Interview collective accordée par le président de la République, Luiz Inácio Lula da Silva





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Un journaliste : (Marcos Losekann, de la TV Globo du Brésil)

Ma question, je pense que vous trois pouvez y répondre, car elle concerne les deux côtés de l’Atlantique et la partie supérieure de notre Amérique.
Le président :

une véritable question en trois temps.
Le journaliste :

Oui, en trois temps. Aujourd’hui, on a beaucoup utilisé un terme que j’ai noté ici : « partenariat ». Quand on parle de partenariat, on imagine des personnes pensant et essayant de penser de la même façon, afin de s’engager sur le même chemin. Nous avons en Amérique latine un Président qui a été l’objet de nombreuses critiques, notamment de votre part, M. Barroso. Je pense, bien-sûr, au Président du Venezuela, Hugo Chávez, qui a été accusé de pratiques considérées comme non démocratiques. Il se bat pour pouvoir entrer dans le bloc latino-américain, dans le Mercosul, il a même été jusqu’à lancer un ultimatum au Brésil hier : si le Brésil n’accepte pas son intégration d’ici le mois de septembre – le Brésil, parce que le Congrès National brésilien doit encore ratifier son intégration –, il retirera la candidature du Venezuela. Un point final, selon ses propres mots. Et vous n’êtes pas très disposés, Messieurs, à avoir des partenaires non-démocratiques. Que se passerait-il si, par hasard, le Venezuela venait à faire partie du Mercosul ? Comment vous y prendriez-vous avec Hugo Chávez ? Et, Monsieur le Président, comment réagissez-vous à cet ultimatum ?
Le Président Lula :

Je peux commencer ?

En réalité, vous servez tous les deux de prétexte pour une question qui s’adresse prioritairement à moi. Maintenant, pour commencer, je mets un point d’honneur à dire partout dans le monde que le Brésil entretient des relations extraordinaires avec le Venezuela, des relations fondamentales qui passent notamment par la construction d’un gazoduc qui traverse pratiquement toute l’Amérique du Sud, qui traverse le Brésil pour arriver en Uruguay, au Paraguay, en Argentine et au Chili. Nous mettons en place ce projet en collaboration avec la Petrobras et la PDVSA, les raffineries brésilienne et vénézuélienne. Au Venezuela, 60 % du Venezuela et 40%  du Brésil, et au Brésil, 60% du Brésil et 40% du Venezuela. Nous avons donc de bonnes relations. J’étais au sommet de Mar del Plata, où a été proposée aux camarades l’entrée du camarade Chávez dans le Mercosul. Bien-sûr, cette intégration nécessite l’approbation des congrès nationaux de chaque pays du Mercosul. Elle a déjà été approuvée en Uruguay et en Argentine et doit encore être approuvée au Paraguay et au Brésil. Bon, pour entrer, il doit y avoir des règles. Mais pour en sortir, il n’y a pas de règles. Il suffit de ne pas vouloir rester et de ne pas rester.

Maintenant, voyez-vous, je trouve très difficile de faire de la politique internationale à partir de l’interprétation de faits commentés en fonction du moment où a été posée la question. Une relation entre deux états nécessite beaucoup de débats. Je pensais que j’irais discuter avec Chávez, maintenant, au Paraguay, mais il n’a pas pu se rendre au Paraguay parce qu’il avait une obligation à l’étranger. Mais nous aurons d’autres opportunités pour discuter et savoir ce qui s’est passé. Parce que nous ne voulons pas seulement du Venezuela, nous voulons aussi l’équateur, la Bolivie, la Colombie, le Pérou – nous voulons tout le monde dans le Mercosul ! Parce que nous trouvons que la participation de ces pays dans le Mercosul leur serait bénéfique, très bénéfique. Il est fini ce temps où nous gagnions plus à rester dos à dos. Face à face, nous avons une chance extraordinaire.

