I le front populaire





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I Le front populaire

Premières mesures sociales : 1892 => La journée de travail est limitée à 10h par jour pour 13-18 ans, à 11h pour les femmes ; le travail de nuit leur est interdit. En 1906, une journée de repos hebdomadaire devient obligatoire. En 1910, une loi sur les retraites ouvrières est votée mais sous impact est limité.

  1. La victoire électorale du Front populaire : une réponse à la crise

Dans les années 1920, les ouvriers qui représentent 40ù de la population voient leurs conditions de vie s’améliorer très lentement malgré la croissance économique.

  • En 1934, une triple crise secoue la France: 
    - krach de 1929 =>
    une crise économique => chômage. 12 000 à la fin 1930 à 500 000 en 1935. Les femmes et les étrangers sont les premiers licenciés.
    - Deux crises politiques :
    la division de la gauche et la montée en puissance des ligues d'extrême droite nationalistes, souvent antisémites et pour certaines inspirées par la montée du fascisme en Europe. 

  • Le contexte de crise provoque la montée en puissance des ligues d'extrême droite nationalistes, antiparlementaristes, souvent antisémites en Europe. Le 6 février 1934, les ligues comme Croix de Feu et Action Française provoquent une énorme émeute à Paris afin de pousser le gouvernement Daladier à la démission qui se termine en drame. La gauche dénonce un coup d’état fasciste tandis que l’extrême droite s’acharne contre : « La République des voleurs et des assassins ».


  • Les partis, syndicats et associations de gauche et d'extrême gauche s'unissent donc et forment en 1935 une coalition : le Front populaire. 
    Le parti a un programme simple avec pour slogan : « Le pain, la paix, la liberté » contre la « misère, le fascisme et la guerre ». Il veut rompre avec les politiques d’austérité, relancer la consommation et répondre aux questions sociales.




  • Le Front populaire remporte largement les élections de 1936. Pour la première fois dans la IIIe République, un socialiste va être à la tête du gouvernement. La Section Française de l'Internationale Ouvrière (SFIO : ancêtre des socialistes) est le plus gros groupe parlementaire, et son leader, Léon Blum, devient président du Conseil (l'équivalent du Premier ministre). Il forme un gouvernement avec les radicaux, mais les communistes refusent d'y participer (cela fait partie de leur idéologie). Le PCF «  soutient sans participation » cependant le gouvernement de Front populaire. 

  1. Des réformes sociales importantes et ambitieuses

  1. Les « grèves de joie » de 1936

Le FP semble être le nouvel espoir face aux ligues anti parlementaristes. Dès l’annonce de la victoire des mouvements de grèves se déclenchent partout en France dans le but de faire pression sur le patronat et le gouvernement. On compte 2,5 millions de grévistes qui occupent pacifiquement leur lieu de travail (grèves sur le tas »), dorment à l’usine. Ce sont des grèves d’espoir : pour la première fois les ouvriers ont le sentiment que le gouvernement les soutient et que leurs conditions vont s’améliorer.

  1. Les accords de Matignon

Les grèves de 1936 obligent le gouvernement à agir rapidement aux revendications des français.

Le 7 juin 1936, les accords Matignon sont ainsi signés. Léon Blum apporte : « un éclaircie dans une vie difficile »: 
- augmentation des salaires est accordée (7% pour les salaires les plus élevés et 15% pour les plus bas).
- Des conventions collectives et des délégués du personnel sont mis en place et la Liberté Syndicale est assurée.
- deux semaines de congés payés
- la limitation à 40h du temps de travail par semaine au lieu de 48h.
 
=> lutter contre le chômage (limiter le temps de travail oblige les entreprises à embaucher).

 

C’est le premier accord national entre patronat et les syndicats conclu sous l’égide du gouvernement.

De plus, dans le cadre de sa politique de relance économique, le FP nationalise des industries

d’armement et de chemins de fer. SNCF est créée. Le FP s’intéresse aussi à l’éducation.

Le ministre de l’éducation, Jean Zay déclare la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans. Des billets de

chemins de fer sont accordés à tarif réduit pour les classes populaires.

Grâce aux réformes, de nombreux ouvriers partent pour la première fois en vacance durant l’été 1936.

C. … Mais un gouvernement qui ne réussit pas à faire face aux difficultés 


Pourtant les difficultés vont s'accumuler à partir de 1937.

Les raisons de l'échec du Front populaire sont multiples : 


  • Le chômage persiste et les mesures sociales ont aggravé les déficits publics. Léon est contraint d’affirmer « un pause » dans les réformes. En dehors de la création de la SNCF, il n'y aura plus de mesures d'envergure jusqu'à la fin du Front populaire. Cette nouvelle orientation déçoit la classe ouvrière.



  • Les réformes sociales sont trop lourdes et l’économie française n’est plus compétitive. La production baisse entrainant une hausse du chômage et de l’inflation. La hausse des salaires est alors annulée par la hausse des prix ( +13%/+10%). => Le mécontentement augmente et des grèves éclatent. 



  • L’extrême droite mène une campagne haineuse souvent antisémite contre le gouvernement. Léon Blum est en effet de confession juive. Le ministre Roger Salengro se suicide après une campagne de calomnie.



  • A partir de février 1937, la coalition de gauche éclate progressivement. Il existe des discordes au sein du parti FP, car les communistes après le refus de Léon Blum d’intervenir en Espagne auprès des républicains quittent le gouvernement. Les radicaux perdent confiance quittent à leur tour le gouvernement et s’allient à la droite.

  • Le 22 juin 1937, Léon Blum démissionne. À partir de février 1937 la coalition de gauche éclate progressivement et Blum est forcé de démissionner par les radicaux qui quittent le Front populaire en avril 1938 et se rapprochent de la droite pour former un nouveau gouvernement. Le Front populaire prend fin.

Conclusion

Le front populaire a donc réussi à s’opposer aux ligues d’extrêmes droites et la démocratie

a résisté. Des réformes sociales considérables ont été mises en place.

En 1937, le FP prend fin mais marque un tournant dans la vie des ouvriers. Daladier devient

président du conseil et met en place un nouveau gouvernement qui remet en cause la

semaine de 40heures.

Les mesures du FP connaitront des prolongements à la fin du IIGM.

  • Le FP a entrainé une augmentation des mouvements ouvriers et syndicats. LE FP a montré que la république pouvait prendre en compte leurs revendications.

  • Après la IIGM, cet héritage est repris les nationalisations de 1945, la mise en place de la Sécurité sociale, celle des Comités d’entreprises, la mise en place d’un SMIG en 1950 et la mise en place de 3e semaine de congés payés en 1956 sous la IVe république.

  • La question sociale s’est imposée au sein des valeurs républicaines et aujourd’hui encore le gouvernement ne peut faire l’impasse sur la question de la justice sociale ou la prise en compte des classes populaires, quel que soit les mesures qu’il propose.

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