La Réunion des orsem 123





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La reconstitution interdite
Cependant, loin de se décourager, ce même général von Seeckt s’attache à tirer une force de la faiblesse de la nouvelle armée allemande. L’objectif est de transformer la Reichswehr en une Führerheer ( une « armée de chefs » ). Chaque homme travaille à remplir des fonctions de deux échelons supérieurs au sien. Ainsi, l’Unteroffizier ( sergent ) apprend à commander une section, l’Oberleutnant ( lieutenant ) s’instruit pour être en mesure de conduire au feu un bataillon. Le maréchal Foch a, dès 1919, dénoncé ce risque et proposé à la place des 100 000 professionnels imposés à l’Allemagne, un volume de 300 000 conscrits effectuant un service militaire de courte durée. Il n’est pas entendu.

Le général von Seeckt porte un soin particulier à la préservation du corps d’officiers d’EM dont il est lui-même issu 0 Il applique un principe déjà évoqué par Napoléon I° dans une conversation avec Metternich : « On a oublié que les cadres sont ce qu’il y a de plus précieux dans une armée. C’est par eux qu’il faut commencer ! ». Pour ce faire, il faut en premier lieu contourner les interdictions du Traité de Versailles et redonner un cadre d’emploi, une structure, à la tête de l’armée nouvelle. L’organigramme nouveau est désormais composé comme suit :

Le chef suprême des forces allemandes est le Président de la République en application de l’article 47 de la constitution de Weimar. Ces forces sont placées sous l’autorité du ministre de la Reichswehr.


Organisation du ministère de la Reichswehr


  • Un bureau de centralisation et d’administration ( Adjudantur ) chargé du courrier, des liaisons avec les organes étrangers à l’armée, des relations avec la presse, de l’établissement du budget et de la justice militaire ;

  • De la direction de l’armée ( Heeresleitung ) groupant, sous l’autorité d’un même chef ( et évitant ainsi la dualité de commandement qui avait montré ses faiblesses en 1914 ), les organes dispersés avant guerre entre le ministère de la guerre et l’état-major général.

Le Heeresleitung comprend :


  • Le cabinet du général commandant le Heeresleitung.

  • La section chargée de l’armement et de l’instruction technique des officiers.

  • La section chargée de l’instruction ( Ausbildungs Abteilung ).

  • L’office du personnel ( Personalamt ) divisé en 4 bureaux : P1 : personnel officier ; P2 : discipline et justice ; P3 : assistance ; P4 : personnel d’état-major.

  • L’office de l’armée ( Truppenamt ) divisé en 4 bureaux : T1 : opérations ; T2 : organisation ; T3 : armées étrangères ; T4 : transports.

  • L’office de la défense ( Wehramt ) comprenant les corps d’inspection : écoles, infanterie, cavalerie, artillerie, génie, etc…

  • L’office de l’administration de l’armée ( Verwaltungsamt ) traite des questions relatives aux fonctionnaires, aux caisses militaires, aux casernements et terrains de manœuvre, à la nourriture et l’habillement.

  • L’office de l’armement ( Waffenamt ) chargé de l’armement, des munitions, du matériel et des arsenaux. Il s’occupe aussi des études, essais, relations avec les industriels, etc…




  • De l’inspection du service de santé ( Sanitäts Inspektion ).

  • De l’inspection du service vétérinaire ( Veterinär Inspektion ).

  • De la direction de la marine ( Marineleitung ).


[ Rappelons que le Traité de Versailles interdit toute aviation militaire – articles 169, 198 et 202-. Cependant von Seeckt s’adjoint une soixantaine d’officiers aviateurs comme conseillers…].
Cette organisation appelle les commentaires suivants : en tout premier lieu, la nouveauté constituée par le Heeresleitung. Cette direction de l’armée dont le commandant est, à compter du 18 mars 1920, von Seeckt, offre à celui-ci un véritable poste de « généralissime ». Le 2ème Bureau français, dans ces bulletins de renseignement, dénonce dès 1919 cette entorse affichée au Traité de Versailles. L’article 160 est malmené par cette structure nouvelle. Le président français de la Commission de contrôle, le général Nollet déclare : « Ainsi, il était constitué un organe de commandement supérieur au corps d’armée 0; le chef du Heeresleitung faisait figure de généralissime et le Heeresleitung prenait la physionomie de l’ancien Grand état-major ». En dépit des protestations françaises et anglaises, le ministère de la Reichswehr ne procéde qu’à des restructurations mineures du Heeresleitung pour donner le change sur la forme mais le fond reste le même !