De plus, outre le fait que je sois chef de l’état brésilien et Chávez chef de l’état vénézuélien, nous sommes également amis et vous pouvez être sûrs que nous ne manquerons pas de moments et d’opportunités pour savoir ce qui s’est réellement passé.
Le Président de la Commission Européenne :

Si vous voulez une réponse, je vous dirais que la politique de l’Union européenne n’a pas changé. Nous souhaitons et encourageons tous les foyers d’intégration régionale. Et tout ce qui contribue à ce que le Mercosul soit plus fort est soutenu par l’Union européenne. Et, pour cette raison, si le Venezuela souhaite intégrer le Mercosul et qu’il répond à tous les critères, nous serons satisfaits.
Le Premier Ministre :

Exactement. Comme je le dis souvent, vous m’enlevez les mots de la bouche. Il appartient aux pays d’Amérique latine de définir les intégrations qu’ils souhaitent mettre en place, il n’incombe pas à l’Union européenne de dire quels doivent être les membres de tel ou tel groupement régional. Et notre position traditionnelle a toujours été de soutenir l’intégration régionale. En outre, les Présidents d’Amérique latine eux-mêmes ont souvent dit - le Président Lula l’a d’ailleurs répété aujourd’hui - que l’expérience de l’intégration européenne constituait un exemple pour de nombreux cas d’intégration en Amérique latine.

Mais, en ce qui concerne la question concrète qui m’a été posée, par rapport aux commentaires que j’ai pu faire, notre position est très claire : nous défendons la liberté d’expression dans toutes les parties du monde, que ce soit en Amérique latine, en Europe ou en Asie. Et, à chaque fois que nous constatons une réduction du pluralisme dans l’expression publique, nous avons le droit et, je dirais même plus, nous avons le devoir de manifester notre inquiétude. Monsieur, vous êtes journaliste d’une des grandes télévisions privées du Brésil et du monde : quelle serait votre réaction s’il y avait une décision administrative qui s’opposait au droit de transmission de votre chaîne. Pour cette raison, nous disons que la fonction de la Commission Européenne est d’exprimer son inquiétude, quel que soit le pays ; et, d’ailleurs, parfois nous l’avons même fait en Europe, lorsqu’il nous semble que, d’une façon ou d’une autre, l’espace de liberté, au niveau du droit de la presse, se réduit quotidiennement.

Source: http://mundorama.net/?s=direitos+do+homem;

Document : Le Brésil, dixième partenaire commercial de l’Union européenne (2008)

Sommet UE-Brésil 2008

Déficit commercial de 7 milliards d'euros de l'UE27 avec le Brésil sur les neuf premiers mois de 2008
Le Brésil dixième partenaire commercial de l'UE27

STAT/08/185
Le 19 décembre 2008
Entre 2000 et 2007, la valeur des exportations de l'UE27 vers le Brésil a augmenté plus lentement que celle des importations, entraînant une augmentation du déficit commercial de l'UE27 avec le Brésil. Celui-ci est ainsi passé de 1,8 milliard d'euros en 2000 à 11,5 mrds en 2007. Les exportations de l’UE27 vers le Brésil ont atteint 19,5 mrds sur les neuf premiers mois de 2008, contre 15,4 mrds sur les neuf premiers mois de 2007, et les importations 26,8 mrds contre 23,7 mrds. En conséquence, le déficit commercial de l'UE27 avec le Brésil a légèrement diminué, atteignant 7,3 mrds sur les neuf premiers mois de 2008, contre 8,4 mrds sur la même période de 2007.

La part du Brésil dans le total du commerce extérieur de biens de l’UE27 s'est située autour de 2% entre 2000 et 2007. Sur les neuf premiers mois de 2008, la part du Brésil dans le commerce total de l'UE27 a été de 2,0% pour les exportations et de 2,3% pour les importations. Le Brésil a été le dixième plus important partenaire commercial de l’UE27.

À l’occasion du sommet Union européenne-Brésil, qui se tiendra à Rio de Janeiro au Brésil, le 22 décembre, Eurostat, l’Office statistique des Communautés européennes, publie des données relatives au commerce et aux investissements entre le Brésil et l’UE.

