Rapport d’activité





télécharger 105.2 Kb.
titreRapport d’activité
page4/4
date de publication06.07.2017
taille105.2 Kb.
typeRapport
d.20-bal.com > droit > Rapport
1   2   3   4

1. Le développement des syndicats, l’accueil des adhérents

Il existe en France 1 860 000 établissements d’au moins un-e salarié-e et 24 154 bases CGT. 50 % de ces bases ont moins de 10 syndiqué-e-s, elles représentent 6,64 % des adhérent-e-s.
5,48 % des bases ont plus de 100 syndiqués et réunissent 48 % des adhérents.

Tenir congrès ne veut donc pas dire la même chose pour tout le monde. Plusieurs milliers d’assemblées générales et de congrès se sont tenus depuis 2009, avec la question de la syndicalisation et de l’évolution des forces CGT et de la place et du rôle de chaque syndiqué-e. Les réflexions sur le périmètre et l’organisation la plus efficace en sont aux premières mises en œuvre (à titre d’exemple et d’après Cogetise : 48 syndicats de site et encore 12,3 % de syndiqués, soit 83 893, rattachés à des bases dites « d’individuels ou d’isolés »).
Il nous reste beaucoup d’efforts à entreprendre si nous voulons nous approprier une véritable démarche collective de syndicalisation. La préparation du 50e congrès est propice à la mise en œuvre d’un travail commun des organisations.

COMMISSION AFFILIATION
Les conflits rencontrés nous ont amenés à créer une commission d’affiliation dont le rôle s’est élargi au traitement des conflits nés de désaccords entre fédérations, au moment de l’affiliation des syndicats. Sa mise en place était l’une des décisions de notre dernier congrès. Elle est chargée de traiter des litiges pouvant survenir en matière d’affiliation de syndicats à un champ professionnel, suite à des évolutions souhaitées par nos organisations ou des restructurations d’entreprise. Elle intervient quand les fédérations, les unions départementales concernées ne parviennent pas à se mettre d’accord. Depuis sa création, plusieurs litiges ont déjà été traités. L’objectif premier de cette commission est de créer les conditions du débat entre les organisations de la CGT pour qu’elles trouvent ensemble les solutions à apporter, en s’appuyant sur nos règles de vie et sur l’avis des syndiqué-e-s.

2. Vivre ensemble, travailler ensemble, dans la CGT

Les campagnes engagées et l’investissement militant démontrent que nous avançons, mais il reste encore beaucoup à faire pour mettre en œuvre les résolutions 5 et 6 du 49e congrès résumées ainsi :

  • a) Résolution n° 5 : Rendre effectifs les espaces de travail sur les enjeux revendicatifs communs pour les organisations professionnelles.

  • b) Résolution n° 6 : Redéfinir notre présence et notre activité pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui pour les organisations territoriales interprofessionnelles.

a) Concernant la résolution n° 5 : L’évolution du salariat comme des professions, les activités externalisées par les entreprises, la multiplication des conventions collectives, l’évolution de l’activité des grands groupes, les restructurations industrielles ou administratives bousculent les périmètres d’activité des organisations de la CGT, des syndicats aux fédérations professionnelles. Dans la fonction publique aussi, les frontières ont bougé, avec les réformes territoriales et autre RGPP.

Des collectifs de travail existent : artisanat, services à la personne, centres d’appels… La majorité des fédérations s’engage dans ce travail avec la volonté de mieux répondre aux besoins des salariés concernés. Mais les choix d’affiliation des adhérents potentiels à telle ou telle organisation pèsent sur les débats.

Les structures CGT travaillent des convergences revendicatives. Elles réfléchissent aux espaces communs nécessaires sur des enjeux transversaux comme les conditions de salaires, de travail, les rémunérations, les retraites, la santé au travail, un statut unifié, l’égalité salariale et professionnelle…

Les missions et rôles des fédérations s’en trouvent interrogés et certaines, dans leur congrès, déclinent la résolution. C’est le cas dans la fonction publique notamment, la Fédération de la santé-action sociale, celle des services publics avec la résolution sur les champs fédéraux ou encore la FAPT… Pour d’autres fédérations, la résolution est mise en débat, à travers des travaux croisés comme à la FERC avec la Fédération de la santé-action sociale et celle des organismes sociaux… L’UGFF a acté sa nécessaire évolution et poursuit sa réflexion autour de plusieurs pistes…

Aux problématiques posées par la résolution, nous avons des débuts de réponses. Le travail effectué par la commission et les fédérations est encourageant. Mais il ne saurait cacher le travail qui reste à faire.

b) Concernant la résolution n° 6 : Le 49e congrès avait affirmé le besoin d’investir de nouveaux lieux d’intervention afin de mieux organiser les salarié-e-s pour être en capacité de répondre aux enjeux territoriaux.