Cependant, la rupture la plus évidente avec les clauses du Traité reste la constitution du Truppenamt. Ce n’est ni plus ni moins que la renaissance effective, sous un autre nom0, de l’état-major général pourtant expressément dissout par l’article 160. Mieux encore que le Heeresleitung, le Truppenamt est l’image même de la résurrection du Grand Etat-Major de l’ex-armée impériale. Que l’on juge en observant l’organigramme de ce dernier en 1914 : il était divisé en 4 sections : 1 :Opérations ; 2 : Armées étrangères ; 3 : Instruction ; 4 : Forteresses. La similitude est frappante avec l’organisation du Truppenamt ( voir plus haut ). D’ailleurs, en 1936, le général Beck, alors Chef d’état-major général, avoua sans fard : « (…) au temps de l’ancienne Reichswehr, le Truppenamt avait joué le rôle du Grand Etat-Major ! ».

Reformer une élite



L’article 176 du Traité de Versailles prévoit la suppression de « toutes académies militaires de guerre et institutions similaires ». L’idée des alliés est simple et nette : l’armée allemande ne doit pas compter un seul officier breveté ! Le général von Seeckt va donc « naturellement » contourner cette restriction insupportable à ses yeux. L’ancien concours centralisé d’admission à la Kriegakadémie est à présent remplacé par un examen ( Wehrkreisprüfung ) décentralisé au niveau des 7 circonscriptions territoriales ( Wehrkreis, dans lesquelles étaient stationnées les 7 DI ). Dans une armée réduite à 100 000 hommes, une sélection impitoyable s’opère pour dégager les meilleurs. Von Seeckt a déjà effectué un tri drastique en ne conservant que 4 000 officiers sur les 40 000 de la Reichswehr « provisoire » 0 ! Le dégagement des cadres est mené inexorablement. Von Seeckt déclare à ce propos : « La tâche de la Reichswehr était trop haute pour ne pas exiger le maximum de ceux qui y entraient. Elle ne pouvait servir d’exemple au reste de la Nation qu’à condition de ne contenir que les meilleurs des meilleurs. ». C’est sur ce principe que repose le long et difficile chemin qui mène au brevet d’état-major :


  1. Tous les jeunes officiers ( Leutnant, Oberleunant, Hauptmann ) ont obligation de se présenter au moins une fois à « l’examen » de circonscription ( qui reste de fait un concours au programme sensiblement identique à la formule d’avant-guerre… ).




  1. Dans chaque Wehrkreis, les 10 premiers du classement sont autorisés à suivre pendant 2 ans au chef-lieu de la circonscription les cours de Führergehilfen ( auxiliaires du commandement ).




  1. A l’issue, entre 10 et 15 des 70 officiers sélectionnés partent à Berlin pour suivre une année de formation complémentaire au sein du Heeresleitung et plus particulièrement dans le Truppenamt.




  1. Le parcours ne s’achève pas là pour les rares rescapés de la sélection. 8 à 10 des officiers 0 seulement reçoivent le titre de Führerstaboffizier 0 . Ils remplissent pendant deux ans les fonctions d’officier d’EM afin de faire « leurs preuves ». Enfin, une fois définitivement admis dans le corps des officiers d’état-major, ils partent servir dans les 12 EM ( 10 de division ; 2 de CA ) ou dans le Heeresleitung.




  1. Les Führerstaboffizier doivent également effectuer un stage en corps de troupe d’une année pour commander une unité élémentaire. Ils réintègrent le corps à l’issue.


