Partie II : Étude approfondie d’un problème social





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Partie II : Étude approfondie d’un problème social

Thème 1 : Identification du problème social

La montée de l’islamophobie en Occident est un problème social. Ce phénomène grandissant touche de plus en plus de personnes. Aux États-Unis, l’islamophobie est en expansion constante et ce, depuis les événements du 11 septembre 2001 (9/11). Avant ces attentats, les Américains ayant une attitude anti-islamique étaient d’environ 24% contre 46% suivant la tragédie. De ce fait, l’islamophobie est considérée comme un problème social, car cela touche un grand nombre d’individus et cela peut représenter une menace pour le bien-être social.

Effectivement, les communautés musulmanes et arabes sont plus portées à se faire intimider et stigmatiser et ce, partout en Occident. Prenons exemple sur la journée du 20 octobre 2014 à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Un adepte de l’islam radical, Martin-Couture-Rouleau, tua un militaire et en blessa un autre au nom de sa religion. Cet acte isolé commis par un homme dérangé a influencé beaucoup de personnes non musulmanes à avoir une fausse opinion de tous les musulmans. En effet, certaines personnes ont développé une haine envers tous les islamistes et les ont mis dans le même ‘’bateau’’ que les radicaux. De cette idéologie mal fondée, certains commettent des actes dégradants et intimidants envers les personnes pratiquant la religion musulmane. Une fois de plus, l’islamophobie est un problème social, car cela peut représenter une menace pour le bien-être collectif.

Pour poursuivre, ces conditions actuelles (la montée de l’islamophobie) vont à l’encontre des standards sociaux des sociétés occidentales. Pour ce qui est du Québec, voici pourquoi : la société québécoise est caractérisée par son ouverture d’esprit. En effet, les valeurs communes des québécois prônent la liberté d’expression, le respect des différences et l’égalité des droits. De surcroît, les lois québécoises assurent à toute personne le droit de choisir ses opinions et sa religion. Donc, le mouvement raciste en hausse qu’est l’islamophobie va à l’encontre des standards sociaux du Québec et de plusieurs autres sociétés occidentales, comme la France et les États-Unis. Encore une fois, le non-respect des standards sociaux peut entraîner un problème social.

Pour continuer, le fait qu’une infime minorité de musulmans (considérés comme des djihadistes) commettent des actes terroristes fait en sorte que certaines personnes profitent de la situation afin de revendiquer des choses et lutter pour certaines idéologies. Ceci évoque un exemple concret : la ville de Shawinigan (Québec) a récemment été sujette à la controverse. En effet, une mosquée se fera construire prochainement. Or, plusieurs citoyens s’opposent à ce projet pour de mauvaises raisons. Par exemple, certains croient que la présence d’islamistes se fera plus sentir dans la région et que le risque d’actes terroristes soit accentué. Néanmoins, une mosquée sera tout de même établie et la peur des citoyens devra diminuer. De cette situation, il est possible de constater que ce problème social est utilisé comme source de revendications et de lutte pour des idéologies : les Shawiniganais (pas tous) ne veulent pas de mosquée dans leur ville et ont peur de la communauté musulmane.

Un problème social peut survenir suite à certaines plaintes d’individus et de groupes devant une situation donnée. D’ailleurs, il est aussi possible d’expliquer cette affirmation avec l’exemple précédent. Les résidents de Shawinigan se plaignent de la volonté de certains musulmans de vouloir faire aménager un lieu de culte en région. Se plaignant de ces circonstances, ces personnes créent une certaine ‘’tension’’ dans la communauté touchant surtout les islamistes. La réticence et les plaintes de plusieurs face à cette situation sont des éléments de ce problème social.

Bref, la montée de l’islamophobie en Occident est considérée comme un problème social dû à plusieurs aspects. D’une part, cette problématique touche plusieurs personnes. Les musulmans de toute région et les personnes s’opposant à leur présence fait en sorte qu’énormément de gens sont touchés par cette présence (aussi petite qu’elle soit) islamiste. D’autre part, plusieurs développent une haine envers les musulmans et vont jusqu’à les intimider ou peuvent même commettre certains gestes dégradants envers ceux-ci. Cela dit, il est possible de considérer ceci comme une menace pour le bien-être social puisque cela crée une tension dans la communauté. Ensuite, les conditions actuelles vont à l’encontre des standards sociaux de plusieurs régions et pays occidentaux, comme le Québec. Effectivement, cette discrimination quasi raciste ne va pas dans le même sens que les valeurs supposées des Québécois. Enfin, cette peur dénuée de fondement devient alors une source de revendications et de luttes idéologiques pour certains. Ceux-ci profitent de situations isolées afin de généraliser des choses et de se battre pour d’autres (choses).

SA, (SD). Racisme, (En ligne), http://fr.wikipedia.org/wiki/Racisme, (page consultée le 22 avril 2015).

VEILLETTE, Guy (2015). Implantation d’une mosquée : malaise à Shawinigan, (En ligne),http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201502/12/01-4843488- implantation-dune-mosquee-malaise-a- shawinigan.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyber presse_vous_suggere_4843150_article_POS2, (page consultée le 22 avril 2015).

