La Réunion des orsem 123





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Journée O R S E M de la Région Terre Sud-Ouest

du 6 novembre 2004



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L' Photo : Franck Bertin

état-major de la RT-SO a organisé le samedi 6 novembre 2004 au 503° RT au camp de Souge et ce en étroite coopération avec la Réunion des ORSEM

une journée d'information destinée à tous les ORSEM de la Région Terre Sud-Ouest en présence notamment du colonel Vittet, chef du Bureau Réserve de la DPMAT.
Cette journée, placée sous l'autorité du général Dubois, chef de la division ORH de la RT-SO, a été un réelle succès en rassemblant plus d'une centaine d'officiers diplômés ORSEM.
Lors de cette journée le lieutenant-colonel Darnaudat, chef du Bureau Réserve de la région, a notamment effectué un point sur la réserve opérationnelle au sein

de la RT SO.
Le colonel Boulnois, commandant de l'Ecole Supérieure des ORSEM, a présenté l'Ecole et le cursus ORSEM ainsi que les orientations en cours.
Accompagné d'une délégation de membres du bureau, le colonel (R) Pierre Servent, président de la Réunion des ORSEM, a présenté celle-ci, son organisation et ses actions.
Cette journée devrait normalement être institutionnalisée chaque année en RT-SO.
Les officiers diplômés ORSEM, les officiers préparant le concours et les officiers certifiés intéressés par les activités de la Réunion en RT SO peuvent contacter le délégué régional le lieutenant-colonel (R) Bruno Eynard (bruno.eynard@chateau-lagrange.com)

Le C S E M

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Le point de vue d’un pilote de F 18 HORNET

au sujet de l’appui aérien
Par le Chef de bataillon REY

L'

U.S Central Command (CENTCOM) a divisé l'Irak en deux zones terrestres. L’armée de terre américaine0 était chargée de la partie ouest, tandis que le corps des Marines, avec l’armée britannique, s’occupait de la partie est. En revanche, ces deux armées opéraient selon deux philosophies distinctes concernant l'appui aérien. L’armée de terre utilisait uniquement des hélicoptères pour l'appui aérien et voulait que les avions dans son secteur ne fassent que de l’appui en profondeur. De son côté, le corps des Marines essayait d’employer les deux, avions et hélicoptères, dans la conduite de ses attaques. Si chaque armée détenait ses propres hélicoptères, les avions de toutes les armées (US Air Force, US Navy, US Marine Corps, Australian Air Force, Royal Air Force) pouvaient être mis à la disposition de l’une ou l’autre force terrestre, selon l’ATO (Air Tasking Order). Des hélicoptères appartenant aux deux armées ont été touchés mais c'est l’Army qui a eu le plus de pertes. En conséquence, elles réfléchissent à nouveau sur leur doctrine aérienne.
Cependant, quelle que soit la doctrine retenue, son application ne sera efficace que si la coopération air-sol est étroite à tous les niveaux.
Cet article se fonde sur mes expériences pendant l’Operation Iraqi Freedom (OIF). Lors des mois de mars et avril 2003, j’ai effectué vingt-cinq missions diverses essentiellement d’appui au sol à bord d'un FA-18. Bien qu'appartenant au corps des Marines des Etats-Unis, j’essaierai de ne pas être trop subjectif. Aussi, sans être un expert de la doctrine de l’armée de terre américaine, je m'appuierai sur des exemples concrets comme points de départ du propos de cet article. Enfin, pour rester à un niveau non classifié, plusieurs détails ne seront pas évoqués.
Les définitions
En préambule, il convient de décrire ce qu'est l'appui air-sol et le distinguer des missions en profondeur. Pour simplifier, cette notion concerne le terrain situé derrière la FSCL (Fire Support Coordination Line) où deux types de missions d'appui air-sol peuvent se présenter, Deep Air Support 0(DAS) et Close Air Support0 (CAS). Le ministre de la défense des Etats-Unis définit le Close Air Support comme  “l'action aérienne par les avions et les hélicoptères contre les cibles hostiles qui sont dans la proximité étroite aux forces amies et qui exigent l'intégration détaillée de chaque mission aérienne avec le feu et le mouvement des forces”. Le DAS est “une action aérienne contre les cibles ennemies à une telle distance des forces amies que l'intégration détaillée de chaque mission avec le feu et le mouvement n'est pas exigée. La coordination étroite entre le feu aérien et la manœuvre des forces amies est un facteur caractéristique des missions de DAS.” Les missions de DAS sont divisées en deux sous-missions, Air Interdiction (AI) et Armed Reconnaissance (AR), et peuvent se présenter de part et d'autre côté de la FSCL. Les opérations d’AI détruisent, neutralisent ou retardent le potentiel militaire ennemi avant qu’il ne puisse l’utiliser efficacement. Ce type d’opération est conduit en réaction contre une cible déjà connue. Une mission d’AR détecte et attaque les cibles d’opportunité (matériel, personnel, infrastructure) dans des zones assignées.
Des philosophies opposées

