La ville, toujours synonyme de crise depuis le moyen âge où elle était considérée comme le lieu de tous les péchés et de la décrépitude humaine, ne commença à





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date de publication28.02.2020
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Introduction:

la ville, toujours synonyme de crise depuis le moyen âge où elle était considérée comme le lieu de tous les péchés et de la décrépitude humaine, ne commença à être réhabilitée qu'au XIXème siècle avec, par exemple, la réhabilitation de la ville de Paris par le baron Haussmann. Mais cette action entraina elle aussi une crise avec l'exclusion des populations pauvres de la ville intra muros pour les déplacer dans la banlieue parisienne; ce schéma, repris par presque toutes les villes entraina une crise sociale à laquelle s'ajouta l'urbanisation qui voyait le milieu rural se vider au profit de la ville de plus en plus engorgée. Il fallut alors dés 1894 avec la loi Siegfried commencer à construire des logements sociaux, construits par des organismes aidés par l'État, pour accueillir cette nouvelle population souvent pauvre, venue en masse: Ces logements furent appelés Habitats à Bon Marché. Dans le cadre de la Reconstruction d'après guerre, une loi de 1949 transforme les HBM en HLM, les actuelles habitations à loyer modéré, qui deviendront peu après l'outil principal de l'État pour lutter contre la crise du logement de l'après-guerre,survenue notamment par l'immigration, au moyen notamment des grands ensembles et des zones à urbaniser en priorité, habitations construites médiocrement et sans identité architecturale par urgence et par économie. ceci donna lieu à des barres et des logements sans vie, malgré quelques expérimentations de grands architectes comme Le Corbusier ou Tony Garnier. Aujourd'hui donc, l'idée que l'on se fait des logement sociaux est très péjorative par leur architecture et par leur tissu économico-social souvent pauvre, et l'État s'attelle donc à changer le paysage architectural de ces logements, en imposant tout d'abord aux communes, par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain votée en 2000, de consacrer au moins 20% de leurs constructions neuves à des logements sociaux trop peu présents pour de plus en plus de demandes; en mettant en place des normes pour une grande qualité de logement, et en faisant appel à de nouveaux architectes novateurs en la matière par le lancement de concours architecturaux.

Quelles réponses sont donc proposées, au niveau architectural, à la crise du logement social? Nous verrons que les projets, pour répondre aux demandes qui se font ressentir, essaient de réhabiliter des logements existants, veulent concilier logements individuels et collectifs et s'intéressent aux préoccupations environnementales.

I- Réhabilitation des logements existants

Aujourd'hui, face à la dégradation de plus en plus en forte des logements sociaux, beaucoup de communes essaient de trouver des solutions rapides et devant être efficaces pour réhabiliter les quartiers dits "sensibles" : ils vont alors procéder à la destruction brutale de grands ensembles. Détruire les barres et les tours peut être une bonne solution à court terme pour redorer le blason de certaines communes dont le tissu économique et social s'était appauvrie, et cela peut être payant politiquement au niveau des électeurs. Mais à long terme, le quartier ou les logements sociaux qui ne peuvent pas tous être détruits et reconstruits feront face aux mêmes problèmes; c'est pour cette raison que certains architectes proposent non pas de reconstruire mais de réhabiliter un bâtiment déjà existant, en lui donnant une réelle identité architecturale et en faisant en sorte qu'il réponde au désir de ses habitants d'avoir une meilleure qualité de vie.






L'exemple de la réhabilitation de la tour Bois-le-Prêtre de 17 étages située dans le XVIIème arrondissement de Paris est un très bon exemple de cette volonté de recycler un habitat en l'adaptant au mode de vie actuel. Cette tour construite entre 1959 et 1969 par Raymond Lopez, très connu pour ses architectures durant la période de Reconstruction, et déjà réhabilitée dans les années 90, a encore fait l'objet d'un projet de transformation sous l'impulsion de l'OPAC qui lança en 2005 un concours d'architecture dans le but de montrer qu'une opération de réhabilitation pouvait se montrer moins onéreuse qu'une démolition-reconstruction. Les organisations architecturales qui ont réussi à faire accepter leur projet sont Frédéric Druot Architecture et Lacaton et Vassal Architectes qui proposent d'augmenter la surface des 97 logements en prolongeant de 3 métres les planchers. Ainsi, chaque logement est étendu sur l'extérieur par un «jardin d'hiver» et un balcon construits grâce à une charpente métallique extérieure montée à sec, permise par la façade légère d'origine facilement démontable. Cet épaississement des façades permet aussi de faire environ 50% d'économie d'énergie en isolant thermiquement les logements.