SA, (SD). Djihadisme, (En ligne), http://fr.wikipedia.org/wiki/Djihadisme, (page consultée le 22 avril 2015).

SA, (2013). Société, (En ligne), http://www.immigration- quebec.gouv.qc.ca/FR/avantages/societe/index.html, (page consultée le 22 avril 2015).

BENHADJOUDJA, Leïla et al. (2015). L’islamophobie au Québec et en Occident: un racisme dont on ne peut prononcer le nom? (En ligne), https://criec.uqam.ca/upload/files/R%C3%A9sum%C3%A9s.pdf, (page consultée le 22 avril 2015).

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Thème 2 : Origines du problème social

L’islamophobie ne date pas d’hier et pour caractériser ce phénomène de nos jours, il ne faut pas allez creuser bien loin. L’avènement de ce problème fait suite à un changement social majeur, la cause principale étant les attentats du 11 septembre 2001 à New-York. Des membres du réseau djihadiste islamiste ont commis quatre attentats-suicides dirigés par le groupe terroriste Al-Qaïda comportant les musulmans radicaux.

Depuis ce jour, plusieurs transformations observables ont affecté les collectivités de partout en Occident.

Pour débuter, ces événements ont affecté le cours de l’histoire de tous les pays occidentaux. En effet, étant la cause de musulmans radicaux, cette journée tristement célèbre a changé la vision des gens face aux musulmans. Depuis ce jour, plusieurs personnalités publiques ont diabolisé les pratiquants de l’islam, ceux-ci mettant tous les islamistes dans le même ‘’bateau’’ que les islamistes radicaux. Le point de référence passé qu’est le 11 septembre 2001 permet de considérer la mesure du changement social : une peur irrationnelle face aux arabes s’est rapidement installée aux États-Unis, au Canada, en France, en Angleterre et dans la majorité des pays occidentaux. De plus, dans plusieurs films hollywoodiens et depuis longtemps, l’arabe tient le rôle du bandit. Cette dangereuse omniprésence du stéréotype de l’arabe et du musulman n’a fait qu’augmenter suite à ces attentats.

Pour continuer, une certaine permanence s’est enracinée dans les sociétés entraînant une modification de l’organisation sociale. Cette idéologie islamophobe s’est développée sur plusieurs années et n’a fait que croître suite à plusieurs attentats djihadistes récents. Ces groupes d’extrême droite ont réussi à installer une peur démesurée, une phobie des musulmans. Une logique d'invasions des islamistes ‘’fait rage’’ dans nos sociétés et les gens associent plusieurs de leurs problèmes à cette présence musulmane. Par exemple, certaines personnes évoquent un manque d’emploi par l’arrivée massive d’immigrants. Le passage à l’acte islamophobe peut être basé sur plusieurs choses. Par exemple, les gens peuvent se sentir mal dans leur peau et sentir leur identité menacée par les arabes et les pratiquants de l’islam. De ce fait, ils peuvent être motivés à faire un acte ou un geste islamophobe.

Ensuite, les transformations sociales qu’a apportées ce changement social sont de types globales. Appelées processus sociaux de longue durée et de longue portée, ces transformations majeures dépassent plusieurs frontières. Dans ce cas-ci, chaque société occidentale est touchée par ce changement social qu’est la montée de l’islamophobie. Il serait même possible de décrire ces transformations comme étant un phénomène planétaire. Effectivement, de plus en plus d’actes terroristes d’islamistes d’extrême droite sont commis un peu partout à travers le globe. Ceux-ci visent la peur généralisée et la propagation de leur religion.

Prenons exemple sur les attentats de Charlie Hebdo, en France.

Le 7 janvier 2015, douze personnes ont été assassinées par des djihadistes. Cet acte terroriste dirigé contre le journal Charlie Hebdo a fait le tour des médias de partout dans le monde en quelques jours. De ce fait, la peur des musulmans qu’avaient engendrés les attentats du 11 septembre n’a fait qu’augmenter à travers les pays de la planète entière. Cet événement horrible n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Ces transformations sociales globales sont de longue durée et de longue portée, car énormément de pays sont touchés par ce phénomène et cela persiste depuis déjà bien longtemps.

Bref, cela fait bien longtemps que l’islamophobie existe malgré la première utilisation du terme vers les années 1910. Les attentats du 11 septembre n’ont fait que remonter ce problème à la surface.

D’une part, le cours de l’histoire de l’humanité a été affecté, car une peur démesurée des musulmans s’est installée à travers le monde entier. Il est donc possible de voir l’immensité du changement et ce, en comparant aujourd’hui au 11 septembre 2001. D’autre part, une permanence s’est installée, car l’organisation sociale de plusieurs pays (surtout occidentaux) a été modifiée. Effectivement, l’idéologie face à la religion islamique a changé et cela perdure depuis plusieurs années. Enfin, ces transformations sociales sont de types globales, car ces changements majeurs ont dépassé la frontière de plusieurs pays et une fois de plus, ces changements durent depuis longtemps.

