La Réunion des orsem 123





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La promotion de l’O R S E M 2004

«  Cen André Arthus Bertrand »

est reçue à l’Hôtel de Lassay par Monsieur Jean-Louis DEBRE,

Président de l’Assemblée Nationale.
Par le Capitaine (R) Jean-Marc COSTES-REVUZ du 27ème BCA, Président du 1er groupe de la promotion CEN André Arthus Bertrand

Le


vendredi 28 janvier 2005 au soir, une cinquantaine d’officiers de l’Armée de Terre et d’armées de pays amis, tous diplômés de l’Ecole Supérieure des Officiers de Réserve Spécialistes d’Etat-Major en août 2004, se réunissaient à l’Ecole Militaire – accompagnés pour la plupart de leur épouse – pour un important rendez-vous donné à la promotion CEN André Arthus Bertrand : la visite du Palais Bourbon et de l’Hôtel de Lassay, à l’invitation du Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur Jean-Louis DEBRE.
Premier événement officiel et d’importance depuis la cérémonie de remise des diplômes à la promotion en août dernier, cette soirée s’annonçait a priori comme marquante par son caractère solennel mais aussi en raison de la présence d’un grand personnage de l’Etat ainsi que de plusieurs officiers généraux. Déjà, lors du déplacement collectif vers le Palais Bourbon, les visages exprimaient des sentiments tels que curiosité ou satisfaction, mais tous affichaient une visible et indéniable fierté. En effet, cette invitation marquait pour l’ensemble une forme certaine de reconnaissance de l’Etat et partant, de la Nation, pour l’investissement personnel et les sacrifices consentis par chacun pour suivre cette formation de haut niveau et poursuivre cet engagement particulier – peu connus de nos concitoyens – que sont la vie et la carrière d’un officier de réserve.
Cette réception fut donc chargée d’émotion. Emotion de se trouver dans le temple du pouvoir législatif français, émotion de voir un lieu où se sont écrites certaines des plus grandes pages de l’Histoire de France et où se sont cotoyés d’illustres personnages dont les noms et l’esprit rayonnent encore dans le monde entier. La visite des lieux fut assurée par des guides-conférenciers dont la connaissance et la maîtrise historique n’avaient d’égal que leur humour, constellant le parcours d’anecdotes des plus savoureuses sur la vie au Palais.
Puis vint l’heure de la réception proprement dite par l’hôte et maître des lieux, le Président Jean-Louis DEBRE qui nous accueillit chaleureusement par un superbe et habile discours où se mélangeaient anecdotes et considérations historiques ou contemporaines, civiles comme militaires. Puis, après avoir loué les mérites de certaines personnes présentes, il termina en soulignant l’importance et l’intérêt que la Nation voue aux militaires de réserves au sein de notre Armée professionnalisée. A cette occasion, il réitéra chaleureusement la considération, l’estime et la confiance particulières qu’il porte aux Officiers de Réserves Spécialistes d’Etat-Major.
Le général CUCHE, Inspecteur de l’Armée de Terre et représentant le CEMAT, le remercia de son accueil par un discours également très apprécié de l’assistance. Enfin, le Colonel BOULNOIS, commandant de l’ESORSEM, accompagné du Colonel SERVENT, président de la Réunion des ORSEM et du Capitaine BOUJU, président de la promotion CEN André Arthus Bertrand, le remercia à son tour et lui remit un bloc de cristal représentant l’Ecole Militaire en souvenir de cette invitation mémorable.
Au delà des quelques coupes de champagne partagées autour d’un splendide cocktail dînatoire et du plaisir certain de se retrouver entre camarades de promotion dans un cadre prestigieux, cet événement trouve sa pleine signification dans le double message qu’il porte.

Le Président Debré a symbolisé par son invitation, toute la considération et la reconnaissance que la France, au travers de la représentation nationale, porte à son armée de terre et tout particulièrement à ses officiers de réserve.

Les ORSEM, en dégageant du temps sur leurs calendriers chargés de cadres pour venir en uniforme dans les murs de l’Assemblée Nationale, ont affiché leur attachement profond et sincère au service du pays et de ses institutions démocratiques.

Cette soirée a ainsi constitué un moment fort placé sous le signe de l’esprit de Défense et du lien Armée-Nation.

