La notion de choc des civilisations dans la théorie d’Huntington





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L’uniformisation et fractures du monde contemporain.

  1. Le thème obligatoire qui porte sur la notion de cultures et de religions. Ce thème dont chacun des mots est au pluriel pose la question de l’unité et des divisions culturelles et religieuses du monde. En effet, il existe des facteurs d’unification et des éléments de division dont le plus important est la religion puisque les pratiques religieuses conduisent également des différences culturelles (alimentation, fêtes, organisation sociales…)

  2. La question au choix sur l’éducation dans le monde.

  1. Cultures et Religions.

Le monde est divisé en plus de 190 états dont l’organisation sociale et politique est très variable. Il existe cependant plusieurs modèles :

  • Les états-nations qui s’organisent autour d’une communauté nationale unie par des traditions et une histoire mais ce modèle peut être remis en question (ex : débat sur l’identité française)

  • Les états fédéraux qui regroupent plusieurs états ou nations qui ont choisi de vivre ensemble (EU, RFA, Suisse)

  • Les états pluriethniques ou multi-religieux dans lesquels cohabitent des groupes très différents et parfois antagonistes.

L’unité culturelle ou les particularismes sont donc des facteurs de cohésion ou de crises à l’intérieur des états et parfois entre les états. C’est pourquoi, le monde apparaît comme culturellement de plus en plus uni sans pour autant faire disparaître les cultures nationales ou même locale.
Nous aborderons donc ce thème en trois parties :

  1. Existe-t-il des aires de civilisations et ces civilisations sont-elles antagonistes ?

  2. Y a-t-il une culture mondiale ?

  3. Quelles formes de rejet, l’idée d’un monde uniformisé fait-elle naître ?




  1. Existe-t-il un « choc des civilisations » ?

  1. La notion de choc des civilisations dans la théorie d’Huntington

Etude de la carte de la page 226 : LES GRANDES CIVILISATIONS DANS LE MODELE D’HUNTINGTON.

Civilisation :

Principale(s) religion(s)

Aire géographique : principaux pays

Occidentale

Christianisme catholique et protestant

Europe de l’ouest et du Nord, EU, Océanie.

Orthodoxe (et slave)


Christianisme orthodoxe


Europe de l’Est

Latino-Américaine


Christianisme catholique (et protestantisme)

Amérique centrale et du Sud

Hindouiste


hindouisme

Péninsule indienne (Inde, Sri Lanka)

Islamique


Islam

Afrique du Nord et Corne d’Afrique, Moyen-Orient, Asie centrale, Asie du Sud-est.

Africaine


Christianisme, islam, animisme

Afrique Sub-saharienne.

Confucéenne (extrême-orientale)

Bouddhisme et Confucianisme, (Taoïsme)

Chine, Corée, Péninsule indochinoise, Myanmar.

Japonaise


Shintoïsme

Japon


Selon Huntington le monde est divisé en 8 grandes aires de civilisation, souvent antagoniste. Le principal élément constitutif d’une civilisation serait donc la religion.

Les lignes de contact devenant d’éventuelles lignes de conflits comme la carte les montre, avec les tensions dans les Balkans entre christianisme occidentale et christianisme orthodoxe, entre le monde orthodoxe et le monde musulman dans le Caucase ou dans l’ouest chinois entre islam et civilisation confucéenne (extrême-orientale). Dans cette théorie américaine née en 1993, le monde est passé d’une division bipolaire à une division civilisationnelle. Les conflits peuvent donc s’expliquer par les rivalités religieuses, culturelles ou économiques entre les diverses aires que Huntington qualifient de chocs des civilisations.

  1. Une vision simpliste du monde :

Article de presse :

De la boîte de Pandore, toujours béante, de l’empire américain, s’échappent des monstres qui se répandent dans un monde que les Etats-Unis ne contrôlent pas encore complètement. Depuis le 11 septembre, l’un de ces monstres est invoqué d’un studio de télévision à l’autre par ceux qui dénoncent la menace que représentent ces barbares pour notre civilisation capitaliste mondiale.

C’est en 1993 que Samuel P. Huntington, autrefois expert en contre-insurrection de l’administration Lyndon Johnson au Vietnam, puis directeur de l’Institut d’études stratégiques de Harvard, publia son désormais célèbre Choc des civilisations, conçu comme un pamphlet contre un théoricien rival du département d’Etat : Francis Fukuyama, tenant de la thèse de la « fin de l’histoire ». Pour Samuel P. Huntington, la défaite de l’Union soviétique avait mis fin à toutes les querelles idéologiques, mais pas à l’histoire. La culture - et non la politique ou l’économie - allait dominer le monde.