SA, (SD). Islamophobie, (En ligne), http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie, (page consultée le 22 avril 2015).
DUQUESNE, Benoit (2012). La tentation islamophobe : complément d’enquête, Paris, Youtube, 62 min.
SA, (SD). Attentats du 11 septembre 2001, (En ligne), http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_du_11_septembre_2001, (page consultée le 22 avril 2015).
CHERIF, Mustapha (2010). L’islamophobie, un symptôme, (En ligne), http://oumma.com/L-islamophobie-Un-symptome, (page consultée le 22 avril 2015).

Thème 3 : Le système de valeurs impliqué dans ce problème

L’islamophobie en Occident est impliquée dans un système de valeurs d’envergure. À titre d’exemple, il sera question de la tolérance, de l’ouverture d’esprit et du discernement.

Pour commencer, les Occidentaux doivent être extrêmement tolérants envers les nouveaux arrivants. Ils doivent s’habituer au fait que les pays occidentaux reçoivent beaucoup d’immigrants de tout genre. De ces immigrants, il y a beaucoup de musulmans. Parfois, le niveau de tolérance dépasse sa limite et c’est ce qui peut entraîner des répercussions autant chez les islamistes que chez les autres. Ensuite, la tolérance s’applique aussi chez les nouveaux arrivants (ou ceux déjà présents) musulmans. Ces personnes doivent s’habituer au fait que ce n’est pas tous les gens qui accueillent les musulmans à bras ouverts. À Montréal, par exemple, les musulmans sont portés à se regrouper dans des quartiers donnés. De cette façon, c’est comme si leur niveau de tolérance s’additionnait entre eux. L’intolérance face aux musulmans (ou même face à l’islamophobie) peut entraîner la violence sous toutes ses formes.

Pour poursuivre, l’ouverture d’esprit est liée directement à la tolérance. Effectivement, si les Occidentaux ont une grande ouverture d’esprit, ils font inévitablement preuve de grande tolérance et comprennent les idées ainsi que les croyances qui diffèrent des siennes. De ce fait, l’ouverture d’esprit face aux immigrants est directement liée à la tolérance. Une personne sans cette valeur a plus de chances de commettre un acte d’intolérance à l’encontre des islamistes. En contrepartie, une personne faisant preuve d’une grande ouverture d’esprit fera alors preuve d’une grande tolérance face aux musulmans, par exemple.

Ensuite, une personne étant apte à faire preuve de discernement est plus que souhaitable. En effet, l’islamophobie est dû au fait que les gens croient que tous les musulmans ont les mêmes pensées que les islamistes radicaux. Or, ce n’est pas le cas. Il faut être capable de discerner les ‘’bons’’ musulmans des ‘’mauvais’’. Ces personnes ayant ce sens critique, c’est-à-dire ayant la capacité de se servir d’un bon jugement, seraient beaucoup moins portées à avoir peur des tous les musulmans en Occident ou n’importe où ailleurs.

Bref, il serait possible d’écrire encore énormément à propos des valeurs liées à l’islamophobie. Cependant, les principales valeurs impliquées sont l’ouverture d’esprit, la tolérance et le bon discernement entres plusieurs éléments. Une personne ayant une grande ouverture d’esprit aura nécessairement une grande tolérance et un individu ayant un bon sens du discernement aura nécessairement une plus grande ouverture d’esprit et une plus grande tolérance, car cet individu aura la capacité à accepter les musulmans non radicaux.

Thème 4 : Les institutions sociales impliquées

Pour débuter, plusieurs institutions sociales sont impliquées. L’école en est une importante. En effet, c’est à l’école que les jeunes occidentaux apprennent les valeurs de la société, comme la tolérance et l’ouverture d’esprit. De plus, les écoles sont les premiers endroits où les enfants sont en contact avec des personnes différentes. De ce fait, les écoles font partie des institutions les plus impliquées face à l’islamophobie.

Ensuite, si les enfants se font enseigner par leurs parents que les musulmans sont des personnes inférieures, c’est à l’école que ces mêmes jeunes se feront enseigner le contraire. Alors, les institutions scolaires sont là pour réguler une certaine ‘’cohésion’’ entre les valeurs inculquées et les valeurs sociales dominantes. Les écoles sont les modèles sociaux premiers montrés aux jeunes d’une société.

Pour continuer, il y a les institutions judiciaires, comme les policiers. Celles-ci sont en place afin d’intervenir auprès des personnes ou événements islamophobes trop intenses. Tous les gens ont droit à leur liberté d’expression, mais parfois cela va trop loin. Donc, les institutions judiciaires sont là afin de prévenir et de stopper toute chose pouvant nuire à la santé sociale. Pour faire un lien avec les institutions scolaires, il est possible qu’un jeune dévie des valeurs qu’on lui enseigne à l’école et à la maison. Ce jeune islamophobe pourrait commettre de futurs actes violents à l’encontre d’islamistes. Donc, les institutions judiciaires comme les policiers sont en place afin de maintenir une certaine cohésion sociale.