Des expériences montrent que l’on est capable de réunir les syndicats d’une filière économique, même si elle regroupe plusieurs fédérations professionnelles et plusieurs unions départementales ou régions. Cela produit des effets positifs en termes de syndicalisation. Mais on n’a pas toujours mis les autres fédérations autour de la table pour réfléchir aux questions d’aménagement du territoire : réseaux, commerces, services publics… Santé, transports, emploi, éducation, formation, recherche, culture, développement industriel, logement, etc., les territoires représentent des enjeux structurants pour la vie des salarié-e-s.

Il s’agit d’être présent là où les salarié-e-s se trouvent, de nous renforcer sur ces sites alors que nos effectifs les plus forts sont encore là où l’activité économique décroît.

Le mouvement contre la réforme des retraites a permis de mettre en pratique ce « travailler ensemble ». Mais il a également bousculé les calendriers et retardé la mise en œuvre des résolutions. Des camarades de syndicats d’une localité qui ne se connaissaient pas se sont rencontrés, ils ont vérifié que des déserts syndicaux existaient près de leurs entreprises. Ils se sont organisés pour y distribuer des tracts, rencontrer les salarié-e-s. Ils ont mesuré que des besoins communs pourraient être satisfaits s’ils y travaillaient ensemble, avec tous les salarié-e-s de la zone. Une fois le mouvement passé, n’a-t-il pas été difficile de poursuivre sans changer nos pratiques !

3. Un effort de formation important, un soutien aux élus et mandatés
Depuis maintenant plus de cinq ans, chaque syndiqué-e à jour de ses cotisations et géré dans le fichier Cogitiel, reçoit à domicile son journal mensuel Ensemble.

La mise à jour régulière de Cogitiel permet aujourd’hui à plus de 470 000 adhérents de recevoir cette publication. Son financement est intégré dans la cotisation.

La bataille de la lecture est partie intégrante de notre démarche revendicative, de la qualité de vie syndicale. Lire CGT, être formé-informé, tout au long de son parcours syndical, en fonction de ses responsabilités est un impératif pour promouvoir les repères revendicatifs CGT, les positions de son organisation syndicale.
Depuis le 49e congrès, la NVO est devenue le journal à destination des syndiqués en responsabilités, des élu-e-s et mandaté-e-s. Force est de constater que les organisations de la CGT ont encore beaucoup d’efforts à déployer pour permettre aux syndiqués en responsabilité d’être abonnés à leur journal, et de disposer ainsi de l’accès au site internet nvo.fr. En novembre 2012, nous comptons 25 000 abonnés alors que nous estimons à plus de 200 000 le nombre de syndiqués ayant un mandat de son organisation.

La rencontre nationale des élu-e-s et mandaté-e-s des 17 et 18 octobre 2012 marque une étape dans la reconnaissance du rôle primordial qu’elles et ils jouent dans les entreprises, au contact des salariés et des structures CGT. Cette rencontre a confirmé que les outils permettant la mise en commun des connaissances et expériences sont indispensables et les débuts de mise en œuvre doivent se poursuivre.

Un travail d’actualisation des stages a été effectué, notamment des niveaux I et II (la mise à jour précédente datait respectivement de 1997 et 2002). D’autres stages ont également été actualisés ou créés : formation de prise de mandat d’administrateurs, délégués syndicaux, membres de CFC, secrétaires de syndicats, santé au travail… À l’occasion de campagnes revendicatives confédérales, des dispositifs visant à décupler les formations ont été imaginés et ont montré leur efficacité : retraite, représentativité, résolution n° 4, négociation annuelle obligatoire, égalité salariale et professionnelle, reconquête de la protection sociale…
6 620 stagiaires en 2010, 7 220 en 2011, et près du double de stages programmés en 2012, si nous sommes en progression, beaucoup reste à faire pour atteindre l’objectif : créer les conditions d’une formation d’accueil pour tout nouvel adhérent ; assurer tout au long de sa vie syndicale l’accès à une formation syndicale générale ; accompagner la prise de responsabilité afin que chacun, chacune ait les connaissances et les savoir-faire nécessaires pour participer à la vie syndicale et s’approprier les outils mis à sa disposition : professionnels, interprofessionnels et spécifiques.