Il dénombrait huit cultures : occidentale, confucéenne, japonaise, islamique, hindoue, slave orthodoxe, latino-américaine et - peut-être - africaine (il n’était pas sûr que l’Afrique soit vraiment civilisée !). Chacune incarnait différents systèmes de valeurs symbolisés chacun par une religion, « sans doute la force centrale qui motive et mobilise les peuples ». La principale ligne de fracture passait entre « l’Occident et le reste », car seul l’Ouest valorise « l’individualisme, le libéralisme, la Constitution, les droits humains, l’égalité, la liberté, le règne de la loi, la démocratie, les marchés libres ». C’est pourquoi l’Ouest (c’est-à-dire les Etats-Unis) doit se préparer militairement à affronter les civilisations rivales, et notamment les deux plus dangereuses : l’islam et le confucianisme, qui, si elles devaient s’unir, menaceraient le cœur de la civilisation. Et l’auteur concluait : « Le monde n’est pas un. Les civilisations unissent et divisent l’humanité... Le sang et la foi : voilà ce à quoi les gens s’identifient, ce pour quoi ils combattent et meurent. ». (…)

Ces thèses appellent deux réponses fondamentales. La première, c’est que l’islam, depuis mille ans, n’a jamais été monolithique. Les différences entre musulmans sénégalais, chinois, indonésiens, arabes et d’Asie méridionale sont bien plus grandes que celles qui les distinguent des non-musulmans de même nationalité. (…)

Seconde remarque : après la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ont soutenu les éléments les plus réactionnaires, s’en servant comme d’un rempart contre le communisme ou le nationalisme progressiste. Souvent, ils recrutaient leurs alliés parmi les fondamentalistes religieux : les Frères musulmans contre Nasser en Egypte ; le Sarekat-i-islam contre Sukarno en Indonésie ; le Jamaati-islam contre Benazir Bhutto au Pakistan ; et, plus tard, en Afghanistan, Oussama Ben Laden et d’autres contre le communiste laïque Mohamed Najibullah

Extrait du Monde diplomatique, article de Tariq Ali, Au nom du « choc des civilisations », oct. 2001
Mais La théorie d’Huntington est très simpliste et apparaît comme un moyen de justifier la méfiance des EU et de ses alliés de la civilisation occidentale vis-à-vis des autres cultures et en particulier l’Islam. Les attentats du 11 septembre 2001 ont fortement contribué à la diffusion de ces thèses car elles furent l’une des fondements de la politique étrangère américaine ou du moins telle qu’elle fut présentée aux citoyens. En effet, les aires de civilisations présentées par Huntington ne sont pas homogènes et n’agissent pas de façon cohérente en particulier l’islam dont les divisions ethniques et religieuses sont multiples.


  1. Les grandes religions dans le monde :

S’il faut retenir un élément de la théorie d’Huntington s’est que le monde n’est pas un monde uniforme mais multiple.
L’un des éléments constitutifs d’une culture est donc la religion mais ce n’est pas le seul et il est souvent insuffisant pour définir la notion de civilisation. Il y a peu de points communs entre un musulman sénégalais et un musulman indonésien. En effet, la langue, les pratiques syncrétiques, les relations avec les voisins constituent de forts éléments de différenciation. Néanmoins, les grandes religions et les multiples pratiques internes sont des éléments de fracture internationale et d’unité interne.

Mais les courants migratoires ont modifiés les frontières traditionnelles des aires religieuses créant à l’intérieur de certaines aires religieuses d’importantes communautés comme l’Islam en France, l’Hindouisme et l’Islam au RU ou les innombrables communautés religieuses des EU.
A l’échelle planétaire, on distingue 6 grands courants religieux mais ceux-ci intègrent des centaines de communautés religieuses différentes. D’autre part, il existe également des centaines de communautés religieusesn’ayant pas de rapports avec les grands courants traditionnels.
Film : le dessous des cartes, les grandes religions.
Le Christianisme : plus de 2 milliards de baptisés dont près d’un milliard de catholiques,

L’islam : Plus d’un milliard de pratiquants répartis entre l’Afrique et l’Asie. Seuls 20 % des musulmans sont arabesmais cette langue est la seule langue du culte.