Le Heeresleitung estime qu’avec un volume de 3 300 lieutenants et capitaines, s’échelonnant sur 14 années de grades et si chacun d’eux se présente seulement deux fois au Wehrkreisprüfung, le nombre de reçus ne doit pas dépasser 8 %. Autrement dit, 92 % des jeunes officiers ne rejoindront jamais le prestigieux corps ( qui n’existe plus officiellement, rappelons-le !…).

Devant les protestations des alliés, les « écoles de Wehrkreis » sont transformées en « centres d’instruction ». Pour autant, la formation des futurs candidats officiers d’EM se poursuit selon le schéma initié ! Ces officiers représentent l’élite de l’armée et assureront bientôt d’importantes responsabilités.
Les atteintes au Traité de Versailles entre 1920 et 1930, ont pour objectif de permettre à la Reichswehr de reconstituer l’organe de commandement indispensable à la préparation et à la conduite de la guerre. Cependant avec l’arrivée à la Chancellerie, d’Adolf. Hitler, le Traité sera mis à mal à une toute autre échelle.
L’essor
Très souvent, et parce que la chose est confortable intellectuellement, on a coutume d’associer l’essor rapide et spectaculaire de l’armée allemande avec l’arrivée d’Hitler à la chancellerie du Reich en janvier 1933. Pourtant, les bases du redressement militaire allemand sont jetées bien avant. Les services de renseignements militaires français ( 2ème Bureau ) suivaient avec attention les efforts entrepris et alertaient régulièrement les autorités politiques. Dès 1921, le général Von Seeckt ne déclarait-il pas : « Notre but est de former une armée de chefs pour l’heure du danger ». Le général Gamelin évoque cette citation dans son rapport adressé au gouvernement en janvier 1932 et intitulé : « Les possibilités militaires actuelles de l’Allemagne » : « Depuis le jour où le général Von Seeckt a prononcé ces paroles fameuses, le Haut-Commandement allemand ne s’est pas écarté un seul instant de cette voie…Par chefs, il faut entendre aussi bien officiers brevetés d’état-major, réservoir du Haut-Commandement, que gradés subalternes, réservoir des commandants des petites unités. Et les officiers brevetés sont instruits exclusivement dans l’emploi tactique des grandes unités dans le cadre d’une grande armée moderne, ce qui est en contradiction formelle avec le rôle assigné à l’armée par le Traité ».

Les divers règlements et instructions publiés dans les années 20 sont éloquents. Ainsi peut-on lire dans « Le règlement général dans la conduite et le combat de troupes de toutes armes opérant en liaison » : « le règlement prend pour base les effectifs, l’armement et l’équipement de l’armée d’une grande puissance militaire moderne et non pas seulement l’armée allemande de 100 000 hommes formée en vertu du traité de paix ». Les officiers d’état-major de l’ensemble des divisions, lors des grandes manœuvres de 1928 ( en Silésie ) et de 1930 ( en Thuringe ), travaillent sur des thèmes tactiques en vue de réaliser de grandes opérations offensives d’une armée moderne. Les grandes manœuvres de 1931 ne peuvent se dérouler à cause des contraintes budgétaires. Elles sont remplacées, cependant, par des manœuvres aux environs des garnisons et comportent des exercices de franchissement de cours d’eau et des détachements mixtes motorisés effectués à titre expérimentaux.
Le général Gamelin conclut son rapport de janvier 1932 ainsi : « En fait, le ministre de la Reichswehr et le chef de la direction de l’armée [ respectivement, à cette date, les généraux Grœner et Hammerstein. NDLA ] sont des dictateurs qui ne doivent de comptes qu’à leur ancien chef, le maréchal Hindenburg [ Président de la République depuis avril 1925 NDLA ]. Il n’est pas étonnant dans ces conditions que des ministres et des chefs qui ont lutté pas à pas pour ne pas exécuter le Traité et sauver l’armature de l’ancienne armée impériale et qui ont déclaré que le statut militaire imposé à l’Allemagne ne pouvait avoir qu’un temps, se soient efforcés d’apporter des modifications à l’organisation militaire de l’armée dès que les circonstances l’ont permis. Ces modifications sont allées en s’accentuant depuis le départ de la Commission de contrôle interalliée et surtout depuis l’évacuation de la rive gauche du Rhin. Actuellement [ en janvier 1932. NDLA ], il n’est pas d’armes, pas d’unité de l’armée allemande qui ne soit l’objet de transformations ou de renforcements illégaux. Prises isolément, certaines de ces transformations paraissent insignifiantes, mais lorsqu’on les place des unes à côtés des autres, lorsqu’on les compare et qu’on les additionne, on constate qu’elles constituent un tout et répondent à un plan d’ensemble méthodiquement exécuté… On se croirait à la veille d’une extension de l’armée allemande. »0.
L’extension en question est clairement affichée avec le plan du nouveau ministre de la Reichswehr, le général Schleicher. Il occupe se poste de juin 1932 à janvier 1933. Son plan se nomme der Umbau que l’on peut traduire par « refonte » ou encore « transformation ». Cela fait tout simplement sortir la Reichswher du cadre du Traité de Versailles ! La refonte prévoit la mise sur pied de trois éléments :