Le renouvellement des premiers dirigeants de nos organisations a été conséquent ces dernières années. Leur besoin en formation a été pris en charge.

Dans cet effort de formation, nous pouvons aussi signaler l’important travail effectué par de nombreuses organisations pour mettre en conformité leur comptabilité et s’adapter aux nouvelles règles de certifications.

D – Des solutions alternatives à la crise

Pour un développement humain durable, concept acté au 49e congrès, la démarche de la CGT adoptée au 46e congrès est toujours efficace.

Un syndicalisme de contestation, de proposition, d’action et de négociation, recherchant à chaque moment le rassemblement des salarié-e-s a fait ses preuves.

Malgré les difficultés créées par les conséquences de la crise, des initiatives, des luttes professionnelles et interprofessionnelles nombreuses ont eu lieu, notamment autour des 10 exigences de la CGT, portées tout au long de 2011 et 2012 (voir encadré ci-dessous). L’une d’entre elles a déjà été gagnée, concernant la défiscalisation des heures supplémentaires.

Ces exigences ont favorisé l’appropriation par les salarié-e-s de solutions alternatives à la crise et au chômage. Nous les avons portées lors de la grande conférence sociale, la conférence environnementale, la conférence pour la refondation de l’école et la conférence contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale. Nous les revendiquons dans les négociations interprofessionnelles portant sur la sécurisation de l’emploi, les contrats de génération, la qualité de vie au travail et l’égalité professionnelle.

Un certain nombre de questions transversales sont au cœur de toutes ces négociations et il est nécessaire de conjuguer et articuler nos propositions en lien également avec la négociation européenne pour l’emploi des jeunes.

Plus difficile est l’exercice de mener en même temps l’information et la mobilisation des salarié-e-s pourtant indispensable quand le patronat, dès l’élection présidentielle passée, use du chantage à l’emploi avec violence et pèse de tout son poids pour éviter de lâcher de nouveaux droits pour les salarié-e-s.

Ce contexte est marqué par le débat sur le financement de la protection sociale qui mettra en lumière les différentes approches concernant le coût du travail, la compétitivité des entreprises (mise en place du Haut Conseil du financement de la protection sociale le 26 septembre 2012), le rapport Gallois, l’évaluation contradictoire des aides publiques aux entreprises débutée le 18 septembre 2012 par le COE (Conseil d’orientation de l’emploi).
D’autres projets sont à prendre en compte, notamment l’acte III de la décentralisation et les conséquences concernant la formation professionnelle, la conférence contre la pauvreté avec toutes les questions liées à l’insertion dans l’emploi, la négociation sur les IRP, les discussions concernant la formation professionnelle…

Autant de sujets qui sont la vie de tous les jours des salarié-e-s et seront au cœur de l’activité de la CGT dans les mois et années à venir, au cœur de l’orientation à définir au cours du 50e congrès.

RAPPEL DES 10 EXIGENCES DE LA CGT PRESENTEES DEBUT 2012

  • 1. Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux, en supprimant les écarts entre femmes et hommes.

  • 2. Contrôler les aides publiques aux entreprises

  • 3. Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements

  • 4. Suppression des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires

  • 5. Stopper les suppressions d’emplois

  • 6. Développer les politiques publiques et les moyens des services publics

  • 7. Réformer la fiscalité en profondeur

  • 8. Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits

  • 9. Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux

  • 10. Mettre en place un fonds européen de solidarité sociale et de développement économique
1   2   3   4

similaire:

Rapport d’activité iconRapport d’activité

Rapport d’activité iconRapport d’activite

Rapport d’activité iconRapport d’activite

Rapport d’activité iconRapport d’activité 2015

Rapport d’activité iconRapport d’activité 2010

Rapport d’activité iconRapport d'activite 2014

Rapport d’activité iconRapport d’activité 2013

Rapport d’activité iconRapport d’activité 2012

Rapport d’activité iconRapport d’activité 2016

Rapport d’activité iconUn rapport d’activité incluant notamment un






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
d.20-bal.com