L’hindouisme : 800 millions de pratiquants essentiellement en Asie du Sud.

Le Bouddhisme : et les philosophies orientales (Confucianisme, Taoïsme, Shintoïsme) : 400+ 500 + 130.

Le judaïsme : historiquement première religion monothéiste mais ne compte que 18 millions de fidèles (EU, Israël, Europe)

L’animisme : Très présent en Afrique mais aussi dans les communautés amérindiennes, il ne s’agit pas d’une religion mais d’un ensemble de pratiques liés à la croyance dans les esprits qui animent toute chose. Le mot animisme permet d’englober des centaines de pratiques religieuses très différentes géographiquement mais qui ont en commun la croyance en des esprits et des forces naturelles souvent issues des 4 éléments.
DOC. 2 p236 :

Les religions peuvent servir de prétexte au refus d’adhérer à un monde uniformisé et le maintien et la renaissance de pratiques religieuses peuvent s’interpréter comme la volonté de résistance face à l’émergence d’une culture mondiale ou à l’intégration dans une communauté nationale (immigrés, peuples indigènes dans les pays d’Amérique latine dominés par les descendants des migrants européens).

  • Morales à Tiawanaku en 2005 : Racine indienne, particularisme bolivien, mise en place d’une République multiculturelle.




  1. Existe-t-il une culture mondiale ?


Il existe des facteurs économiques, technologiques et culturels qui conduisent à l’émergence d’une culture mondiale. En effet, le monde est parfois désigné par l’expression « village planétaire ». Les évolutions technologiques ont aboli les distances et permis à des individus éloignés de plusieurs dizaines de milliers de km de communiquer, de se rencontrer et donc de diffuser des éléments de leur culture.

  1. Le tourisme, facteur d’uniformisation


L’un des premiers facteurs d’uniformisation est le tourisme international.

Doc.1 p230 : Identifier les foyers de départ et les foyers d’accueil.

  • Les principaux foyers de départ sont bien évidemment les pays du Nord car le tourisme est avant tout lié au niveau de vie. Voyager reste un privilège des riches car ils disposent des fonds nécessaires et obtiennent plus facilement les autorisations administratives indispensables.

  • Les principaux pays d’accueil se répartissent en deux catégories :

  • Les pays du Nord : Amérique du Nord, Europe (méditerranéenne).

  • Les destinations exotiques : Asie de l’est, Afrique, Amérique Latine, continents dans lesquels certains pays ont fait du tourisme une activité centrale de leur économie en jouant sur différents atouts (plages tropicales, paysages, richesse animalière, culture…)

Au total, 880 millions de touristes ont visité un pays étrangers en 2009, soit 4% de moins qu’en 2008 mais en 201, Organisation mondiale du tourisme (ONU) prévoit 900 millions de touristes.

Le tourisme permet des interpénétrations culturelles, le touriste apporte ses modes de vie et réclame une qualité d’accueil fondée sur les standards des pays riches. Inversement, il découvre une autre culture et importe chez lui des traits culturels (gastronomie, religion, musique…)
Doc4 p 241 : Mondialisation du goût.

Dans les pays du Nord, les cuisines étrangères se développent sous l’effet de plusieurs facteurs dont le tourisme mais surtout les FTN agro-alimentaire qui adaptent à un marché local une cuisine exotique. Les restaurants étrangers sont également très nombreux, leur développement étant lié aux mouvements migratoires.

La réussite de certaines chaines comme Mc Donald’s ou Coca-cola (photos 1 p 228 et 2 p240) repose sur le rayonnement culturel des EU « american food » mais aussi sur la capacité des FTN à s’adapter au marchés locaux( nom, type d’aliments, organisation spécifique adaptée aux contraintes locales).


  1. les médias et moyens de télécommunication : le village planétaire


Le développement des médias en particulier, la TV, la radio puis l’Internet et la téléphonie ont accéléré la diffusionde contenus médiatiques internationaux.