Les organisations politiques sont aussi à la base de l’islamophobie. Prenons exemple sur les États-Unis. Suite aux actes terroristes du 11 septembre, le gouvernement américain s’est doté de lois antiterroristes afin de prévenir d’autres attentats. Très certainement, la population a suivi le courant de pensées des élites : ces gens se sont retournés vers les arabes. Ayant fait quelques milliers de morts, ces attentats furent ‘’la cerise sur le sundae’’.

Au Québec, les débats sur les accommodements raisonnables ont ciblé les communautés musulmanes en particulier ainsi que les femmes voilées. Cet amalgame ‘’musulman-terroriste’’ a favorisé un certain climat de peur au Québec.

Bref, il y a plusieurs institutions et organisations sociales impliqués dans l’islamophobie en Occident. Les organisations politiques instaurent leurs lois tandis que les institutions scolaires les inculquent aux jeunes. Les institutions judiciaires, elles, sont là pour prévenir et régler les problèmes en lien avec l’islamophobie.

BENHADJOUDJA, Leïla et al. (2015). L’islamophobie au Québec et en Occident: un racisme dont on ne peut prononcer le nom? (En ligne), https://criec.uqam.ca/upload/files/R%C3%A9sum%C3%A9s.pdf, (page consultée le 22 avril 2015).

DE BELLEVAL, Louis (2015). Montréal crée un centre contre la radicalisation. (En ligne), http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/2015/03/09/006-centre- prevention-radicalisation.shtml, (page consultée le 22 avril 2015).

Thème 5 : Les conditions sociales d’émergence du problème

L’islamophobie ne date pas d’hier. Les premières formes d’islamophobie remonteraient aux croisades et aux premières relations entre l’Orient et l’Occident. Depuis les événements du 9/11, l’islamophobie est en expansion constante. De ce fait, l’islamophobie est présente depuis très longtemps. Cependant, plusieurs conditions ont fait en sorte qu’il est revenu à la surface et qu’il est présent plus que jamais aujourd’hui.

Pour commencer, les différences culturelles entre certaines communautés sont à la base des conditions d’émergences de ce problème social. Ces différences sont là depuis toujours, mais à cause de plusieurs individus radicaux d’une certaine culture, les personnes d’une autre culture ‘’profitent’’ de la situation pour ‘’blâmer’’ les membres de la culture ayant les individus radicaux. Cela entraîne plusieurs conflits. De plus, si on prend exemple sur les pays Occidentaux, il y a une grande différence entre les groupes sociaux. Pourquoi? Simplement car ce sont souvent les musulmans qui immigrent dans les pays ayant une minorité islamiste, et non le contraire. Alors, cela crée d’autres conflits. Afin d’illustrer ce fait, les gens essaient de trouver une cause à leurs problèmes. Par exemple, une personne pourrait blâmer les immigrants au faut qu’elle ne trouve pas d’emploi.

Ces blâmes sont alimentés par les groupes extrémistes de plus en plus présents comme l’État islamique. Les Occidentaux font le lien entre les islamistes radicaux et les musulmans non violents.

Pour ce qui est des valeurs, les Occidentaux sont beaucoup moins tolérants qu’avant. Effectivement, ils ont de plus en plus peur des musulmans, alors ceux-ci font en sorte d’éviter les regroupements islamiques, par exemple. Les valeurs primaires d’une société sont en constante évolution. Donc, pour ce qui est de l’émergence de l’islamophobie, il serait possible de dire que certaines valeurs des sociétés occidentales ont été mises de côté pour certaines personnes ou même abandonnées par d’autres. Avant le 11 septembre 2001, les gens étaient beaucoup plus tolérants face aux arabes et aux musulmans.

Les institutions qui jusqu’à ce jour n’avaient pas beaucoup de travail face au problème qu’est l’islamophobie émergent de plus en plus, de ville en ville. De plus en plus de personnalités publiques ou groupes sociaux comme le Collectif québécois contre l’islamophobie prennent en compte ce problème et font en sorte qu’il diminue.

Bref, les conditions sociales d’émergence de l’islamophobie sont basées sur la forte présence de personnes radicales semant la peur. Cela engendre une modification des valeurs d’une société donnée, comme le Québec. Suite à cela, des instances sont mises en place afin de contrer une ‘’émergence contemporaine’’ de l’islamophobie, car en effet, ce problème existes depuis des siècles.

DJAMILEH, Zia (2011). L’islamophobie en Occident : ses racines et les moyens de la neutraliser, (En ligne), http://www.teheran.ir/spip.php?article1381#gsc.tab=0, (page consultée le 22 avril 2015).

Thème 6 : Les facteurs sociaux impliqués

Plusieurs facteurs sociaux sont impliqués dans ce problème social. Ceux-ci sont de différents types et sont directement liés à la montée de l’islamophobie en Occident.