Intervention de Monsieur Jean-Louis DEBRÉ,

Président de l’Assemblée nationale
J

uste un mot si vous le permettez pour saluer les généraux, le colonel, mesdames et messieurs

je suis très heureux de vous accueillir aujourd’hui dans ce palais au cœur même de la démocratie parlementaire
Je voudrais saluer tout particulièrement le général Cuche, Inspecteur de l’Armée de terre et le général Ascensi.
Vous voir là ici aujourd’hui c’est pour moi quelque part reconnaître votre engagement, l’engagement que vous avez choisi au service de la France et vous êtes peut-être étonné que je vous aie proposé de visiter l’Assemblée nationale, mais entre les politiques et les militaires il y a toujours un fossé, vous nous regardez de haut, on vous regarde aussi de haut et pourtant il est nécessaire qu’il y ait entre vous et nous des rapports étroits.
Si je vous ai proposé de visiter l’Assemblée nationale c’est non seulement pour que vous connaissiez ces lieux magnifiques et, dans un instant, après le discours officiel, je vous raconterai une toute petite histoire mais quand la parenthèse sera terminée sur la vraie histoire de ce palais, mais c’est aussi parce que vous êtes au service de la nation, parce que vous êtes au service de notre pays, de l’ensemble de cette nation et que nous vivons dans un Etat de droit et que ce qui rassemble cette nation c’est la loi et vous êtes donc au cœur de la loi républicaine. C’est ici qu’elle se fabrique, non seulement à travers le budget de l’Armée et parce que tous les actes de la vie, de la vie sociale, de la vie individuelle reposent sur la loi et vous êtes au service de cette loi.
Donc vous avez visité ce Palais, vous êtes au cœur de la démocratie parlementaire. Notre fonction est de faire la loi, notre fonction aussi est de contrôler l’action du gouvernement.
Vous le savez, Montesquieu dans l’esprit des lois a expliqué qu’il y a trois pouvoirs le pouvoir de faire la loi, le pouvoir d’exécuter la loi, et le pouvoir de juger ceux qui contreviennent à la loi.
Et Montesquieu poursuivait tout homme qui a du pouvoir, est porté à en abuser et pour éviter cela il faut que ces trois pouvoirs soit séparés, que ces trois pouvoirs puissent s’observer, se contrôler et par conséquent la deuxième fonction de ce pouvoir, pour éviter que tout homme qui a du pouvoir soit porté à en abuser c’est de le contrôler c’est de pouvoir l’interroger et vous avez vu cet endroit qui est pour moi magique qui est l’hémicycle, magique parce qu’il est le théâtre où la république se fait transparente.
Qu’est ce qui distingue les régimes totalitaires qu’ils soient de droite ou de gauche par rapport à la démocratie c’est justement cet hémicycle là où des femmes et des hommes vont pouvoir s’exprimer, dire qu’ils ne sont pas d’accord, critiquer, contester, proposer autre chose en toute liberté en toute impunité.
Je ne connais aucun autre régime à part la république et notamment la république parlementaire qui supporte, qui accepte, qui tolère cela, qui tolère qu’il y ait des femmes et des hommes qui ne soient pas d’accord avec les puissants.
Quand vous regardez notre histoire, l’histoire de la France, vous voyez bien que tout homme est porté à abuser de son pouvoir et qu’il faut qu’il y ait cet hémicycle, qu’il y ait cet endroit magique où l’opposition qu’elle quelle soit puisse s’exprimer. Alors quand vous regarderez notre hémicycle ne dites pas comme tous les Français, il n’y a personne, ils ne sont pas là même s’il n’y a personne même s’il y a une personne il faut maintenir cet hémicycle même s’il y a une personne il faut maintenir ce lieu où dans ce monde d’intolérance, d’agressivité, d’hostilité générale et bien vos représentants, votre représentant, un représentant peut se lever se dresser et dire je ne suis pas d’accord. C’est ça la démocratie et c’est pour ça que quels que soient les moyens modernes de communication, de médiatisation il faut que le Parlement reste au cœur de la démocratie pour faire la loi pour contrôler l’action du gouvernement et évaluer les politiques publiques.