Les industries culturelles ont aujourd’hui une dimension internationale et contribuent à l’émergence d’une culture mondiale:

  • La musique, les Beatles affirmaient déjà en 1966 être plus célèbre que le Christ. Si les groupes les plus connus sont presque tous anglo-saxons. Il existe des formes de musique métissée (Doc.5 p229) et les sociétés de disque proposent souvent des artistes classés dans la World Music. Le succès de certains courants musicaux ne peut s’expliquer que par ces effets de mondialisation. Reggae, par exemple, né en Jamaïque s’est diffusé aux EU puis en Europe. Bob Marley a produit la plupart de ses disques et surtout les deux premiers aux EU où il s’est installé en 1969 puis en Angleterre où se situait la maison de disque qui produisit ses albums (Island).




  • Le cinéma et la production audiovisuelle, Le développement du cinéma puis de la TV ont entraîné une multiplication de la production. Il existe des spécificités régionales et le maintien dans certains pays d’une forme de production nationale mais il existe bien évidemment une internationalisation des contenus.

Doc. 2 p 227 :

Cette internationalisation profite avant tout aux EU (13% de la production mais 50% des recettes). Un film hollywoodien est donc avant tout une machine a rapporté de l’argent. Le modèle est très performant puisqu’il existe tout une organisation afin de rendre l’investissement le plus rentable possible (publicité, produits dérivés, standardisation de la réalisation autour de modèle de genre et d’acteurs internationaux…)

Le taux de pénétration des films américains dépasse fréquemment 70% des films projetés, y compris dans des pays comme l’Inde ou l’UE qui pourtant disposent d’industries nationales et de lois favorisant les entreprises locales. Par exemple, la France a développé la notion d’exception culturelle, en mettant en place des lois sur la diffusion des œuvres à la TV et à la radio imposant un pourcentage de œuvres françaises et européennes et en soutenant financièrement la production.


  • Les grands événements sportifs contribuent à l’uniformisation des cultures. Le succès planétaire des JO ou de la coupe du monde de football (dossier p232-233) provient en grande partie du développement des médias qui ont fait de ces deux événements, les programmes les plus regardés au monde.

En 2006, 32,5 milliards de téléspectateurs en audience cumulée ont regardé les matches dans plus de 200 pays. On estime que près de 4 milliards de personnes ont vu un match ou des résumés de matchs.

La pratique s’est internationalisée puisque lors de la première coupe du monde en 1930, les pays étaient issus de 2 continents : l’Amérique (Latine) et l’Europe qui forment le cœur du monde du football. 203 pays ont participé aux éliminatoires de la coupe du monde 2010. Si l’internationalisation progresse, les grandes équipes restent toujours issus des pays traditionnels puisque tous les vainqueurs de la coupe du monde sont européens ou sud-américains. Seuls 7 nations ont décroché un titre mondial lors des 18 compétitions.
Doc. 4 p235 :

Dans le domaine culturel, les grands groupes de média sont capables d’adapter leur production au marché local comme le montre la couverture de l’édition en arabe du magazine ELLE. Ce magazine français symbole de la mode parisienne est diffusé dans le monde entier dans 39 éditions différentes.


  1. Le rôle des FTN :

Les Firmes Transnationales (FTN) sont des acteurs majeurs de la mondialisation car elles ont la capacité de diffuser des produits ou des modes de consommation dans le monde entier.

Quelques domaines sont particulièrement internationalisés :

  • L’industrie de la mode, des cosmétiques et du luxe dominée par des groupes internationaux souvent français, italien ou américain tels que L’Oréal, LVMH ou des marques grands publics comme celles du sport (Nike, Adidas) ou prêt-à-porter grand public (Levi’s…). Ces entreprises disposent de réseaux internationaux de vente, communique grâce à la publicité de façon massive et utilisent parfois des spécificités locales pour promouvoir leur produits (ex : Puma et l’équipe d’athlétisme jamaïcaine)

  • La grande distribution : les grands groupes comme Carrefour (voir PDF) s’implantent dans de nombreux pays et modifient les pratiques commerciales traditionnelles. Ainsi, en Chine et en Thaïlande le succès du groupe et de ses concurrents ou imitateurs nationaux contribuent au déclin des marchés traditionnels qui étaient la forme dominante du commerce. Aujourd’hui, les habitants se tournent vers les grandes surfaces qui offrent des prix fixes et souvent bas, des garanties sanitaires supérieures et un choix élevé sur un espace réduit. La révolution commerciale qui a touché l’Amérique du Nord et l’Europe dans les années 1950-1970 est en train de se produire dans le reste du monde à des vitesses différentes.