La doctrine, officieuse, de l’armée de terre, pendant OIF, était de ne pas laisser les avions conduire d’opérations offensives (CAS ou DAS) entre le Forward Line Of Troops (FLOT) et le FSCL. Aussi, l’armée de terre était peu disposée à laisser ses hélicoptères conduire des missions de CAS et préféraient les utiliser dans des missions de DAS loin de leur forces au sol. Ceci était du à la crainte de tir fratricide. De plus, l’armée de terre a fait peu d’entraînement avec les forces aériennes parce qu’elle utilise ses hélicoptères pour façonner le champ de bataille et qu'elle a "depuis une dizaine d'années", selon le Military Review (Jul-Aug 03), " un réel engouement pour les attaques en profondeur" . L'Army a aussi des difficultés pour trouver des unités de l’armée de l’air qui veulent s'entraîner avec elle. Compte tenu de cette expérience limitée d’intégration 3D, elle a décidé de séparer les avions, les hélicoptères et la mêlée dans son AOR (Area Of Responsability). Ainsi, j'ai eu plusieurs fois des missions CAS sur l’ATO pour appuyer la manœuvre de l’armée de terre mais je n'ai jamais été employé. L’ASOC (Air Support Operations Center), organisation qui cordonne et dirige l'appui aérien pour l’armée de terre, les forces spéciales ou le LCC (Land Component Commander), m’a toujours envoyé de l’autre côté de la FEBA (Forward Edge of the Battle Area) sans me donner les renseignements sur ce qui se passait dans ces endroits ni les informations sur les forces spéciales qui étaient réparties sur le terrain. Les A-10s de l’armée de l’air, qui ont comme mission principale d'appuyer les forces terrestres de l’armée de terre, étaient si sous-employés qu’ils demandaient à travailler dans l’AOR du corps des Marines.

A l’Est, le corps des Marines avait une philosophie différente mais malheureusement ne l’appliquait pas tout le temps. Le DASC (Direct Air Support Center), centre responsable de la conduite des opérations aériennes d'appui des forces terrestres, était chargé de la coordination entre tous les aéronefs et la manœuvre au sol. Suivant le volume de l’ennemi ou les demandes des FACs (Forward Air Controler), le DASC envoyait les moyens aériens appropriés. En théorie, les avions auraient du entrer en premier et supprimer les grandes unités pour laisser les cibles ponctuelles aux hélicoptères d’attaques. La plupart du temps, cela marchait très bien. Pourtant, plusieurs fois les hélicoptères ont reçu comme mission de conduire des AI ou AR sans avoir l'appui des avions. Quelque fois, ils ont rencontré un ennemi dissimulé et préparé qui leur a tiré dessus et leur a causé des dommages. Par conséquent, après deux semaines, les hélicoptères du corps des Marines n'avaient plus l'autorisation d’aller au-delà des forces terrestres sans escorte d’avions.
Les risques tactiques
L'avis de l’armée de terre, de séparer les avions, les hélicoptères et les forces terrestres, avait une certaine validité. Pendant OIF, tous les avions étaient interdits de voler en dessous de 3300 mètres pour éviter les menaces sol-air, sauf si les troupes étaient au contact. Toutefois, à 3300 mètres, un pilote a des difficultés pour déterminer si les forces sont amies ou ennemies. Plusieurs fois, les FACs ont demandé aux avions de laisser tomber leur bombes sur leurs propres positions au lieu de celles de l’ennemi. Une fois, dans la zone britannique, le FAC était désorienté, et a demandé aux avions de bombarder les troupes à l’est d’une route. Heureusement, le pilote se rappelait du briefing de renseignement qui disait que l’ennemi était du côté ouest. Il n'a donc rien fait, évitant ainsi un massacre sur les troupes alliées. Une autre fois, un FAC, sous le feu des forces irakiennes, a décrit très clairement l’endroit où il voulait les bombes. Mais, le pilote est sorti de son piqué parce qu’il a reconnu au dernier moment que ces positions étaient trop bien organisées pour être irakiennes…

