Coderpa – Département du Nord – Hôtel du Département – 51 rue Gustave Delory – 59047 lille cedex





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La répartition de ces établissements :




    • 218 établissements pour 15 375 places ressortent du secteur public habilité à l’aide sociale.




    • 101 établissements pour 5 356 places ressortent du secteur privé également habilité à l’aide sociale.


A partir de ces constats croisés, on est en droit de se poser plusieurs questions et de tenter d’y apporter des réponses.
Premièrement, l’existant actuel et les projets connus en places d’accueil et d’hébergement est-il suffisant en nombre, en type, en répartition géographique, pour répondre aux besoins globaux des personnes âgées autonomes, en perte d’autonomie, ainsi que des personnes handicapées vieillissantes ? Quels besoins identifiables seront à satisfaire compte tenu des évolutions démographiques, sanitaires, médico- sociales et de l’évaluation des attentes des personnes âgées ?
En second lieu, sur le nombre, même si l’on prend en considération le postulat, globalement partagé, par les personnes âgées autonomes, celles en perte d’autonomie et les pouvoirs publics de les maintenir à domicile coûte que coûte et celui de considérer, comme l’indique notamment l’Agence Régionale de Santé, que l’existant public/privé suffit à répondre aux besoins exprimés, encore faudrait il connaitre la réalité objective de la satisfaction des besoins actuels et futurs ! 
A l’évidence, l’évolution démographique de la population, de sa situation sanitaire, sociale et médico-sociale, exigera la création de nouvelles places d’hébergement intermédiaire et pérenne, accessibles socialement et financièrement d’autant que les délais de création de places sont de 4 à 5 ans et que les besoins actuels ne sont pas tous connus ni satisfaits et ne feront que progresser.

Sur le type, nous savons déjà que les hébergements intermédiaires temporaires ou pérennes, types logements foyers, béguinages et autres résidences, sont pour partie obsolètes, inadaptés, ne permettant pas encore suffisamment un parcours résidentiel sans rupture, ni une vie décente, confortable et sécurisée aux personnes âgées et handicapées vieillissantes.
Ceci nécessite la poursuite des efforts considérables entrepris dans la réhabilitation et la modernisation de ces formes d’hébergement intermédiaire pour assurer la fluidité du parcours résidentiel des personnes âgées et handicapées vieillissantes.

S’agissant des Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), si l’on considère à nouveau la volonté exprimée du maintien à domicile de ces personnes âgées en perte d’autonomie, pour lequel, au demeurant, il faudra bien en venir à créer progressivement entre 350 000 et 500 000 emplois considérés comme nécessaires, afin de permettre un accompagnement global adapté à la situation de perte d’autonomie spécifique à chaque personne, ceux-ci verront encore s’accentuer l’évolution de leurs résidents de plus en plus âgés et de plus en plus dépendants jusqu’à transformer ceux-ci en établissements hospitaliers.
Ceci pose et posera, dans cette hypothèse, la question de l’évolution et de l’évaluation des besoins en personnel sanitaire et médico-social formé à la gériatrie, en établissements adaptés à l’accueil des personnes concernées dans le respect de leur dignité et le souci de «l’humanitude» dans la relation et le respect de l’intimité, tant à l’échelle du lieu de vie que de la personne elle-même.
Sur la répartition géographique, il apparait, malgré les efforts réalisés, encore de nombreuses inégalités territoriales d’implantation éloignant géographiquement et socialement les personnes âgées de leur milieu familial et social renchérissant de surcroit le coût du reste à charge notamment dans le secteur privé à but lucratif.
S’agissant des formes d’hébergement temporaire, accueils de jour, plateformes de répit, nous avons pu faire le constat que ceux-ci, bien qu’en évolution positive importante en nombre et en qualité, sont encore notoirement insuffisants, en quantité, en moyens humains et matériels, en répartition géographique permettant la proximité, en accessibilité pratique et pécuniaire, leur coût étant généralement élevé et leur prise en charge dérisoire, en cela elles ne répondent donc encore qu’imparfaitement aux besoins nombreux et criants des personnes aidées et des aidants.
Nous proposons donc également de :


  • démultiplier les efforts de création de places d’accueil temporaire dans les territoires, afin d’apporter davantage de solutions de répit aux aidants et aidés, d’en améliorer l’accessibilité par la mise en place adaptée de transports et par une prise en charge non discriminante financièrement,



  • de prendre les mesures indispensables, pour aider à la poursuite de la formation des aidants familiaux et professionnels, pour leur donner les moyens et le temps nécessaire à l’exercice de leur bénévolat ou profession qu’il faudra aider à se développer considérablement, compte tenu de la situation actuelle constatée, de la baisse du nombre d’aidants familiaux et de leur grande détresse ainsi que l’évolution considérable prévisible des besoins .