Conclusion :

On parle de culture de masse pour désigner la capacité des grands groupes médiatiques de toucher un public mondial et de soft power pour désigner le rayonnement culturel d’un pays comme les EU qui s’appuie sur la capacité des FTN à diffuser les produits emblématiques de leur culture.


  1. Les formes de rejet de la culture mondiale :


On retrouve des tendances proches de celles qui s’opposent d’un point de vue général à la globalisation ou mondialisation, et en particulier les mouvements altermondialistes mot qui désigne un ensemble d’associations ou de communautés de pensée qui rejettent la forme libérale et inégalitaire de la mondialisation et prône une « autre mondialisation » plus humaine et respectueuse des cultures locales. Le discours altermondialiste rejoint très souvent le discours anti-américain (Anti-américanisme).


  1. L’altermondialisme :

Ensemble documentaire :

Doc. 1 p 238 : Identifier l’origine du mouvement.

Doc.2-3 p 238 : Identifier les principales critiques du modèle libérale.

Doc.1 et 4 p 238 : Identifier une proposition alternative au modèle libéral.

Le mouvement altermondialiste est issu de la croissance des échanges et de la crise des grandes idéologies antilibérales traditionnelles telles que le communisme. Il s’est peu à peu substitué au mouvement tiers-mondiste.

La plupart des ONG et mouvements politiques altermondialiste se retrouve sur plusieurs points :

  • L’opposition au libéralisme et particulièrement à sa dimension financière et capitaliste (spéculation, rémunération du capital, IDE, délocalisation, inégalités commerciales entre pays du nord et pays du sud…)

  • Un attachement à la préservation de la planète

  • La réduction des inégalités nord/sud

  • La notion de décroissance, c’est-à-dire, la capacité des sociétés de proposer un nouveau modèle économique, non plus fondé sur la croissance de la production de richesse mais au contraire, une réduction de notre production qui respecterait les individus en satisfaisant les justes besoins.

Leurs propositions sont souvent inspirées par les mouvements écologiques comme le développement durable, énergies renouvelables). Il y a également une forte dimension sociale (commerce équitable, Investissement respectueux des conditions de travail et de vie des ouvriers, santé public, éducation).
Leur principal slogan résume ces 2 orientations : « Notre monde n’est pas à vendre !»


  1. Construire son identité dans des sociétés multiculturelles

D’après la photo 4 p237 :

En quoi l’immigration est à l’origine du développement de « cultures parallèles » dans des pays comme la France ?

Quel type de réaction suscite les migrations internationales dans les pays d’accueil ?

Doc.1, 3, 4 p 236-237 :

Quel argument Paul Claval avance-t-il pour expliquer la multiplication des mouvements identitaires ?

Quelles formes prennent ces revendications identitaires ?
La croissance des migrations internationales est à l’origine de la multiplication des communautés d’origine étrangère dans les sociétés d’Amérique du Nord et d’Europe. Ainsi par exemple, plus de 3 millions d’étrangers vivent en France. La France compte 5 millions d’habitants nés à l’étranger et ¼ des Français ont au moins un de leurs grands-parents d’origine étrangère (16 millions). D’autre part, malgré près plusieurs siècles de vie commune, les particularismes régionaux n’ont pas disparu. C’est une des raisons à la multiplication des mouvements identitaires, dans un monde multiculturel, il apparaît important de construire son identité. Celle-ci s’appuiera sur la religion, le régionalisme, parfois les sectes voire le monde du travail COMME PAR EXEMPLE LES « GOOGLERS».

Les individus cherchent collectivement ou individuellement à affirmer leur identité et par la même il existe des mouvements d’affirmation régionaliste, nationaliste ou religieux.

Selon Paul Claval, « les grandes aires culturelles (…) n’ont pas disparu mais elles laissent davantage de place que par le passé à des structures en réseaux(…) surtout dans des villes (…) multiculturelles.
Conclusion :

Le développement des moyens de transport et de communication ont transformé l’espace mondial en anéantissant certaines frontières liées aux distances et à l’inconnu. Il existe donc des phénomène d’acculturation c’est-à-dire des mécanisme de diffusion et d’imprégnation d’éléments culturels (photo p 224). C’est acculturation est souvent invisible mais peu lorsqu’il existe une prise de conscience provoquer des réactions de repli, de fondamentalisme et de violence perçues un retour à l’ordre et un respect des traditions.

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