L'Allemagne a réalisé un tiers des exportations de l'UE27 vers le Brésil et un cinquième des importations

Au cours des neufs premiers mois de 2008 et parmi les États membres de l’UE27, l’Allemagne (6,6 mrds d'euros, soit 34% des exportations de l’UE) a été de loin le principal pays exportateur vers le Brésil, suivie de l'Italie (2,5 mrds, soit 13%) et de la France (2,4 mrds, soit 12%). Les Pays-Bas11 (5,4 mrds, soit 20% des importations de l'UE) ont été le principal importateur, suivis de l'Allemagne (5,2 mrds, soit 19%), de l'Italie (3,0 mrds, soit 11%), de la France (2,6 mrds, soit 10%) ainsi que du Royaume-Uni et de l'Espagne (2,4 mrds chacun, soit 9%).

L'Allemagne (+1,4 mrd d'euros) a enregistré le plus fort excédent commercial avec le Brésil sur les neuf premiers mois de 2008, suivie de l'Autriche (+0,4 mrd). Les déficits les plus importants ont été observés aux Pays-Bas1(-4,5 mrds d'euros), en Espagne (-1,2 mrd), au Royaume-Uni (-1,0 mrd) et au Portugal (-0,9 mrd).

Au cours des neuf premiers mois de 2008, les machines et véhicules ont représenté la moitié des exportations de l'UE27 vers le Brésil, les produits chimiques et les autres articles manufacturés comptant chacun pour un cinquième des exportations. Les matières brutes et les produits alimentaires ont représenté respectivement un tiers et un quart des importations. Au niveau détaillé, les principales exportations de l'UE27 vers le Brésil ont été des véhicules automobiles et pièces détachées, des médicaments, des avions et pièces détachées, tandis que les principales importations ont concerné du minerai de fer, des fèves et des tourteaux de soja, du pétrole brut et du café1.
Un excédent de 1,6 mrd du commerce de services de l'UE27 avec le Brésil en 2007
En 2007, l’UE27 a exporté pour 6,4 mrds d’euros de services vers le Brésil, alors que les importations ont été de 4,8 mrds, soit un excédent de 1,6 mrd de l’UE27 dans les échanges de services avec le Brésil, contre +0,6 mrd en 2005 et en 2006. L'excédent en 2007 a été principalement dû aux transports (+0,7 mrd), aux redevances et droits de licence (+0,4 mrd) et aux services de construction (+0,3 mrd). Le Brésil a représenté un peu plus de 1% du total du commerce de services de l'UE27 avec les pays tiers.
Investissement net de 5,2 mrds d'euros de l'UE27 au Brésil en 2007
Les investissements directs étrangers (IDE) de l’UE27 au Brésil sont passés de 5,4 mrds en 2006 à 7,1 mrds en 2007, tandis que les investissements directs brésiliens dans l’UE27 ont augmenté de 1,2 mrd en 2006 à 1,9 mrd en 2007.
Échanges de biens de l’UE27 avec le Brésil