Malgré le risque de tir fratricide, en séparant les avions des forces terrestres, on prive la mêlée d’un réel atout. Même si on possède une force nettement supérieure, l’effet psychologique d’un avion à réaction qui lâche des bombes de mille kilos ne peut pas être remis en question. En effet, pendant OIF, deux pilotes ont été décorés de la médaille de l’air parce qu’ils ont sauvé une compagnie du corps des Marines. Les pilotes ont reçu une mission de CAS urgente pour aider des forces qui étaient sur le point d’être dépassées. Les ennemis étaient si proches, que les pilotes ont du utiliser leurs canons-mitrailleurs pour les repousser. Aussi, au cours d'autres missions, les FACs ont demandé aux pilotes de voler au-dessous des têtes ennemies pour les effrayer et pour créer un impact psychologique. Cette tactique a produit plusieurs bons résultats en Irak.
En guise de conclusion, on peut retenir qu'en cloisonnant l’espace de bataille, le chef réduit clairement sa puissance de combat. L’intégration des avions, des hélicoptères, et des forces terrestres génère chez l’adversaire non seulement des problèmes multiples mais sert aussi de protection à des ressources limitées. Après l’embuscade de Najaf, où les tirs d'armes de petit calibre et ceux des armes sol-air ont causé des dommages sur 90 pour cent des hélicoptères d'une brigade, et où un équipage d'Apache a été capturé, l’Army a reconnu son erreur. Selon Air Force Magazine (Oct 03) "l'armée de terre réexamine sa doctrine d'utilisation des hélicoptères Apache après avoir été forcée de modifier sa tactique pendant l'OIF où selon le Général John M. Keane, l'engagement en profondeur des Apaches a du bénéficier de l'appui rapproché des avions à réaction." De l’autre côté, le corps des Marines modifie aussi sa tactique. Le général James Amos, chef des forces aériennes du corps des Marines pendant OIF, a dit "notre tactique actuelle qui permet à des équipages d'hélicoptères d'attaque de pénétrer profondément derrière les lignes ennemies sur des missions d’attaque en profondeur et faire du surplace au-dessus des villes pour fournir de l'appui air-sol rapproché est peu judicieuse" parce qu’ils présentent des cibles trop faciles pour l’ennemi. Le chef tactique doit faire face sur le champs de bataille à de nombreux risques. Une des solutions pour réduire ce risque est d'augmenter la coopération air-sol, à tous les niveaux, et à s'entraîner dès le temps de paix.

La robotisation terrestre,

défi technologique, défi humain.
Par le Chef d’escadron VELUT, stagiaire de la 117° promotion du CSEM.

En

1991 et pour la première fois dans l’histoire, des hommes se sont rendus à un robot. A Koweït City en effet, des soldats irakiens ont agité le drapeau blanc en apercevant un drone de reconnaissance de l’US Marine Corps survoler leur position.

Cet événement authentique remonte maintenant à plus de dix ans. Il amène cependant à s’interroger sur la place de la robotique militaire dans nos forces terrestres futures et sur ses conséquences humaines.
Partant du constat qu’un robot est nécessairement constitué d’un engin, d’un opérateur et d’un environnement, on entend par robotisation tout système pouvant se substituer à l’homme dans ses fonctions motrices et sensorielles, capacités réalisables à l’horizon 2015 .
La robotisation dans les forces terrestres est un enjeu majeur du futur. En effet, si elle est porteuse de nouvelles perspectives opérationnelles, elle modifie aussi profondément la place de l’homme dans l’espace de bataille.
Les drones terrestres doivent encore surmonter des obstacles techniques. Mais ils se généraliseront bientôt, répondant aux nouveaux besoins des armées. Enfin et surtout, leur emploi futur aura d’importantes répercussions d’ordre humain.

Les applications terrestres de la robotique sont progressives car en dépit des évolutions techniques, des contraintes persistent et nécessitent des efforts de recherche importants.
Le développement des drones bénéficie de la combinaison d’évolutions technologiques. C’est en particulier le cas pour la micro-électronique, l’énergétique, l’optronique et les transmissions de données. Ces progrès permettent aux machines d’appréhender, puis de dominer leur environnement. Elles suppriment aussi bien sûr la présence humaine à bord.