Premièrement, les technologies nouvelles ont énormément contribué à installer la peur présente des islamistes. Ce facteur technologique est probablement celui qui a le plus participé à ce problème social. Effectivement, après les attentats terroristes du 9/11, une peur généralisée des arabes et musulmans ne se serait pas installée sans radio, internet ou télévision. L’avènement de ces technologies date d’assez longtemps et est d’une très grande utilité. Néanmoins, sans celles-ci, l’information d’une attaque terroriste perpétrée à New-York aurait pris beaucoup plus de temps à faire le tour du monde et son impact sur l’idéologie des gens face aux islamistes aurait été moindre.

Ensuite, chaque fois que l’État islamique commet une ou plusieurs décapitations, les médias se pressent à diffuser la nouvelle, que ce soit dans les journaux, à la radio, à la télévision, etc. Alors, la majorité de la population est touchée par ces nouvelles et ces personnes font le lien entre État islamique et personne musulmane. Donc, ceux-ci développent une certaine peur face à tous les islamistes.

De plus, le cinéma a joué et joue encore un rôle important en ce qui à trait de caricaturer les Orientaux. Plusieurs clichés sont devenus des symboles représentatifs des pays musulmans, comme le chameau, le désert, les mosquées et beaucoup d’autres. Aussi, pour les Occidentaux, la personnalité des islamistes est fondée sur certaines caractéristiques caricaturales : la cruauté, la débauche, etc.

Internet et les jeux vidéo propagent aussi une image effrayante des arabes et des musulmans. Les joueurs sont en majorité des enfants et des adolescents. En conséquence, ces jeunes sont confrontés à une fausse image de l’islam et peuvent ainsi être poussés à développer certains comportements islamophobes, racistes. Voilà pourquoi les technologies nouvelles sont directement liées au problème social qu’est l’islamophobie en occident.

Deuxièmement, les nouvelles idéologies des Occidentaux face aux musulmans ont beaucoup changé et ont contribué au changement social. Il est également possible de faire un lien avec le facteur technologique. La propagation de l’information des attentats et actes terroristes islamiques par internet, la radio et la télévision a installé une crainte des musulmans, ce qui a eu un impact direct sur l’idéologie des gens face à ceux-ci. Ces nouveaux courants de pensées sont des facteurs de motivation face à certains changements. Reprenons exemple de la ville de Shawinigan. Les habitants se sont opposés à l’installation d’une mosquée dans leur petite ville, même si la communauté musulmane n’a aucune mauvaise intention. Les résidents de la ville ont été motivé à s’opposer à ce projet à cause de leurs idéologies face aux musulmans.

Troisièmement, il y a un enjeu entre le système de valeurs des pays occidentaux et leurs comportements adoptés. Prenons exemple du Québec. Cette société est caractérisée par son ouverture d’esprit. Les valeurs communes des Québécois mettent de l’avant la liberté d’expression, le respect des différences ainsi que l’égalité des droits. De plus, les lois québécoises assurent à toute personne le droit de choisir ses opinions et sa religion. L’enjeu est simple : les Québécois se disent ouvert d’esprit, mais une partie d’entre eux ne l’est pas du tout. Certains montrent ouvertement leur peur face aux arabes et aux islamistes. Leurs valeurs qui à la base seraient supposées accepter chaque être humain dans son intégrité viennent en conflit avec leurs nouvelles croyances. Néanmoins, il ne faut pas généraliser. Ce n’est pas toutes les personnes de tous les pays occidentaux qui ont une crainte face à la religion islamique.

Quatrièmement, ce conflit entre deux groupes, soit les personnes ayant peur des musulmans, peut engendrer des conflits d’adaptations mineurs ou majeurs. Reprenons l’exemple de la ville de Shawinigan. Les habitants (pas tous) doivent s’adapter à l’installation d’une mosquée malgré leur réticence face à la présence musulmane. Des manifestations pourraient s’en suivre, comme celles de Montréal.

À Montréal, le mouvement PEGIDA (Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident) compte organiser des manifestations anti-islam. Alors que le Québec est une province canadienne, les mouvements ou actes anti-islamiques n’ont pas vraiment d’impacts majeurs. Cependant, cela crée une certaine tension entre les deux opposants.

Bref, un changement social implique la présence de plusieurs facteurs sociaux. Dans le cas de l’islamophobie en Occident, le facteur technologique est celui le plus présent. De plus, l’idéologie changeante des Occidentaux face aux musulmans a beaucoup contribué au changement social. Il y a aussi un conflit entre les systèmes de valeurs des pays occidentaux et ce que les gens pensent réellement.

VEILLETTE, Guy (2015). Implantation d’une mosquée : malaise à Shawinigan, (En ligne),http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201502/12/01-4843488- implantation-dune-mosquee-malaise-a- shawinigan.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyber presse_vous_suggere_4843150_article_POS2, (page consultée le 22 avril 2015).

DJAMILEH, Zia (2011). L’islamophobie en Occident : ses racines et les moyens de la neutraliser, (En ligne), http://www.teheran.ir/spip.php?article1381#gsc.tab=0, (page consultée le 22 avril 2015).