Enfin il y a une troisième fonction du Parlement qui est en train de se développer, le parlement doit être le lieu où les grandes questions de sociétés se débattent. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui à la télévision, à la radio, dans la rue on débat de tous les sujets. Pourquoi on débat de tous ces sujets parce qu’ils intéressent nos concitoyens mais aussi parce que le politique s’est déchargé de la réflexion ! Parce que chaque fois que l’on aborde un sujet délicat en disant n’en parlez pas ! Je voudrais prendre quelques exemples trois exemples.
Lorsque je suis arrivé, j’ai voulu que dans cette maison on se préoccupe de savoir qu’elle va être notre position, qu’elle est notre position par rapport au port de signes religieux à l’école immédiatement on nous a dit mais ne parlez pas de cela, l’islam, les juifs… vous ouvriez la télévision, vous voyiez chez Fogiel, vous voyiez chez Ardisson, vous voyiez chez des gens totalement irresponsables qu’on abordait ces questions et nous rien et nous non surtout ça met en cause la laïcité ça met en cause la loi de 1905 vous comprenez tout ça va être dirigé contre l’islam c’est dirigé contre personne c’est que faire que dans cette maison au cœur de la démocratie parlementaire vos représentants puissent aborder tous les sujets et nous les avons abordés et ça a abouti à voter une loi dans un climat dépassionné et a voté une loi dans un consensus général.
Deuxième sujet qui a été abordé ici c’est la fin de vie. Alors là quel déchaînement car je ne dis pas ça pour les militaires mais quand on met ensemble des spécialistes, des médecins tous avaient leur avis mais tous avaient leur vérité et n’acceptaient pas la vérité des autres alors il y a en a certains qui disaient qu'il fallait interrompre la vie d’autres qu’il ne fallait pas l’interrompre, d’autres qu’il fallait …c’était épouvantable Et on nous a recommandé de ne pas en parler parce que cela soulevait des questions à la fois religieuses morales philosophiques nous en avons parlé nous en avons discuté comme on en discute mais beaucoup plus sérieusement ici ou là à la télévision à la radio et nous avons voté une loi dans un consensus total.
Il faut que cette assemblée, il faut que cette maison devienne le lieu où l’on débatte des grandes questions de société qui interpelle nos consciences.
Alors j’ai crée il y a quelques jours quelques semaines une mission sur le droit des enfants et le droit de la famille.
Pourquoi parce que tout est en train d’évoluer, parce que depuis que grâce à la science un enfant ne naît pas forcément d’un rapport physique entre un homme et une femme, tout à changé. L’adoption a changé, la légitimité a changé, la notion d’enfant naturel ou adultérin s’est modifiée. On peut le regretter, on peut s’en féliciter, on peut regretter ou se féliciter qu’aujourd’hui les couples homosexuels se développent. Ce n’est pas mon problème, c’est un fait de société et il faut donc qu’au cœur même de la démocratie parlementaire on aborde ces questions et on cherche à faire en sorte que notre législation soit conforme à ce qu’attendent nos concitoyens.
L’assemblée nationale est le lieu où l’on fait la loi l’Assemblée nationale est le lieu ou l’on évalue et contrôle le gouvernement, où on évalue les politiques publiques contrôle le gouvernement et l’assemblée nationale est le lieu où vos représentants abordent tous les questions y compris celles qui interpellent nos consciences heurtent nos habitudes ou bousculent nos réflexes.
C’est ça ce Palais, c’est ça l’Assemblée nationale le reste est purement accessoire et je crois très profondément vous qui êtes au service de la France qu’il ne faut pas avoir de regard critique sur cette maison. Les députés sont comme les hommes il y en a des biens il y en a des bons il y en a des mauvais il y en a qui prennent leur rôle à cœur d’autres qui sont plus légers dans leur réflexion peu importe nous sommes l’expression de la diversité de la France et la capacité de la France à réfléchir et à travers notre attitude et à travers notre réflexion à montrer que devait régner dans nos rapports la tolérance.
Voilà ce que je voulais mes généraux, mon colonel, mesdames et messieurs vous dire en vous remerciant d’être venus dans cette maison.