Lors du salon international de l’aéronautique de Singapour en février 2003, un drone d’observation aéroporté (1) a pour la première fois été présenté en vol au public, témoignant de la maîtrise désormais atteinte dans les automatismes.
On constate néanmoins que les drones terrestres tactiques (TUGV(2)) restent en retard sur leurs homologues marins ou aériens. En effet, l’environnement terrestre militaire est beaucoup plus complexe que les milieux homogènes que sont l’eau et l’air. Ces derniers sont déjà presque totalement maîtrisés par la technique.

Lors des dernières opérations en Irak, des drones aéroportés et marins (3) ont ainsi été largement employés par la coalition. Ils ont par exemple participé à la destruction de sites de missiles sol-air ou au déminage des chenaux d’accès aux ports.
C’est pour cette raison que les engins inhabités terrestres font l’objet d’efforts de recherche considérables tenant compte de l’évolution permanente de la robotique. Les Etats-Unis multiplient les programmes de TUGV. Les Européens agissent encore de manière dispersée mais réfléchissent activement à leur emploi.

En France, l’Etat-major de l’Armée de Terre envisage d’utiliser les systèmes robotisés pour différentes opérations : renseignement tactique, combat en zone urbaine, contre-minage, aide à l’engagement des unités de mêlée, reconnaissance et balisage NBC(4), mise en œuvre de contre-mesures, leurrage, opérations spéciales.
La robotisation terrestre devrait donc bientôt se concrétiser, puis se généraliser.

L’avènement de la robotique terrestre est en effet inéluctable. Tout en étant le complément naturel de la numérisation, elle donne une nouvelle dynamique aux principes de la guerre et répond aux réalités des forces futures.
La numérisation actuelle des forces armées prépare l’arrivée de la robotisation. La puissance de calcul et le travail en réseau des Systèmes d’Information et de Communication en font l’interface idéale pour prendre en compte les données émises ou reçues par les drones. Dans la future Bulle Opérationnelle Aéroterrestre ou BOA(5), la robotique jouera un rôle clef. Les premiers engins terrestres devraient être opérationnels vers 2015.

Dans cette perspective, la Direction Générale de l’Armement (DGA) a mis au point le prototype SYRANO(6). Il préfigure les futurs drones de reconnaissance de la BOA.



Par ailleurs, l’emploi des systèmes robotisés répond aux trois principes de la guerre tout en les valorisant considérablement. Les drones de combat permettent de concentrer les efforts en soulageant les combattants, en particulier là où le danger est élevé. Ils économisent les moyens en complétant l’action de l’individu lorsque les tâches à effectuer sont rudes et pénibles. Ils garantissent enfin la liberté d’action en assurant une permanence et une disponibilité dont l’homme est incapable pour des raisons physiques évidentes.

Le TUGV MULE(7) destiné aux troupes aéroportées américaines est révélateur de ces capacités. A partir d’une plate-forme de base équipée de modules, il assumera les fonctions de fardier logistique, engin de déminage léger ou robot sentinelle armé.
Surtout, de manière plus générale, les engins automatisés arrivent au moment où les armées réduisent leur format, obligeant à une meilleure gestion des effectifs disponibles. Ils correspondent aussi à la volonté de diminuer les risques encourus par les soldats, même dans les opérations de basse intensité. Enfin, ils permettent une économie financière. N’embarquant personne à bord, les coûts liées à la présence d’un opérateur, comme l’ergonomie et le blindage, sont supprimés.

Suivant cette triple logique, les forces spéciales américaines ont employé des chenillettes téléopérées pour éclairer leur progression dans les caches d’Al Qaïda en Afghanistan.
Véritable multiplicateur de force opérationnel, le robot modifie aussi profondément le rôle de l’homme qui l’utilise.
Les implications humaines de la robotisation sont fondamentales. En effet, si l’homme garde le contrôle de la machine, sa cohabitation avec elle soulève de nombreuses questions éthiques et philosophiques.
En premier lieu, il faut souligner que les systèmes robotisés à venir demeureront téléopérés, même si des fonctions comme la mobilité pourront bénéficier d’une certaine autonomie. L’avantage est de conserver en permanence le contrôle de l’engin, de lui donner une souplesse de réaction, une capacité d’esquive, tout en réduisant les coûts grâce à une technologie simplifiée.