N
ous pouvons donc voir que les architectes du projet essaient de respecter le déjà existant en prenant en compte les qualités que peut avoir le bâtiment issu des grands ensembles «genre» pas toujours très bien vu, et aussi les remarques des habitants qui a d'ailleurs poussé au choix de l'extension par l'extérieur qui évite le déménagement de la plupart des locataires. De plus cette action de réhabilitation a coûté 100 000 euros par appartement au lieu de 170 milles euros prévus pour un neuf, montrant ainsi que économie de coût ne rime pas toujours avec médiocrité architecturale.

Dans cette optique de réhabilitation, d'autres bâtiments ont été réaménagés comme le bâtiment du marais en 2008 situé dans la rue Turenne qui ne correspondait plus aux demandes actuelles de logement: ce site comportant un mur aveugle complètement insalubre entouré d'une étroite bande de terrain d'1,5 mètre sur 25 environs protégée par un grillage bas propice à l'entassement d'ordures, a été pris en charge par un maitre d'œuvre de logements sociaux: la SIEMP qui a confié a Chartier-Corbasson architectes le soin de réaménager ces logements dont la réhabilitation a coûté cher par leur ancienneté (Fin XVIIIème siècle). Ces architectes ont réussi à construire sur le petit espace vide disponible un nouvel agencement de balcons renouvelant le genre, puisque les balcons se retrouvent sur les côtés des logements et non plus sur rue ou sur cour. Le rideau de fer très contemporain n'est pas destiné à recouvrir la forme du mur pignon d'origine qui reste encore visible, mais valorise plutôt ce mur.

Pour changer l'image des logements sociaux, d'autres idées sont encore concrétisées

II- Conciliation de logement individuel et collectif

L'image des logements sociaux est, pour la plupart, celle de bâtiments collectifs, sans identité, dépersonnalisés, dans lesquels les habitants ne peuvent pas se reconnaître et où ils ont l'impression de perdre leurs repères. Face à ce malaise, les maitres d'œuvres essaient d'expérimenter de nouveaux projets qui n'hésitent pas à faire un mélange des genres entre l'habitat individuel, qui donne à ses habitants un endroit complètement personnel, et l'habitat collectif propre aux logements sociaux souvent regroupés.






Toujours à Paris, lieu de toutes les expérimentations au niveau des logements sociaux, et plus précisément, à quelques centaines de mètres de la tour Bois-de Prêtre, un projet de 20 logements sociaux a vu le jour en 2006 à l'initiative du maître d'ouvrage Paris Habitat, l'OPAC de Paris. Ce projet conduit par l'agence d'architecture Fantastic Stéphane Maupin est une véritable nouvelle initiative dans la rue Pierre-Rebière où aucune habitation sociale n'était présente. Ce bâtiment qui entre au sein d'un ensemble de 9 immeubles de différents architectes, arrive à mettre en place des logements sociaux en plein cœur de Paris en prenant le parti de réduire la rue de 25 à 12 métres pour permettre d'implanter un bâtiment entre le trottoir et le cimetière des Batignolles. Le projet, au niveau architectural, veut symboliser la lente mue du logement social collectif vers le logement social individuel que l'on avait abandonné après-guerre; cette idée est illustrée par un bâtiment qui revêt à sa base une façade de béton complètement austère avec des fenêtres sèchement percées, un socle de béton qui s'échancre en forme de M pour laisser place à une série de petites terrasses se faisant face et se terminant par des toits en bâtière donnant aux appartements des allures de maisonnettes. Ce bâtiment avec le socle en forme de monolithe blanc repoussant et les «maisons» apparentes en haut du bâtiment permet de proposer une solution alternative à ces deux modes d'habitation classiques en faisant une sorte d'hybridation des deux genres, qui permet dans le même temps l'appropriation de son «chez-soi» et l'apprentissage du «vivre ensemble», deux valeurs importantes pour une meilleure qualité de vie; de plus cette alternative répond aussi problèmes de densité amenant toujours à la création d'immeubles, par la création d'espaces dans le bâtiment lui-même.
D'autres projets tendent à aller plus du côté de l'habitat individuel, tout en gardant une certaine typologie des habitats collectifs qui est le regroupement des logements. L'exemple à Serillan prés de Bordeaux de 14 maisons construites de 2002 à 2006 est pertinent car il veut s'inscrire dans le paysage rural, pavillonnaire des alentours tout en gardant l'esprit de logements sociaux collectifs. Ces maisons installées sur pilotis par 2, mélangent espace semi-privé matérialisé par des jardins individualisés et des espaces aménageables à son grès en dessous des pilotis pour donner une identité à son habitat et le personnaliser, et espace public. Ces logements individualisés qui donnent l'impression de coûter plus cher que des immeubles n'ont coûté que 1000 euros le m² pour une moyenne de 1700 à 2000 euros le m², grâce à l'emploi de matériaux industriels comme l'acier pour la structure, ou le métal, et la standardisation de la structure.