Intervention du Général de corps d’armée Bruno CUCHE,

Inspecteur de l’Armée de Terre
M

onsieur le Président de l’Assemblée nationale, mesdames et messieurs,
Je voudrais vous dire très simplement au nom des officiers présents et de celles et ceux qui les accompagnent, l’honneur et le grand plaisir que nous ressentons d’être ici, ce soir, chez vous à vos côtés, monsieur le Président.
Le respect historique pour la troisième année consécutive de la loi de programmation militaire témoigne de la volonté de l’Etat de donner aux armées les moyens de leurs missions. Votre invitation ce soir réaffirme avec force l’intérêt que la représentation nationale porte à sa défense et plus particulièrement à ses armées. A toute sa défense monsieur le Président, puisque aujourd’hui c’est sa composante « réserve » qui est mise à l’honneur à travers la dernière promotion de l’Ecole Supérieure des Officiers de Réserve spécialistes d’Etat-major, la promotion ARTHUS BERTRAND (cette école qui d’ailleurs vous le savez bien a compté parmi ses stagiaires un certain nombre d’élus).
Je souhaite à mon tour et publiquement les féliciter pour leur civisme mais également pour leur disponibilité et leur persévérance. Il en faut pour concilier harmonieusement exigence professionnelle, vie familiale ou autre distraction que vous venez de rappeler et responsabilités au sein de l’armée de terre.
En 1997, lors de la décision prise par le président de la République de professionnaliser les armées, la composante « réserve », et chacun le comprenait aisément à ce moment là n’a pas constitué la priorité d’un lourd chantier ou tout était à construire.
Aujourd’hui, la montée en puissance de cette composante fait partie des mesures de consolidation de l’armée de terre. La place qui doit revenir aux réserves à la « réserve » a été clairement rappelée par madame le ministre de la défense, à l’occasion des vœux aux armées.

Cette dynamique est bien lancée et la composante « réserve » est au cœur des deux priorités de l’armée de terre ; la préparation à l’engagement opérationnel naturellement mais aussi le rayonnement au sein de la nation.

Cet investissement au profit de la « Réserve » est indispensable à double titre :
Au plan opérationnel d’abord je le répète. En effet, l’armée de terre doit avec des effectifs comptés faire face à des situations de crise variables en intensité et en durée mais le plus souvent imprévisibles. Le plus souvent, le soldat de l’Armée de terre « le terrien » y occupe un rôle prépondérant. Les militaires professionnels à temps partiel que vous êtes que sont nos réservistes (et je tiens particulièrement à cette expression) sont l’appoint indispensable pour que l’armée de terre puisse remplir ses missions.
En 2004, plus d’un millier de réservistes ont participé à des missions opérationnelles de sécurité, de sauvegarde et d’intervention. Je rappellerai simplement le G8, le 60ème anniversaire des débarquements et de la libération de la métropole, l’opération VIGIPIRATE,

et pour certains d’entre eux dignement représentés ici quelques opérations extérieures aussi bien en Afghanistan qu’en République de Côte d’Ivoire.

D’évidence, une des clés de l’efficacité tant fonctionnelle qu’opérationnelle de l’armée de terre reposera plus que jamais demain sur l’intégration réussie de ses trois composantes ; personnel de réserve aujourd’hui dignement représenté chez vous, personnel civil mais aussi bien entendu personnel militaire de carrière ou sous contrat.
Cet engagement au profit de la « Réserve » est ensuite indispensable au plan du rayonnement sur le territoire national et dans la nation. La fin de la conscription a altéré simplement la relation privilégiée et physique qu’avaient les Français avec leur armée. Aujourd’hui nos réservistes viennent occuper ce vide et contribuent à enraciner ce lien tout en diffusant l’esprit de défense.
C’est pourquoi l’armée de terre s’emploie à valoriser sa composante réserve. En témoignent  quelques exemples :


  • l’augmentation de ses effectifs (plus de 2000 officiers, sous-officiers et militaires du rang supplémentaires entre 2002 et 2004 ;

  • l’ouverture déterminée au recrutement de jeunes civils sans aucune expérience préalable militaire (+ de 60% de la Réserve vient de cette origine) ;

  • une plus grande rationalisation du cursus de formation des réservistes et de leur emploi encore à parfaire.