Ce besoin est d’autant plus indispensable lorsque le drone terrestre a un armement pour sa sûreté rapprochée ou sa mission elle-même. On imagine les conséquences de l’engagement d’un robot armé autonome en contrôle de foule. Il convient donc de laisser l’intelligence de situation humaine assurer seule la conduite de la manœuvre.
En second lieu, l’impact psychologique et sociologique de ces nouveaux équipements dans l’opinion publique doit être pris en compte. Il en est de même dans des pays de culture et de niveau de développement différents où ils seraient déployés. On peut se demander si l’emploi du robot sera toléré par les sociétés occidentales, soucieuses d’éviter les guerres « inhumaines ». Et comment il sera aussi perçu par d’autres peuples déjà traditionnellement hostiles aux techniques modernes.

Le Centre d’Analyse de la Défense de la DGA étudie actuellement cet aspect essentiel de la robotisation, ainsi que ses conséquences juridiques. L’ignorer risquerait de remettre largement en cause les avantages qu’elle est censée apporter aux forces.
Enfin, la mise en place de drones ne saurait se substituer au déploiement de combattants sur le terrain. Leur vocation est effectivement d’être complémentaire et d’assister les moyens humains. Cependant, le militaire placé aux commandes d’un robot s’éloigne inévitablement du lieu du combat. Il devient alors un simple servant. Parallèlement, les interfaces technologiques accroissent la dilution de sa responsabilité : en cas d’erreur fatale de tir, qui serait mis en cause ? L’opérateur-servant, son chef ou le concepteur de l’engin ?

Il est donc urgent de fixer des limites afin de laisser la primauté à l’homme. Il doit rester un soldat, sans se transformer en technicien froid et passif, protégé du danger par sa machine. Certes, le robot est capable d’exécuter remarquablement ses missions. Mais l’homme détient des qualités inaliénables qui font toute sa supériorité: le courage, le sacrifice, l’honneur.
La numérisation n’est que l’application des nouvelles technologies de l’information et de la communication au monde militaire. Or de nombreux débats agitent la communauté militaire à ce sujet. Ils tiennent parfois plus de la résistance à la modernité, voire au changement tout court qu’à une analyse raisonnée. Employée avec pragmatisme et discernement, la numérisation sauvera pourtant des vies et aidera à gagner des batailles.
La présence d’engins inhabités dans l’espace de bataille ne répond pas complètement à la même logique. Comme la numérisation, elle bouleversera la donne du combat classique. Elle participera à l’obtention de la supériorité tactique. Mais elle modifiera surtout le rapport traditionnel du soldat avec son arme et par conséquent, de l’homme avec la guerre.

La robotisation terrestre s’annonce donc bien comme un enjeu majeur, une véritable révolution culturelle à laquelle il faut se préparer. Comme le rappelle Hervé Coutau-Bégarie, « plus l'investissement matériel est grand, plus l'investissement intellectuel doit suivre ».
Il appartient désormais aux chefs militaires actuels et futurs d’anticiper cette avancée supplémentaire afin d’en exploiter tout le potentiel et d’en faire un nouvel outil de puissance.

ACRONYMES :

1) UAV : Unmanned Aerial Vehicle.

2) TUGV : Tactical Unmanned Ground Vehicle.

3) USV : Unmanned Surface Vehicle.

4) NBC : Nucléaire, Bactériologique, Chimique.

5) BOA : Bulle Opérationnelle Aéroterrestre. Etude de la DGA sur l’espace de bataille futur où l’ensemble des moyens aéroterrestres, automatisés ou non, agiront de façon coordonnée.

6) SYRANO : Système Robotisé d’Acquisition pour la Neutralisation d’Objectifs. Robot d’observation installé sur un engin Wiesel (blindé allemand, équivalent chenillé du VBL français).

7) MULE : Multi-role Utility/Logistics Equipment.

ANNEXE
DRONES TERRESTRES MENTIONNES DANS L’ARTICLE
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Drone polyvalent MULE – applications possibles
photos robots\mprs_pic3.jpg

Drone d’exploration MPRS employé par les forces américaines en Afghanistan.
f:\syrano3w.bmp

Système Robotisé d’Acquisition pour la Neutralisation d’Objectifs (SYRANO) de la DGA

La CHRONIQUE des ASSOCIATIONS


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