  • Une armée de campagne ( Feldheer ) de 21 divisions d’infanterie ( contre les 7 autorisées par le Traité ).

  • Une organisation de troupe de protection de frontière ( Grenzschutz ) dont le camouflage en réservoir de force n’échappe à personne.

  • Une « armée de complément » ( Ergänzungsheer ).


L’objectif de l’Umbau est donc de permettre à la Reichswehr de « se détripler en cas de nécessité ».

Cela implique des modifications des structures de l’armée :


  • Augmentation des effectifs ( de 100 000 à 143 000 ).

  • Formation de nouvelles unités ( groupes d’artillerie lourdes, batteries de DCA, sections anti-chars, 1 bataillon de chars.

  • Instruction des hommes de complément nécessaires à l’armée mobilisée de 21 DI par le raccourcissement du temps de service ( 3 ans au lieu de 12 ) et l’instruction accélérée ( 3 mois ) de 85 000 réservistes par an.

  • Réorganisation des organismes mobilisateurs ( interdits par le Traité…).


Grâce à l’Umbau, l’Allemagne doit disposer, au plus tard en avril 1938, de :


  • Une armée de campagne ( Feldheer ) de 26 divisions ( 7 DI modernes d’active ; 14 DI de réserve, 5 divisions de cavalerie dont 3 d’active ).

  • Une Grenzschutz de 34 unités à effectifs et armements variables.

  • Une armée de seconde ligne ( Ergänzungsheer ) formée de tous les autres réservistes, dont 2 millions d’anciens combattants de 14-18 ayant déjà une instruction militaire et qui formeraient des divisions nouvelles au rythme des fabrications de matériel.


Tel est le plan de transformation. Le 2ème Bureau français rend compte de ces dérives : « La Reichswehr, au seuil de 1933, est une armée en voie d’évolution. Très proche encore, par son ossature générale de l’armée imposée par le Traité, elle s’en éloigne à grands pas par l’esprit qui l’anime, l’activité qu’elle déploie dans des domaines qui lui étaient et qui lui sont encore interdits, la place qu’elle réserve déjà dans ses rangs, dans ses écoles, dans ses arsenaux, à des spécialités, à des méthodes, à des armes nouvelles. Il ne s’agit plus seulement d’expérience de laboratoire ou d’essais timides d’application, mais de réalisations matérielles d’ampleur souvent appréciable. Il s’agit surtout de l’exécution méthodique et par étapes, d’un programme mûrement réfléchi et arrêté déjà dans ses grandes lignes. »0.

Les grandes manœuvres du second semestre 1932 sont intensives. Des exercices de grande ampleur avec des chars similis0 pour l’étude de la tactique d’emploi des chars de combat se déroulent lors de la manœuvre du 19 au 21 août 32 au camp de Grafenwöhr. Du 19 au 22 septembre a lieu la manœuvre majeure de l’année dans la région de Francfort-sur-Oder. Celle-ci est directement dirigée par la totalité des officiers d’état-major du Heeresleitung. Elle oppose un corps de cavalerie composé de la 1ère et 2ème DC à la 3ème DI.
Le changement de pouvoir de janvier 1933 va accélérer le processus. La réalisation de l’armée nouvelle décidée par le chancelier Hitler sera possible grâce au travail préparatoire du général Schleicher. En deux ans, de 1933 à 1935 la Reichswher de 100 000 hommes devient une force de près de 400 000 soldats.
De la Reichswehr à la Wehmacht
Le pas décisif est franchi le 16 mars 1935. Adolf Hitler signe la « loi pour la construction des forces militaires » ( Gesetz für den aufbau der Wehrmacht ). La loi édicte :

  • 1° : le service militaire est obligatoire pour tous 0.

