau n'est pas intervenue depuis octobre 2011. Alain Gatti, secrétaire régional CFDT parlant des propos du candidat soutenu par l'UMP : « C'est de l'enfumage, du foutage de gueule. Nous nous sentons insultés ».

Légitimité des syndicats :

« Sarkozy veut diviser »

Les « permanents » de la CFDT qui « trahiraient la confiance des salariés » ?

« Nous avons été élus après des élections qui ont mobilisé 95 % du personnel qui, dans sa totalité nous soutient aujourd'hui car il est inquiet, après avoir vu ce qu'il pouvait en être des promesses de Nicolas Sarkozy à Gandrange. Si avec ça on n'est pas légitime... Comme toujours, Sarkozy veut diviser » dénonce en bloc la CFDT Lorraine. Pour le syndicat, le chef de l'État veut « politiser » l'enjeu qui « en l'occurrence n'est d'abord qu'un combat syndical ».

Stéphanie SCHMITT et Antoine PETRY


© L'Est Républicain, Mardi le 03 Avril 2012 / 24 heures Meurthe-et-Moselle
© Vosges Matin, Mardi le 03 Avril 2012 / Région Vosges / Nancy


« J'ai besoin de vous »

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M. Sarkozy : « Je suis un être humain qui aime passionnément son pays . »

Devant près de 6 000 personnes, Nicolas Sarkozy s'est livré à un discours improvisé de 50 minutes.

Serait-ce le bol d'air pur et ensoleillé dans la campagne touloise ? Nicolas Sarkozy a mouillé la chemise, au propre comme au figuré, hier en fin d'après-midi au Zénith de Nancy. Arrivé peu après 18 h sous les ovations d'un public à l'enthousiasme débridé sous une nuée de drapeaux, le président-candidat n'a pas ménagé sa peine pour donner un nouveau souffle à sa campagne. Au fil des meetings, il s'appuyait de moins en moins sur le discours écrit concocté par son équipe, hier soir, il a carrément improvisé, sûr de son fait, et de son effet, surtout lorsqu'il a de nouveau étrillé les syndicats, en particulier ceux d'Arcelor-Mittal (lire en France-Monde). Ce qui ne l'avait pas empêché, dans l'après-midi, lors de sa visite à Toul Rosières, à faire le distinguo entre Bernard Thibault, patron de la CGT, « qu'il juge très politique », et François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, qu'il se dit « prêt à recevoir ».

La salle avait été bien chauffée tant par Gérard Longuet, que Nadine Morano, Jean-François Copé ou Valérie Rosso-Debord, ouvrant ainsi la voie à un discours appelant encore davantage que les précédents à la mobilisation, devant un parterre VIP composé d'une demi-douzaine de ministres, d'élus venus de toute la Lorraine et de Nancy, au premier rang desquels André Rossinot et Laurent Hénart qui encadraient Jean-François Copé, Nadine Morano et Gérard Longuet.

Nicolas Sarkozy devait décliner les thèmes qui lui sont chers, comme la formation professionnelle pour les chômeurs -- « il n'y a pas de droits sans devoirs » -, le courage -- « il y a toujours un rendez-vous pour la lâcheté, ce sont les plus vulnérables qui paient » -, maniant l'humour pour dénier à quiconque de le soupçonner de dérive droitière. « On me voit à l'extrême-gauche, puis à l'extrême-droite, heureusement que la terre est ronde, je me suis retrouvé au centre ».

« La libérationde la parole »

Mais « je suis là où je suis. Je conteste l'idée qu'on n'ait pas le droit de parler aux Français d'extrême-gauche ou d'extrême-droite qui sont des gens qui souffrent et qui s'expriment en disant non ».

Et d'enfoncer le clou avant de jouer sans retenue sur la corde sensible de son auditoire : « La campagne, c'est la libération de la parole, de la pensée, de l'idéal ». Dans une « Lorraine qui a connu des souffrances et des espérances, je crois aux sentiments, je ne suis ni un robot, ni un automate, je suis un être humain qui aime passionnément son pays. J'ai une conception charnelle de l'amour de la France », a proclamé Nicolas Sarkozy avant de lancer son appel final : « J'ai besoin de vous, de votre amour pour votre pays, trois semaines d'ici le premier tour, deux semaines pour le second, le rendez-vous est donné ici à Nancy ».

Philippe RIVET

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