S’agissant des logements foyers, des béguinages et résidences services qui répondent à un besoin en hébergement intermédiaire spécifique entre le domicile et l’établissement médico-social :


  • Pour les premiers, leur statut a besoin d’être clarifié entre le code du logement, celui du social ou du médico-social. Leur parc vieillissant autant que ses locataires nécessite, dans de nombreux cas, réhabilitation, adaptation, sécurisation et modernisation.




  • Pour les seconds qui connaissent un grand développement et répondent à un réel besoin, il est indispensable que leur coût en permette leur accessibilité même aux plus démunis comme le proposent certaines institutions solidaires.


Compte tenu de l’évolution du public logé et de l’état de la plupart de ces établissements, il convient donc qu’une aide significative soit apportée aux bailleurs afin que ces actions nécessaires puissent être entreprises dans le but d’apporter à leurs habitants plus de confort, de sécurité et d’adaptation à la perte d’autonomie.
S’agissant des établissements actuels d’hébergement de personnes âgées, le CODERPA constate que les maisons de retraite sont en voie d’extinction, que les EHPAD subissent une évolution sanitaire exponentielle préoccupante quant à sa prise en charge médicale et financière, que ces établissements ne disposent toujours pas, malgré les promesses de la loi de 2005, des effectifs nécessaires sanitaires, sociaux et médico-sociaux devant permettre aux résidents une vie courante, sociale et citoyenne épanouie, un accompagnement et une fin de vie dans la bientraitance, ceci confinant à la maltraitance institutionnelle, et fournir aux personnels des conditions de travail humainement supportables.
Force est de constater le regard péjoratif porté par la population sur le handicap et la perte d’autonomie, axé sur le coût du vieillissement qui, en assimilant la vieillesse à la maladie, stigmatise les personnes les plus âgées considérées, faussement, comme autant de charges pour la société.
Le CODERPA a pu constater que l’image véhiculée sur ces établissements est particulièrement péjorative, ce malgré un personnel dévoué parfois proche de l’abnégation et une amélioration générale de leur confort et de leur fonctionnement.
L’accès des résidents aux établissements d’hébergement, contraints et forcés par leur âge et leur état physique et mental, et la plupart du temps dans l’urgence, constitue un traumatisme. Les formalités administratives compliquées et contraignantes (le mille-feuille administratif) rebutent certaines personnes candidates à l’hébergement, de même que la problématique des restes à charge qui reste prégnante et insupportable pour nombre de résidents actuels et futurs et/où leurs familles, compte tenu de la faiblesse des retraites et revenus d’une grande partie des nordistes âgés.Vient s’ajouter la procédure de reprise sur succession de l’aide sociale d’où le nombre de personnes âgées qui répugnent à demander à être hébergées en établissement pour ne pas dépouiller leurs descendants de leur succession. Tout ceci explique le paradoxe qui fait que les listes d’attente s’allongent en secteur public d’hébergement et que des lits sont libres dans le secteur privé lucratif.
Le CODERPA propose donc que soient mises en place des politiques publiques qui mobilisent toute la population, pour mettre fin à la stigmatisation de la vieillesse qui n’est pas une maladie, pour lutter contre l’assimilation des personnes âgées à des personnes fragiles qui seraient à la charge de la société. Stigmatiser la perte d’autonomie et le handicap conduit à bafouer les droits des hommes et des femmes concernées.
La carence de ressources financières engendre des conditions d’existence précaires et un statut social dévalorisé, ce processus d’exclusion apparait, comme c’est le cas lorsque la société stigmatise la vieillesse, les personnes âgées ont une conscience aigüe des difficultés qu’elles rencontrent à exercer les actes de la vie et le besoin de recourir à autrui. Il en résulte des souffrances, souvent intériorisées, un sentiment d’inutilité, d’exclusion, de ne plus être reconnu qui les conduisent souvent à s’isoler et à faire le choix d’être regroupées dans des espaces de ségrégation.
Il est indispensable de préserver un environnement relationnel familial, amical, de voisinage résidentiel ou professionnel. A cet égard, nous saluons les actions menées notamment par le Conseil Général, l’ARS, la CARSAT et les autres caisses de retraite, les CCAS, les CLIC, les centres sociaux, par le service civique et les clubs des ainés et plus récemment par le dispositif MONALISA qui doit mobiliser les bénévoles orientés vers la lutte contre l’isolement.



Propositions «Hébergement»


  • Accélérer la mise en place concertée de la coordination sanitaire, sociale et médico-sociale, afin d’éviter les ruptures et de fluidifier le parcours de santé et résidentiel des personnes âgées.