  • 2° : l’armée de terre du temps de paix se compose de 12 CA et 36 divisions.


Le nombre de divisions ne va, dès lors, pas cesser d’augmenter, ainsi que celui des grandes unités supérieures. La déclaration de guerre va gonfler plus encore le volume :


  • Au 1er janvier 1938 : 40 divisions de toute nature.

  • Au 1er janvier 1939 : 54 divisions de toute nature

  • Au 1er septembre 1939 : 130 divisions ( dont 14 en centre d’entraînement et donc non disponible pour le front ).

  • Au 1er octobre 1944 : 290 divisions. ( à titre de comparaison, en 1918, l’armée impériale allemande compte 240 divisions ).

Au total, c’est plus de 450 divisions de tous types qui sont créées de 1935 à 1945 !

Le besoin de cadres officiers est très vite un problème ( qui ne sera en partie résolu qu’avec l’ouverture du conflit et la possibilité des promotions « pour la durée de la guerre » autrement dit des « Kriegsoffiziere » ). Concernant les officiers d’état-major, l’élitisme va rester la règle. Dans la logique de la renaissance de l’armée, le 15 octobre 1935, la Kriegsakademie , fondée par Scharnhost le 15 octobre 1810, est officiellement rouverte. Cette inauguration est l’occasion d’une grande manifestation avec tout ce que le Reich compte d’officiers brevetés et de généraux. Le Chancelier est également présent. Le nouveau directeur de l’école, le général Liebmann évoque dans son discours « les fastes glorieux du Grand Etat-Major et de l’Académie de Guerre, tous deux interdits par le traité de Versailles, mais rétablis par la volonté du Führer-Chancelier ». A la Kriegsakademie est rattachée la Wehrmacht-Akademie, chargée de former des officiers supérieurs de la Heer, de la Kriegsmarine et de la Luftwaffe dans des fonctions interarmées0.
En 1935, toujours, le ministère de la Reichswehr change d’appellation en devenant le ministère de la guerre ( Reichskriegsministerium ). En 1938, ce dernier, se transforme en OberKommando der Wehrmacht ( haut-commandement des forces armées ). A l’OKW est subordonné l’OberKommando des Heeres ( OKH ), le haut-commandement des forces terrestres. Celui-ci transforme le Truppenamt en Generalstab des Heeres, l’état-major de l’armée de terre dont voici l’organigramme succinct au 1ère septembre 1939 :
Generalstab des heeres ( général Halder )


  • Opérationsabteilung ( opérations militaires )

  • Organisationsabteilung ( organisation de l’armée de terre )

  • Fremde Heere ( étude des armées étrangères )

  • Ausbildungsabteilung ( instruction générale de l’armée de terre )

  • Transportwesen ( transports )

  • Nachrichtenwesen ( transmissions ).

Les officiers affectés au Generalstab des Heeres appartiennent tous au corps des officiers d’EM ( Generalstaboffiziere. Notons le retour à l’appellation de tradition… ).

Nota : la seconde partie portera sur la période 1935 – 1945 et sera accompagnée de la bibliographie et des sources documentaires utilisées pour la réalisation de cet article.

Philippe Gouësmel, professeur d’histoire et de géographie, chef de bataillon de réserve diplômé d’état-major (ORSEM) est un spécialiste de l’évolution de l’institution militaire française et l’auteur de très nombreux articles et interventions sur ce sujet. Administrateur de la Réunion des ORSEM et rédacteur en chef de son Bulletin, il est le co-auteur du livre « Un siècle d’ORSEM » et prépare actuellement un ouvrage intitulé « Guide pratique de correspondance militaire, communication et relations publiques ».

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