PERREAULT, Laura-Julie (2015). Manifestation anti-islam : PEGIDA pas le ‘’bienvenu à Montréal’’, (En ligne), http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201503/26/01-4855776-manifestation- anti- islam-pegida-pas-le-bienvenu-a-montreal.php, (page consultée le 22 avril 2015).

Thème 7 : Les agents sociaux associés à ce problème

À chaque problème social existe plusieurs agents de changement. Que ce soit pour introduire le changement, l’appuyer ou s’y opposer, les agents de changement ont une grande influence sur un changement social. Il ne faut pas oublier que chaque acteur de changement se réfère à une idéologie pour élaborer ses stratégies d’action et les appliquer.

Pour commencer, l’islamophobie touche une grande variété d’agents de changement. Commençons par les acteurs de soutien. Ceux-ci sont surtout en place afin de donner un soutien moral aux personnes touchées par ce problème social. Dans cet exemple, prenons exemple sur les psychologues. Il est possible qu’une personne subissant des menaces, des actes ou de quelconques gestes islamophobes ait à consulter un psychologue afin d’avoir un soutien moral. N’agissant pas directement sur les causes sociales et ne questionnant pas la société, ceux-ci aident les gens à passer à travers les difficultés rencontrées : ils appuient le changement social.

Pour continuer, afin de contrer l’islamophobie, il existe plusieurs groupes communautaires comme le Collectif québécois contre l’islamophobie (CQCI). Ce groupe lutte contre l’islamophobie sous toutes ses formes en exerçant des pressions sur l’État et en venant en aide aux individus ‘’subissant la xénophobie’’. Le CQCI est un mouvement populaire de citoyens engagés comptant travailler en partenariat avec tout organisme à but non lucratif souhaitant défendre les droits des personnes minoritaires.

Le CQCI a recommandé plusieurs choses au gouvernement du Québec. En premier lieu, le Collectif fait pression sur le gouvernement pour qu’il abandonne le projet de loi 60 voulant la séparation de la religion et de l’État et la neutralité religieuse en prenant compte des éléments emblématiques du Québec. Ensuite, le CQCI recommande la mise en place d’un plan d’action de lutte contre l’islamophobie. Ces pressions sur l’État pourraient aider à lutter contre l’islamophobie au Québec s’ils étaient prises en compte.

Le Collectif québécois contre l’islamophobie a pris conscience de ses intérêts et de ses revendications de changement et agit pour orienter ses actions dans le sens de ses intérêts. Effectivement, le CQCI pousse le gouvernement à agir de pair avec lui en revendiquant des changements provenant de ses intérêts propres (et ceux du publique bien sûr). Ce Collectif est un agent social s’opposant avec fermeté à l’islamophobie au Canada et au Québec.

D’un autre côté, il existe certains agents sociaux qui eux, introduisent en quelque sorte l’islamophobie. Prenons exemple sur la charte de la laïcité d’Hérouxville. Même si l’intention de l’instauration d’un tel code de vie par le maire n’était surement pas d’amplifier la peur face aux musulmans (et minorités visibles), ‘’le mal est fait’’. En effet, selon le maire, il faut assurer une ‘’paix sociable’’ dans notre province et en assemblant différentes cultures, il faut s’assurer qu’une société se donne des règles afin que les gens puissent vivre ensemble.

Il est facile d’imaginer la controverse qu’a amené ces propos. Il y avait (a) les pour et les contre. Ce projet a amplifié la crainte face aux islamistes chez certaines personnes tandis que d’autres étaient (sont) outrées de cette charte.

Bref, face à un changement social, il y a toujours des agents de changement présents afin d’appuyer, de s’opposer ou d’amplifier celui-ci.

BOIVIN, Simon (2014). Code de vie d’Hérouxville et charte de la laïcité, ‘’même combat’’, (En ligne), http://www.lapresse.ca/le- soleil/actualites/societe/201401/22/01-4731455-code-de-vie-dherouxville-et- charte-de-la-laicite-meme-combat.php, (page consultée le 22 avril 2015).
CHARKAOUI, Adil (2013). Un projet discriminatoire vecteur d’islamophobie, (En ligne), http://www.islamophobiequebec.org/wp-content/themes/cqci/pdf/un-projet- discriminatoire-vecteur-d-islamophobie.pdf, (page consultée le 22 avril 2015).
SA, (SD). Qui sommes-nous? (En ligne), http://www.islamophobiequebec.org/a-propos- de-nous/qui-sommes-nous/, (page consultée le 22 avril 2015).

Thème 8 : Les idéologies associées aux différents agents

Il existe plusieurs idéologies ayant un impact sur la montée de l’islamophobie en Occident et celle ayant la plus grande influence est sans aucun doute la montée de l’État islamique (l’EI). Ce groupe minoritaire d’extrême droite s’oppose à la classe dominante et utilise la violence afin d’installer une peur démesurée des musulmans. Leur seul but : se construire une autorité.