III- Les préoccupations environnementales

Pour ne pas créer une ségrégation dans l'accès au développement durable, les maitres d'ouvrage ont mis un point d'honneur à créer de nouveaux logements sociaux respectant l'environnement, qui soient les plus originaux possibles, pour montrer que ce genre d'habitat peut aussi être le lieu de projets totalement avants-gardistes. Cette nouvelle norme, loin de stopper la créativité des architectes, leur permet au contraire de renouveler l'architecture par de nouvelles expérimentations sur le sujet de l'environnement.





L'un des projets de logements sociaux à Dunkerque est représentatif de l'importance du respect de l'environnement dans les nouvelles architectures, car ces bâtiments qui accompagnent la réhabilitation d'anciennes friches portuaires, sont basées sur le développement durable qui amène à se préoccuper de la gestion de l'eau et du recyclage de l'énergie. En effet ces bâtiments, commencés en 2005 font partie de la construction de tout un quartier urbanisé par l'agence Nicolas Michelin & Associés qui, essaie de mettre en place une mixité sociale par la construction d'immeubles de toute typologie, ou d'habitats individuels veut introduire le développement durable dans les logements sociaux. En effet, les immeubles à galbe, rappelant l'architecture séculaire flamande construits en béton et parpaing de pouzzolane, avec une façade enveloppé de métal, de bois est enveloppée de capteurs photovoltaïques, très importants pour une diminution de la consommation d'énergie. La forme de l'immeuble n'a pas été choisi au hasard car au sommet des pignons ont été mis en place des hélices qui, mues par le vent, activent un système de ventilation naturelle des appartements. Cette identité architecturale ne sert donc pas que d'ornement et permet aussi de récupérer les eaux de pluie aux noues des constructions, c'est à dire dans l'angle formé par la rencontre des deux pans de toiture. Ces installations qui pourraient être très économiques à long terme n'ont pas eu tout de suite l'approbation de l'administration trop réticente à ces innovations, et ne pourront être mis en place que dans les prochaines constructions, alors même qu'elles ne coûtent pas plus cher que d'autres construction car elles sont à 1059 euros par m².
A Grenoble, l'on s'essaie aussi à l'économie d'énergie avec le bâtiment de l'architecte Édouard François appelé Skin Wall,(peau de mur) appellation du au fait que la façade est recouverte d'une fine membrane posée comme un drap, pour protéger et isoler le bâtiment d'une manière très simple, plutôt que de l'isoler classiquement avec des revêtements lourds. Cette démarche qui paraît donc simple a tout de même demandé des études spécifiques d'un an sur la conformité aux normes. Ce bâtiment, en plus d'économiser de l'énergie, en produit aussi avec des capteurs solaires, et utilise des matériaux naturels comme le bois utilisé pour la construction de coursives qui amènent à des jardins individuels sur le toit.





Conclusion:

Ainsi l'on voit que beaucoup de solutions architecturales sont présentées pour donner une nouvelle image des logements sociaux autre que celles de barres et de tours dénuées d'identité architecturales et synonymes de crise sociale, en essayant de réhabiliter certains logements pour leur donner une identité architecturale, en introduisant l'habitat individuel, vu comme plus confortable, dans l'habitat collectif, et en faisant des logements sociaux le lieu d'expérimentations d'habitats s'insérant complètement dans le développement durable. La cité de l'architecture & du patrimoine a d'ailleurs dédié une exposition à ces nouveaux logements sociaux: Vers de nouveaux logements sociaux qui montre donc 16 nouveaux prototypes d'habitats sociaux très originaux et faits par des architectes très en vogue.

Mais on voit tout de même que malgré quelques efforts pour essayer de pallier à la crise sociale apparue au sein de ces logements par des réponses architecturales, il n'y a pas de réponses effectives à ces problèmes actuels puisque cela reste tout de même superficiel car concentré sur t l'image que doit renvoyer le bâtiment. De plus, ces initiatives restent marginales puisque ce sont seulement les grandes villes qui peuvent assurer le fort coût dédié à l'entretien qui les mettent en place; et dans le cas de Paris on voit qu'elle ne touche même pas aux logements sociaux de banlieue réellement en crise et s'intéresse plutôt à la réhabilitation de bâtiments situés intra muros

Sources:

Livres:

  • Vers de nouveaux logements sociaux; Francis Rambert


Visites:

  • Vers de nouveaux logements sociaux exposition à la Cité de l'architecture & du patrimoine


Sites:

- Http://www.citechaillot.fr/exposition/expositions_temporaires.php?id=92

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