  • Améliorer sensiblement le niveau des aides sociales dont l’APA, afin de réduire les freins à l’accès et au maintien des personnes âgées en établissements ainsi qu’à leur accès aux services.




  • Augmenter rapidement, en les faisant évoluer en fonction du GIR moyen pondéré, les effectifs en personnel sanitaire, social et médico-social dans les établissements et services au niveau prévu par la loi de 2005 pour 2010 (1 agent pour 1 résident).




  • Réduire significativement le reste à charge insupportable pour les résidents en établissements et leurs familles.




  • Poursuivre résolument la création de places d’accueil intermédiaire et spécialisé, de places en EHPAD et de services d’accompagnement, d’établissements mieux répartis géographiquement.




  • Aider davantage les aidants familiaux et professionnels en leur donnant les moyens et le temps d’exercer leur bénévolat et leur profession en bénéficiant de plus de répit.




  • Supprimer la barrière d’âge à 60 ans, afin de prendre en charge équitablement les personnes âgées handicapées en établissement.




  • Mettre en œuvre les moyens publics, au-delà du dispositif MONALISA, pour lutter contre l’isolement social et citoyen des personnes âgées hébergées, remédier au caractère ségrégationniste de leur regroupement en établissement.





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Retraités
Quels sont les besoins en prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées, quelles mesures efficientes doit on prendre afin d’obtenir des résultats significatifs ?
Nous savons tous que la prévention doit s’exercer tout au long de la vie et que, dès l’enfance puis l’adolescence, le manque de soins appropriés se répercutera tôt ou tard sur la santé.
Actuellement, les personnes âgées de 75 ans et plus ont souffert des conséquences néfastes de la dernière guerre et de ses effets sur la santé, en particulier le manque d’hygiène, l’alimentation, les logements vétustes ou trop petits pour contenir parfois toute la famille.
Le Nord a été particulièrement touché par ces effets. En effet, de nombreuses villes ont été détruites partiellement, voire totalement, et leurs habitants ont souvent dû s’expatrier et subir des privations. Le parcours existentiel des Nordistes a donc été très différent selon les secteurs et cela durant quelques décennies.
Pendant ce temps la prévention a pu s’exercer grâce à l’aide des bénévoles de diverses associations humanitaires, entre autres par la Croix Rouge par la distribution de denrées et par les soins de premiers secours.
Depuis lors, étant donné que la majorité des personnes âgées souhaite rester le plus longtemps possible à leur domicile, il va de soi que la prévention est d’autant plus nécessaire, surtout lorsqu’elles sont isolées. Or, on sait que le vieillissement implique diverses conséquences sur la santé et l’autonomie : diminution du muscle, des réflexes, modification de l’odorat, perte partielle ou totale de la vue, problème d’audition, perte de l’équilibre, perte du plaisir de manger (d’où la dénutrition), diminution de la libido, problèmes rénaux etc.
Il s’est donc révélé urgent de mettre en place une prévention générale pour tenter de pallier tous ces problèmes, prévention qui s’est largement développée ces dernières années grâce au travail des CLIC, CCAS et centres sociaux, caisses de retraite et mutuelles, certains clubs d’aînés, et bien entendu grâce au Conseil Général et plus récemment l’Agence Régionale de Santé.
Dès sa création, le CODERPA s’est attaché à diffuser l’information des différentes possibilités d’exercer la prévention. En coordination avec les commissions «Maintien à Domicile et Hébergement», la commission «Retraités» a étudié de nombreux thèmes de prévention, les plus récents étant les dépassements d’honoraires, les filières gériatriques et les soins dentaires. Il conviendrait de revenir ci-dessous sur les sujets à revoir ou à améliorer :


  • L’accès aux soins :




    • Suite donnée aux dépassements d’honoraires : certes l’information a été largement distribuée et le Conseil Général a soumis la question aux instances supérieures, mais les dépassements abusifs persistent.




    • Les personnes de plus de 75 ans ne reçoivent plus systématiquement d’invitation au bilan général de santé : la Sécurité Sociale doit remédier à ce problème.




    • Le compte-rendu d’hospitalisation doit être remis automatiquement à l’usager à la sortie de l’hôpital.



  • La surmédication :




  • Il est nécessaire que les médecins traitants s’entendent sur le suivi et l’harmonisation des ordonnances.




  • Nécessité d’une plus ample information sur le danger de se faire livrer des médicaments par internet.




  • La vision :




  • Sans oublier la nécessité de pouvoir consulter régulièrement l’ophtalmologue, avoir la possibilité, pour les personnes isolées, d’être aidées pour certains soins, par exemple les gouttes (sous forme de préparation gélifiée serait souhaitable) dans les yeux pour éviter le glaucome.



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