Pour commencer, cette idéologie est minoritaire, car l’État islamique s’oppose radicalement à la classe dominante et vise à la remplacer. Effectivement, d'abord connu comme l'Al-Qaïda d'Irak, le mouvement a pris le nom d'État islamique en Irak et au Levant avec le début du soulèvement en Syrie. Afin de terroriser ses adversaires, ce groupe pratique la crucifixion, la décapitation, la flagellation, la lapidation des femmes accusées d’adultère… et pour donner encore plus de poids à ses agissement, il diffuse ses actions sur les réseaux sociaux avec des images et vidéos insoutenables. De plus, ce groupe armé radical affirme avoir renoué avec l’islam du temps de Mahomet. C’est un retour au passé et c’est une autre caractéristique d’un courant d’extrême-droite : ils font remonter de vieilles idées à la surface.

Pour poursuivre, il existe plusieurs élites politiques à l’État islamique. En effet, Abou Bakr al-Baghdadi est un chef religieux et politique s’étant attribué le titre de ‘’calife Ibrahim’’. Cet homme est à la tête du pouvoir politique et judiciaire. Considérant que la loi islamique est la seule loi applicable, il n’y a pas pouvoir législatif comme une Assemblée ou un Sénat, par exemple.

Au plan administratif, l’EI dispose de vraies structures administratives. Plusieurs gouverneurs sont à la tête de sept provinces. L’État islamique est une société civile semi-fonctionnelle imposant des lois sévères et brutales à toute la population.

Du point de vue économique, l’EI dépend des territoires contrôlés pour assurer sa survie. Effectivement, étant devenu progressivement liées aux territoires et aux populations contrôlées, il serait possible de parler de revenus et trésorerie proto-étatique. Ce groupe comporte plusieurs djihadistes qui eux s’occupent de la prise de villes importantes comme Mossoul. Ce sont eux qui prélèvent des impôts comme des taxes sur les minorités chrétiennes.

Les djihadistes peuvent être considérés comme étant un groupe de pression de l’État islamique : ils ont pour but de défendre et promouvoir leurs idées et intérêts par la violence et la peur. Ils veulent effectivement changer les choses. Ils exercent une pression intense partout dans le monde. En effet, en commettant des actes terroristes contre les groupes en autorité et les élites du pouvoir, les djihadistes stimulent un changement social : la montée de l’islamophobie.

Même si ce n’est qu’une infime minorité musulmane, les djihadistes réussissent tout de même à installer la peur. D’une part, ils ont des membres de partout dans le monde et d’autre part, les médias aident aussi à la propagation de cette peur. L’État islamique n’est pas riche. Or, en prenant de plus en plus de villes, ce groupe réussi à survivre. Ce groupe de pression vit des contributions versées par ses membres : des contributions souvent gagnées par la force et la violence. De surcroît, l’EI est un groupe extrêmement bien organisé. Comme mentionné plus haut, ils ont leurs propres structures administratives et politiques. De plus, ce groupe est réputé partout dans le monde. Néanmoins, ce n’est pas une très bonne réputation. Ils ont un très mauvais prestige au sein des pays occidentaux.

Pour ce qui est des moyens d’actions utilisés par l’EI afin de propager leurs idéologies, ceux-ci utilisent l’effort de persuasion afin de recruter de nouveaux membres, peu importe la nationalité. C’est ce qu’il est possible de constater avec le nombre grandissant de personnes s’exilant vers la Syrie afin de rejoindre l’État islamique. Les autorités, comme la GRC, finalisent un plan de lutte contre la radicalisation après la mort de jeunes extrémistes canadiens en Syrie, en Algérie et en Somalie, et l’arrestation d’individus soupçonnés de planifier des attentats terroristes en Ontario et en Colombie-Britannique, au cours de la dernière année. Cet effort de persuasion pourrait aussi être caractérisé comme étant une action directe. Effectivement, ce groupe fait appel à la violence et à la force. Ils appellent directement de ‘’l’aide’’ des pays occidentaux. Certaines personnes en quête d’identité répondent à cet appel et s’exilent vers la Syrie, par exemple.

En bref, la montée de l’islamophobie en Occident est influencée par plusieurs idéologies, mais la première cause est la présence de l’État islamique dans nos sociétés. Ceux-ci ont des membres partout dans le monde pouvant recruter n’importe qui. Aussi, ce groupe étant très organisé, il est difficile pour les gouvernements occidentaux de démanteler ce genre de groupes extrémistes. En effet, l’EI a ses propres élites qui eux ont un pouvoir sur tout le reste (toute l’organisation de ce groupe). Enfin, l’État islamique est un groupe d’extrême-droite ayant recours à des idéologies ‘’obsolètes’’ et comprenant des combattants, les djihadistes.

SA, (2014), Le Canada lancera un programme de lutte contre la radicalisation islamique, (En ligne), http://www.postedeveille.ca/2014/03/le-canada-lancera-un- programme-domestique-anti-jihad.html, (page consultée le 22 avril 2015).
SA, (2014), Qu’est-ce que l’État islamique? Comment se finance-t-il? Six questions pour comprendre, (En ligne), http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/les-6-questions-pour- tout-savoir-sur-l-etat-islamique-8470764.html, (page consultée le 22 avril 2015).