Mais ces bons chiffres ne doivent pas nous faire oublier que des progrès restent à faire pour développer l’attractivité de la réserve et pour en optimiser l’emploi. Nous nous y employons mais l’armée de terre attend également beaucoup de la modification de la loi de 1999 portant organisation de la réserve militaire et du service de la défense.
L’extension de la durée des services, la modification des limites d’âge et l’élaboration d’une véritable relation de partenariat entre la défense, l’employeur et le réserviste sont autant de pistes qui donneront un nouveau souffle, un nouvel élan à notre composante réserve.
Et l’ESORSEM dans tout cela. Ce centre de formation, cette école illustre et résume l’ambition de l’armée de terre pour sa composante « réserve ». Modèle d’osmose entre l’institution militaire et la société civile, elle est un atout pour l’efficacité de nos réservistes par la qualité de la formation qu’elle dispense. Elle est aussi un vecteur puissant du rayonnement de l’armée de terre dans la Nation comme de l’attractivité de la composante « réserve ».
Monsieur le président, je vous remercie une nouvelle fois infiniment de nous recevoir ce soir et d’honorer ainsi la composante réserve, partie intégrante de notre Armée de terre.

Intervention du Colonel Alain BOULNOIS

Commandant l’ESORSEM

M

onsieur le Président, avec votre permission, je souhaiterais dire quelques mots. Cependant, succéder à des orateurs tels que vous ou le général Cuche, réclame certaines précautions, c’est pourquoi je ne viens pas seul mais accompagné pour ne pas dire soutenu.

En effet, je ne m’exprimerai pas en mon nom propre mais au nom d’une trinité. Que personne ne s’inquiète, cette trinité, ne se prétend pas sainte. En revanche, elle est bien réelle!
Cette trinité se compose des ORSEM représentés ici par le Président de la dernière promotion, de l’Ecole que j’ai la fierté de commander et qui a la charge de les former et de la Réunion des ORSEM avec son Président le colonel Pierre Servent, qui prolonge l’action de ces jeunes officiers dans le cadre du rayonnement au sein de la nation.

Si j’ai souhaité prendre la parole, monsieur le Président, c’est tout simplement pour vous dire merci, et cela à trois titres : pour le plaisir, pour la fierté et pour le symbole.
Le plaisir parce que vous nous offrez l’occasion de nous retrouver, tous ensemble, dans des lieux prestigieux, un splendide monument de Paris qui mérite d’être connu et qui se situe au cœur de la vie politique de notre pays.

Plaisir renforcé parce que la visite s’est achevée sur une surprise avec le meilleur guide que nous pouvions souhaiter : nous ne nous attendions pas à votre voyage dans l’histoire du palais de Lassay, merci monsieur le Président.
La fierté, parce que le fait que vous preniez de votre temps pour nous accueillir, en dépit des charges inhérentes à votre haute fonction, indique très clairement la considération que vous portez à ces jeunes officiers de réserve. Cette catégorie de la population est tout à fait particulière par sa double citoyenneté : celle de citoyen très actif dans la vie ordinaire et celle liée au service du pays au travers de son engagement spécifique au sein de l’Armée de terre. Si les ORSEM agissent par conviction, il est particulièrement agréable et réconfortant pour eux de se sentir encouragés dans cette rude voie par l’accueil que vous nous faites aujourd’hui.
Enfin le symbole, vous l’avez vous-même évoqué, monsieur le Président : il n’est pas si fréquent de voir dans ces murs une horde de militaires. Certains y verraient même un signal d’alarme. Or, vous nous avez invités à venir en tenue. Nous vous en sommes particulièrement gré car l’image est forte. Elle nous permet d’afficher très clairement notre profond attachement au pays, et à ses institutions démocratiques.
Je finirai en disant que nous avons écouté attentivement l’explication très pédagogique de votre vision de l’ouverture que notre Parlement se doit d’avoir sur la société actuelle.

Je pense pouvoir affirmer, Monsieur le Président, que les ORSEM ici présents, sont en parfaite harmonie avec votre conception. Tout d’abord, leur double condition de civil et de militaire demande une belle ouverture d’esprit sur deux mondes aux caractéristiques différentes. Mais cette ouverture dépasse nos frontières puisque, vous pouvez le constater, cette promotion inclut un certain nombre d’officiers issus de pays alliés qui nous font l’amitié de suivre notre formation et d’être là ce soir.
Monsieur le Président j’en ai terminé, merci de nous avoir accordé ce temps de parole, et si vous le permettez, à titre tout à fait symbolique, la « trinité » souhaiterait vous remettre trois souvenirs de notre passage.
 
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