en millions d’euros




2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

Brésil

Exportations

16 854

18 570

15 737

12 397

14 165

16 063

17 738

21 307

Importations

18 661

19 602

18 359

19 112

21 719

24 118

27 194

32 777

Solde

-1 807

-1 032

-2 623

-6 716

-7 553

-8 055

-9 457

-11 471

Total extra-UE27

Exportations

849 739

884 707

891 899

869 236

952 955

1 052 720

1 159 295

1 241 503

Importations

992 698

979 145

936 972

935 270

1 027 523

1 179 569

1 351 730

1 433 889

Solde

-142 959

-94 438

-45 073

-66 034

-74 568

-126 849

-192 435

-192 386

Brésil/Total

Exportations

2,0%

2,1%

1,8%

1,4%

1,5%

1,5%

1,5%

1,7%

Importations

1,9%

2,0%

2,0%

2,0%

2,1%

2,0%

2,0%

2,3%


Échanges de biens des États membres de l’UE27 avec le Brésil

en millions d’euros




Exportations

Importations

Solde

Jan-Sept 07

Jan-Sept 08

Jan-Sept 07

Jan-Sept 08

Jan-Sept 07

Jan-Sept 08

UE27

15 356

19 547

23 745

26 816

-8 389

-7 269

Belgique1

1 132

1 386

2 233

2 130

-1 101

-745

Bulgarie

24

34

131

97

-108

-63

République tchèque

125

172

62

98

63

75

Danemark

198

255

214

246

-16

9

Allemagne

5 014

6 590

4 546

5 172

468

1 418

Estonie

15

20

11

14

4

6

Irlande

115

135

121

115

-6

21

Grèce

27

25

171

188

-144

-163

Espagne

951

1 182

2 144

2 429

-1 192

-1 247

France

2 088

2 363

2 200

2 579

-113

-216

Italie

1 819

2 521

2 792

3 015

-973

-494

Chypre

0

0

124

64

-124

-64

Lettonie

1

1

8

8

-7

-7

Lituanie

1

25

15

24

-14

1

Luxembourg

26

18

17

10

9

8

Hongrie

46

67

71

69

-25

-2

Malte

5

4

8

19

-3

-15

Pays-Bas1

881

985

4 222

5 448

-3 341

-4 463

Autriche

340

542

116

129

224

413

Pologne

113

262

186

221

-73

40

Portugal

180

226

1 024

1 148

-844

-922

Roumanie

31

57

250

305

-219

-248

Slovénie

15

22

89

114

-74

-92

Slovaquie

34

46

23

32

11

14

Finlande

387

463

291

284

96

179

Suède

634

744

388

420

245

324

Royaume-Uni

1 154

1 401

2 289

2 437

-1 135

-1 036

Total extra-UE27

914 015

988 523

1 056 403

1 178 513

-142 388

-189 990

Brésil/Total

1,7%

2,0%

2,2%

2,3%







Échanges de biens de l’UE27 avec le Brésil par produit (en millions d'euros)




Exportations

Importations

Solde

jan-sept 07

jan-sept 08

jan-sept 07

jan-sept 08

jan-sept 07

jan-sept 08

Total

15 356

19 547

23 745

26 816

-8 389

-7 269

Matières premières

927

1 117

14 473

17 759

-13 546

-16 643

Produits alimentaires

356

441

6 132

6 692

-5 776

-6 251

Matières brutes

232

328

7 477

9 232

-7 246

-8 904

Énergie

340

348

864

1 835

-524

-1 488

Prod.manufacturés

13 948

17 637

8 866

8 707

5 082

8 930

Produits chimiques

3 166

3 871

1 281

1 523

1 885

2 348

Machines & véhicules

7 853

10 027

2 702

2 732

5 151

7 295

Autres art. manufacturés

2 928

3 739

4 883

4 452

-1 954

-713

Autres

481

793

405

349

75

444


Échanges de services entre l’UE27 et le Brésil (en millions d’euros)




Crédit

Débit

Net




2005

2006

2007

2005

2006

2007

2005

2006

2007

Total

4 625

5 259

6 417

4 022

4 650

4 791

603

609

1 626

dont:




























Transports

2 008

2 119

2 320

1 331

1 497

1 577

677

622

743

Voyages

917

1 221

1 403

1 367

1 441

1 408

-451

-220

-5

Autres services

1 701

1 921

2 694

1 326

1 712

1 804

375

210

890

Dont:




























Services de communication

71

97

123

85

71

77

-13

25

45

Services de construction

248

317

407

84

87

112

165

230

296

Services d’assurance

31

92

95

35

51

48

-4

41

48

Services financiers

101

145

206

87

109

129

15

35

77

Services info. et d’info.

177

239

242

53

76

61

124

163

181

Redevances et dts de licence

190

294

414

21

11

21

168

283

393

Autres services/entreprises

781

618

1 086

839

1 165

1 211

-59

-547

-125

Services personnels, culturels et de loisirs

75

77

82

37

55

61

39

22

20

Services des adm. publiques n.i.a.

27

42

40

86

86

84

-59

-44

-44

Total extra-UE27

403 396

447 080

498 523

349 282

378 555

414 399

54 114

68 525

84 124

Brésil/total extra-UE27

1,1%

1,2%

1,3%

1,2%

1,2%

1,2%












Flux d'IDE de l'UE27 avec le Brésil

(en millions d'euros)




2004

2005

2006

2007*

IDE de l'UE27 au Brésil (flux sortants)

5 709

7 389

5 373

7 143

IDE du Brésil dans l'UE27 (flux entrants)

4 018

2 885

1 171

1 948

Flux d'IDE nets de l'UE27 (flux sortants moins flux entrants)

1 691

4 504

4 202

5 195
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   15

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