Thème 9 : Le contrôle social interne et externe associé à ce problème

Une régulation sociale est un ensemble de processus permettant un fonctionnement correct de la société. Par exemple, cela permet de réduire le nombre de conflits présents. Il existe les régulations externes et les régulations internes. Les premières régulations sont les règlements obligatoires qui s’imposent aux personnes en dehors de leur volonté. Ceux-ci doivent se conformer à certaines normes sans broncher. À titre d’exemple, une personne ne peut tuer son prochain. Les deuxièmes régulations sont les règlements que les membres d’une société se sont imposés eux-mêmes. Il serait possible de décrire cela comme étant l’intériorisation des normes par les membres d’une société.

Pour débuter, il est très simple de faire un lien entre le contrôle social externe et l’islamophobie en Occident. Effectivement, les personnes islamophobes ne peuvent faire toujours ce qu’ils veulent. Par exemple, ceux-ci ne peuvent pas commettre d’actes violents ou dégradants envers les islamistes. En effet, il n’est tout simplement pas possible de faire ce genre de chose dans notre société. Or, certaines personnes sont poussées à désobéir à ces régulations seulement à l’encontre des musulmans : ils vont dans le sens inverse du contrôle social externe. En 2015, il y a eu deux attaques contre des lieux de cultes musulmans au Québec. Les contrevenants désobéissent aux attentes nécessaires et pourraient être sanctionnés par différentes conséquences s’ils se faisaient prendre. Ces sanctions servent à la cohésion sociale. En plus des attentes nécessaires, il existe des attentes facultatives. Celles-ci sont libres de choix et n’entraînent pas nécessairement de conséquences. Par contre, les autres membres du groupe feront sentir au contrevenant qu’il n’agit pas de la bonne façon. Par exemple, un homme pourrait insulter un musulman dans la rue sans geste physique et celui-ci ne serait jamais sanctionné. Il a le ‘’droit’’ de le faire. Cependant, sa femme pourrait lui faire comprendre que ce qu’il fait n’est pas adéquat du tout. L’homme a la possibilité d’insulter un musulman sans se faire sanctionner.

Pour poursuivre, les institutions en charge de produire les normes sont appelées ‘’agents de contrôle social’’. Celles-ci seront transmises lors du processus de socialisation primaire, c’est-à-dire au sein de la famille. Ces normes sont intériorisées par les membres d’une société. C’est les règles non écrites que les gens savent qu’il n’est pas bien d’aller à l’encontre. Après la famille, l’enfant est soumis à d’autres agents de contrôle social, comme l’école, les médias, etc. Dans les sociétés occidentales, l’école apprend aux enfants que tous les gens sont égaux, peu importe la race ou la religion. Or, si une famille apprend à l’enfant le contraire, cela pourrait créer un ‘’pattern répétitif’’. En effet, en vieillissant, cet enfant devenu adulte pourrait enseigner la même chose à ses propres enfants. Ceux-ci pourraient alors ignorer la production de normes des autres institutions.

L’acceptation des normes ne va pas de soi, mais les contraintes à l’adhésion au modèle social ont un fort contrôle sur les individus. Effectivement, les gens savent qu’il pourrait y avoir de fortes conséquences s’ils ne respectaient pas certaines règles.

Celles-ci peuvent être respectées de plusieurs façons. En premier lieu, quand le processus de normalisation est efficace, les gens intègrent les normes à leur système de valeurs. S’ils transgressaient ces normes, ceux-ci pourraient se sentir coupable et avoir honte, car celles-ci font partie d’eux-mêmes. En second lieu, lorsque les gens veulent s’intégrer à un groupe ayant adopté certaines normes, ces personnes feront comme les autres et intérioriseront aussi ces normes. On appelle cela un processus d’identification. En dernier lieu, il est possible pour un individu de faire un calcul utilitariste. Celui-ci comparera les avantages et les inconvénients avant de commettre une action. Un processus de dissuasion apparaîtrait si la personne abandonnait son idée dû aux faits que les conséquences seraient trop importantes.

Reprenons l’exemple de l’attentat récent à Saint-Jean-sur-Richelieu. Le terroriste n’a probablement pu accepter les normes sociales. Celui-ci se ‘’foutait’’ des conséquences et a agi au nom de sa religion : le contrôle social n’a pas eu d’emprise sur cet homme.

Bref, un contrôle social interne est intériorisé par un individu et résulte d’une autodiscipline fondée sur un sentiment personnel d’obligation morale. Même si ce phénomène est de plus en plus présent, l’islamophobie ne touche pas une majorité de personnes, car dans notre société occidentale dite ‘’moderne’’, une pluralité d’individus accepte les personnes différentes. Enfin, le contrôle social externe est le résultat de pressions sociales extérieures pour amener les individus à se conformer aux normes déjà établies ou en voie de l’être.
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